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Le Rouge et le Blanc

Articles récents

"Tuer le poulet pour effrayer le singe": la répression en Chine aujourd'hui

21 Novembre 2016 , Rédigé par POC

(...) "Le régime reste légitime aux yeux de nombreux Chinois tant qu’ils leur assurent le vivre et le couvert, et quand bien même il empiète sur une partie de leurs libertés. Cependant, on ne peut nier un début de perte de légitimité. Il y a Hong Kong, où le pouvoir de Pékin n’a toujours pas marqué de son empreinte cet appendice. Il a aussi la fracture sociale profonde au sein du pays, avec des révoltes de paysans que la Chine ne connaissait pas il y a vingt ans. Et que le pouvoir ne résout pas. Il y a enfin les pollutions intenses que les villes subissent. Elles sont mortelles, et les Chinois ont vu que le pouvoir ne réussit pas à agir. Le pouvoir est fort, mais aussi fragile sur plusieurs points. " (...)

Lisez l'article complet ici: http://www.20minutes.fr/monde/1770735-20160121-vague-repression-chine-pouvoir-chinois-prend-beaucoup-risques

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Vies des Hommes illustres: Roger Heim, par Jean Dorst

21 Novembre 2016 , Rédigé par POC

"On arrête les “gangsters”, on tire sur les auteurs des “hold-up”, on guillotine les assassins, on fusille les despotes - ou prétendus tels - mais qui mettra en prison les empoisonneurs publics instillant chaque jour les produits que la chimie de synthèse livre à leurs profits et à leurs imprudences ? »


« Car le procès est dorénavant ouvert, sans risque cette fois d'étouffement. Et c'est aux victimes de se porter partie civile, et aux empoisonneurs de payer à leur tour. Nos avocats seront ceux qui défendent l'Humain, mais aussi la Vie, toute la Vie. C'est à dire notre berceau, puis notre lit de repos, l'air et l'eau, le sol où dorment les semences, la forêt où chante la faune et l'avenir où luit le soleil. En d'autres termes, la Nature. Celle d'où nous venons; celle où nous allons souvent; celle où nous irons à tout jamais.»


Roger Heim. Hommage à Rachel Carson. 1963/1964. Dans “L'Angoisse de l'an 2000”. Page 261. 1973.

http://liberterre.fr/entheogenes/psychonautes/heimroger/hommage-heim1.html

Vies des Hommes illustres: Roger Heim, par Jean Dorst
Vies des Hommes illustres: Roger Heim, par Jean Dorst
Vies des Hommes illustres: Roger Heim, par Jean Dorst
Vies des Hommes illustres: Roger Heim, par Jean Dorst
Vies des Hommes illustres: Roger Heim, par Jean Dorst
Vies des Hommes illustres: Roger Heim, par Jean Dorst
Vies des Hommes illustres: Roger Heim, par Jean Dorst
Vies des Hommes illustres: Roger Heim, par Jean Dorst

Source et texte complet en PDF:

http://www.academie-sciences.fr/pdf/eloges/heim_cr1980.pdf

Pero el Hombre ha adquirido también el hábito de destruir a los demás. Si mata frecuentemente a sus semejantes por rapiña, robo, crimen o guerra, caza también sin necesidad; ha masacrado una gran parte de la fauna terrestre y acuática, talado los bosques, primero por necesidad, luego para enriquecerse, quemado la vegetación por pereza o por sadismo”. Roger Heim, Destruction et Protection de la Nature (Armand Colin, 1952)

Roger Heim, un precursor olvidado

Une remarquable recension, enthousiaste, très illustrée et documentée de cet ouvrage de Roger Heim:

https://elblogdefarina.blogspot.fr/2008/10/roger-heim-un-precursor-olvidado.html

Hommage à Roger Heim
L'écologiste, le mycologue, le psychonaute
par Dominique Guillet

http://liberterre.fr/entheogenes/psychonautes/heimroger/hommage-heim1.html

Sur Roger Heim et sur le même blog: 

http://pocombelles.over-blog.com/2014/07/roger-heim-un-naturaliste-autour-du-monde.html

Roger Heim au Mexique

Roger Heim au Mexique

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La lumière intérieure (Simone Weil)

16 Novembre 2016 , Rédigé par POC

"Un homme qui n’a pas pris la résolution de fidélité exclusive à la lumière intérieure installe le mensonge au centre même de l’âme. Les ténèbres intérieures en sont la punition."
 
