"Il m'a semblé, là-bas, que bien des Portugais ne semblent pas attendre "l'irréalité dun miracle" comme le dit assez curieusement l'auteur. Ils savent que le
miracle a eu lieu. Le miracle est celui d'un peuple demeuré pur quand régnaient aux frontières: la révolution, le matérialisme marxiste, la corruption. Pour ces Portugais, noblement pauvres, le
miracle n'est-il pas d'avoir sauvegardé la paix intérieure, l'union nécessaire, et cette culture chrétienne qui leur a permis de garder depuis des siècles un contact plus fraternel (que d'autres
peuples n'ont su entretenir) avec des populations africaines. Et cette blanche Fatima, déserte et nue sous le beau ciel m'a semblé comme la cible très pure choisie par l'éclair divin pour se
manifester à des yeux d'enfants."
Paul Bazirguian
(écrit en marge du livre: "Portugal, pays de conquérants, par André Petit. Connaissance du monde, 1960.