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Le Rouge et le Blanc

La France ne protège pas sa nature (Estienne Rodary et Farid Benhammou, REPORTERRE)

30 Janvier 2016 , Rédigé par POC

Moisson du blé dans un village d'Ile-de.France. 1er Août 2015. La moissonneuse est une New Holland CR 9070. Puissance: 490 CV, poids: 19T sans la coupe, prix: 380.000 EUR. Culture industrielle, avec pesticides et engrais chimiques, sans jachère. Photo: Pierre-Olivier Combelles.

[...] la protection de la nature n’a jamais été un objet de politique en France. Et cette absence de politique est systématiquement justifiée par une « exception » paysagère française, pays rural et agricole, éloigné de ces contrées « sauvages » où vivent les loups, les Américains et les Maasaï. Mais si l’argument a pu avoir une valeur historique, il prend aujourd’hui une consonance dont on pourrait rire si ce n’était pas tragique. Car la France n’est plus (si jamais elle a été) cet Éden champêtre loué par nos élites scientifiques, industrielles et politiques. C’est un espace qui subit de plein fouet les conséquences dévastatrices d’un trinôme concentration/uniformisation/pollution : une politique européenne qui favorise les grands exploitants, une concentration de l’industrie agroalimentaire qui contrôle les semences et incite à la création de « fermes aux mille vaches », une utilisation de pesticides et d’engrais qui continue à polluer lourdement les paysages et les cours d’eau et dont des études confirment l’impact sur les oiseaux, les insectes et les agriculteurs. [...]

Nos sauveurs de bergers ont raison de crier au loup : ils confirment par l’absurde que les Français sont majoritairement occupés à détruire et polluer l’espace dans lequel ils vivent et que la conservation de la biodiversité est fondamentalement vue comme une anomalie étrangère. Dans ce contexte, si l’intelligentsia environnementale de gauche s’allie avec l’agroalimentaire pour nous faire croire que les problèmes des campagnes française viennent des loups, alors la biodiversité – et nous avec – avons du souci à nous faire.

Estienne Rodary et Farid Benhammou participent à l’ouvrage collectif Manifeste pour une géographie environnementale, codirigé par Denis Chartier et Estienne Rodary, publié aux Presses de Sciences Po, 2016, 440 pages, 25 €.

Source de cet article publié sur le site REPORTERRE: http://www.reporterre.net/La-France-ne-protege-pas-sa-nature

 

 

La campagne française autrefois, par le moraliste colombien Nicolás Gómez Dávila (1913-1994)

 

"La campagne française comble de joie l’économiste impénitent. Richesse de la terre, incomparable fécondité du sol, et surtout admirable et minutieuse culture du terrain, qui ne laisse pas se perdre le plus petit recoin.

Ce spectacle m’accable. Malgré la beauté et la diversité dont la nature a doté ces paysages, l’homme a su leur imposer une monotonie énervante.

Les rectangles implacables des différentes cultures se succèdent docilement et s’étendent jusqu’à l’horizon. Les arbres alignés se cachent les uns derrière les autres, à égale distance, et font défiler leurs rangs au passage de l’automobile, avec un geste précis et mécanique de gymnaste. Si, tout à coup, nous trouvons un petit bois, il n’est pas difficile de deviner quel rôle pratique remplit cet apparent morceau de liberté oublié sur un sol soumis. Et les vignobles, les vignobles aux mystiques sarments, qui ont fini par envahir le paysage de leur sévérité industrielle.

Bientôt nous éprouvons le désir d’une pièce de terre stérile et libre, d’une terre préservée du labeur humain.

Cette campagne française fait pitié. Terre soumise et servile.

Nature que l’homme a asservie. Sol dompté, incapable de se révolter, plus semblable à une usine alimentaire qu’à la campagne rustique et sacrée que l’homme habitait jadis.

La richesse de la Pomone mythique se transforme en un immense entrepôt de grains et de légumes. La campagne de France n’est pas un jardin, c’est un potager.

Devant ce gigantesque déploiement d’aliments, je ne rêve que de landes stériles, de pitons glacés, de la tiède forêt de mes rivières andines.

