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Le Rouge et le Blanc

Articles récents

Corps, écriture, loi (Pierre Clastres)

4 Février 2017 , Rédigé par POC

Les Indiens Mayoruna descendent du jaguar.

Les Indiens Mayoruna descendent du jaguar.

De la Torture dans les sociétés primitives, par Pierre Clastres L'Homme  Année 1973  Volume 13  Numéro 3  pp. 114-120  . Source: http://www.persee.fr/doc/hom_0439-4216_1973_num_13_3_367366

De la Torture dans les sociétés primitives, par Pierre Clastres L'Homme Année 1973 Volume 13 Numéro 3 pp. 114-120 . Source: http://www.persee.fr/doc/hom_0439-4216_1973_num_13_3_367366

"We have never tattooed an enemy before, and we consider all white people to be our enemies. They have taken our lands, raped our women, and abducted our children."  Jemy Kaiabi, Indien de la rivière Xingu dans l'Amazonie brésilienne. Source:   http://larskrutak.com/the-kayabi-tattooers-of-the-brazilian-amazon/

"We have never tattooed an enemy before, and we consider all white people to be our enemies. They have taken our lands, raped our women, and abducted our children." Jemy Kaiabi, Indien de la rivière Xingu dans l'Amazonie brésilienne. Source: http://larskrutak.com/the-kayabi-tattooers-of-the-brazilian-amazon/

"Infieles":ce sont les Indiens non convertis au catholicisme de l'Amazonie péruvienne, donc non "civilisés". Détail de la carte: "Mapa geographico del departamento de Junin - Formado en 1847 por su Prefecto D. Mariano F. de Rivero - 1855". Archives et photo: Pierre-Olivier Combelles

"Infieles":ce sont les Indiens non convertis au catholicisme de l'Amazonie péruvienne, donc non "civilisés". Détail de la carte: "Mapa geographico del departamento de Junin - Formado en 1847 por su Prefecto D. Mariano F. de Rivero - 1855". Archives et photo: Pierre-Olivier Combelles

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Akemashite omedeto

3 Février 2017 , Rédigé par POC

LE ROUGE ET LE BLANC: "Arrows in red and white, celebratory colours of vitality, to ward off evil spirits throughout the coming year." Photo: http://www.greenshinto.com/wp/page/2/

LE ROUGE ET LE BLANC: "Arrows in red and white, celebratory colours of vitality, to ward off evil spirits throughout the coming year." Photo: http://www.greenshinto.com/wp/page/2/

"The way Shinto and Buddhism complement each other is never more clearly seen than on the night of Dec. 31. Buddhism is other-worldly, concerned with individual salvation. Shinto is this-worldly, concerned with rites of passage and social well-being. At New Year the two religions come together like yin and yang, either side of midnight. Buddhism sees out the death of the old; Shinto celebrates the birth of the new. " (...)

Akemashite omedeto’ (Congratulations on the New Year) is heard on every side, as people toss coins into offertory boxes over the heads of those in front. Hot saké is served spiced with ginger, while young women in kimono stand huddled over their fortune slips. With the blessing of the kami, the Year of the Rooster will surely be a good one. (...)

Source: Green Shinto http://www.greenshinto.com/wp/page/2/

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Le dernier homme de Fukushima

2 Février 2017 , Rédigé par POC

"After the earthquake and resulting tsunami of March 2011, a word that has become popular in Japan is kizuna -to bond together or connect people." https://tashacowdy.wordpress.com/

"After the earthquake and resulting tsunami of March 2011, a word that has become popular in Japan is kizuna -to bond together or connect people." https://tashacowdy.wordpress.com/

"En lisant ce livre, j’ai rencontré un autre grand témoin de Fukushima, le photo reporter Antonio Pagnotta. Quand j’ai eu son livre dans les mains, j’ai été étonné de ne voir qu’une seule photo, celle du héros de Tomioka. Car paradoxalement, ce photographe n’a pas publié un album de ses œuvres, mais a tenu à écrire le récit de ses multiples rencontres avec Naoto Matsumura entre juin 2011 et novembre 2012. Et il a eu bien raison, car non seulement l’auteur a une écriture limpide, mais en plus le livre regorge d’informations très précieuses concernant la catastrophe de Fukushima : l’omnipotence de TEPCO, les fausses mesures du METI, la distribution d’iode retardée, les araignées radioactives, le trafic de voitures contaminées, les policiers sacrifiés, le lavage de cerveau des employés, le formulaire kafkaïen de dédommagement, le suicide de Mme Watanabe, les avortements cachés, etc. Tout en racontant l’histoire de Naoto Matsumura, Antonio Pagnotta décrit ainsi la catastrophe de Fukushima telle qu’elle se déroule depuis deux ans et dénonce sans contrainte la société de consommation à outrance et l’impasse du tout électrique nucléaire. (...)