Simone Weil, « Note sur la suppression générale des partis politiques » (1940)
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Souvenir du printemps dernier

11 Novembre 2016 , Rédigé par POC

Platanthera chlorantha (Orchidaceae), entre St Benoît et la D 906. Photo: Pierre-Olivier Combelles, mai 2016.

Platanthera chlorantha (Orchidaceae), entre St Benoît et la D 906. Photo: Pierre-Olivier Combelles, mai 2016.

Qui la connait assez, cette Belle de Mai à la peau nacrée qui attend toute nue sur les talus au bord des routes forestières, vêtue seulement de son merveilleux parfum de vanille ? Il n'y a que les naturalistes au coeur tendre et à l'oeil exercé pour le savoir et l'aimer avec passion, quand chaque année l'été revient...
 
Quelques jours après avoir pris cette photo, tous les talus entre Auffargis, Le Perray-en-Yvelines, Vieille-Église et Saint-Benoît étaient brutalement fauchés à blanc par le tracteur.
 
Disparue, envolée, ma Platanthère, comme toutes les autres belles  qui se cachent ou se montrent, discrètes ou coquettes, parmi les herbes du Printemps...

Comme Linné l'avait compris et démontré*, la botanique est une science amoureuse. A un certain degré, elle devient poésie.


Pierre-Olivier Combelles

* Carl von Linné: Voyage en Laponie https://www.ladifference.fr/media/feuilleteuse/extrait-978-2-7291-1412-1.pdf

Cet article est une republication. Source: http://pocombelles.over-blog.com/2016/06/les-belles-de-mai-la-platanthere-platanthera-chlorantha-orchidaceae.html

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Santiano (Les Marins d'Iroise)

11 Novembre 2016 , Rédigé par POC

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Le projet transhumaniste anti-humaniste (TomJo)

11 Novembre 2016 , Rédigé par POC

TomJo

Écologisme et transhumanisme
Des connexions contre nature

(Article paru à l’origine sur le site Hors-sol Herbes folles)

Écologistes, véganes et sympathisants de gauche prolifèrent au sein du mouvement transhumaniste. Après Le Monde, Le Nouvel Obs et Politis, Primevère, le plus grand salon écologiste français, invitait en 2016 un de ses représentants à s’exprimer. Didier Cœurnelle, vice-président de l’Association française transhumaniste, est élu Verts en Belgique. Il aurait eu les mots pour séduire les visiteurs de Primevère, avec une « vie en bonne santé beaucoup plus longue, solidaire, pacifique, heureuse et respectueuse de l’environnement, non pas malgré, mais grâce aux applications de la science (1). » II aura fallu les protestations d’opposants aux nécrotechnologies pour que le salon annule son invitation (2). Les transhumanistes ne luttent pas contre les nuisances. Technophiles et « résilients », ils comptent sur l’ingénierie génétique, la chimie et les nanotechnologies pour adapter la nature humaine et animale à un milieu saccagé.

(...)

Le projet transhumaniste est l’aboutissement de notre soumission à l’expertise technicienne. C’est un projet anti-humaniste, quoi qu’en dise Luc Ferry dans La Révolution transhumaniste (22). Quand l’essayiste nous assure que le transhumanisme est un « hyperhumanisme », il ment. Quand il affirme qu’il ne s’agit plus « de subir l’évolution naturelle, mais de la maîtriser et de la conduire par nous-mêmes », il évite de définir ce « nous-mêmes ». S’agit-il du peuple ? Ou des technocrates dirigeants, de sa propre caste d’ingénieurs des âmes et des corps ? Mais qu’attendre de l’auteur du Nouvel Ordre écologique (1992), qui assimilait l’écologie au nazisme et à l’anti-humanisme ?

Dans la fable transhumaniste, l’humanité est composée non pas d’animaux politiques, mais d’animaux-machines. Cette fable réduit l’histoire au seul progrès technologique.

Écologistes, si vous voulez supprimer les nuisances et non vous y adapter, vous devez rétablir l’histoire. Ne pas confondre progrès technologique et progrès social et humain. Il faut choisir, rester des humains d’origine animale ou devenir des inhumains d’avenir machinal.

