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religion

Lundi 24 septembre 2007

 

 

Saint Ignace de Loyola

EXERCICES SPIRITUELS

Méditation "des deux étendards"

 

Quatrième jour

Méditation sur deux étendards: l'un de Jésus Christ notre excellent chef, l'autre de Lucifer l'ennemi le plus dangereux des hommes

 

La prière préparatoire se fait comme de coutume.

 

137. Le premier prélude sera une sorte de considération historique du Christ d'une part, et de l'autre de Lucifer, qui tous deux appellent à tous les hommes pour les réunir sous leur étendard.

138. Le deuxième est, pour la construction du lieu, de nous représenter un très vaste espace près de Jérusalem, où se tient le Seigneur Jésus-Christ comme chef suprême de tous les hommes bons; et d'autre part un espace à Babylone, où Lucifer se manifeste comme le chef des méchants et des adversaires.

139. Le troisième prélude, la grâce à demander, sera de demander que nous soient découvertes les fraudes du mauvais chef en invoquant en même temps l'aide divine pour les éviter, et que nous reconnaissions les moeurs authentiques du Christ, le véritable et excellent chef, et que nous puissions par grâce l'imiter.

140. Le premier point est de m'imaginer, sur l'espace de Babylone, le chef des impies siégeant sur une chaire de feu et de fumée, horrible de visage et terrible d'aspect.

141. Le deuxième est de remarquer comment il répand par toute la terre pour nuire les innombrables démons qu'il a convoqués, aucune cité ou localité, aucune catégorie de personnes n'étant laissée indemne.

142. Le troisième, d'être attentif au genre de discours qu'il tient à ses ministres qu'il incite, en captivant les hommes dans leurs filets et leurs chaînes, à les attirer d'abord au désir des richesses (ce qui arrive d'ordinaire), d'où ensuite ils pourront plus facilement être embourbés dans la recherche de l'honneur mondain et finalement dans l'abîme de l'orgueil. Ainsi y a-t-il trois degrés principaux de tentations, fondés sur les richesses, les honneurs et l'orgueil, à partir desquels on est précipité dans tous les autres genres de vices.

De même, en sens inverse, faut-il considérer notre suprême et excellent chef et souverain, le Christ.

Le premier point sera de regarder le Christ dans un lieu aimable près de Jérusalem, établi sans doute en une humble position, mais tout à fait beau et très aimable d'aspect.

Le deuxième est d'observer de quelle façon lui-même, Seigneur du monde entier, envoie par toute la terre les apôtres, disciples et autres serviteurs qu'il a choisis, pour qu'ils fassent partager aux hommes de toute espèce, état et condition sa doctrine sacrée et salvifique.

Le troisième est d'écouter le discours par lequel le Christ exhorte tous des serviteurs et amis destinés à une telle tâche. Il leur commande de s'appliquer à aider tout le monde: et d'abord qu'ils aient le souci de les amener à un attrait spirituel pour la pauvreté et même, si le service divin et le choix céleste y conduit, à rechercher une effective et véritable pauvreté; ensuite, qu'ils les attirent au désir du deshonneur et du mépris, d'où prend naissance la vertu d'humilité. Ainsi apparaissent trois degrés de la perfection: la pauvreté, le rejet de soi-même et l'humilité, qui s'opposent diamétralement aux richesses, à l'honneur et à l'orgueil, et qui donnent aussitôt accès à toutes les vertus.

Après cela, il faudra faire un colloque à la Vierge bienheureuse et demander par elle à son Fils la grâce de pouvoir être reçu et demeurer sous son étendard, et cela d'abord par une pauvreté spirituelle seulement ou même consistant dans le dépouillement des biens (si toutefois il daigne m'appeler à cela et m'y admettre); ensuite par l'abjection ou l'ignominie, pour que je l'imite de plus près, cherchant cependant à éviter la faute d'autrui afin que le mépris de moi ne tourne ni au déptriment de quelqu'un ni à l'offense de Dieu. On terminera ce premier colloque par l'"Ave Maria".

Le deuxième colloque est dirigé au Christ homme pour qu'il demande cette même chose pour moi au Père; et on ajoutera à la fin la prière "Anima Christi".

Le troisième au Père, pour qu'il accède à ma demande, avec le "Notre Père".

On fera cet exercice une fois au milieu de la nuit et une autre fois vers l'aurore. Il y aura deux répétitions à en faire, aux alentours de la messe du matin et des vêpres, en y ajoutant à la fin les trois colloques. Quant à l'exercice qui suit, il se fera avnat le souper.