Ce livre nous met face à nous-mêmes quand nous serons face à un accident nucléaire, en France ou ailleurs. Quand l’accident surviendra – et cet instant n’est pas imaginable – personne ne s’y sera préparé. Que ferons-nous ? J’ai toujours pensé qu’il y aurait deux types de réponse : la fuite ou le confinement. Faudra-t-il croire aux messages des autorités qui nous diront que ce n’est pas grave ? Faudra-t-il évacuer de force ? Et si oui pour combien de temps ? Et d’abord, que faudra-t-il emporter si on ne sait pas combien de temps on part ? Avec « Le dernier homme de Fukushima », on comprend qu’il existe aussi une troisième voie, celle de rester malgré les radiations. Qu’aurions-nous fait à la place de Naoto Matsumura ? Qu’aurions-nous fait, et surtout, que ferons-nous ?" (...)

Pierre Fetet

Source: http://www.fukushima-blog.com/le-dernier-homme-de-fukushima

 

Le dernier homme de Fukushima
Le Shinto et Fukushima. Extrait du livre d'Antonio Pagnotta

Le Shinto et Fukushima. Extrait du livre d'Antonio Pagnotta

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Tests PISA: l'uniformisation par l'éducation globale (Horizons et Débats)

1 Février 2017 , Rédigé par POC

Amérique latine: résistance accrue contre les tests PISA et le nivellement global de la formation

Un manifeste contre les tests PISA

http://www.zeit-fragen.ch/fr/editions/2017/no-1-9-janvier-2017/amerique-latine-resistance-accrue-contre-les-tests-pisa-et-le-nivellement-global-de-la-formation.html

gl. Neuf pays de l’Amérique latine ont participé à la dernière enquête PISA [«Programme international de l’OCDE pour le suivi des acquis des élèves»] de 2015 dont le Chili, le Mexique, l’Argentine, le Brésil, la Colombie et le Pérou. Entre-temps, on se demande aussi là-bas si, en matière de formation, de tels tests comparatifs standardisés au niveau mondial sont pertinents. Fondée en 1998 dans le but de protéger et d’améliorer l’enseignement public sur les deux continents américains, le «Red Social para la Educación Pública en las Américas (Red SEPA)» (Réseau pour l’enseignement public dans les Amériques) est une organisation faîtière composée de nombreuses organisations d’enseignants et de formation, aussi bien en Amérique du Nord que du Sud. Le comité de coordination réunit des représentants des organisations d’enseignants d’Argentine, d’Equateur, du Brésil, du Canada et de différentes organisations régionales dans le domaine de la formation des Caraïbes, de l’Amérique centrale et du Mexique ainsi que des organisations indigènes. 
Le Red SEPA, conjointement avec la Coalición Trinacional en Defensa de la Educación Pública (Mexique, Etats-Unis, Canada) vient de publier, en décembre 2016, le manifeste dont nous reproduisons le texte intégral. 
On vient de publier, pour la sixième fois en série, les résultats des tests PISA internationaux sur les acquis scolaires. Nous, soussignés, refusons catégoriquement ces tests ainsi que leurs versions nationales avec la contrainte qui en résulte d’unifier les différents systèmes nationaux d’enseignement public.
Le test PISA, est un test standardisé où sont impliqués, tous les trois ans, des élèves de 15 ans. Effectué pour la première fois en l’an 2000, il y a entre-temps plus de 70 pays qui y participent. Chacun de ces pays doit disposer de personnel spécialisé au niveau technique et subvenir aux coûts de réalisation des tests. En vue de la version 2018, l’OCDE qui réalise les enquêtes PISA, vient de signer un contrat avec l’entreprise multinationale de formation Pearson Foundation.
En outre, les résultats PISA sont considérés comme un indicateur important pour l’analyse de la compétitivité économique des pays.
Depuis sa première réalisation, nous avons constaté diverses anomalies:
1)    Dans le domaine de la politique d’enseignement public: les ministères de la formation publique n’ont qu’un contrôle restreint sur ces évaluations ce qui amène à des procédés et des mesures de plus en plus standardisés. Dans le monde entier, des organisations internationales, telles l’OCDE, contraignent de plus en plus les pays à adapter leurs procédés d’enseignement selon une certaine conception très réduite de ce qu’est le progrès. Ce nivellement comprend aussi l’adaptation des tests nationaux à des normes globales, suite aux pressions exercées par les listes de classement. D’autre part, ce nivellement a conduit à une forte participation d’entreprises privées remplaçant les activités de formation des ministères de l’enseignement public, des enseignantes et enseignants, des syndicats et des écoles. Puis, on a adapté tant la formation que la formation continue des enseignants aux évaluations standardisées. Finalement, cette logique réduit les processus d’enseignement et d’apprentissage basés sur le développement global et intégral des élèves et sur la conscience critique, tant sociale qu’historique.
2)    Dans le domaine technique: PISA favorise le palmarès des pays selon leurs résultats. Avec ce procédé, on tente de neutraliser les énormes disparités culturelles, linguistiques et des conceptions du monde dans les divers contextes nationaux. Cet élément implique aussi que ces tests ne remplissent pas les moindres exigences quant à leur validité et fiabilité.
3)    Dans le domaine pédagogique: l’impact massif qu’a ce système de tests standardisés et les processus qui s’en suivent, ont abouti à une transformation radicale de notre vie scolaire de tous les jours. Sa réduction au niveau des plans d’études a débouché sur l’élimination de matières telles les Arts, la Musique, la Philosophie et l’Histoire. Les horaires scolaires ont été réorganisés pour avoir davantage de temps pour un entraînement garantissant de meilleurs résultats dans ces tests. N’oublions pas que ces évaluations n’ont été soumises ni à une analyse sociale ni pédagogique. Ce procédé ne respecte donc ni le contexte social ni les disparités des valeurs, ni la pratique pédagogique.
4)    Dans le domaine social et psychologique: les évaluations PISA et leurs variantes nationales sont discriminatoires et répressives, car elles stigmatisent des régions, des pays et des peuples entiers en les comparant les uns aux autres. Les contrôles et la pression exercée pour atteindre de bons résultats sont finalement au détriment des communautés d’enseignants et d’élèves, car ils créent une situation stressante et tendue détruisant le bon climat scolaire et la stabilité émotionnelle au sein de nos écoles. Ces évaluations ont débouché sur l’accentuation des principes d’exclusion et de sélection dans nos écoles, privant ainsi le droit universel à la formation de son véritable sens.
Pour ces raisons, nous revendiquons la résiliation des contrats que divers gouvernements ont conclu avec l’OCDE. De même, nous revendiquons l’abandon des épreuves standardisées ayant de profondes répercussions négatives au niveau national.
Nous réitérons fermement notre engagement pour le droit social de maintenir un système d’enseignement public respectant dans tous ses éléments les différences sociales, historiques et culturelles de nos peuples.
Nous sommes persuadés de la nécessité que nos écoles continuent à défendre une formation en quête de justice sociale. Nous dénonçons également les mesures répressives prises actuellement par certaines autorités étatiques contre les organisations d’enseignants et d’étudiants manifestant contre les diverses formes de nivellement néo-libéral.
Les systèmes d’évaluation doivent être ancrés au niveau régional, doivent prendre en compte la complexité des contextes, doivent favoriser un enseignement global et respecter les droits humains et sociaux. 
Ce n’est qu’ainsi que nous pouvons former des citoyennes et des citoyens dignes de ce nom. 


