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Le Rouge et le Blanc

La menace de l'exploitation du gaz de schiste en France

26 Février 2011 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

"Depuis que les habitants du Lot, de l’Hérault, de la Lozère, de l’Ariège, du Gard, des Bouches du Rhône, du Rhône, du Vaucluse, de la Drôme, de la Dordogne ou du Bassin Parisien ont appris que Borloo avait discrètement distribué des autorisations pour l’exploitation de gaz de schistes, la méfiance est de rigueur et malgré les dénégations voulues rassurantes de NKM, les riverains restent judicieusement mobilisés."

Lire l'article complet, très bien documenté, sur Agoravox: link

 

"Les procédés d’extraction envisagés requièrent à première vue non seulement des quantités d’eau fabuleuses, mais encore des quantités et des variétés considérables de produits divers voire de matières dangereuses dont la production, le stockage et le transport présentent à eux seuls des risques qui ne sont pas pris en compte en l’état actuel des connaissances et des informations diffusées. Pas plus que les risques pour environnement, ressources en eau, biodiversité et vie tout court. Rappelez-vous les conséquences qu’a eues la simple rupture d’une canalisation de boues toxiques destinées à être réinjectées dans les anciens puits d’extraction du gaz de Lacq.  L’eau du Gave de Pau a été eutrophisée sur plusieurs dizaines de kilomètres. Faune et flore ont été instantanément détruites. Essayez d’imaginer a fortiori les conséquences diverses sur le long terme. Les plus lointaines ne semblent que peu ou pas évaluées en l’état actuel des informations disponibles. Tout cela ne semble guère sérieux, et serait même de nature à jeter une lourde suspicion sinon à discréditer définitivement aussi bien les tenants que les promoteurs de ces procédés. Ils font du gaz et du pétrole tout sauf une énergie « propre » digne de ce nom. Toute autorisation, même de prospection, devrait donc être subordonnées à une étude d’impact, à une information et à une consultation dignes de ce nom de l’ensemble des partenaires intéressés. Et pas d’une simple « communication ».

(commentaire d'un haut fonctionnaire de l'Equipement à la retraite)

 

Documentaire GASLAND sur rutube (partie 1)link

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Noblesse est service (Bonald)

25 Février 2011 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

"Ce sont des hommes de la nation, gentis homines, d'où est venu le nom de gentilshommes, parce qu'ils sont spécialement dévoués à son service; des notables, enfin, notabiles, d'où est venu, par contraction, le nom de notables, c'est-à-dire, des hommes remarquables enttre les autres parce que ceux qui exercent une fonction sont nécessairement distingués de ceux au profit de qui cette fonction s'exerce.

Ainsi, le nobles ou notables sont les serviteurs de l'Etat, et ils ne sont pas autre chose: ils n'exercent pas un droit, ils remplissent un devoir; ils ne jouissent pas d'une prérogative, ils s'acquittent d'un service. Le mot service, employé à désigner les fonctions publiques, a passé de l'Evangile dans toutes les langues des peuples chrétiens, où l'on dit le service, faire son service, servir, pour exprimer que l'on est occupé dans la magistrature ou dans l'armée. Quand Jésus-Christ dit à ses disciples: "Que le plus grand d'entre vous ne soit que le serviteur des autres; - quel est le plus grand de celui qui sert ou de celui qui est servi ?" Il ne fait que révéler le principe de toute société, ou plutôt de toute sociabilité, et nous apprendre que tout dans le gouvernement de l'Etat, pouvoir et ministère, se rapporte à l'utilité des sujets, comme tout dans la famille, se rapporte au soin des enfants: que les grands ne sont réellement que les serviteurs des petits, soit qu'ils les servent en jugeant leurs différends, en réprimant leurs passions, en défendant, les armes à la main, leurs propriétés, ou qu'ils les servent encore en instruisant leur ignorance, en redressant leurs erreurs, en aidant leur faiblesse: le pouvoir le plus éminent de la société chrétienne ne prend d'autre titre que serviteur des serviteurs; et si la vanité s'offense à ces distinctions, la raison ne saurait méconnaître les services."

Louis-Auguste, vicomte de Bonald: Considérations sur la noblesse.

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Paysans

24 Février 2011 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

Labourage et pâturage sont les deux mamelles de la France, et les véritables mines et trésors du Pérou.