(Exercices spirituels, texte définitif (1548), traduit par Jean-Claude Guy. Editions du Seuil, collection Points Sagesse.)

 

 

 

Par Pierre-Olivier Combelles
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Dimanche 30 septembre 2007

 

 

Saint Ignace de Loyola

EXERCICES SPIRITUELS

Méditation à faire ce même quatrième jour sur trois types différents d'homme, pour que nous embrassions la meilleure part.

 

 

Prière préparatoire comme toujours jusqu'à présent.

Comme au premier prélude, à la place du récit, qu'on se propose trois types différents d'homme: chacun s'est acquis mille ducats dans une autre intention que le culte et l'amour divin, mais il souhaite maintenant se mettre en paix avec Dieu en supprimant tout attachement malsain à ses biens, car ils empêchent de se sauver.

Le deuxième est une sorte de construction imaginaire du lieu, dans laquelle je me vois moi-même me tenant en présence de Dieu et de tous ses saints, persévérant dans le désir de trouver de quelle façon je puis plaire davantage à Dieu.

Le troisième est la demande de ce qui est souhaité, à savoir la grâce de choisir ce qui sera le plus agréable à Dieu et pour moi le plus salutaire.

L'homme du premier type souhaite certes se dépouiller de l'attrait pour le bien acquis afin de pouvoir se réconcilier avec Dieu. Mais, durant tout le temps de sa vie, il ne met pas en oeuvre les moyens requis.

L'homme du deuxième type désire de même supprimer l'attachement mal ordonné, mais tout en tenant obstinément à ce bien; et il désire attirer Dieu à son souhait propre plutôt que de tendre à lui par une façon de vivre plus convenable, en abandonnant ce qui fait obstacle.

L'homme du troisième type, enfin, voulant écarter l'attrait trouble, est prêt aussi bien à supprimer qu'à conserver l'objet lui-même, selon ce qu'il aura remarqué devoir être plus adapté au culte divin, soit par l'inspiration divine soir par l'éclairage de la raison. En attendant, laissant tout intact, il s'occupe et ne recherche que cela, et il n'admet pas d'autre motif d'abandonner ou de conserver le bien acquis que la considération et le désir de la gloire divine, afin qu'elle soit la plus grande possible.

(...)

(Exercices spirituels. Texte définitif (1548) traduit par Jean-Claude Guy. Editions du Seuil, collection Points Sagesse.

 

Par Pierre-Olivier Combelles
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Lundi 1 octobre 2007
Le 10 février 1638, le roi de France, Louis XIII (1601-1643), pour proclamer sa reconnaissance ainsi que celle de tout son royaume à Marie, après la naissance d'un héritier -le futur Louis XIV- et pour lui prouver sa confiance absolue, formule un vœu de consécration de lui-même, de sa famille et de la France, à Notre Dame de l'Assomption. Ce vœu a été publié sous la forme de l'édit dont voici le texte intégral :
 