Je ne sais d’où me vient cette répulsion. Sobriété innée, goût d’une certaine austérité janséniste, ou modération inévitable d’un ressortissant de pays pauvre? Ah! vieux terrains marécageux de Port-Royal, friches de Castille, ah! mes âpres collines.

Ce que la campagne française met en évidence, c’est la victoire définitive du paysan.

La tâche entreprise le 4 août 1789 et qu’illuminent de leurs feux symboliques les archives féodales incendiées, est enfin accomplie.

Terre entièrement cultivée, dans ses vallées et sur ses coteaux, sur les rives de ses fleuves, dans les étroits jardins de ses maisons comme dans ses vastes plaines, terre sur laquelle veille un immense amour paysan pour le sol qui le nourrit et le fait vivre. Ces lourdes moissons, ces feuillages lustrés, ces pampres qui préparent les grossesses de l’automne, sont l’effort implacable de millions de vies avides et laborieuses. Des vies qui, du matin au soir, travaillent sans relâche le sol qui enfin leur appartient et que plus rien ne protège de leur convoitise séculaire.

Un immense peuple d’insectes s’est répandu sur le sol de la France. Sa sueur le féconde et l’enrichit.

Ces champs exhalent comme la vapeur de la sueur paysanne.

Sur ces terres lumineuses, sur ces horizons doux et purs, sur la lente et molle courbe de ses collines, sur ce paysage d’intelligence et de grâce, de discrétion et de lucidité, règne une démocratie paysanne."

http://pocombelles.over-blog.com/page-5215767.html

La moisson au XVe siècle. Les Très riches Heures du duc de Berry, Juillet (détail).

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Wild Mountain Thyme

28 Janvier 2016 , Rédigé par POC

Pour E. P., qui aime le chant et les couleurs de la vie.

P.O.C.

 

O the summer time has come
And the trees are sweetly bloomin'
And the wild mountain thyme
Grows around the bloomin' heather
Will ye go
lassie
go?

Chorus:
And we'll all go together
To pull wild mountain thyme
All around the bloomin' heather
Will ye go
lassie
go?

I will build my love a bower (summerhouse)
By yon cool crystal fountain
And round it I will pile
All the wild flowers o' the mountain
Will ye go
lassie
go?

(chorus)

I will range through the wilds
And the deep glen sae dreamy
And return wi' their spoils
Tae the bower o' my dearie
Will ye go
lassie
go?

(chorus)

If my true love she'll not come
Then I'll surely find another
To pull wild mountain thyme
All around the bloomin' heather
Will ye go
lassie
go?

(chorus)

 

view of heather in scotland

Heather in the Highlands of Scotland

http://www.europe-autos.com/staying-in-the-highlands/

Ecoutez aussi

Listen also

Musiques de France, d'Ecosse, du Québec, des îles et d'ailleurs...

http://pocombelles.over-blog.com/page-1885109.html

800px-Flag of Scotland svg

ALBA GU BRATH

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La envidia (l'envie) par Servando Gonzalez

26 Janvier 2016 , Rédigé par POC

"Cubans say that the Castro government is like Mount Everest: the higher you go the whiter it gets. "

"Cubans say that the Castro government is like Mount Everest: the higher you go the whiter it gets. "

…no hay cosa que aflija más que ver rostros de envidiosos. Tienen el ojo encendido del sediento, y el color enfermizo de los enanos.
                    — José Martí

[...] La envidia en un sentimiento tan destructivo que la Iglesia Católica la incluye como no de los siete pecados capitales. La Iglesia define la envidia como una especie de “tristeza del alma como resultado de pensar que otro pueda ser mejor que uno mismo. Es como si el envidioso sufriera debido a la suerte o la fortuna de otros.[4]
Nada más cierto. El envidioso es peor que el ladrón. El ladrón es el que te roba tu Toyota viejo para venderlo y luego comprar drogas, alcohol o comida para sus hijos. El envidioso es el que pasa frente a tu casa manejando su Ferrari y para un momento para tirarle un ladrillo al parabrisas de tu Toyota para que no puedas disfrutarlo.[...]