Maximilien de Béthune, duc de Sully


 

Nous avons souvent évoqué l'agriculture sur ce blog, que ce soit à travers des réflexions personnelles ou à travers la pensée d'auteurs comme Bonald.

Nous rappellerons simplement que la politique de la ploutocratie mondialiste ne se contente pas de vouloir détruire l'agriculture vivrière au profit de l'agriculture industrielle et de l'agriculture d'exportation, et de chasser les paysans des campagnes qu'ils ont cultivées depuis des millénaires pour amasser les hommes dans de monstrueuses mégapoles. Elle veut aussi éradiquer la race même des paysans* (nous parlons ici des paysans traditionnels, des vrais paysans; pas des industriels ou des spéculateurs de l'agriculture), et ceci pour les raisons suivantes:

 

- Ils ont souvent beaucoup d'enfants. C'est normal, car ils sont des multiplicateurs de vie (l'agriculture, l'élevage sont des multiplications de la vie).

- Ils cultivent la terre pour se nourrir et pour nourrir les populations locales, selon des méthodes ancestrales. Ils ont donc, en principe, l'indépendance alimentaire.

- Ils ont des traditions.

- Ils se passent souvent d'argent dans leur économie.

- Ils lisent peu les journaux, regardent peu la télévision (quand ils l'ont) et sont peu influencés par les médias.

- Ils ont du bon sens.

- Ils vivent au contact de la nature et se soumettent à ses lois.

- Ils vivent à l'heure solaire et non à l'heure artificielle des villes

- ils se soignent de préférence par les simples, pas par les médicaments des pharmacies ou des hôpitaux.

- Leur vie est saine, leur environnement est beau.

- Leur métier est utile et honorable.

- Exerçant leur corps et sachant manier les outils et les armes, ils ont toujours été des soldats en puissance, comme les héroïques Vendéens l'ont montré.

- Ils occupent et connaissent le terrain, s'identifient avec lui et savent donc défendre leur pays.

 

Toutes choses inadmissibles pour la ploutocratie mondialiste. Mais ce qui éclate surtout dans la politique du "petit peuple", c'est son mépris, sa haine même des paysans et de tous ceux qui vivent directement de la terre (ou de la mer). Haine meurtrière que l'on a vue dans toutes les révolutions qu'ils ont suscitées, comme l'a parfaitement démontré Igor Chafarévitch dans son livre "La Russophobie" (1993).

Les ploutocrates et les révolutionaires sont les pires ennemis des paysans car ce sont les ennemis de la liberté.

C'est pour cette raison que la politique de presque tous ceux qui sont au pouvoir actuellement est une politique citadine. L'homme n'est plus conçu comme rural mais comme citadin, c'est-à-dire comme destiné à naître, vivre et mourir dans un environnement urbain, entièrement artificiel. Voir à ce sujet le journal d'information de la région d'Ile de France (dont M. Jean-Paul Huchon est le sinistre président), très caractéristique à ce sujet. La nature, l'agriculture traditionnelle, les parcs naturels sont utilisés comme des cosmétiques, des faire-valoir, des activités ou des espaces de loisir.

Le fait que, dans beaucoup de pays, la majorité des habitants vivent désormais dans les villes (si l'on peut encore appeler villes les mégapoles de 1 million ou de 10 millions d'habitants où personne ne se connaît) n'est pas la cause de cette politique, comme on voudrait le faire croire, mais elle en est la conséquence.

Le vendredi 4 mars 2011, sur France-Inter, en fin de matinée, des agronomes, parmi lesquels Pierre-Henri Gouyon (link) discutaient sur les OGM (link). Débat intéressant certes, mais ces gens-là parlaient en techniciens et ne pensaient pas à l'essentiel qui est: le socialisme essaie de construire un nouveau monde et un nouvel homme, entièrement artificiels. Cet homme, à la fois sujet et objet, est un golem. Un monstre. Tout est donc monstrueux, à son image: l'agriculture, la consommation, la vie, la politique, l'économie, les moeurs, les arts, la nature violée, meurtrie et appauvrie. 