Red Social para la Educación Pública en las Américas (red SEPA)
Coalición Trinacional en Defensa de la Educación Pública
(Mexique, Etats-Unis, Canada), décembre 2016

Source: http://es.idea-network.ca/noticias/manifiesto-contra-pisa-y-la-logica-estandarizadora-de-la-educacion-en-el-mundo 
(Traduction Horizons et débats)

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Beau papillon près du sol... (Rilke)

30 Janvier 2017 , Rédigé par POC

Flambé. Photo: Pierre-Olivier Combelles

Flambé. Photo: Pierre-Olivier Combelles

XXXVI

 

 

Beau papillon près du sol

à l’attentive nature

montrant les enluminures

de son livre de vol.

 

Un autre se ferme au bord

de la fleur qu’on respire :-

ce n’est pas le moment de lire.

Et tant d’autres encor,

 

de menus bleus s’éparpillent,

flottants et voletants,

comme de bleues brindilles

d’une lettre d’amour au vent,

 

d’une lettre déchirée

qu’on était en train de faire

pendant que la destinataire

hésitait à l’entrée.

 

Rainer Maria Rilke, Les quatrains valaisans. NRF, Gallimard, 1926.

 

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De la pacification du peuple (Tao Tö King)

27 Janvier 2017 , Rédigé par POC

Tao Tö King. Traduction: Duyvendak

Tao Tö King. Traduction: Duyvendak

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Societal Values X Competition-oriented Values (Akira Miyawaki: The Healing Power of Forests)

27 Janvier 2017 , Rédigé par POC

The Healing Power of Forests - The Philsophy behind Restoring Earth's Balance with Native Trees - by Akira Miyawaki & Elgene Box. Kosei Publishing, Tokyo, Japan, (2006) 2007

The Healing Power of Forests - The Philsophy behind Restoring Earth's Balance with Native Trees - by Akira Miyawaki & Elgene Box. Kosei Publishing, Tokyo, Japan, (2006) 2007

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Un parfum de forêt

26 Janvier 2017 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

Sur l'étagère de la chambre du marin à terre: bruyères et Myrica gale de la forêt de Rambouillet dans des vases de bambou, pututara (en maori, et en quechua et aymara: pututo); le triton  immémorial, un silex taillé préhistorique trouvé en forêt, un bloc de cristaux de quartz hyacinthe trouvé sur la rive d'un lac du Midi pendant ma jeunesse après l'avoir traversé à la nage pendant une heure et demie jusqu'à sa source, ma peinture d'une fenêtre aux rideaux légers ouverte sur une campagne,un portrait du passé... et une bougie qui un jour s'éteindra.  Photographie: Pierre-Olivier Combelles