4. Leo J. Trese, The Faith Explained (Manila: Sinag-Tala Publishers, 1983), p. 60.

Fidel Castro el envidioso, by Servando Gonzalez. Octubre 30, 2014

http://www.intelinet.org/sg_site/articles/sg_castro-envidioso.html

[...] Cuba’s black President Fulgencio Batista, a black man of humble origins, was overthrown in 1959 by white, rich, Jesuit-educated Fidel Castro, who quickly implemented his anti-black racist policies — Cubans say that the Castro government is like Mount Everest: the higher you go the whiter it gets. A few years later the Castro government began a systematic harassing of homosexuals and even created concentration camps where homosexuals were interned for politically correct “reeducation.”[12]

12. See, Servando Gonzalez, The Secret Fidel Castro: Deconstructing the Symbol (Oakland, California: InteliBooks, 2001).

Servando Gonzalez: Sticks, Stones and words may break some black student's bones, January 19, 2016 NewsWithViews.com http://www.newswithviews.com/Gonzalez/servando155.htm#_ftn12

 

La vie cachée de Castro racontée par son ex-garde du corps

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique-sud/la-vie-cachee-de-castro-racontee-par-son-ex-garde-du-corps_1545002.html

 

Tel père, tel fils: Les luxueuses vacances du fils de Fidel Castro en Méditerranée

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique-sud/les-luxueuses-vacances-du-fils-de-fidel-castro-en-mediterranee_1694751.html

 

Cuba et Etats-Unis se rapprochent (Le Monde) : http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique-nord/cuba-et-etats-unis-se-rapprochent_1633652.html

 

La prison de Cuba s'ouvrira au monde quand le monde sera devenu une prison.

Cuba, 2015. Le pape jésuite et faux franciscain Francois Ier et le tyran Fidel Castro. A cette occasion, le pape Francois fait cette déclaration géopolitique digne du CFR: "Cuba est un archipel, d'une importance extraordinaire comme 'clé' entre le nord et le sud, entre l'est et l'ouest. Sa vocation naturelle est d'être le point de rencontre pour que tous les peuples se réunissent dans l'amitié". Comme si la prison, la "reduccion" de Cuba pouvait être le symbole de l'amitié. On voit bien que Francois Ier es un personnage orwellien. Souce de la citation: http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique-sud/a-cuba-le-pape-francois-pourrait-rencontrer-fidel-castro-a-qui-il-rend-hommage_1717556.html

Cuba, 2015. Le pape jésuite et faux franciscain Francois Ier et le tyran Fidel Castro. A cette occasion, le pape Francois fait cette déclaration géopolitique digne du CFR: "Cuba est un archipel, d'une importance extraordinaire comme 'clé' entre le nord et le sud, entre l'est et l'ouest. Sa vocation naturelle est d'être le point de rencontre pour que tous les peuples se réunissent dans l'amitié". Comme si la prison, la "reduccion" de Cuba pouvait être le symbole de l'amitié. On voit bien que Francois Ier es un personnage orwellien. Souce de la citation: http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique-sud/a-cuba-le-pape-francois-pourrait-rencontrer-fidel-castro-a-qui-il-rend-hommage_1717556.html

Gracias a Servando Gonzalez : http://www.intelinet.org/observandosp/

Gracias a Servando Gonzalez : http://www.intelinet.org/observandosp/

La envidia (l'envie) par Servando Gonzalez
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The Circle of Life

23 Janvier 2016 , Rédigé par POC

The Circle of Life

"You have noticed that everything an Indian does is in a circle, and that is because the Power of the World always works in circles, and everything tries to be round. In the old days, when we were a strong and happy people, all our power came to us from the sacred hoop of the nation and so long as the hoop was unbroken, the people flourished.

The flowering tree was the living centre of the hoop and the circle of the four quarters nourished it. The East gave peace and light, the South gave warmth, The West gave rain and the North, with its cold and mighty wind gave strength and endurance. This knowledge came to us from the outer world with our religion. Everything the Power of the World does, is done in a circle. The sky is round and I have heard the earth is round like a ball and so are the stars. The Wind, in its greatest power whirls. Birds make their nests in circles, for theirs is the same religion as ours. The sun comes forth and goes down again in a circle. The moon does the same and both are round. Even the seasons form a great circle in their changing and always come back again to where they were. The life of man is a circle from childhood to childhood and so it is in everything where power moves. Our Teepees were round like the nests of birds and these were always set in a circle, the nation 's hoop, a nest of many nests where the Great Spirit meant for us to hatch our children. "

(Black Elk Speaks, pp. 198-200) Spiritual Advisor to the Oglala Sioux in 1930.