Béthune de Pitunilla

 

*Nous entendons par "paysan", "paysan traditionnel" celui qui vit directement de la terre, en la cultivant ou en prélevant ses ressources par la pêche, la chasse et la cueillette, selon une tradition ancestrale. En Amérique du sud, le terme de "campesino" (campagnard) est synonyme d'indien. L'indien, l'homme aborigène d'Amérique, se définit donc par un homme attaché à sa terre et qui vit directement d'elle. L'indien et la terre ne font qu'un. C'est si vrai que lorsqu'on se nourrit directement d'une terre; de ses plantes, de ses animaux, de son eau et de son bois (chauffage, construction), on devient le produit de cette terre et on devient lié à elle par des liens physiques et spirituels. Le paysan-indien-campesino est un état économique commun à tous les pays du monde et à toutes les époques. Cet état était et est celui de l'homme primitif et de tous les animaux ou plantes sauvages. On pourrait lui donner un autre nom, un nom général qui manque à mon avis.

Il est évident que dans le "Meilleur des mondes" actuel, le "citoyen"-type (qu'on nomme et qui se nomme citoyen mais qui n'a pas conscience qu'il est exactement le contraire car un citoyen est libre par définition) est un urbain employé qui possède un numéro national d'identification et de Sécurité Sociale, qui est enregistré en tant que contribuable au Ministère du Budget et paye des taxes, qui n'a pas le droit de détenir des armes, qui possède nécéssairement un compte bancaire où sont virés ses salaires et qui lui sert à effectuer la totalité de ses transactions, des assurances obligatoires, des crédits usuriers pour payer sa maison et ses biens de consommation, qui ne peut vivre sans l'informatique et les logiciels de Microsoft, qui fait ses courses dans les supermarchés où il achète à prix d'or et au son de "musiques" imbéciles en anglais des produits venant des quatre coins de la planète, dont les enfants sont inscrits obligatoirement dans des écoles de conditionnement et de propagande, qui vote pour des soit-disant représentants qui vont bafouer ses intérêts (l'Assemblée nationale ratifiant le Traité de Lisbonne rejeté par référendum du peuple français), qui se maintient dans un état permanent de débilité physique par l'usage constant de médicaments, qui auto-contrôle sa reproduction minimale par la contraception et l'avortement pour permettre, par le déficit de la natalité, le remplacement de son peuple-nation aborigène par une immigration racialement différente, qui s'abrutit par la télévision, la presse, les médias et le cinéma et dont les moeurs ont été perverties. Ce "citoyen" modèle n'a pas plus de liberté ni d'avenir qu'un poulet dans un élevage industriel. C'est la pierre brute (ou plutôt abrutie) de la pyramide maçonnique, aux mains du "Petit peuple" éclairé, ces philosophes platoniciens et leur riche clientèle qui sont les maîtres de la démocratie totalitaire, cette oeuvre empoisonnée du socialisme. L'homme socialiste est un être vivant sans identité et sans racines, l'homme apatride d'Aristote. B.P.

 

Pete Seeger: "Little boxes"

 

 

 

 

" Ces considérations montrent donc que la cité est au nombre des réalités qui existent naturellement, et que l’homme est par nature un animal politique. Et celui qui est sans cité, naturellement et non par suite des circonstances, est ou un être dégradé, ou au-dessus de l’humanité. Il est  l’homme traité ignominieusement par Homère de

Sans famille, sans loi, sans foyer,

car, en même temps que naturellement apatride, il est aussi brandon de discorde, et on peut le comparer à une pièce isolée au jeu de tric-trac. "

Aristote, Politique, I, 2. Traduction J. Tricot, Vrin, Paris, 2005

 


       *********  

 

SUPERIORITE DE L’AGRICULTURE DANS LA SOCIETE

par le Vicomte Louis de Bonald

 