Sur l'étagère de la chambre du marin à terre: bruyères et Myrica gale de la forêt de Rambouillet dans des vases de bambou, pututara (en maori, et en quechua et aymara: pututo); le triton immémorial, un silex taillé préhistorique trouvé en forêt, un bloc de cristaux de quartz hyacinthe trouvé sur la rive d'un lac du Midi pendant ma jeunesse après l'avoir traversé à la nage pendant une heure et demie jusqu'à sa source, ma peinture d'une fenêtre aux rideaux légers ouverte sur une campagne,un portrait du passé... et une bougie qui un jour s'éteindra. Photographie: Pierre-Olivier Combelles

Le printemps en forêt de Rambouillet, ma forêt natale... les jacinthes des bois étendent leur tapis bleu sous les arbres, comme une mer tropicale... Photo: Pierre-Olivier Combelles (2016)

Le printemps en forêt de Rambouillet, ma forêt natale... les jacinthes des bois étendent leur tapis bleu sous les arbres, comme une mer tropicale... Photo: Pierre-Olivier Combelles (2016)

Feuillages d'automne en forêt de Rambouillet. Photo: Pierre-Olivier Combelles

Feuillages d'automne en forêt de Rambouillet. Photo: Pierre-Olivier Combelles

Cavité géodique ornée au Mésolithique dans la  forêt de Rambouillet, au printemps. Des hommes l'on orné de rainures et de cupules il y a 7000 ou 8000 ans, ex-votos peut-être. C'est un lieu magique, sacré même, où le temps et l'espace s'abolissent par le rêve. Photo: Pierre-Olivier Combelles

Cavité géodique ornée au Mésolithique dans la forêt de Rambouillet, au printemps. Des hommes l'on orné de rainures et de cupules il y a 7000 ou 8000 ans, ex-votos peut-être. C'est un lieu magique, sacré même, où le temps et l'espace s'abolissent par le rêve. Photo: Pierre-Olivier Combelles

Un religieux chrétien, peut-être au Moyen-Âge, a gravé une croix sur la paroi pour exorciser ce site païen. Photo: Pierre-Olivier Combelles

Un religieux chrétien, peut-être au Moyen-Âge, a gravé une croix sur la paroi pour exorciser ce site païen. Photo: Pierre-Olivier Combelles

La mer, c'est l'espace immense, l'infini, la communion et la composition avec les Eléments: l'eau, le vent, le ciel, les astres et le cosmos la nuit, les phénomènes météorologiques, les innombrables créatures marines. C'est l'aventure et l'exploration, la rencontre avec d'autres navigateurs, d'autres navires, la découverte d'autres contrées, d'autres peuples, d'autres hommes, d'autres moeurs. C'est avant tout la curiosité, la hardiesse, l'amour de la liberté: "Homme libre, toujours tu chériras la mer ! (Baudelaire). Mais la mer, c'est aussi le parfum de la terre que l'on sent au large avant même de l'apercevoir; parfum chaud, épicé, envoûtant, parfum surtout des arbres et des forêts, comme je l'ai senti en Méditerranée au large de la Corse et une nuit de pleine lune orange, devant la côte obscure, sans une lumière de ville, de village ou de phare, du Labrador... La mer, d'une forêt à l'autre... Dessin du peintre de la marine Jean Delpech, si je me souviens bien, représentant Pierre Loti (Julien Viaud) au sextant. Archives de PO Combelles.

La mer, c'est l'espace immense, l'infini, la communion et la composition avec les Eléments: l'eau, le vent, le ciel, les astres et le cosmos la nuit, les phénomènes météorologiques, les innombrables créatures marines. C'est l'aventure et l'exploration, la rencontre avec d'autres navigateurs, d'autres navires, la découverte d'autres contrées, d'autres peuples, d'autres hommes, d'autres moeurs. C'est avant tout la curiosité, la hardiesse, l'amour de la liberté: "Homme libre, toujours tu chériras la mer ! (Baudelaire). Mais la mer, c'est aussi le parfum de la terre que l'on sent au large avant même de l'apercevoir; parfum chaud, épicé, envoûtant, parfum surtout des arbres et des forêts, comme je l'ai senti en Méditerranée au large de la Corse et une nuit de pleine lune orange, devant la côte obscure, sans une lumière de ville, de village ou de phare, du Labrador... La mer, d'une forêt à l'autre... Dessin du peintre de la marine Jean Delpech, si je me souviens bien, représentant Pierre Loti (Julien Viaud) au sextant. Archives de PO Combelles.

Affiche de l'exposition itinérante de Pierre-Olivier Combelles: "Dans le sillage d'Audubon - A la découverte de la Côte-Nord du Québec", inaugurée au Carré des Arts du Parc floral de Paris, à Vincennes, en 1990.

Affiche de l'exposition itinérante de Pierre-Olivier Combelles: "Dans le sillage d'Audubon - A la découverte de la Côte-Nord du Québec", inaugurée au Carré des Arts du Parc floral de Paris, à Vincennes, en 1990.