Traditions

Native cultures in their traditional nature are authentic and dynamic, fostering distinctive and sophisticated development. A sense of identity, pride and self-esteem are rooted in established spiritual principles.

Native spiritual life is founded on a belief in the fundamental inter-connectedness of all natural things, all forms of life with primary importance being attached to Mother Earth.


The Medicine Wheel

The symbol of the circle holds a place of special importance in Native beliefs. For the North American Indian, whose culture is traditional rather than literate, the significance of the circle has always been expressed in ritual practise and in art. The lives of men and women, as individual expressions of the Power of the World move in and are nourished by an uninterrupted circular/spiral motion. This circle is often referred to as the Medicine Wheel. Human beings live, breathe and move, giving additional impetus to the circular movement, provided they live harmoniously, according to the circle's vibratory movement. Every seeker has a chance to eventually discover a harmonious way of living with their environment according to these precepts.


The Four Powers

Each of the four directions represents a particular way of perceiving things, but none is considered superior or more significant than the other. The emphasis is always placed on the need to seek and explore each of the four great ways in order to gain a thorough understanding of one's own nature in relation to the surrounding world.

The four cardinal points of the circle transcend the mere compass directions. The directions themselves embody four powerful natural forces representing seasonal influences associated with various other powerful attributes.

North represents Wisdom. Its colour is white, its power animal is the buffalo and its gift is strength and endurance. From the South comes the gift of warmth and growth after winter is over, a place of innocence and trust. Its colour is green (or sometimes red), its power animal, the mouse. To the West is the place of introspection, of looking within one's spirit. Its colour is black, its gift rain and its power animal the bear. The East is marked by the sign of the Eagle. Its colour is gold for the sun's illumination, the new dawning sky and enlightenment. Its gift is peace and light.

Understanding the meaning of the Medicine Wheel depends on the concept that a person's life consists of"conquering the four hills: Infancy, Youth, Maturity and Old Age. The four stages are celebrated in ritual as the four prime moments in life corresponding to the four directions.

The first hill is the South (innocence and trust) where the infant's reception into life occurs. The second hill, that of introspection, in the West, becomes the youth's solitary vigil and quest for vision. This first quest seeks the revelation of the Great Spirit's manifestation and continuing presence.

This is the time when a power animal attribute enters a Native individual's soul becoming a part of his or her name. (Sitting Bull, Black Elk, Crazy Horse and so on). It marks the beginning of the dweller within, the dreaming soul that contacts the higher spiritual planes bringing back visions that serve as fundamental guide posts in life. The hill of maturity lies to the North and represents the successful realization of ability and ambition. It is the place of recognition in which the pursuit of wisdom underlies and nourishes all action.

Sympathy with life itself grows in this quarter.

The final hill is that of old age situated in the East. It represents a quiet, reflective and meditative segment where the old ones now can pass on their knowledge to youth as they have mastered the meaning of joy and sorrow and the many other trials and tribulations encountered over the course of their existence.

Source: Royal Canadian Mounted Police, Native Spirituality Guide

http://www.rcmp-grc.gc.ca/pubs/abo-aut/spirit-spiritualite-eng.htm

Tipis Piegan. "Tipi" vient du sioux "ti": habiter et "pi": employé pour. Photographie: Edward S. Curtis: "The North American Indian". Library of Congress.

Tipis Piegan. "Tipi" vient du sioux "ti": habiter et "pi": employé pour. Photographie: Edward S. Curtis: "The North American Indian". Library of Congress.

Campement Nez-Percés, Lapwai, 1899. Photographie: Northwest Museum of Arts and Culture

Campement Nez-Percés, Lapwai, 1899. Photographie: Northwest Museum of Arts and Culture

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William Blake: Un voilier passe...