"Dieu qui élève les rois au trône de leur grandeur, non content de nous avoir donné l'esprit qu'il départ à tous les princes de la terre pour la conduite de leurs peuples, a voulu prendre un soin si spécial et de notre personne et de notre Etat, que nous ne pouvons considérer le bonheur du cours de notre règne, sans y voir autant d'effets merveilleux de sa bonté, que d'accidents qui nous pouvaient perdre.
Lorsque nous sommes entrés au gouvernement de cette couronne, la faiblesse de notre âge donna sujet à quelques mauvais esprits d'en troubler la tranquillité; mais cette main divine soutint avec tant de force la justice de notre cause, que l'on vit en même temps la naissance et la fin de ces pernicieux desseins. En divers autres temps, l'artifice des hommes et la malice du diable ayant suscité et fomenté des divisions non moins dangereuses pour notre couronne que préjudiciables au repos de notre maison, il lui a plu en détourner le mal avec autant de douceur que de justice. La rebellion de l'hérésie ayant aussi formé un parti dans l'Etat, qui n'avait d'autre but que de partager notre autorité, il s'est servi de nous pour en abattre l'orgueil, et a permis que nous ayons relevé ses saints autels en tous les lieux où la violence de cet injuste parti en avait ôté les marques.
Quand nous avons entrepris la protection de nos alliés, il a donné des succès si heureux à nos armes, qu'à la vue de toute l'Europe, contre l'espérance de tout le monde, nous les avons rétablis en la possession de leurs Etats dont ils avaient été dépouillés. Si les plus grandes forces des ennemis de cette couronne, se sont ralliées pour conspirer sa ruine, il a confondu leurs ambitieux desseins pour faire voir à toutes les nations que, comme sa providence a fondé cet Etat, sa bonté le conserve et sa puissance le défend.
Prenant la très sainte et très glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de notre royaume, nous lui consacrons particulièrement notre personne, notre Etat, notre couronne et nos sujets
Tant de grâces si évidentes font que pour n'en différer pas la reconnaissance, sans attendre la paix, qui nous viendra de la même main dont nous les avons reçues, et que nous désirons avec ardeur pour en faire sentir les fruits aux peuples qui nous sont commis, nous avons cru être obligés, nous proternant aux pieds de sa majesté divine que nous adorons en trois personnes, à ceux de la Sainte Vierge et de la sacrée croix, où nous vénérons l'accomplissement des mystères de notre rédemption par la vie et la mort du Fils de Dieu en notre chair, de nous consacrer à la grandeur de Dieu par son Fils rabaissé jusqu'à nous et à ce Fils par sa Mère élevée jusqu'à lui ; en la protection de laquelle nous mettons particulièrement notre personne, notre Etat, notre couronne et tous nos sujets pour obtenir par ce moyen celle de la Sainte Trinité, par son intercession et de toute la cour céleste par son autorité et exemple, nos mains n'étant pas assez pures pour présenter nos offrandes à la pureté même, nous croyons que celles qui ont été dignes de le porter, les rendront hosties agréables et c'est chose bien raisonnable qu'ayant été médiatrice de ces bienfaits, elle le soit de nos actions de grâces.
A ces causes, nous avons déclaré et déclarons que prenant la très sainte et très glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de notre royaume, nous lui consacrons particulièrement notre personne, notre Etat, notre couronne et nos sujets, la suppliant de nous vouloir inspirer une sainte conduite et défendre avec tant de soin ce royaume contre l'effort de tous ses ennemis, que, soit qu'il souffre le fléau de la guerre, ou jouisse de la douceur de la paix que nous demandons à Dieu de tout notre cœur, il ne sorte point des voies de la grâce qui conduisent à celles de la gloire. Et afin que la postérité ne puisse manquer à suivre nos volontés en ce sujet, pour monument et marque immortelle de la consécration présente que nous faisons, nous ferons construire de nouveau le grand autel de l'Eglise cathédrale de Paris avec une image de la Vierge qui tienne en ses bras celle de son précieux Fils descendu de la Croix et où nous serons représentés aux pieds du Fils et de la Mère comme leur offrant notre couronne et notre sceptre.
Exhortons pareillement tous les archevêques et évesques de notre royaume et néanmoins leur enjoignons de faire célébrer la même solennité en leurs églises épiscopales et autres églises de leur diocèse
Nous admonestons le sieur archevêque de Paris et néanmoins lui enjoignons que tous les ans le jour et fête de l'Assomption, il fasse faire commémoration de notre présente déclaration à la grand'messe qui se dira en son Eglise cathédrale et qu'après les vêpres du dit jour, il soit fait une procession en la dite Eglise à laquelle assisteront toutes les compagnies souveraines et le corps de ville, avec pareille cérémonie que celle qui s'observe aux processions générales les plus solennelles; ce que nous voulons aussi être fait en toutes les églises tant paroissiales que celles des monastères de la dite ville et faubourgs et en toutes les villes, bourgs et villages du dit diocèse de Paris.
Exhortons pareillement tous les archevêques et évesques de notre royaume et néanmoins leur enjoignons de faire célébrer la même solennité en leurs églises épiscopales et autres églises de leur diocèse; entendant qu'à la dite cérémonie les Cours de Parlement et autres compagnies souveraines et les principaux officiers de ville y soient présents ; et d'autant qu'il y a plusieurs épiscopales qui ne sont pas dédiées à la Vierge, nous exhortons les dits archevesques et évesques en ce cas de lui dédier la principale chapelle des dites Eglises pour y être faite la dite cérémonie et d'y élever un autel avec un ornement convenable à une action si célèbre et d'admonester tous nos Peuples d'avoir une dévotion particulière a la Vierge, d'implorer en ce jour sa protection afin que sous une si puissante patronne notre royaume soit à couvert de toutes les entreprises de ses ennemis, qu'il jouisse largement d'une bonne paix ; que Dieu y soit servi et révéré si saintement à la dernière fin pour laquelle nous avons été créés ; car tel est notre plaisir.
 
Louis,
 
par la grâce de Dieu, roi de France et de Navarre"
 
 
Lors de la proclamation du vœu de Louis XIII, la Reine Anne d'Autriche son épouse, est enceinte depuis deux mois. Le 5 septembre 1638, elle accouche d'un garçon que l'on prénomme Louis-Dieudonné et qui deviendra Louis XIV. Quant à la fête de l'Assomption, le 15 août, elle est officiellement, depuis le voeu de Louis XIII, une fête nationale française.
 