Source et article complet: https://lesamisdebartleby.wordpress.com/2016/11/08/tomjo-ecologisme-et-transhumanisme/#more-1070

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George Orwell: « Quelques réflexions sur le crapaud ordinaire »

11 Novembre 2016 , Rédigé par POC

George Orwell: « Quelques réflexions sur le crapaud ordinaire »

« Je pense que c’est en conservant notre amour enfantin pour les arbres, les poissons, les papillons, les crapauds etc., écrivait-il par exemple dans ses "Réflexions sur le crapaud ordinaire" (imaginez la stupeur des lecteurs de gauche découvrant cet article en 1945 !), que l’on rend un peu plus probable la possibilité d’un avenir paisible et décent.» Sentiment philosophique et poétique dont il ne se départira jamais (les dernières années de sa vie, sur l’île de Jura, en témoignent particulièrement) et que Simon Leys résumait admirablement en rappelant que pour Orwell, «dans l’ordre normal des priorités, il faudrait quand même que le frivole et l’éternel passent avant le politique.»

Jean-Claude Michéa

http://bibliobs.nouvelobs.com/essais/20140830.OBS7682/simon-leys-le-fleau-des-ideologues.htm

 

George Orwell

Quelques réflexions
sur le crapaud ordinaire

(Article paru le 12 avril 1946 dans Tribune, Londres,
traduit à Bordeaux, l’hiver 2016, par un ami de Bartleby.)

(...)

"Quoi qu’il en soit, le printemps est là, même au centre de Londres, et ils ne peuvent vous empêcher d’en jouir. Voilà bien une réflexion satisfaisante. Combien de fois suis-je resté à regarder l’accouplement des crapauds, ou deux lièvres se livrant à un combat de boxe dans les pousses de maïs, en pensant à tous ces personnages haut placés qui m’empêcheraient d’en profiter s’ils le pouvaient. Mais heureusement, ils en sont incapables. Tant que vous n’êtes pas vraiment malades, affamés, terrorisés, emmurés dans une prison ou dans un camp de vacances, le printemps demeure le printemps. Les bombes atomiques s’amassent dans les usines, les policiers rôdent à travers les villes, les haut-parleurs déversent des flots de mensonges, mais la Terre tourne encore autour du Soleil. Et ni les dictateurs ni les bureaucrates, bien qu’ils désapprouvent profondément cela, n’ont aucun pouvoir d’y mettre un terme."

GeorgeOrwell

Lisez la suite sur le blog Les Amis de Bartleby: https://lesamisdebartleby.wordpress.com/2016/01/21/george-orwell-quelques-reflexions-sur-le-crapaud-ordinaire/

Ce putois avait sans doute voulu manger ce crapaud écrasé par une auto sur une route de la forêt de Rambouillet, dans les Yvelines. Il aura subi le même sort. Stupides, arrogantes, égoïstes, aveugles, puantes, bruyantes, meurtrières, les autos sont le symbole de ce qu'il y a de plus mauvais dans l'homme. C'est la nature qui en fait les frais. Photo: Pierre-Olivier Combelles

Ce putois avait sans doute voulu manger ce crapaud écrasé par une auto sur une route de la forêt de Rambouillet, dans les Yvelines. Il aura subi le même sort. Stupides, arrogantes, égoïstes, aveugles, puantes, bruyantes, meurtrières, les autos sont le symbole de ce qu'il y a de plus mauvais dans l'homme. C'est la nature qui en fait les frais. Photo: Pierre-Olivier Combelles

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Jean-Claude Michéa nous parle de Simon Leys...

11 Novembre 2016 , Rédigé par POC

Le philosophe Jean-Claude Michéa, auteur d’«Impasse Adam Smith», s’exprime pour la première fois après la mort de Simon Leys, survenue le 11 août dernier. A ses yeux, celui-ci restera comme «le plus grand essayiste de langue française des cinquante dernières années», d’une importance intellectuelle et politique égale à celle d’Orwell et Pasolini. Entretien exclusif pour «le Nouvel Observateur».

Le Nouvel Observateur L’œuvre de Simon Leys fut l’une de vos grandes sources d’inspiration. En quelle année et avec quel livre l’avez-vous découvert?

