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Le Rouge et le Blanc

Le Rouge et le Blanc

Bandeau A moi Bethune

 

 

Ati kula e hina Tagaloa ne alito aki e fonua qalo.

Rouge et blanc vous êtes, ô Tangaroa, notre joyau qui venez de la contrée perdue.

Chant polynésien. Eric de Bisschop: Vers Nousantara.

A diagramatic reconstruction of the ancient Sami world-view, showing the division of the world into Upper, Middle and Underworlds. Source:  Mulk, Inga-Maria & Tim Bayliss-Smith (2006) Rock Art and Sami Sacred Geography in Badjelánnda, Laponia, Sweden. Sailing Boats, Anthropomorphs and Reindeer. Archaeology and Environment 22 and Kungl. Skytteanska Samfundets handlingar 58, pp. 331-348. Umeå.


"(...) Etendard rouge et uni et avec quelques houppes, donc de la couleur du sang des martyrs, mais aussi de la guerre, car, depuis les Carolingiens, la dialectique du rouge et du blanc, de la rose et du lis, de la guerre et de la paix, était bien connue. Encore, en fin 1789, Louis XVI promulga la loi sur la loi martiale pour disperser les attroupements. On annonçait l'application de la loi martiale (avec possible ouverture du feu) en hissant un drapeau rouge sur la mairie et, pour en signaler la fin, on hissait un drapeau blanc." (Hervé Pinoteau, Notre-Dame de Chartres et de France - Le voile de la Vierge et autres merveilles. François-Xavier de Guibert, Paris, 2008)

 

Les armes de la Maison de Béthune, "D'argent à la fasce de gueules" illustrent remarquablement cette symbolique.

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 Bannière de "Bonnie" Charles Edward Stewart (Stuart)

 

 

Maison de Béthune

 

Famille française, issue de Robert Ier, seigneur de Béthune et de Richebourg, avoué d’Arras (1001). Les biens de la ligne aînée passèrent dans la maison de Dampierre, par suite du mariage de Mahaut, fille aînée de Robert VII, avec Gui, comte de Flandre. La ligne cadette était issue de Guillaume, seigneur de Locres.

Guillaume et son frère Conon (1150 [ ?] – 1219, tous deux trouvères en renom, se croisèrent en 1200 avec Baudouin IX, comte de Flandre et de Hainaut, leur suzerain. Conon laissa dix-neuf chansons, qui ont été publiées par Paulin Pâris. Il était réputé pour son éloquence dans les conseils et sa bravoure dans les combats. Il joua un grand rôle dans les entretiens diplomatiques avec les Byzantins, avant la chute de Constantinople, et obtint, après la conquête, la haute charge de protovestiaire de l’Empire latin. - Un descendant de Guillaume, Jean Ier, seigneur de Vendeuil, épousa Jeanne de Couci, fille d’Enguerrand, vicomte de Meaux ; leur fils aîné, Robert de Bar, comte de Marle et de Soissons ; Jeanne II, leur fille, porta tous ses biens à Louis de Luxembourg, comte de Saint-Pol.

- Jean II, seigneur de Mareuil, tué à Azincourt en 1415, frère de Robert, eut pour descendant Jean IV, qui épousa Anne de Melun, dame de Rosni, et eut pour petit-fils Maximilien Ier (1559-1641), duc de Sully, ministre d’Henri IV, dont la descendance s’éteignit en 1729.

Le rameau cadet d’Orval était issu du second fils de Maximilien Ier, François, comte, puis duc d’Orval, dont l’arrière-petit-fils, Louis Pierre Maximilien, hérita en 1729 du duché de Sully, mais ne laissa que des filles.

La branche cadette de Selles, issue de Philippe, frère de Maximilien Ier, a formé les deux rameaux de Selles et de Charost par Louis (1605-1681), comte, puis duc de Charost, qui se signala sur tous les champs de bataille sous Louis XIII et Louis XIV.

 

Armand Joseph de Béthune, duc de Charost, agronome et philanthrope français (Versailles 1718 – Paris 1800). Admirateur des physiocrates, il encouragea par ses dons l’ouverture de nombreuses routes, le dessèchement des marais, la culture des plantes fourragères et de la garance, la lutte contre les épizooties, la substitution de la charrue à l’araire. Il fonda à Meillant une société d’agriculture et améliora la race ovine berrichonne par des croisements avec les moutons mérinos. Devançant la Révolution, il abolit sur ses terres les droits seigneuriaux, mais, avec le parlement, protesta contre l’établissement de la subvention territoriale (1787) et adhéra à la déclaration du Parlement du 3 mai 1788. Il fut emprisonné sous la Terreur.