 
 
Par Pierre-Olivier Combelles
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Lundi 8 octobre 2007
 
 
" Et le Roi me conta qu’il y eut une grande dispute de clercs et de Juifs au moutier de Cluny. Là, il y avait un chevalier à qui l’Abbé avait donné le pain bénit pour Dieu. Le chevalier requit à l’Abbé qu’on lui laissât dire la première parole et on le lui octroya avec peine. Lors il se leva, s’appuya sur la croix de son épée et dit que l’on fit venir le plus grand clerc et le plus grand maître des Juifs. Ainsi firent-ils. Il fit une demande qui fut telle :
" - Maître, fit le chevalier, je vous demande si vous croyez que la Vierge Marie qui porta Dieu en ses flancs et en ses bras, enfanta vierge et qu’elle est mère de Dieu ?
" Et le Juif répondit que de tout cela il ne croyait rien. Le chevalier lui répondit que moult avait été fou, quand il ne croyait pas en elle, ni ne l’aimait, d’être entré dans son moutier et dans sa maison :
" - Et vraiment, fit le chevalier, vous me le paierez !
" Lors, il haussa sa potence, frappa le Juif à l’oreille et le jeta à terre. Les Juifs tournèrent en fuite et emportèrent leur maître tout blessé. Ainsi demeura la dispute.
" Lors vint l’Abbé au chevalier et lui dit qu’il avait fait grande folie. Le chevalier dit que lui, Abbé, avait fait plus grande folie encore d’assembler telle dispute. Car, à l’homme laïc, quand il entend médire de la foi chrétienne, il ne doit défendre la foi chrétienne si ce n’est par l’épée, de laquelle il doit donner parmi le ventre dedans, tant comme elle y peut entrer. "
Cette histoire du chevalier de Cluny est donc racontée par le roi Saint Louis lui-même. Elle est même montée par lui en épingle et il lui donne une conclusion tout à fait universelle. Elle est très importante et Saint Louis la veut exemplaire. Nous pouvons y aller. Saint Louis est canonisé en bonne et due forme.
Trois siècles plus tard, la même histoire advint à un jeune Espagnol, Ignace de Loyola. Sur la route, il rencontra un Maure qui lui dit grand mal de la Sainte Vierge. Ignace hésita à tirer l’épée et finalement le laissa aller. On peut dire que ce jour-là le bouillant hidalgo était peut-être en route pour devenir saint Ignace de Loyola. Mais il avait absolument cessé d’être un chevalier. Il n’y a plus de chevaliers. Cela manque. Et s’il s’en devait lever un jour parmi de jeunes chrétiens, c’est plutôt auprès de Saint Louis que de Saint Ignace qu’ils devraient chercher leur règle de vivre et d’agir.
Ainsi donc, d’après Saint Louis, aux clercs appartiennent le dialogue et le débat pour définir et établir les raisons. Ces fonctions de dialogue et de débat pourraient même limiter et définir l’état de cléricature, et, débordant le sens purement sacral du moyen-âge, recouvrir l’état de philosophe et de tous ceux qui ont mission de parler et d’enseigner les vérités les plus humaines. Dispensés sont-ils d’utiliser d’autres armes que celles de leur sagesse.
Aux laïcs, -et dans la pensée de Saint Louis il s’agit évidemment des seuls chevaliers- appartiennent la force et l’efficacité justicières, qui affirment à leur manière les mêmes raisons. L’équilibre social de la chrétienté était composé de ces deux fonctions indispensables, nécessaires l’une à l’autre et complémentaires : le dialogue et l’efficacité justicière.
La disparition des chevaliers a nécessairement entraîné celle de la chrétienté, aussi sûrement que l’eût fait la disparition des théologiens qui ont pour mission d’assurer la mission du christianisme dans la culture. On peut retourner la chose comme on voudra. Tant qu’il n’y aura pas de nouveau des chevaliers à la main de fer et selon le cœur de Saint Louis toute construction de chrétienté ne sera que château en Espagne.
 
R.P. Bruckberger. Joinville. In : Tableau de la littérature française, tome 1. Gallimard, 1962.
 
Par Pierre-Olivier Combelles
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Mardi 6 novembre 2007

 

23 mars. Saint Turibe (Toribio)
 
Saint Toribio ou Turibe, second fils du seigneur de Mongrobejo, en Espagne, naquit le 16 novembre 1538. Il était gouverneur de la ville de Grenade, lorsque l’archevêché de Lima vint à vaquer.
 