23 Janvier 2016 , Rédigé par POC

Je suis debout au bord de la plage.
Un voilier passe dans la brise du matin,
et part vers l'océan.
Il est la beauté, il est la vie.
Je le regarde jusqu'à ce qu'il disparaisse à l'horizon.
Quelqu'un à mon côté dit : « il est parti ! »

Parti vers où ?
Parti de mon regard, c'est tout !
Son mât est toujours aussi haut,
sa coque a toujours la force de porter
sa charge humaine.
Sa disparition totale de ma vue est en moi,
pas en lui.

Et juste au moment où quelqu'un près de moi
dit : «il est parti !»
il en est d'autres qui le voyant poindre à l'horizon
et venir vers eux s'exclament avec joie :
« Le voilà ! »

C'est ça la mort !
Il n'y a pas de morts.
Il y a des vivants sur les deux rives.


William Blake (1757-1827)
Chants d'Innocence ; Le Mariage du Ciel et de l'Enfer ; Chants d'Expérience.

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L'université de la nature

21 Janvier 2016 , Rédigé par POC

Flathead. Camp on the Jocko River. Photographie: Edward S. Curtis: The North American Indian.

Flathead. Camp on the Jocko River. Photographie: Edward S. Curtis: The North American Indian.

Tatanga Mani, un Indien Stoney, dans ce passage de son autobiographie, commente l'éducation qu'il a reçue chez les hommes blancs.

Oh oui! Je suis allé à l'école des hommes blancs. J'ai appris à lire leurs livres de classe, les journaux et la bible. Mais j'ai découvert à temps que cela n'était pas suffisant. Les peuples civilisés dépendent beaucoup trop de la page imprimée. Je me tournai vers le livre du Grand Esprit qui est le livre de sa création. Vous pouvez lire une grande partie de ce livre en étudiant la nature. Vous savez, si vous prenez tous vos livres et les étendez sous le soleil en laissant, pendant quelque temps la pluie, la neige et les insectes accomplir leur oeuvre, il n'en restera plus rien. Mais le Grand Esprit nous a fourni la possibilité, à vous et à moi, d'étudier à l'université de la nature les forêts, les rivières, les montagnes et les animaux dont nous faisons partie.

Pieds nus sur la terre sacrée. Textes rassemblés par T.C. McLuhan. Photos de Edward S. Curtis. Denoël, 1971, p. 110.

Collection online des photographies d'Edward S. Curtis sur le site de la Bibliothèque du Congrès: http://www.loc.gov/pictures/collection/ecur/tribeindex.html#OS

Flathead Indian. Photography: Edward S. Curtis. Library of Congress.

Flathead Indian. Photography: Edward S. Curtis. Library of Congress.

Flathead mother and baby. Photography: Edward S. Curtis. Library pf Congress.

Flathead mother and baby. Photography: Edward S. Curtis. Library pf Congress.

Flathead boy. Photography: Edward S. Curtis. Library of Congress.

Flathead boy. Photography: Edward S. Curtis. Library of Congress.

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Les boîtes carrées des Wasichus (Black Elk)

20 Janvier 2016 , Rédigé par POC

Le Cercle de la Vie des Indiens d'Amérique du Nord. Native Spirituality Guide. Royal Canadian Mounted Police http://www.rcmp-grc.gc.ca/pubs/abo-aut/spirit-spiritualite-eng.htm

Le Cercle de la Vie des Indiens d'Amérique du Nord. Native Spirituality Guide. Royal Canadian Mounted Police http://www.rcmp-grc.gc.ca/pubs/abo-aut/spirit-spiritualite-eng.htm

Photo: Edward S. Curtis

Photo: Edward S. Curtis

Campement Nez-Percés. Lapwai, 1899. Photographie: Northwest Museum of Arts and Culture

Campement Nez-Percés. Lapwai, 1899. Photographie: Northwest Museum of Arts and Culture

Hehaka Sapa ou Black Elk (Wapiti Noir), personnage sacré de la famille des Sioux, parle de l'appauvrissement spirituel enduré par son peuple losqu'il fut obligé de quitter sa terre natale et de suivre les usages de l'homme blanc.