Jean-Claude Michéa J'ai lu «Les Habits neufs du président Mao» en 1975, autrement dit au moment précis où je commençais à m’immerger dans les écrits de Guy Debord et de l’Internationale  situationniste. On oublie trop souvent, en effet, que cet ouvrage iconoclaste a d’abord été publié en 1971 dans le cadre de la Bibliothèque asiatique de René Viénet (ce dernier - l’une des figures les plus fascinantes de l’IS - ayant lui-même été expulsé de Chine maoïste quelques années auparavant). Il se présentait donc surtout, à l’origine, comme une confirmation empirique des remarquables intuitions  formulées par Guy Debord, dès 1967, dans «Le Point d’explosion de l’idéologie en Chine».

Simon Leys a, du reste, toujours tenu à reconnaître le rôle décisif que René Viénet avait ainsi joué dans son propre parcours intellectuel. «Sans lui, écrivait-il par exemple dans une lettre de 2003 à Pierre Boncenne, je n’aurais probablement jamais rien publié ; on pourrait dire assez littéralement que c’est Viénet qui m’a inventé.» Notons, au passage, que cette  décision de démystifier la «Grande Révolution Culturelle Prolétarienne» - alors même que le culte de Mao battait son plein dans la presse française officielle de l’époque - ne devait absolument rien, chez Simon Leys, aux contraintes universitaires du Publish or Perish. Elle s’était en réalité imposée à lui, un jour de 1967, lorsqu’il avait découvert avec effroi un journaliste chinois en train d’agoniser devant sa porte (lui-même résidait alors à Hong-Kong) après avoir été atrocement torturé par les nervis de Mao.

Depuis lors, je n’ai évidemment jamais cessé de lire avec passion, ouvrage après ouvrage, celui que je considère toujours comme le plus grand essayiste de langue française de ces cinquante dernières années. Par son indépendance d’esprit et son intransigeance morale absolue (sans même parler de sa connaissance inégalée de l’histoire et de la culture chinoises), l’œuvre de Simon Leys se situe clairement, en effet, au même niveau d’importance philosophique et politique que celle d’un Pasolini, d’un Orwell ou d’un Liu Xiaobo.

(...)

Lisez la suite de l'entretien de Jean-Claude Michéa avec Aude Lancelin:

http://bibliobs.nouvelobs.com/essais/20140830.OBS7682/simon-leys-le-fleau-des-ideologues.html

Mort de Simon Leys, le sinologue qui a vu la Chine sombrer dans la barbarie, par David Caviglioli:

http://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20140811.OBS6054/mort-de-simon-leys-le-sinologue-qui-a-vu-la-chine-sombrer.html

La dernière demeure de George Orwell:

http://bibliobs.nouvelobs.com/essais/20130123.OBS6321/la-derniere-demeure-de-george-orwell.html

Au bout d'un long sentier de plusieurs miles, on l’aperçoit enfin. Elle surplombe la baie. On ne regrette pas sa peine. Le ciel est une récompense. L’océan se présente juste comme il faut, découpé, par des collines qui le surplombent. Un peintre, Edward Hopper peut-être, semble avoir arrangé à sa convenance ce rapport entre le vert de la lande, le bleu de la mer, le gris et le mauve des nuages. Une maison en prise directe avec le spectacle de la nature est un théâtre sans commune mesure.
Sur un fond de silence et de solitude, on perçoit le bruissement de la mer. La ferme est seule en contrebas, plus seule encore que je ne l’imaginais d’après les lettres et les descriptions. Enfin Barnhill est sous mes yeux.

George Orwell

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Ce qui m’intéresse, mon domaine de prédilection, c’est la littérature et la peinture chinoises. Quand j’écrivais sur la politique chinoise contemporaine, je ne faisais qu’énoncer l’évidence, ce que tout le monde sait. Mais ça a pu, à cette époque, déranger quelques idiots ici et là – ce qui, de toute manière, n’a eu aucune importance.

Simon Leys.

Vous devez faire partie de l’intelligentsia pour écrire des choses pareilles; nul homme ordinaire ne saurait être aussi stupide.

George Orwell

Dans l’ordre normal des priorités, il faudrait quand même que le frivole et l’éternel passent avant le politique.