"L'or est devenu la divinité extérieure et sensible des sociétés commerçantes et républicaines, qui sont aussi plus riches en général que les sociétés catholiques. Mais le commerce n'est si fort en faveur dans les sociétés non constituées ou les républiques, que parce qu'il place l'homme à l'égard de son semblable, dans l'état sauvage, tel qu'il peut exister au sein des sociétés policées, et qu'il s'allie naturellement avec des gouvernements où les lois ne sont que les volontés particulières de l'homme dépravé. Cette assertion paraît un paradoxe ; venons à la preuve. Quel est le caractère de l'état sauvage ? C'est de placer les hommes, les uns à l'égard des autres, dans un état de guerre ou d'envahissement de la propriété : or le commerce, tel qu'il se pratique presque partout en Europe, est un envahissement réel de la propriété d'autrui ; et lorsqu'on voit le marchand n'avoir aucun prix réglé pour ses marchandises, le commerçant spéculer sans pudeur sur le papier empreint du sceau funeste de l'expropriation la plus odieuse, le négociant, quelquefois le plus accrédité, faire arriver en poste de la maison voisine des courriers haletants de sueur et de fatigue, pour répandre une nouvelle politique qui puisse hausser le prix des effets qu'il veut vendre, ou faire baisser le prix de ceux qu'il veut acheter, on a sous les yeux, réellement et sans métaphore, le spectacle hideux d'une bande de sauvages qui se glissent dans l'obscurité, pour aller enlever la chasse de leur ennemi, ou incendier son habitation. Je dis plus, et sans recourir à ces abus malheureusement trop communs, je soutiens que le commerce, même le plus honnête, place nécessairement les hommes, les uns à l'égard des autres, dans un continuel état de guerre et de ruse, dans lequel ils ne sont occupés qu'à se dérober mutuellement le secret de leurs spéculations, pour s'en enlever le profit, et élever leur commerce sur la ruine ou la diminution de celui des autres ; au lieu que l'agriculture, dans laquelle tous les procédés sont publics et toutes les spéculations sont communes, réunit les hommes extérieurs dans une communauté de travaux et de jouissances, sans diviser les hommes intérieurs par la crainte de la concurrence ou la jalousie du succès. Aussi l'agriculture doit-elle être le fondement de la prospérité publique dans une société constituée, comme elle y est la plus honorable et la plus utile des professions qui ne sont pas sociales ; et le commerce est, dans une société non constituée, le fondement de la fortune publique, comme il est, dans ces mêmes sociétés, la source de toute considération personnelle. "

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Les massacres continuent en Afghanistan (Horizons & Débats)

22 Février 2011 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

Horizons et débats (Suisse)

22 février 2011

link

 

Afghanistan – Les massacres continuent!

Où se trouve la conscience humanitaire de l’Occident?

 

par Albert A. Stahel, Institut pour les études stratégiques, Wädenswil


hd. Même si l’article d’Albert Stahel est daté de novembre dernier, il n’a malheureusement pas perdu de son actualité. Pendant que les yeux de l’opinion publique internationale sont dirigés vers l’Egypte et la Tunisie, la mort en silence se poursuit en Afghanistan, toujours sans considération internationale, sans indignation devant le fait que des innocents continuent à perdre leur vie dans une guerre mensongère. 

En ces jours de novembre, Kaboul offre une image tranquille. Pendant que les routes sont noyées dans un chaos énorme de circulation, les acheteurs et les vendeurs effectuent leurs affaires en toute tranquillité. Des nouvelles maisons sont con­struites, qui ne contribuent malheureusement pas à l’embellissement de l’image de la ville. Le seul signe qui indique que la guerre règne toujours dans le pays, ce sont les points de contrôle avec des véhicules fortement armés de la police nationale. Ces camionnettes équipés de fusils-mitrailleurs très lourds de ca­libre 12,7 mm donnent une note menaçante à l’image des rues de la ville, car les armes de ce calibre ne sont pas appropriées contre les rassemblements de personnes.

Beaucoup plus impressionnantes sont les nouvelles des provinces du sud. Un ancien chef des Talibans venant de la province du Helmand m’a rapporté que ces derniers temps quatre de ses cinq fils ont été tués par les troupes de combat américaines et leur alliées britanniques. Sans égards pour les personnes civiles, les soldats alliés tirent avec des lance-grenades de calibre 25 mm ou 40 mm sans distinction sur des Qualas isolées – fermes afghanes fortifiées, avant tout des ­Pachtounes – et tuent aussi des enfants, des femmes et des vieillards.

Ensuite, les troupes alliées font sauter les Qualas désertes, souvent aussi des hameaux entiers. Des hameaux et des villages sont aplanis par ces actions de nettoyage ou aussi par des bombardements au moyen de bombardiers lourds américains de type B-1B ou de «warthogs» (phacochère en français), les bombardiers tristement célèbres du type A-10A des Américains. Les bombardements ont à nouveau augmenté en intensité, surtout depuis la prise de pouvoir par le général Petraeus.