La triste situation du catholicisme au Pérou exigeait un pasteur véritablement animé de l’esprit des apôtres. Philippe II jeta les yeux sur Turibe, et le nomma malgré sa résistance. Après avoir reçu successivement tous les ordres sacrés, il arriva à Lima en 1581. Ce diocèse a cent trente lieues d’étendue le long des côtes, et comprend, outre plusieurs villes, un grand nombre de villages dispersés sur les montagnes des Cordillères. Les Espagnols traitaient les Indiens avec la dernière inhumanité, et ceux-ci se livraient sans retenue à l’ivresse et à l’immoralité. le saint archevêque fut attendri jusqu’aux larmes à la vue de tant de cruautés et de désordres, et résolut de tout entreprendre pour en arrêter le désordre.
 
Immédiatement après son arrivée, il commença la visite de son vaste diocèse. Qui pourrait décrire les fatigues et les dangers qu’il eut à essuyer ? Il gravissait des montagnes escarpées, couvertes de glace ou de neige, pour visiter les Indiens dans leurs pauvres cabanes. On le vit souvent porter lui-même aux malades les derniers sacrements. Dans un temps de peste, il prodigua ses soins avec ce dévouement que la sainteté seule peut inspirer, ensevelissant les morts, secourant les malades, se privant de tout afin de mieux pourvoir aux besoins des malheureux. Il recommanda la pénitence comme le seul moyen d’apaiser le Ciel irrité ; il assista aux processions fondant en larmes, et, les yeux fixés sur un crucifix, il s’offrit à Dieu pour la conservation de son troupeau.
 
Il fonda des séminaires, des églises, des hôpitaux. Il tint plusieurs conciles provinciaux, dont les décrets portent l’empreinte de son savoir, de sa sagesse et de sa piété. Plusieurs fois, les gouverneurs du Pérou, cruels et cupides, qui voyaient dans sa conduite la condamnation de la leur, le persécutèrent : il leur opposa la douceur et la patience, sans rien sacrifier des règles de la morale chrétienne. Après avoir renouvelé la face de l’Église au Pérou, le saint archevêque mourut, le 23 mars 1606, dans une visite de son diocèse, à Santa, ville qui est à plus de cent lieues de Lima ; l’année suivante, on transporta son corps à Lima. Benoît XIII le canonisa en 1726.
Vie des Saints, par Mgr Paul Guérin (réédit. DFT)
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Message de Benoît XVI au peuple Péruvien
 
RAVIVER L'EGLISE PERUVIENNE
 
Aujourd'hui, 24 avril 2006 a été rendu public le message du Pape Benoît XVI pour le IV centenaire de la mort de saint Toribio de Mogrovejo, second archevêque de Lima (Pérou), adressé à son successeur le Cardinal Juan Luis Cipriani Thorne, au clergé et au fidèles péruviens.
Benoît XVI les invite à faire de cet anniversaire ( 24-29 avril ) une "occasion de raviver l'Eglise dans les diocèses en s'inspirant de la vie et de l'œuvre de saint Toribio".
Ce saint "s'est distingué - y rappelle le Pape Benoît XVI - par son œuvre de construction et de développement des communautés ecclésiales de son temps, accomplie dans un grand esprit de communion et de collaboration. Recherchant toujours l'unité, il convoqua le troisième concile provincial de Lima (1582-1583) dont le résultat le plus précieux fut le catéchisme qui porte son nom".
Après avoir rappelé la fondation du séminaire de Lima par le saint évêque, le Pape Benoît XVI dit son vœu de le voir "donner des fruits abondants devant l'urgence de vocations sacerdotales et religieuses devant l'immense tâche que représente l'animation de communautés réunies pour la messe dominicale, l'administration des sacrements et une vie spirituelle capable de transmettre la foi en témoignant toujours de l'espérance et de la charité".
Le Saint-Père Benoît XVI rappelle enfin que le "profond esprit missionnaire de saint Toribio" explique "ses efforts pour apprendre plusieurs langues de manière à prêcher à tous les membres de son troupeau. C'était aussi un moyen pour lui de montrer son respect de tout homme, quelque soit sa condition, et d'encourager chacun à se sentir véritable fils de Dieu".
Documents:
Le Pérou, qui a été béni de Dieu par d'abondants fruits de sainteté , présente de nombreux exemples qui peuvent éclairer et ouvrir de grandes perspectives aux générations actuelles. On ne doit pas oublier les figures comme saint Toribio de Mogrovejo , sainte Rose de Lima, saint Martín de Porres, saint Francisco Solano ou saint Juan Macías, parmi tant d'autres. Elles constituent un modèle pour les pasteurs, qui doivent s'identifier avec le style personnel de Jésus-Christ, fait de simplicité, de pauvreté, de proximité, de renoncement aux avantages personnels et d'une confiance totale dans la force de l'Esprit, au-delà des moyens humains (cf. Ecclesia in America, n. 28). Elles le sont également pour les autres croyants, qui ont trouvé chez les saints la preuve vivante des merveilles que Dieu accomplit dans un coeur bien disposé, quelle que soit la condition sociale ou la situation de vie dans laquelle il accueille sa grâce. Paroles du pape Jean-Paul II lors de la dernière visite Ad Limina des évêques du Pérou;
Les célébrations de commémoration se termineront le 27 avril 2006 , Solennité de Saint Toribio de Mogrovejo , à l'occasion du 400e anniversaire de sa mort. Ce sera un temps de fête, riche en cérémonies et en rencontres, au cours desquelles on cherchera à vivre le mystère de l'Église comme mystère de communion.
A ce sujet, le cardinal Cipriani a envoyé une lettre à tous les prêtres, religieux et fidèles de Lima, pour qu'ils se préparent comme il convient à la Mission dans chaque paroisse, par l'étude et la prière, qui seront indispensables pour commencer l'évangélisation de Lima. Il devra y avoir dans chaque paroisse au moins une centaine de personnes de tous les âges, états et conditions, afin qu'ils soient des témoins vivants du Christ avec efficacité et responsabilité .
 