Affiche de mon exposition au 1er festival du livre d'aventures et de voyages à Saint Malo en 1990.

Affiche de mon exposition au 1er festival du livre d'aventures et de voyages à Saint Malo en 1990.

POC en compagnie du chanteur québécois Gilles Vigneault et du peintre animalier français Serge Nicolle, à bord du Chantauvent, à Natashquan, pendant l'été 1989. Photo: Expédition Audubon-Québec 89.

POC en compagnie du chanteur québécois Gilles Vigneault et du peintre animalier français Serge Nicolle, à bord du Chantauvent, à Natashquan, pendant l'été 1989. Photo: Expédition Audubon-Québec 89.

Mon camp sur l'île du Petit-Mécatina, dans le Havre du Petit-Mécatina , sur la Basse Côte-Nord du Québec pendant l'été 1990.  La  goélette de John-James Audubon, la Ripley, y avait mouillé en 1833. J'étais déjà venu ici l'année précédente sur mon ketch québécois, le Chantauvent, en août 1989. Photo: Pierre-Olivier Combelles.

Mon camp sur l'île du Petit-Mécatina, dans le Havre du Petit-Mécatina , sur la Basse Côte-Nord du Québec pendant l'été 1990. La goélette de John-James Audubon, la Ripley, y avait mouillé en 1833. J'étais déjà venu ici l'année précédente sur mon ketch québécois, le Chantauvent, en août 1989. Photo: Pierre-Olivier Combelles.

Un parfum de forêt

 

 

Le vent se lève

sur la forêt

et caresse les arbres

en grandes vagues douces.

 

Je repartirai vers ce pays,

la proue du navire Argo

tournée vers le nord,

loin de l'alisier léger

et des gentianes cachées.

 

Le vent emporte le parfum du myrica

et des pins sylvestres

au-delà des monts,

au-delà des mers,

jusque vers cette terre

haute, froide et inhumaine,

vers le Labrador.

 

Pierre-Olivier Combelles

10 septembre 1991

Un parfum de forêt
Plume de Grand Corbeau sur la toundra. Basse Côte-Nord du Québec, été 1989. Photo: Pierre-Olivier Combelles

Plume de Grand Corbeau sur la toundra. Basse Côte-Nord du Québec, été 1989. Photo: Pierre-Olivier Combelles

Un parfum de forêt
Projet d'article qu'on m'avait demandé lorsque j'étais au Laboratoire d'Ethnobiologie-Biogéographie du Muséum

Projet d'article qu'on m'avait demandé lorsque j'étais au Laboratoire d'Ethnobiologie-Biogéographie du Muséum

Myrica gale de mon herbier du Québec. C'est un arbuste nordique très aromatique que l'on trouve au sud dans quelques endroits en France, par exemple dans la Forêt de Rambouillet, où il m'a toujours semblé être, avec d'autres plantes, un vestige de la flore du Paléolithique glacial.

Myrica gale de mon herbier du Québec. C'est un arbuste nordique très aromatique que l'on trouve au sud dans quelques endroits en France, par exemple dans la Forêt de Rambouillet, où il m'a toujours semblé être, avec d'autres plantes, un vestige de la flore du Paléolithique glacial.

Le lac Kahakaukamakah, au bout de la chaîne des lacs Coacoachou, sur la Basse Côte-Nord du Québec, itinéraire de migration annuelle des Indiens Montagnais de La Romaine. La taïga et la tondra arbustive ont un merveilleux parfum, celui  des sapins baumiers et des épinettes, du Thé du Labrador..., un parfum inoubliable. Photo: Pierre-Olivier Combelles (1992)

Le lac Kahakaukamakah, au bout de la chaîne des lacs Coacoachou, sur la Basse Côte-Nord du Québec, itinéraire de migration annuelle des Indiens Montagnais de La Romaine. La taïga et la tondra arbustive ont un merveilleux parfum, celui des sapins baumiers et des épinettes, du Thé du Labrador..., un parfum inoubliable. Photo: Pierre-Olivier Combelles (1992)

Extrait de l'article de P.O. Combelles dans Le Naturaliste canadien: Introduction à l'Histoire naturelle de la baie et du lac Coacoachou (, en deux parties, 2001)

Extrait de l'article de P.O. Combelles dans Le Naturaliste canadien: Introduction à l'Histoire naturelle de la baie et du lac Coacoachou (, en deux parties, 2001)

Camp de chasse avec mes amis montagnais derrière l'île de Ouapitagone,sur la Basse Côte-Nord du Québec. 1993. Photo: Pierre-Olivier Combelles.

Camp de chasse avec mes amis montagnais derrière l'île de Ouapitagone,sur la Basse Côte-Nord du Québec. 1993. Photo: Pierre-Olivier Combelles.

