Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le Rouge et le Blanc

Reflex argentique vs numérique

14 Avril 2017 , Rédigé par POC

Mon Nikon FM à droite avec ses deux objectifs: Nikkor 35mm 1:2 et Nikkor Macro 55mm 1:3,5. A gauche: le Fujifilm numérique X100T. Entre les 2: 40 ans. Le réflex Niko fonctionne toujours parfaitement.

Mon Nikon FM à droite avec ses deux objectifs: Nikkor 35mm 1:2 et Nikkor Macro 55mm 1:3,5. A gauche: le Fujifilm numérique X100T. Entre les 2: 40 ans. Le réflex Niko fonctionne toujours parfaitement.

Jusque dans les années 2000, j'ai fait la quasi-totalité de mes photos avec mon réflex argentique NIKON FM équipé de deux objectifs: Nikkor 35mm 1:2 et Nikkor Macro 55mm 1:3,5. En France et à l'étranger, notamment pendant mes longues années de terrain au Québec-Labrador et au Pérou et en Bolivie. Appareil photo robuste, simple, fiable, maniable. Mécanique et manuel, une simple pile bouton actionne une cellule pour la mesure de la lumière. On règle la sensibilité du film (ASA), la vitesse, l'ouverture et on fait la mise au point à la main sur l'objectif. C'est tout. On peut donc se concentrer totalement sur la photo. En hiver au Québec-Labrador et en été dans la brume de la mer et sur les lacs et les rivières, en pleine chaleur ou dans le froid des Hautes Andes  jusqu'à 5000 m d'altitude, rangé dans mon sac à dos, trimbalé à pied, à cheval, en 4x4, en canöe, en voilier, partout, il a toujours tenu le coup, faisant des photos magnifiques grâce aux objectifs Nikkor très lumineux comme mon préféré, le 35 mm 35 mm 1:2 avec lequel je pouvais faire aussi bien des paysages que des plantes vues de près, des portraits, des intérieurs en très faible lumière naturelle (1/15 de seconde tenu à la main), parfois sur trépied pour la macro, avec un déclencheur souple.

L'abandon de la diapo dans le commerce (je faisais toutes mes photos avec du Kodachrome 64, parfois 25 et un peu d'Ektachrome 200) dans les années 2000 a été une tragédie pour moi. Je vivais alors en Amérique du sud, dans les Andes, et le passage obligé au numérique a été très difficile.

Je me suis mis, à ma grande tristesse, à utiliser des négatifs couleur comme le vulgus pecus car il n'y avait plus de films diapo. Tirages papier obligés, plus moyen de projeter mes photos ni de les étudier à la loupe sur table lumineuse ou à la visionneuse. Aujourd'hui, j'en suis réduit à scanner mes négatifs couleur et même les tirages papier..

Je me suis mis par obligation au numérique. Extrêmement pratique par certains côtés: nombre de prises de  vues, exploitation immédiate par l'informatique possibilité de grossir l'image pour étudier les détails (en sciences: très utile!). Mais extrêmement déçu par la mauvaise qualité des photos et, soit l'automatisme idiot des APN compacts simples soit l'extrême complexité des APN sophistiqués. Et dans tous les cas, leur fragilité, leur obsolescence, la dépendance totale à l'égard d'une source d'électricité, contrairement à mon réflex Nikon FM par exemple, que j'emmenais sur le terrain pendant des mois, avec simplement sa petite pile pour diodes qui durait ds années et les pellicules dans une boîte étanche !

C'est le cas du Fujifilm X100T que j'utilise maintenant, et qui, en réfléchissant bien, est une version numérique et électronique extrêmement complexe d'un réflex argentique classique.

Profondeur de champ, mise au point, cadrage grâce au viseur optique total du réflex; l'essentiel était là, avec une simplicité d'utilisation incomparable, avec mes appareils argentiques. Tout allait plus vite, de manière instinctive, on choisissait sa photo et on se concentrait sur elle.

Avec les APN et leurs autofocus, c'est très compliqué et toujours aléatoire. On rate beaucoup de photos. L'autofocus du Fujifilm X100T me joue toujours des tours.

Quand je revois mes photos argentiques, je les trouve beaucoup plus belles que les numériques d'après. Parfaites.

Les APN posant pour moi de gros problèmes de fragilité et de dépendance aux sources d'électricité comme je l'a dit, j'envisage sérieusement de reprendre mes réflex argentiques remis à neuf pour mes expéditions dans les terrains longs et difficiles. Avec quand même 

Pierre-Olivier Combelles

Lauréat de la Dotation Kodak Grand Reportage 1990

 

Un témoignage intéressant sur le Fujifilm X100T

https://www.pianographe.fr/blog/photo/au-revoir-d800-bonjour-x100t/

2017 sera le retour du film argentique selon le photographe Stephen Dowling

http://leblogphoto.net/2017/02/18/2017-sera-le-retour-du-film-argentique-selon-le-photographe-stephen-dowling/

et:

http://www.lemondedelaphoto.com/Kodak-Ektachrome-le-retour-de-la,13199.html

http://www.japancamerahunter.com/

Reflex argentique vs numérique
Reflex argentique vs numérique
Reflex argentique vs numérique
Katia Humala-Tasso (à gauche) tenant à la main un plat de macas et le cultivateur de maca Nicanor Ricaldi. Région du lac Junin, Pérou, 1998. Photo: Pierre-Olivier Combelles. Appareil: NIKON FM, objectif Nikkor 35mm 1:2. Pellicule Kodachrome 64.

Katia Humala-Tasso (à gauche) tenant à la main un plat de macas et le cultivateur de maca Nicanor Ricaldi. Région du lac Junin, Pérou, 1998. Photo: Pierre-Olivier Combelles. Appareil: NIKON FM, objectif Nikkor 35mm 1:2. Pellicule Kodachrome 64.

Le poète Roland Jomphe (Havre St-Pierre, Québec, 1990), ancien pêcheur, avec ce qui l'avait guidé dans sa vie: la Croix et le compas. Archives de Pierre-Olivier Combelles. Photographie originale de 1990, numérisée en 2010. Appareil: Nikon FM objectif Nikkor 35 mm 1:2. Sans flash.

Le poète Roland Jomphe (Havre St-Pierre, Québec, 1990), ancien pêcheur, avec ce qui l'avait guidé dans sa vie: la Croix et le compas. Archives de Pierre-Olivier Combelles. Photographie originale de 1990, numérisée en 2010. Appareil: Nikon FM objectif Nikkor 35 mm 1:2. Sans flash.

Fujifilm X100T (numérique) équipé de son pare-soleil et du filtre UV (pour la protection contre les poussières aussi)

Fujifilm X100T (numérique) équipé de son pare-soleil et du filtre UV (pour la protection contre les poussières aussi)

Partager cet article

Repost 0