Les alliés britanniques des USA ont choisi un autre procédé encore plus perfide. Elles prennent à leur service moyennant des paiements lucratifs des mercenaires afghans et engagent ces milices contre les villages pachtounes. Avec la directive de tuer, on massacre sans égard. Des anciens chefs Talibans désignent ces hordes comme talibans britanniques. En même temps des bandes armées venant d’Iran et du Pakistan sé­vissent contre la population sans défense. Des anciens chef Talibans les désignent comme talibans iraniens ou pakistanais et se distancient de ceux-ci, mais sont à leur merci sans défense.

Il est vrai que les massacres des troupes alliées continuent. Un ancien chef Taliban me fit la remarque suivante: «Les troupes étrangères veulent nous exterminer.» Les Pachtounes des provinces du sud du Helmand et de Kandahar sont désespérés face à cette tuerie. On ne peut en tout cas pas parler d’une reconstruction du pays sous l’administration d’Obama.

Dans cette vallée de misère qu’est l’Afghanistan, où se trouve la conscience humanitaire de la Suisse officielle et de l’Occident tout court?    •

Source: link

 

Forces Françaises en Afghanistan. Article Wikipedia: link

"Suite aux attentats du 11 septembre 2001, les nations membres de l'OTAN ont mis en œuvre pour la première fois l'article 5 du Traité de l'Atlantique Nord, et la France, bien que non contrainte par ce traité, a décidé d'engager ses forces armées au côté de l'OTAN."    

"En 2010, 4000 soldats français combattaient en Afghanistan."

"En 2009, le coût des opérations pour la France était de 450 millions d'euros en 20094, ce qui représentait près de la moitié des 870 millions d'euros consacrés aux forces françaises hors de la métropole5; En 2010, celui ci est estimé à 470 millions d'€ soit 54 % des 867 millions d'euros consacrés aux OPEX".

 

Sur la guerre mondiale déclenchée par les attentats du 11 septembre: 

Article du général L. Ivashov: "Pour le général russe Leonid Ivashov, la guerre mondiale a été provoquée le 11 sept 2001 et est le prélude à de grands événements à venir" : link

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Igor Chafarévitch: Le phénomène socialiste (The Socialist Phenomenon)

21 Février 2011 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

Igor Shafarevich

 

Igor Shafarevich

 

The Socialist Phenomenon

 

TRANSLATED FROM THE RUSSIAN BY William Tjalsma

 

Foreword by Aleksandr I. Solzhenitsyn 


Texte complet en anglais: link


Extrait de la préface de Soljenitsyne:

(...) Shafarevich points out with great precision both the cause and the genesis of the first socialist doctrines, which he characterizes as reactions: Plato as a reaction to Greek culture, and the Gnostics as a reaction to Christianity. They sought to counteract the endeavor of the human spirit to stand erect, and strove to return to the earthbound existence of the primitive states of antiquity. The author also convincingly demonstrates the diametrical opposition between the concepts of man held by religion and by socialism. Socialism seeks to reduce human personality to its most primitive levels and to extinguish the highest, most complex, and "God-like" aspects of human individuality. And even equality itself, that powerful appeal and great promise of socialists throughout the ages, turns out to signify not equality of rights, of opportunities, and of external conditions, but equality qua identity, equality seen as the movement of variety toward uniformity.

Even though, as this book shows, socialism has always successfully avoided truly scientific analyses of its essence, Shafarevich's study challenges present-day theoreticians of socialism to demonstrate their arguments in a businesslike public discussion.

ALEKSANDR I. SOLZHENITSYN 

Extrait de l'introduction de Solzhenitsyn:

"This book is inspired by the conviction that the cataclysms which humanity has experienced in the twentieth century are only the beginning of a much more profound crisis--of a radical shift in the course of history. To characterize the scope of this crisis, I had thought of comparing it to the end of ancient civilization or to the transition from the Middle Ages to the modern period. But later I became acquainted with a bolder and, it seems to me, more penetrating approach. For example, F. Heichelheim in his fascinating An Ancient Economic History expresses the supposition that the present period of history, which has lasted over three thousand years, is coming to an end. It had its beginnings in the Iron Age, when tendencies rooted in the free development of personality led to the creation of the spiritual and cultural values upon which contemporary life is based:
It is quite possible that the economic state controls of the last decades, produced by immanent trends of our Late Capitalist Age of the twentieth century, mean the end and conclusion of the long development in the direction of economic individualism, and the beginnings of a novel organization of labor which is closer to the Ancient Oriental models of five thousand years ago than to the ideals for which the foundations were laid at the beginning of the Iron Age.
It is hardly necessary to demonstrate that one of the basic forces influencing the developing crisis of mankind is socialism. It both promotes this crisis, as a force destroying the "old world," and undertakes to show a way out. Therefore the attempt to comprehend socialism--its origins, its driving forces, the goal toward which it leads--is dictated quite simply by the instinct for self-preservation. We fear the possibility of finding ourselves at the crossroads with blinders on, at a time when choosing which road to take may determine the whole of mankind's future."
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L'amour missionnaire

21 Février 2011 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

POC Joveneau Mathieu Mark

 

Le Père Alexis Joveneau (Oblat de Marie-Immaculée), curé missionaire des indiens Montagnais de La Romaine (à gauche) en compagnie de ses amis: Pierre-Olivier Combelles (au milieu) et les Montagnais Mathieu Mark et sa femme. Quai du Relais Nordik, la Romaine, Basse Côte-Nord du Québec, 1992.

 

"Savez-vous ce que c'est d'être sans pays ? savez-vous ce que c'est de vivre dans un cadre laid ? Et partout où votre regard se tourne, vous ne voyez que des choses laides, étrangement laides; cela déprime l'homme, car l'homme doit être entouré de la beauté dans laquelle son âme doit grandir. Qu'avons-nous vu dans le nouveau cadre que vous nous apportez ? Des visages rieurs, des visages méprisants, des visages ricaneurs, des visages qui ne voulaient pas voir, des visages qui nous ridiculisaient et qui nous trompaient. Ce n'est donc pas étonnant que nous nous soyons tournés vers les seules personnes qui n'ont pas trompé et qui n'ont pas ricané, mais ceux qui sont venus avec amour: et ceux qui sont venus avec amour, c'étaient les missionnaires, et pour ma part, je leur rendrai cet amour."

Dan George, chef indien des Capellanos. Lettre ouverte, novembre 1969. Prologue au Dossier de la Baie James, par Jean-Claude Jay-Rayon. Léméac, Québec, 1973.

 

 

Le Père Alexis Joveneau (O.M.I.), curé missionnaire des Indiens Montagnais de La Romaine jusqu'à sa mort en 1993, avait l'habitude de dire : « Les trois qualités des Blancs sont la politesse, la propreté et la ponctualité. Les trois qualités des Indiens sont: la paix, la patience et le partage. » et aussi : « Pendant des millénaires, les Indiens ont survécu grâce à leur culture. Aujourd'hui, c'est leur culture qu'on essaye de faire survivre ».

C'est par une citation de Félix Leclerc qu'il termine la relation du Rêve de Mathieu Peters (Mathieu Peters raconte le caribou - Aiatshimeu attiukua) publiée à La Romaine en 1992: "Mon humiliation de Canadien français n'est rien, d'ailleurs, comparée à celle que l'Indien connaît depuis trois cents ans ici, l'Indien est inexistant, fini, mort avec une Histoire qui est celle d'un barbare, d'un tueur, d'un tortionnaire, d'un monstre. Mais il était chez lui; il défendait son territoire, sa femme, ses enfants, ses coutumes. On l'a violé, volé, tué et on nous apprenait à l'école que c'était un bon débarras..." (Biographie par Jacques Bertin, Arléa)


Sur le P. Alexis Joveneau: article Wikipedia (créé par P.O. Combelles, encore à l'état d'ébauche): link


Le Goût de la farine (1977). Documentaire de Pierre Perreault et Michel Gosselin (ONF Office national du film canadien) sur les Indiens Montagnais de la Romaine et de Saint-Augustin, sur la Basse Côte-Nord du Québec: link

 

 

Joveneau et enfant

 

Le P. Alexis Joveneau veillant un enfant montagnais endormi. Photographie prise sur la Basse Côte-Nord du Québec, dans les années 1950, peut-être au bord de l'embouchure de la rivière Olomane où se trouve le village de La Romaine. Photographie aimablement communiquée par les Archives Deschâtelets, Oblats de Marie-Immaculée du Québec.