Ma tente avec la famille de mon ami montagnais Mathieu Mark,de la Romaine, lors du rassemblement des Indiens de la Côte-Nord du Québec en octobre 1992 au bord du lac Monger, au N de la Basse Côte-Nord du Québec, en protestation contre le projet de harnachement du Lac Robertson par Hydro-Québec. Photo:Pierre-Olivier Combelles

Ma tente avec la famille de mon ami montagnais Mathieu Mark,de la Romaine, lors du rassemblement des Indiens de la Côte-Nord du Québec en octobre 1992 au bord du lac Monger, au N de la Basse Côte-Nord du Québec, en protestation contre le projet de harnachement du Lac Robertson par Hydro-Québec. Photo:Pierre-Olivier Combelles

Le matin, le soleil dessine les ombres chinoises des sapins et des épinettes sur  toile de la tente montagnaise. Quelque part dans le Québec-Labrador... automne 1992. Photo: Pierre-Olivier Combelles

Le matin, le soleil dessine les ombres chinoises des sapins et des épinettes sur toile de la tente montagnaise. Quelque part dans le Québec-Labrador... automne 1992. Photo: Pierre-Olivier Combelles

Pierre-Olivier Combelles sur les Ilots Audubon, sur la Basse Côte-Nord du Québec, pendant l'été 1989. C'est un petit archipel baptisé par l'hydrographe anglais Henry Wolsey Bayfield (https://fr.wikipedia.org/wiki/Henry_Wolsey_Bayfield) en souvenir de sa rencontre avec le célèbre naturaliste et peintre d'oiseaux américain d'origine française sur cette même côte, en 1833.C'est la carte nautique établie par Bayfield que je consulte ici.  Photo: Expédition Audubon-Québec 1989.

Pierre-Olivier Combelles sur les Ilots Audubon, sur la Basse Côte-Nord du Québec, pendant l'été 1989. C'est un petit archipel baptisé par l'hydrographe anglais Henry Wolsey Bayfield (https://fr.wikipedia.org/wiki/Henry_Wolsey_Bayfield) en souvenir de sa rencontre avec le célèbre naturaliste et peintre d'oiseaux américain d'origine française sur cette même côte, en 1833.C'est la carte nautique établie par Bayfield que je consulte ici. Photo: Expédition Audubon-Québec 1989.

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Le système de la globalisation néolibérale craque de toute part (Natacha Polony-Comité Orwell/Figarovox/Horizons et Débats)

26 Janvier 2017 , Rédigé par Béthune

Interview de Natacha Polony accordée à Figarovox

A l’occasion de la sortie de l’essai collectif du Comité Orwell, Bienvenue dans le pire des mondes, sa présidente, Natacha Polony a accordé un entretien fleuve au Figarovox. Pour cette éditorialiste et essayiste française, il existe aujourd’hui une forme de totalitarisme soft.
Figarovox: Vous publiez avec le Comité Orwell que vous présidez l’essai Bienvenue dans le pire des mondes. On pensait après 1991 être débarrassé des totalitarismes idéologiques. Sommes-nous plongés de nouveau dans les mondes de George Orwell et d’Aldous Huxley?

Natacha Polony: Les concepts qu’ont mis en place Orwell [«1984»] et Huxley [«Le Meilleur des mondes»] permettent de penser un monde qui en apparence est totalement différent. Evidemment, notre monde n’a rien à voir avec celui de «1984». A la limite, avec toutes les manipulations de l’être humain permises par les avancées scientifiques, il a peut-être plus à voir avec celui d’Aldous Huxley dans «Le Meilleur des mondes». 
En revanche, nous sommes bien dans des concepts forgés par Orwell utilisés à l’époque dans des contextes différents. Il ne s’agit pas de dire que le totalitarisme que nous vivons serait aussi violent et comparable aux véritables totalitarismes soviétique, maoïste ou nazi, bien sûr que non. C’est justement ce que nous appelons dans le livre le soft totalitarisme parce qu’il ne repose pas sur la coercition. Pour autant, il est tout aussi aliénant par certains côtés. Il faut absolument remettre en vigueur ces concepts marxistes d’aliénation et d’émancipation. Le système auquel nous faisons face remet en cause l’émancipation des peuples et des individus.

(...)

Et y a-t-il une «novlangue»?

Oui, elle est efficace parce qu’à travers une forme de manipulation du langage, tout ceci est présenté sous les aspects de l’objectivité pure et s’est détaché de tous les attributs habituels de l’idéologie. Il suffit d’ailleurs de regarder comment sont présentés les débats idéologiques dans les médias. On ne dit pas «libre-échange» contre «protection». On dit «ouverture» contre «fermeture». Qui serait contre l’ouverture? Evidemment, dit ainsi, l’«ouverture», c’est bien, la «fermeture», c’est mal. Tout le langage est manipulé pour essayer de faire croire que les tenants de régulation de ce système veulent revenir à la nation, au renfermement des peuples sur eux-mêmes. Ils n’aimeraient pas l’Autre parce que – grande manipulation suprême – tout ça se fait finalement au nom de l’Autre, au nom du sympathique migrant. C’est une instrumentalisation du sort de malheureux qui fuient la misère, mais qui permet d’imposer aux classes moyennes et populaires des pays développés un système creusa les inégalités. Il suffit de voir comment a été reçu notre livre. Immédiatement, on nous a accolé des adjectifs comme «identitaire», «populiste» et même «complotiste»…

Quel est le rôle des médias dans la transmission de cette novlangue? Dans les salles de rédaction, il n’y a pas de grand marionnettiste qui tire les ficelles et impose ce système libre-échangiste à tendance softement totalitaire!