http://eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=2404065_perou

 

 

Par Pierre-Olivier Combelles
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Mardi 20 novembre 2007

 

 
 
(21 avril 1451, Madrigal de las Altas Torres (Avila) – 26 novembre 1504, Medina del Campo (Valladolid)
 
 
" Isabelle épousa, le 14 octobre 1469, malgré l'opposition de son frère, le futur Ferdinand II d'Aragon (1452-1516), dit Fernando le Catholique et, après plusieurs brouilles, finit par se réconcilier avec Henri IV en décembre 1473 et par recueillir sa succession en décembre 1474.
Bien que devenu roi de Castille en titre en même temps que son épouse, Ferdinand II ne disposa jamais, du vivant de celle-ci, d'une quelconque autorité sur son domaine personnel. Il fallut attendre la mort de celle-ci en 1504, suivie en 1506 de celle de son gendre Philippe le Beau et de la maladie de leur fille et héritière Jeanne la Folle, pour que le roi d'Aragon assure la régence au nom de son petit-fils Charles Quint qu'il parvint à faire reconnaître comme roi de Castille en parallèle avec Jeanne 1ère qui conserva le titre jusqu'à sa mort en 1555.
Devenu à son tour en 1479 souverain des différents territoires de la couronne d'Aragon, Ferdinand II forma alors avec sa femme un exemple unique de double monarchie, de 1479 à 1504, où chaque souverain gardait la pleine autonomie de ses territoires propres, tout en préparant activement l'unification formelle de l'Espagne au siècle suivant.
Les deux souverains achevèrent la Reconquista en 1492 par l'annexion du royaume de Grenade, dernier vestige de huit siècles de présence musulmane en Espagne. Ce succès dans la reconquête de terres autrefois chrétiennes valut à Isabelle et Ferdinand d'être qualifiés de " Rois catholiques " par le pape Alexandre VI en 1494.
Parallèlement, Isabelle et Ferdinand organisèrent l'Inquisition espagnole, en 1492, par le décret d'Alhambra ils chassèrent les juifs d'Espagne qui ont trouvé refuge dans l'Empire ottoman grâce à l'autorisation du sultan Bayezid II, et réduisirent l'influence des grands féodaux. " (source : Wikipedia)
 
  
 