George Orwell

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The Most Radical Conservative Regime: Bolivia under Evo Morales (James Petras, 2013)

8 Novembre 2016 , Rédigé par POC

Introduction: Significant changes in Latin America have mystified writers, journalists, academics and policy-makers who purport to comment on developments in Latin America. The case of Bolivia and two term President Evo Morales (2006 – 2014) is illustrative of the utter confusion in political labelling.

(...)

The Morales regime has successfully imposed a political economic model which has generated an unprecedented decade of political and social stability and a growth rate between 4% and 6%. He has secured joint ventures and investments from over fifty of the biggest multi-national corporations and is in good standing with the international financial organizations. Morales has received financial aid from both leftist (Venezuela) and rightist regimes (European Union). The Morales regime has sec ured an ever increasing percentage of votes, over the past decade, ensuring the continuity of policies, personnel, institutions and the class structure. Morales has successfully co-opted formerly militant trade unionists and peasant leaders, through radical rhetoric, stipends and subsidies. He has successfully converted them into “guardians of the status quo”. He has converted Santa Cruz oligarchs into political allies. Morales has isolated and stigmatized dissident peasant organizations and environmental groups protesting infrastructure and agro-mining projects devastating the environment as “tools of imperialism”. Even as he invites imperial MNC to take over natural resources.

Morales has been a master, without peer in Latin America, at justifying orthodox, reactionary policies with radical rhetoric. In defense of extractive capitalist depredation he cites Pachamama the Indian goddess of the Mother Earth;in defence of the exploitation of child labor he claims work inculcates social consciousness and contributes to family income. He provides a ‘bonus’ for school children while more than a third are out of school slaving at below minimum wage jobs (and achieving a “social conscience”). He provides a minimum pension that does not even cover basic survival living while he boasts of budget surpluses, a stable currency and the addition of billions annually to foreign reserves. He speaks to anti-imperialism yet embraces their neo-liberal economic orthodoxy. He describes his regime as a “government of workers and the poor” while his economic and social policies favor the top10%.

Evo Morales has secured a political-economic formula which has succeeded in gaining the support of the left and right, Fidel Castro and the IMF, the Santa Cruz agro-oligarchy and the Indian peasant coca farmers. He has defeated US destabilization and intervention by expelling AID and the DEA and strengthened the capitalist state and increased capitalist profits.

The Morales model of ‘radical conservatism’ is probably not for export to other ruling classes in Latin America. After all how many Indian presidents with a mass following and orthodox economic policies are there in the world? How many leaders can proclaim a “plurinational decentralized state” and centralize political power and economic decision-making in the hands of a small mestizo technocratic elite?

There is no doubt that Evo Morales is an exceptional leader, his multi-faceted politics reflect his genius as a political manipulator. He is not a social revolutionary or even a consequential social reformer. His regime is certainly not a government of workers and the poor. But Evo Morales is Bolivia’s most successful democratic capitalist ruler and he is still expanding his electoral base. The question is how long the “other 50%” will swallow his political chicanery.?

James Petras

Article complet: http://petras.lahaine.org/?p=1968

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Pluralities of Governance in the Russian Arctic by Florian Stammler and Aytalina Ivanova

8 Novembre 2016 , Rédigé par POC

Under what pretext can oil, natural gas, coal, gold, and diamonds be extracted from under the permafrost on indigenous reindeer pastures or hunting and fishing grounds? Like most nation-states, Russia passed federal legislation that authorizes extractivism, a pattern of domination that has been brought to bear on the indigenous people who live off of these lands. Despite the existence of an ostensibly unified legal system, indigenous people and extractive industry engage with the land’s resources very differently. Comparing plural regulatory regimes can help us to understand the process of domination that Stephen Reyna and Andrea Behrends (2011) identify as a key determinant of conflict around resource extraction. The social life of the law within each region is entangled with local legal traditions, worldviews, and practices of deference to local authorities. Through anthropological analysis, we demonstrate how indigenous regulatory systems, hierarchies, and governmentalities shape the social life of extractive industries in the Russian Arctic, even though federal law in principle applies identically to Russia’s remotest corners.

(...)

Lisez ici la suite de l'article: https://culanth.org/fieldsights/937-pluralities-of-governance-in-the-russian-arctic

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