Il y a ce qui relève de ce que Pierre Bourdieu appelait un «procès sans sujet», c’est-à-dire que personne n’est coupable immédiatement. Chacun de leur côté, les journalistes tentent de faire leur travail au mieux, mais il se trouve que chacun, malgré lui, participe à ce processus sans sujet. Nous avons fondé le comité Orwell avec Jean-Michel Quatrepoint, Alexandre Devecchio, Emmanuel Lévy, Gérald Andrieu, des journalistes qui venons de différents médias et qui n’avons pas les mêmes opinions politiques et venons d’horizons différents («Le Monde», Marianne, «Le Figaro», Causeur). 
Mais nous l’avons fondé parce qu’il nous semblait que certains sujets n’étaient jamais traités dans les médias ou étaient totalement sous-traités ou seulement selon un prisme qui était au service de cette seule idéologie libre-échangiste et qui ne laissait jamais apparaître les problématiques à l’œuvre en profondeur. Là aussi, revenons-en à Marx et à la différence qu’il établit entre infrastructure et superstructure. On nous vend toujours un débat quasiment moral, sur l’immigration, sur l’ouverture, sur le protectionnisme, et on ne va jamais voir les infrastructures, c’est-à-dire les questions économiques qui fâchent: à qui profite ce système? Le système profite évidemment aux grandes multinationales qui ont confisqué l’économie à leur seul profit, multinationales qui sont en grande majorité anglo-saxonnes et même américaines, en particulier ce que l’on appelle les «GAFA»: Google, Apple, Facebook, Amazon, dont la capitalisation boursière atteint les 600 milliards de dollars. Google dispose aujourd’hui d’à peu près 250 milliards de dollars en cash dans des paradis fiscaux.
Ces problèmes ne sont absolument pas abordés dans les médias parce qu’il y a aujourd’hui une concentration des médias dans les mains de groupes capitalistes qui achètent de l’influence. Les journalistes sont aujourd’hui soumis à un pouvoir économique. Ils subissent une pression pour traiter leurs sujets trop rapidement, selon un rythme qui est celui des chaines d’information en continu, qui ne leur permet pas d’adopter un point de vue éclairé. On pourrait d’ailleurs multiplier les analyses sur le monde médiatique, parler ainsi de la déstructuration dans beaucoup de journaux des différents services. Auparavant, les journalistes étaient des spécialistes de leurs sujets, ils pouvaient parler d’égal à égal avec leurs interlocuteurs et avec leurs sources. Tout ceci a été démantelé au profit d’un journalisme qu’on a voulu axer dans les années 1990 vers ce que l’on appelle l’investigation, avec un roulement dans les services qui les empêche d’acquérir un recul historique.

(...)

Natacha Polony (Comité Orwell)

Lisez ici la totalité de l'article sur le site de la revue suisse Horizons et Débats: http://www.zeit-fragen.ch/fr/ausgaben/2017/nr-2-17-januar-2017/das-system-der-neoliberalen-globalisierung-ist-dabei-auseinanderzubrechen.html

 

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Le "Syndrome politique Munchausen par Proxy"d'Obama: Chelsea Manning comme appât (by James Petras)

26 Janvier 2017 , Rédigé par Béthune

Obama’s Political Munchausen Syndrome by Proxy: Chelsea Manning as Bait

01.23.2017 :: United States

Introduction: The malady, common among political leaders who commit heartless crimes while craving popular adulation as heroes and misunderstood saints, is ‘Political Munchausen Syndrome by Proxy’ (PMSP).

 

PMSP best explains the pathologic drive of politicians and policy makers who inflict relentless, systematic mass destruction and then intervene in a most theatrical manner to save a few victims - thus drawing gratitude from the victim and public support for their ‘humanitarian intervention’ - ignorant of their fundamental role in creating the mayhem in the first place.

The actions of the outgoing President Barack Obama in the last three days of his administration present an example of PMSP on the domestic front.

Throughout his eight years as President of the United States, Obama exhibited many symptoms of PMSP - both abroad and in the US. For his cynical crimes, he was awarded the ‘Nobel Peace Prize’ among other honors.

PMSP - The Abuser as Savior

Each of Obama’s relentless military interventions, including Libya, Somalia, Yemen, Iraq, Afghanistan and especially Syria, were characterized by the deliberate and total destruction of the means of normal civilized social existence for defenseless civilians - the bombing of homes, factories, markets, weddings, funerals, schools, hospitals - leading to the deaths of many thousands and the uprooting of millions into desperate flight. In each case, Obama would proclaim that he was saving the victims from imminent genocide by an abusive ruler or ethnic group. He would rush in to provide a few baskets of relief and a few blankets to some bedraggled survivors of his own bombing campaigns and bask in the glowing praise of mass media propagandists and fellow imperialists. Choreographed applause and adulation would seem to follow America’s First Black President everywhere.