Les Wasichus* nous ont mis dans ces boîtes carrées. Notre pouvoir s'en est allé et nous allons mourir parce que le pouvoir n'est plus en nous. Regardez nos garçons et voyez ce que nous sommes devenus. Lorsque nous vivions par le pouvoir du cercle, de la façon dont nous le devions, nos garçons étaient des hommes à douze ou treize ans. Maintenant il leur faut beaucoup plus de temps pour mûrir.  Eh bien, les choses sont ce qu'elles sont. Nous sommes des prisonniers de guerre tant que nous attendons ici. Mais il y a un autre monde.

Pieds nus sur la terre sacrée. Textes rassemblés par T.C. McLuhan. Photos de Edward S. Curtis. Denoël, 1971, p. 149.

* Hommes blancs, dans le langage des Sioux.

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Dr. Christophe Oberlin: Quelle est la blancheur de vos Blancs et la noirceur de vos Noirs ?

18 Janvier 2016 , Rédigé par POC

"Quelle est la blancheur de vos Blancs et la noirceur de vos Noirs ? est un essai qui démontre scientifiquement que les soi-disant « races humaines » n’existent pas. Le parti pris pédagogique est l’ironie. Depuis l’origine du mot « caucasien » dans les fantasmes des voyageurs du XVIIe siècle qui visitèrent les harems orientaux, jusqu’à l’impossible définition de « races humaines », Christophe Oberlin, en s’appuyant sur nombre d’anecdotes personnelles, nous rappelle que la terminologie « races humaines » continue à être bien présente, notamment en science. Pourtant l’anthropologie moderne et la génétique démontrent, sans passion, l’ineptie que constitue cette notion. En illustrant son propos d’exemples historiques et actuels, l’auteur nous démontre à la fois l’absence de fondements scientifiques et en même temps la résistance opiniâtre, y compris parmi les médecins, de certaines idées reçues. La démonstration est claire et donne toutes les clés à ceux qui sont désireux de posséder un argumentaire solide, qu’ils soient élèves, enseignants, journalistes ou hommes politiques."

"Christophe Oberlin est né en 1952. Titulaire d’un DEA d’anthropologie, chirurgien des hôpitaux et professeur de médecine à l'hôpital Bichat à Paris, il est responsable de deux diplômes d’université, enseigne l’anatomie, la chirurgie de la main et la microchirurgie en France et à l’étranger. Il participe depuis trente ans à des activités de chirurgie humanitaire et d’enseignement au Maghreb, en Afrique sub-saharienne et au Moyen Orient. Il effectue depuis dix ans des missions humanitaires dans la bande de Gaza, pour former et soigner. Dernier ouvrage paru : La Vallée des Fleurs – Marj El Zouhour (Editions Erick Bonnier 2013)"

http://www.edilivre.com/quelle-est-la-blancheur-de-vos-blancs-et-la-noirceur-de-vos-noirs-christophe-oberlin.html#.VpzB7E8hFQ4

Textes de Christophe Oberlin et entretiens avec lui sur le site de Silvia Cattori: http://www.silviacattori.net/spip.php?rubrique213

Aprèsavoir parlé de la question des "races" et de son livre, le Dr. Christophe Oberlin parle de la situation catastrophique à Gaza.

Dr. Christophe Oberlin: Quelle est la blancheur de vos Blancs et la noirceur de vos Noirs ?
¿Na wai taua ? Conférences données par P.-O. Combelles en 2012 à Lima (Pérou) au Muséum d'Histoire naturelle (Université nationale Majeure de San Marcos) et à l'Université catholique Sedes Sapientae, à Lima (Pérou) en 2012 sur l'origine des peuples américains et leurs liens avec ceux du Pacifique et de l'Asie.

¿Na wai taua ? Conférences données par P.-O. Combelles en 2012 à Lima (Pérou) au Muséum d'Histoire naturelle (Université nationale Majeure de San Marcos) et à l'Université catholique Sedes Sapientae, à Lima (Pérou) en 2012 sur l'origine des peuples américains et leurs liens avec ceux du Pacifique et de l'Asie.