Mgr Javier Martinez, archevêque de Grenade, dans le sud de l’Espagne, a proposé, le dimanche 28 novembre, Isabelle la Catholique comme modèle face au laïcisme pour les chrétiens d’aujourd’hui. Au cours d’une cérémonie dans sa cathédrale, en présence d’une vingtaine d’évêques espagnols, le prélat a estimé que la "reine Isabelle s’est distinguée par sa grandeur humaine dans un contexte où la violence, le mensonge et la corruption étaient monnaie courante".
Dans son homélie, l’archevêque de Grenade a encore souhaité que s’accélère le processus de béatification d’Isabelle la Catholique, actuellement en cours. Selon lui, le premier pas qui correspond au jugement des historiens a d’ores et déjà été franchi au Saint-Siège. Reste encore l’avis des théologiens, a-t-il dit, pour poursuivre, à la demande du Saint-Père, le procès en vue de sa béatification, puis de sa canonisation.
En avril 2003, les évêques d’Espagne avaient réitéré au pape leur demande de béatifier Isabelle de Castille (1451-1504). En 1999 déjà, une initiative similaire avait provoqué des remous en Espagne et en Amérique latine. D’autant que l’idée avait été soutenue par le général Franco, en 1958.
Cinq cents ans après sa mort, l’Espagne invoque encore l’héritage d’Isabelle la Catholique. Ainsi, l’ancien chef du gouvernement conservateur espagnol, José Maria Aznar, s’est récemment placé dans la ligne de cette reine qui acheva la reconquête du territoire espagnol sur les arabes, en assurant que "les problèmes de l’Espagne avec Al Qaïda n’avaient pas commencé avec la crise irakienne, mais du moment où l’Espagne avait refusé d’être un morceau de plus du monde islamique, après avoir été conquise par les Maures". 
Selon des sources proches du dossier, le processus de béatification connaît des "avancées et des reculs"…
(source : DICI, 11/12/2004)
 
 
 
 
 
Par Pierre-Olivier Combelles
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Mardi 27 novembre 2007
 
+ " En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m’en vais au Père, et que tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous me demandez quelque chose en mon nom, je le ferai.
Si vous m’aimez, gardez mes commandements. Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Consolateur, pour qu’il demeure toujours avec vous ; c’est l’Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu’il ne le voit point et ne le connaît point ; mais vous, vous me verrez, parce que je vis, et que vous vivrez. En ce jour-là, vous connaîtrez que je suis en mon Père, et vous en moi, et moi en vous.
Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui-là qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père ; et moi je l’aimerai, et je me manifesterai à lui. " Judas, non pas l’Iscariote, lui dit : " Seigneur, comment se fait-il que vous vouliez vous manifester à nous, et non au monde ? " Jésus lui répondit : " Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera, et nous viendrons à lui, et nous ferons chez lui notre demeure. Celui qui ne m’aime pas, ne gardera pas mes paroles. Et la parole que vous entendez n’est pas de moi, mais du Père qui m’a envoyé.
Je vous ai dit ces choses pendant que je demeure avec vous. Mais le Consolateur, l’Esprit-Saint, que mon Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera toutes choses pendant que je demeure avec vous. Mais le Consolateur, l’Esprit-Saint, que mon Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; je ne la donne pas comme la donne le monde. Que votre cœur ne se trouble point et se s’effraye point. Vous avez entendu que je vous ai dit : Je m’en vais, et je reviens à vous. Si vous m’aimiez, vous vous réjouiriez de ce que je vais au Père, car mon Père est plus grand que moi. Et maintenant je vous ai dit ces choses avant qu’elles n’arrivent, afin que, quand elles seront arrivées, vous croyiez. Je ne m’entretiendrai plus guère avec vous, car le Prince de ce monde vient et il n’a rien en moi. Mais afin que le monde sache que j’aime mon Père, et que j’agis selon le commandement que mon Père m’a donné, levez-vous, partons d’ici. " +
Evangile selon St Jean, XIII, 13-31.
Par Pierre-Olivier Combelles
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Mardi 4 décembre 2007

Ste-Catherine-de-Sienne.jpg
Sainte Catherine de Sienne
Vierge, Docteur de l'Eglise
Sienne 1347 - Rome 1380

 

 

A quinze ans elle fut affiliée à l’ordre des sœurs de la Pénitence de Saint Dominique. Ce fut une grande mystique (mariage mystique, stigmates) ; à partir de 1374, elle eut une vie publique importante, intervenant auprès de Grégoire XI pour le faire rentrer d’Avignon à Rome, conseillant Urbain VI à la veille du Grand Schisme. Elle visait à reconstituer l’unité de la chrétienté, pour organiser une croisade générale contre l’islam. Son livre De la doctrine divine et sa Correspondance comptent parmi les œuvres classiques de la littérature italienne. Canonisée en 1461. Fête le 30 avril. (Grand Larousse encyclopédique, 1960).

" Aucun État ne peut se conserver en état de grâce dans la loi civile sans la sainte justice " (Dialogo, chap. CXIX).

Par Pierre-Olivier Combelles
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Lundi 14 janvier 2008

CREON

Et tu as l'audace de transgresser mes lois ?