Obama’s bombs, arms and mercenaries drove hundreds of thousands of families into the streets, into the mountains and most horrifically onto rickety, overloaded boats on the seas. In each series of destruction and chaos, he would calculate the point at which his ‘humanitarian intervention’ would most effectively reflect on his heroism.

He destroyed the entire nation of Libya (NDLR:avec le concours du gouvernement de la France occupée), shredded its institutions and infrastructure, bombed its cities and villages, even deliberately sending a deadly missile into the home sheltering a half dozen of President Muammar Gadaffi’s small grandchildren and finally ended up with the public death by torture of the wounded Libyan president sodomized by stakes documented in a imperial-pornographic snuff film that should have revolted the entire world. That the main victims of Obama’s ‘liberation of Libya’ were hundreds of thousands of black Libyan citizens and sub-Saharan African workers did little to detract from his public persona as the first ‘African American’ world hero. The capsized boatloads of fleeing black Libyans and the bloated bodies washing ashore on the beaches of Spain and Italy were never linked to the criminal policies of our Nobel Prize recipient! He even urged Europe to accept the miserable refugees fleeing his war - in a gesture of supreme PMSP. He could do no wrong. This serial political killer had an unquenchable thirst for sympathy and admiration - and a wholly corrupt propaganda machine to polish his halo.

Obama’s PMSP and Chelsea Manning

In his last few days in power, Obama turned his ‘heroic and humanitarian’ attention to individual American victims of grotesque injustice in our bloated and racist prison system - just to prove that the great man could ’set up’ and then save individuals as well as nations.

The cold, calculus of the Munchausen Syndrome by Proxy President finally focused on the fragile form of the imprisoned and tortured Chelsea Manning - hero to millions and condemned traitor to the empire’s ruling elite. For eight years, Barack Obama pursued the arrest, torture, kangaroo court-martial, virtual life sentencing and prison mistreatment of the US soldier who had dared to expose large-scale war crimes in Iraq and Afghanistan and release thousands of damning documents of systematic political war crime hidden from her compatriots. She released videos of US pilots playing ‘execution games’ against a crowd of defenseless Iraqi civilians, including children, as well as equally egregious war crimes elsewhere.

Obama and his fellow war criminals were furious at Manning’s revelations - and approved of her sentence of 35 years, some of which had been served before her conviction in solitary confinement, often stripped naked - in a condition described by the United Nations as torture and inhumane treatment. After her conviction, she was harassed and driven to multiple attempts to take her life.

After seven years of brutal and degrading treatment, spanning almost the entire Obama Administration, the condition of the frail transgender soldier-hero, almost a martyr to truth and justice, her supporters and the world community were desperate with concern for her safety, survival and sanity. At this point, and in the last three days of her administration on January 17, 2017, Obama ‘commuted Manning’s sentence’ but left it to the incoming Trump Administration to free her five months later in May.

Instead of celebrating the liberation and vindication of the hero Chelsea Manning in May, the media drowned out the plight of the frail tortured whistleblower with its loud tributes to the mercy and heroism of the serial abuser - Barack Obama.

Conclusion

In his last days, Obama played the ‘Merciful Pasha’ commuting Manning’s virtual life sentence - which he still justified. Obama did so in a way that literally begged the incoming rabidly reactionary regime of Donald Trump to rescind the commutation or at least impose such levels of torture and pressure on Manning that her very survival and sanity in prison up to her scheduled release in May will be in grave jeopardy.

The most virulent militarists in the US Congress, including the war criminal John McCain, are howling for Manning’s head. While they will torture Manning during the next 5 months behind thick prison walls, the press will compare the vindictive Trump with the benevolent Obama. This is a cynical ’set-up’ for our hero, Chelsea Manning to be driven to suicide by Trump while her ultimate persecutor, the ’saintly’ Barack Obama will ’shine’ for having issue the belated commutation. Obama could easily have released Manning earlier and spared her this mortal danger - but he chose to tie the poor prisoner to a stake - under the blood-lusting noses of our most sadistic militarists - and invite their public display of savagery.

In one very self-glorifying pronouncement, three days before leaving office, Obama has sanctified himself at Manning’s expense and insured Chelsea’s destruction. This is virtuosic Political Munchausen Syndrome by Proxy by a true master!

James Petras

Source: http://petras.lahaine.org/?p=2125

Photo: manifestation de soutien au soldat Manning à Francfort. Source: Par Bradley Manning Support Network http://www.bradleymanning.org, Attribution, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=18159316

Photo: manifestation de soutien au soldat Manning à Francfort. Source: Par Bradley Manning Support Network http://www.bradleymanning.org, Attribution, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=18159316

https://fr.wikipedia.org/wiki/Guy_Georgy

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