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Le Rouge et le Blanc

Tlatoani

26 Juillet 2015 , Rédigé par POC

Bas-relief aztèque. L'arbre fleuri avec des oiseaux, symbole de la poésie ( exprimé en natuatl parle binôme in xochitl in cuicatl, "la fleur, le chant" ou "lechant fleuri") chez les Aztèques. Illustration provenant de l'ouvrage de Jacques Soustelle: "Album de la vie quotidienne des Aztèques" (Hachette, 1959)

Bas-relief aztèque. L'arbre fleuri avec des oiseaux, symbole de la poésie ( exprimé en natuatl parle binôme in xochitl in cuicatl, "la fleur, le chant" ou "lechant fleuri") chez les Aztèques. Illustration provenant de l'ouvrage de Jacques Soustelle: "Album de la vie quotidienne des Aztèques" (Hachette, 1959)

 

"Pour un tout petit temps seulement, nous sommes prêtés l'un à l'autre.

Nous vivons parce que tu nous dessines.

Nous avons de la couleur parce que tu nous peints

et nous respirons parce que tu nous chantes.

Mais seulement pour un tout petit temps nous sommes prêtés l'un à l'autre.

Parce que nous nous effaçons comme le dessin même quand il est fait sur l'obsidienne.

Nous perdons notre couleur comme même le quetzal.

et nous perdons notre son et notre respir comme même le chant de l'eau.

Pour un tout petit temps seulement nous sommes prêtés l'un à l'autre."

 

Extrait (version raccourcie) du poème  N°20 en   nahualtl de Nezahualcoyotl (1402-1472), roi de Texcoco au Mexique, d'origine toltèque. Ivan Illich le récite de mémoire à la fin de son entretien télévisé avec Jean-Marie Domenach en 1972: https://www.youtube.com/watch?v=K-eauppsNf0

http://pocombelles.over-blog.com/2014/11/ivan-illich-1926-2002-un-penseur-pour-notre-temps-5.html

 

Ivan Illich interprète le mythe de Pandora dans un entretien télévisé avec à Jean-Marie Domenach, en 1972. Sur le ventre de Pandora, l'image du Serpent à tête de mort. Source des images: captures d'écran.

Ivan Illich (1926-2002)


   

« En vain, tu saisis ton teponaztli fleuri,
    Tu jettes à poignées les fleurs,
    Elles se flétrissent !
    ...Ô mes amis, cette terre nous est seulement prêtée.

    Il faudra abandonner les beaux poèmes.
    Il faudra abandonner les belles fleurs.
    C'est pourquoi je suis triste en chantant pour le Soleil."

 

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/1/15/Nezahualcoyotl_Rey_Poeta.gif


    « J'aime le chant du moqueur polyglotte

        Oiseau aux quatre cent voix

    J'adore la couleur du jade

        Et le parfum entêtant des fleurs,

    Mais plus que tout j'aime mon frère: l'homme »

https://my.over-blog.com/write/75015011

 

"Toute la terre est une tombe et rien ne lui échappe (...) "

 

Poèmes du roi Nezahualcoyotl (1402-1472, vallée de Mexico, au Mexique)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Nezahualcoyotl

 

Sur cette terre, à nous prêtée… Les Chants de Nezahualcoyotl, roi de Texcoco. Traduit du nahuatl et présenté par Pascal Coumes et Jean-Claude Caër. Editions Arfuyen, Collection Ombre n°6, ISBN 978-2-845-90142-1 : http://www.arfuyen.fr/sur-cette-terre-a-nous-pretee.html

Poésie nahuatl et sacrifices humains chez les Aztèques - Entretien avec Patrick Saurin * http://www.lesperipheriques.org/article.php3?id_article=455

* Docteur en Histoire, Patrick Saurin a publié trois ouvrages à ce jour : Teocuicatl. Chants sacrés des anciens Mexicains, éditions de l’Institut d’ethnologie du Musée de l’Homme et du Muséum national d’histoire naturelle, Paris, 1999. In xochitl in cuicatl. La fleur le chant. La poésie au temps des Aztèques, éditions Jérôme Millon, avec un avant-propos de Claude Louis-Combet, Grenoble, 2003.

Tlatoani
Jacques Jay, préface de sa traduction de l'"Hommage aux Indiens d'Amérique" d'Ernesto Cardenal (édition bilingue). Orphée, La Différence, Paris, 1989. Texte original de Cardenal en espagnol: Homenaje a los Indios Americanos. Unan, Leon, Nicaragua, 1969.

Jacques Jay, préface de sa traduction de l'"Hommage aux Indiens d'Amérique" d'Ernesto Cardenal (édition bilingue). Orphée, La Différence, Paris, 1989. Texte original de Cardenal en espagnol: Homenaje a los Indios Americanos. Unan, Leon, Nicaragua, 1969.

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