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Matrix, par Jean-Pierre Petit

14 Janvier 2016 , Rédigé par POC

(...) Parmi les mécanismes qui animent l’homme, il en est deux qui sont particulièrement puissants : le désir le paraître, de posséder, et la peur, d’être agressé, de perdre, d'être dominé, démuni. Ces rouages fonctionnent depuis l’âge des cavernes. Mais aujourd’hui ils acquièrent une envergure planétaire. La puissance des médias démultiplie les actions des manipulateurs, ou des groupes de manipulateurs.

Un grand précurseur en la matière fut Adolf Hitler, qui utilisa à fond, la radio, la photo, le film. Cynique, ambitieux, à prétentions messianiques, il entraîna dans « une autre matrice », un peuple entier, saoulé d’images, de slogans auxquels il avait finit par … croire lui-même. Revoyez le film «  La chute » pour découvrir un Hitler désabusé, trahi, suicidaire. Eh oui, les Slaves n’étaient pas ce peuple inférieur, qui se débanderait aux premières attaques. Là, ils étaient aux portes de Berlin.

La Matrice, c’est quoi ? C’est vous, c’est moi, c’est nous. C’est la machinerie humaine dans laquelle nous sommes pris, et dont les historiens tenteront de décoder les rouages après le prochain drame planétaire, si nous y survivons.

Ce jus rosâtre du film Matrix est simplement la connerie humaine, dont nous sommes les prisonniers

Il n’y a pas « de conspiration planétaire ». Je ne le pense pas. Il n’y a que la conjugaison de faisceaux de mensonges, de tromperies, de peurs, de conjonctions d’attitudes paranoïaques. Tout ceci suffit à sécréter les nébuleuses médiatiques, idéologiques, de classes. Cela crée les alliances, les "attaques préventives", alimente les haines, les frustrations, les démultiplie.

Jadis, le designer américain Raymond Loewy avait écrit « la laideur se vend mal ». Je dirai

La vérité se vend mal.

Le mensonge se vend infiniment mieux

Pourquoi ? Parce que les hommes participent de ces mensonges. La complicité est partout. Beaucoup de mensonges ont un caractère rassurant. Et beaucoup de vérités sont terriblement angoissantes. Face à la perspective de leur propre mort, les êtres humains choisissent dans leur grande majorité (du moins en Occident) de "mourir guéris", comme disait Molière. Le mensonge des médecins est plus facile à accepter que la sanction irrévocable. Les hommes cherchent avant tout à être rassurés, pas inquiétés.

L'espoir se vend mieux

C'est la même chose dans nos sociétés, face à l'angoisse de notre avenir planétaire. En 1939, ceux qui croyaient à l'imminence d'une guerre étaient traités de " conspirationnistes ". Le mot de l'époque était " alarmiste ", mais le sens est le même. On n'écoute pas Cassandre.

On voit se dessiner une interprétation du mensonge ambiant. Les journalistes mentent au public, mais se mentent aussi à eux-mêmes; pour se rassurer, comme ils rassurent leurs lecteurs ou téléspectateurs. La vision angoissante de l'avenir sécrète une méta-réalité ambiante. On peut y voir un machiavélisme à tout crin, une conspiration organisée. On peut aussi y voir l'expression d'une peur.

Les créateurs et diffuseurs de visions mensongères, de réalités distordues peuvent être aussi ceux qui croient à une sorte de " machiavélisme salvateur ". On arrive à commettre des crimes épouvantables " dans l'intérêt du plus grand nombre ", ou dans l'intérêt de son ethnie, "d'un grand nombre" , de son groupe social. Au temps de sa puissance, Hitler devait se percevoir comme un véritable bienfaiteur de l'humanité, veillant à l'avenir d'une race pure, d'élus.

C'est dans notre histoire récente que nous avons découvert l'expression "purification ethnique".