ANTIGONE

C'est que Zeus ne les a point faites...
La Justice qui siège parmi les dieux souterrains
n'a pas établi de telles lois pour les mortels.
Et je ne pensais pas que ton décret
pût mettre la volonté d'un homme
au-dessus de l'ordre des dieux,
au-dessus de ces lois qui ne sont pas écrites
et que rien ne peut ébranler.
Car elles ne sont ni d'aujourd'hui ni d'hier.
Nul ne sait leur commencement.
Elles régissent l'éternité...

Devais-je, par crainte d'un homme,
mériter le châtiment des dieux ?
Prête à subir la mort, même sans tes édits,
si je meurs avant le temps,
je dis que la mort m'est un gain,
Toute vie chargée de misères sans nombre
appelle la paix de la mort.
Aussi, le sort que tu me réserves,
je ne le compte pas au nombre des maux.
Le malheur, c'était de souffrir que mon frère
mort fût privé de sépulture.
Je n'ai pu m'y résoudre.
Le reste me laisse indifférente.


Sophocle, Antigone, texte français d'André Bonnard, L'Arche éditeur, Paris, 1960.

Par Pierre-Olivier Combelles
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Jeudi 7 février 2008

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Charles Ier d'Autriche (1887-1er avril 1922)


Le 30 décembre 1916, à Budapest, Charles de Habsbourg ceint la couronne que saint Etienne reçut du Pape Sylvestre II, en 1001. 
Il confie:


 
"Etre roi, ce n'est pas satisfaire une ambition, mais se sacrifier pour le bien du peuple tout entier".


*******



Entretien avec Otto de Habsbourg-Lorraine, aîné des huit enfants de Charles Ier d'Autriche et de la princesse Zita de Bourbon-Parme

À la fin de 2003, le Vatican a approuvé un miracle attribué à l'intercession du dernier empereur d'Autriche, Charles Ier de Habsbourg, père de huit enfants, mort à l'âge de 35 ans, le 1 avril 1922. Proclamé empereur d'Autriche en 1916, il abdiqua en novembre 1918, à la chute de l'Empire Austro-hongrois. Il s'exila sur l'île de Madère où il mourut.
Nous publions ci-dessous, un entretien avec l'aîné de ses fils, Otto de Hasbourg-Lorraine, président de l'Union Paneuropéenne Internationale. Otto de Habsbourg-Lorraine souligne les convictions chrétiennes qui animaient l'action politique de l'ancien empereur, à une époque marquée par la tragédie de la première guerre mondiale.


Q: Quel est selon vous le geste religieux le plus remarquable de l'empereur?

Otto: Le geste religieux le plus remarquable de mon père a été que c'est sans doute l'unique chef d'état dans la première guerre mondiale qui a véritablement recherché la paix mu par sa conscience de chrétien et qui a été au front, en personne. Il a d'ailleurs travaillé intimement avec le Pape pour obtenir une paix dans l'esprit chrétien.

Q: Comment votre père a-t-il vécu, du point de vue de sa foi, les circonstances politiques qu'il a dû affronter au cours de son mandat?

Otto: Mon père croyait dans son interprétation qui est différente des fausses interprétations de ce qu'on a appelé le droit divin. Le droit divin de la politique a été exprimé dans la réponse du Christ à Ponce Pilate où il lui dit qu'il n'aurait pas de pouvoir si celui-ci ne lui avait pas été donné d'en- haut. Cela signifiait pour lui que la tâche d'un souverain n'était pas de croire que c'est à sa personne que le pouvoir est attaché, mais que le pouvoir était pour lui une responsabilité suprême de faire tout ce qui est possible dans le sens de la volonté divine et dans l'esprit de notre religion. On l'a beaucoup critiqué à ce sujet, mais cela n'était pas justifié. Le droit divin est la plus forte limitation du pouvoir qui devient une tyrannie dès qu'il se libère de ces limites.

Q: Quelle est selon vous la leçon politique la plus importante de votre père?

Otto: Certainement celle que je viens d'indiquer, c'est-à-dire qu'il faut reconnaître qu'il y a une limitation du pouvoir. Ni un monarque, ni un dictateur, ni une majorité n'ont le droit de légiférer contre les droits inaliénables que l'homme possède par sa création à l'image du créateur. Dans ce sens il peut être un exemple pour les hommes politiques qui de plus en plus s'éloignent de cette idée et croient que dès qu'ils ont une justification par une majorité cela leur permet de violer les droits de l'homme.

Q: Vous avez vu votre père mourir à Madère. Quels souvenirs conservez-vous de ce moment?

Otto: Ayant eu la possibilité d'assister à sa mort je sais comment un chrétien peut mourir. C'est la leçon qu'il a voulu me donner et c'est une leçon que je n'oublierai jamais.
 

Par Pierre-Olivier Combelles
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