 

Attention: Il ne faut pas confondre l'antique Famille de Béthune avec la récente  "Maison de Béthune (des Plancques) Hesdigneul dont l'origine est plus que douteuse. Lire à ce sujet l'article du Cte Baudouin d'Ursel: Princes en Belgique: Béthune Hesdigneul:

 

http://www.amisdumusee-bethune.fr/bethune-hesdigneul.html

 

 

 

 


" Juin commençait à peine quand Jean de Luxembourg communiqua à Philippe le Bon, son souverain, l’intention qu’il avait de transférer la jeune fille du château de Beaulieu à la forteresse de Beaurevoir. Le duc de Bourgogne ne vit probablement aucun motif pour s’opposer au projet du comte de Ligny ; il lui fit toutefois remarquer que la duchesse, sa femme, venant de Noyon le 6 de ce même mois, tiendrait à connaître celle dont on parlait dans toute l’Europe. Luxembourg, lui, n’avait qu’à accéder au désir de son prince ; aussi est-ce vraisemblablement dans la journée du 6 juin que l’héroïne fut enlevée clandestinement de Beaulieu pour être transférée à Noyon, où elle passa la nuit dans une prison d’Etat, circonstance que les bourgeois de cette ville ignorèrent complètement. Le lendemain, après que la duchesse de Bourgogne eût satisfait sa curiosité, une escorte conduisit la Pucelle, toujours avec le même mystère, au château de Ham, propriété des Luxembourg ; de là, sans que l’on sache où se fit l’étape intermédiaire, la captive semble avoir été dirigée vers le château de Wiège, dont le comte de Ligny s’était emparé en 1424. Enfin, la petite troupe atteignit Beaurevoir.

La demeure de Jean de Luxembourg était une forteresse, dont les tours massives, construites suivant les règles de l’architecture militaire des Anglais, se dressaient au sommet d’une colline située au milieu des forêts ; de puissants ouvrages de défense, capables d’arrêter l’effort d’une armée, en protégeaient les approches.

Au pied du terrible manoir, entre les haies embroussaillées, chantent des sources aux eaux limpides. L’Escaut, le grand fleuve flamand, prend là son point de départ vers la mer du Nord.

(…)

" Son angélique pitié fut remarquée par les nobles dames du château et lui attira toute leur bienveillance. Celles-ci habitaient ensemble l’antique demeure. La plus âgée, née en 1365, ne s’était jamais engagée dans les liens du mariage. Sœur du bienheureux Pierre de Luxembourg, évêque de Metz et cardinal, elle fut demoiselle d’honneur d’Isabeau de Bavière et l’une des marraines de l’enfant royal que devint Charles VII. Vivant au foyer de son neveu, aimée et respectée de tous, elle gardait néanmoins au fond de son cœur des sentiments français. Sa nièce par alliance, Jeanne de Béthune, vicomtesse de Meaux, avait aussi l’âme attachée au parti national ; elle soignait et écoutait comme une mère sa vénérable tante.

D’abord épouse de Robert de Bar, tué à Azincourt en 1415, la jeune femme était restée veuve à la fleur de l’âge, puis, sur les instances du duc de Bourgogne, elle avait contracté de nouveaux liens avec Jean de Luxembourg, le 23 novembre 1418. Cette seconde union ne lui avait pas donné d’enfants, mais de la première était née une fille, la même année que Jeanne d’Arc (1412). De race lorraine comme l’héroïne, elle portait avec sa tante adoptive et sa mère le même prénom que la Libératrice. Peut-on s’étonner, dans ces conditions, qu’un courant de profonde sympathie ait rapproché les grandes dames de leur prisonnière ?

Les termes dont la Pucelle se servira plus tard en parlant de ses aimables hôtesses ne laissent aucun doute sur ses sentiments à leur égard. Elle affirmera, en effet, qu’à l’exception de la reine de France, personne au monde n’eut plus d’empire sur son cœur que les dames de Luxembourg.

Il n’est point d’adoucissement que, dans leur sollicitude, les châtelaines n’aient apporté au sort de la pauvre enfant. Si elles ne pouvaient lui enlever ses gardes, du moins lui permirent-elles de jouir, sous leur surveillance, d’une liberté relative. Une tradition locale prétend même que, sans la dispenser, bien entendu, de cette surveillance obligatoire, elles emmenaient Jeanne au château de la Mothe, résidence d’été située dans le vallon, près des sources de l’Escaut, à un quart de lieue de la forteresse. "

 

Mgr. Henri Debout, Prélat de la Maison de Sa Sainteté, Lauréat de l’Académie française. Histoire admirable de la Bienheureuse Jeanne d’Arc. Paris, Maison de la Bonne Presse, 5 rue Bayard, 1909.


"Le moment où Jeanne est livrée aux Anglais [NDLR : 21 novembre 1430]  coïncide avec la mort de la "dame de Luxembourg", que sans doute son neveu, Jean, comte de Luxembourg-Ligny, hésitait à mécontenter."
Régine Pernoud: Jeanne d'Arc par elle-même et par ses témoins. Seuil, 1962.



 

Consulter aussi:

Colonel de Liocourt: La mission de Jeanne d'Arc (chapitre: la captivité à Beaurevoir). Nouvelles Editions Latines.

Sur Jeanne de Marle, fille de Jeanne de Béthune et de Robert de Bar, qui épousa plus tard Louis de Luxembourg:

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeanne_de_Marle

 

Sur les cyprès de Louisiane du château de Sully sur Loire:

http://vivrevouivre.over-blog.com/page/28

 

 

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