C'est ainsi que le mensonge acquiert une structure pyramidale. Tout en haut, des politiques se contentent, sous les lambris dorés de leurs bureaux, d'observer le monde depuis les fenêtres de leurs hôtels particuliers. Ils finissent pas se convaincre de la justesse de leurs vues (qui, en général, coincide avec leur propre intérêt). L'exemple caricatural est donné par les ministres du travail, qui n'ont jamais travaillé de leur vie, comme par exemple Alain Madelin. Beaucoup de journalistes, d'essayistes, de penseurs, de sociologues, de psychologues n'ont souvent jamais approché le monde du travail, de près ou de loin, la Vraie Vie". On trouve aussi des philosophes, nés avec un carré de moquette collé sous chaque pied, comme Bernard Henri Lévy, riche à milliards, qui se prennent pour des acteurs de l'histoire, gesticulent, se gonflent de leur importance, dispensant à tous vent leurs pensées jetables.

Prévert a écrit dans un de ses poèmes :

- Ceux qui fabriquent dans des caves les stylos avec lesquels d'autres écriront que tout est pour le mieux.

En matière de politique, paraphrasant maître Panglosse, dans le chef d’œuvre de Voltaire, Candide, j’écrirais bien :

- Tant est si bien que ce sont les petits mensonges particuliers qui font le grand bien général, de sorte que plus il y a de petits mensonges particuliers, et meilleures sont les choses dans le meilleur des mondes possibles.

Vous pouvez tout aussi bien remplacer le mot mensonge par le mot lâcheté. Ils vont souvent de pair. Les principaux ressorts qui amènent les gens à rechercher "des postes de responsabilité" est d'y voir leur propre intérêt. La plupart ne demandent qu'à se défausser de ces responsabilités en les confiant à d'autres, qui "penseront" et décideront à leur place.

Les jours passent. Comme moi, vous vous demandez « que va-t-il se passer ? ». Nous baignons dans la Matrice, c'est tout. Elle nous distille au quotidien sont lot d’images déformées. Nous élevons nos enfants dans un monde où le virtuel prend de plus en plus le pas sur le réel, où le conformisme lamine toute imagination. Nous nous étonnons de voir émerger des pathologies graves, des tueurs en série, alors que nos enfants sont témoins de meurtres "virtuels" dès qu'ils regardent l'écran de télévision familial. Grâce à internet, on peut trouver des vidéos montrant des exécutions capitales, des décapitations, des mises à mort sur chaises électriques. Des bourreaux professionels sont interviewés. Ce ne sont que des "soldats de la justice" qui "font leur travail".

Nous avons en main de quoi changer le monde, et nous pourrions le faire dans l’instant. Il suffirait de mobiliser la même énergie, le même courage (consenti ou forcé) et les mêmes capitaux que dans ces immenses happenings que nous appelons guerres, qui font tourner nos économies à plein régime, du moins certaines d’entre elles. Avec les technologies dont nous disposons déjà, nous pourrions changer la donne. Et si d’aventure une créativité désintéressée se manifestait avec la même puissance qu’elle sait le faire pour des motifs patriotiques, tous les espoirs seraient permis. (...)

Extrait de l'article de Jean-Pierre Petit: http://www.jp-petit.org/nouv_f/MATRIX/Matrix.htm

Dessin: Jean-Pierre Petit

Dessin: Jean-Pierre Petit

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Notre-Dame-des-Landes : Nous accusons ! 9 janvier 2016 / Anne-Marie Chabod, Dominique Fresneau et Christian Grisollet

14 Janvier 2016 , Rédigé par POC

Source de l'illustration: http://www.reporterre.net/Notre-Dame-des-Landes-Nous-accusons

Source de l'illustration: http://www.reporterre.net/Notre-Dame-des-Landes-Nous-accusons

Notre-Dame-des-Landes : Nous accusons !

Reporterre / 9 janvier 2016 / Anne-Marie Chabod, Dominique Fresneau et Christian Grisollet co-président l’Acipa (Association citoyenne intercommunale des populations concernées par le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes).

Alors qu’une mobilisation a lieu à Nantes et ailleurs le 9 janvier, des opposants au projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes dénoncent les mensonges, manipulations et provocations que commettent responsables politiques et administration dans ce dossier. Où se révèle « leur faillite intellectuelle et morale ».

Lisez sur Reporterre cet article qui met en toute lumière la collusion criminelle entre les puisssances financières et la politique:

http://www.reporterre.net/Notre-Dame-des-Landes-Nous-accusons

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