 

+ Des personnes lui apportaient aussi leurs petits enfants pour qu'il les touchât; ce que voyant, ses disciples les réprimandèrent. Mais Jésus appela ces enfants et dit: "Laissez les petits enfants venir à moi, et ne les empêchez pas; car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent. En vérité, je vous le dis, quiconque ne recevra pas le royaume de Dieu comme un petit enfant, n'y entrera point.+ (Luc, XVIII, 15)

 



 

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Gengis-Khan

20 Février 2011 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

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"Le ciel a abandonné la Chine à cause de son orgueil et du luxe excessif dans lequel elle vit. Quant à moi, qui vis dans les déserts du Nord, je ne connais pas de passion. Je hais le luxe et je pratique la modération. Je n'ai qu'un vêtement et ne mange qu'une seule sorte de mets. Je me nourris comme mes gardiens de troupeaux et je suis vêtu de même. Je considère mon peuple comme mes fils et les hommes de talent m'intéressent comme s'ils étaient mes frères. Nos principes sont les mêmes et nous sommes unis par une estime réciproque. Je marche toujours à la tête de mon armée et ne me tiens jamais en arrière au combat. En sept ans, j'ai accompli une grande oeuvre et j'ai formé un empire."

Gengis Khan


Paroles citées dans la biographie de Gengis-Khan par Franco Adravanti. Payot, Paris, 1987.


Bouriate chassant à cheval

Bouriate chassant à l'arc

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Les hommes du XVIIIe siècle (Tocqueville)

18 Février 2011 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

"Les hommes du XVIIIe siècle ne connaissaient guère cette espèce de passion du bien-être qui est comme la mère de la servitude, passion molle, et pourtant tenace et inaltérable, qui se mêle volontiers et pour ainsi dire s'entrelace à plusieurs vertus privées, à l'amour de la famille, à la régularité des moeurs, au respect des croyances religieuses, et même à la pratique tiède et assidue du culte établi, qui permet l'honnêteté et défend l'héroïsme, et excelle à faire des hommes rangés et de lâches citoyens. ils étaient meilleurs et pires.

Les Français d'alors aimaient la joie et adoraient le plaisir; ils étaient peut-être plus déréglés dans leurs habitudes et plus désordonnés dans leurs passions et dans leurs idées que ceux d'aujourd'hui; mais ils ignoraient ce sensualisme tempéré et décent que nous voyons. Dans les hautes classes, on s'occupait bien plus à orner sa vie qu'à la rendre commode, à s'illustrer qu'à s'enrichir. Dans les moyennes mêmes, on ne se laissait jamais absorber tout entier dans la recherche du bien-être; souvent on en abandonnait la poursuite pour courir après des jouissances plus délicates et plus hautes; partout on plaçait en dehors de l'argent, quelque autre bien. "Je connais ma nation, écrivait en un style bizarre, mais qui ne manque pas de fierté, un contemporain: habile à fondre et à dissiper les métaux, elle n'est point faite pour les honorer d'un culte habituel, et elle se trouverait toute prête à retourner vers ses antiques idoles, la valeur, la gloire, et j'ose dire la magnanimité."

 

Alexis de Tocqueville, L'Ancien Régime et la Révolution.

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Josquin Des Prez: Mirabilia testimonia

17 Février 2011 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

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Le mistapéo

17 Février 2011 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

Aurore boréale

Aurore boréale dans la taïga québécoise

 

"Les Indiens forestiers de la famille linguistique algonquine, comme les Montagnais, les Mistassins, etc., savent tous que chacun renferme en soi le "mistapéo", littéralement le "grand homme" (de mista, grand, et napéo, homme). C'est l'âme, dont le seul langage est le rêve. Qui possède une âme peut et doit rêver. Le mistapéo, qui converse librement avec le monde des esprits, emploie les songes pour les révélations à son terrestre sujet. Le rêve est donc le principal moyen de communication avec le monde invisible."

Jacques Rousseau, Persistances païennes ches les Amérindiens de la forêt boréale. Les Cahiers des Dix, N°17 (1953)

Pour savoir qui était Jacques Rousseau: link


 

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