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Le Rouge et le Blanc

Articles récents

Gilles Vigneault: La Manikoutai

17 Août 2011 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

 

Fichier:Gilles Vigneault Chantauvent Natashquan 1989.jpg 

Gilles Vigneault à bord du voilier Chantauvent. Quai de Natashquan, été 1989. Photo (détail): Pierre-Olivier Combelles, Expédition sur la Basse Côte-Nord du Québec dans le sillage de John James Audubon.

 

La Manikoutai, chef-d'oeuvre de Gilles Vigneault,   est l'une des plus belles chansons et l'un des plus beaux poèmes en langue française.

La Manikoutai est une rivière imaginaire de la Côte-Nord du Québec, symbole de  la femme changeante et de celle, bien réelle, qui est aimée par deux hommes partis à la chasse dans le bois et dont l'un ne reviendra pas,  disparu sous la glace traîtresse, par la faute de son compagnon jaloux.


LA MANIKOUTAI

 
Paroles et musique: Gilles Vigneault

 


Ils ont dit que c'était une fille
Moi je dis que c'était la Manikoutai
L'oeil en feuille et la dent de coquille
Telle était la Manikoutai

 

C'était plus haut que la plaine
Il fallait pour aller là
La patience et l'aviron
Connaissance de la chute
Du portage et du courant
Où et comment l'eau culbute
Les oreilles de charrue
Et l'eau morte et les cirés
Les corps morts et les écumes
Veille à gauche et veille à droite
A la pince et au ballant
Sans vouloir te commander
Tiens-toi bien mais laisse aller
Pas grande eau mais c'est assez
Pour te dire qu'à l'eau douce
On finit par dessaler

Et ça c'était pour l'été

 

Ils diront que c'était une femme
Moi je dis que c'était la Manikoutai
Le dos souple et la danse dans l'âme
Telle était la Manikoutai

 

Fatiguée de la semaine
En rapide et gros bouillons
Elle faisait son dimanche
En amont du quatrième
Vive encore et paresseuse
Avec du sable en dorure
Et les beaux cailloux tout ronds
A deux pas c'est une source
A trois pas c'est un brûlé
Le foin haut puis les framboises
Les bleuets puis les béris
Et le petit bois d'argent
Prends ton temps prends par ta course
C'est piquant puis déchirant
Pas si vite assieds-toi là
On va compter les cailloux

Ça c'était pour le beau temps...

  

Ils croyaient que c'était une fée
Mois je dis que c'était la Manikoutai
De feu, d'or et d'automne attifée
Telle était la Manikoutai

 

Aux premiers jours de gelée
Elle a déjà le gros dos
Les manchons puis les manteaux
Tout en blanc et beau et chaud
Elle a la race et la grâce
Elle est de chasse et de glace
Les renards et les visons
Les rats musqués les castors
Le loup-cervier puis la loutre
Lui font dentelle de traces
Et quand la glace est trop mince
Pour la tenir enfermée
Elle saute la fenêtre
Elle est noire et douce-froide
Et c'est le froid qui la dompte
À la tombée de la nuit

Et c'est le temps de l'hiver...

 

Ils croiront que c'était une amante
Je dirai que c'était la Manikoutai
Jeune et vieille et muette et parlante
Telle était la Manikoutai

 

C'était le temps du trappeur
Et le temps des compagnies
On partait le vingt octobre
On revenait vingt janvier
Quand un homme est à la chasse
Sa blonde a des cavaliers
Sont partis le même jour
Mais chacun de son côté
On a trouvé par les traces
Qu'une fois rendus aux pièges
Avaient chassé tous les deux
Jusqu'à ce trou dans la neige
Attention la glace est mince!
Tu la salueras pour moi
Non. Viens pas! Tiens-toi, j'arrive!
Les chiens sont revenus seuls...

Ça c'était pour le printemps

 

Ils ont dit que c'était la Julie
Moi je dis que c'était la Manikoutai
Ils diront qu'avec l'âge on oublie
Telle était la Manikoutai

 

 

Source: Textes de Gilles Vigneault   link

 

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La basilique Saint Denis en état de délabrement

14 Août 2011 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

Alors que des ferrailles gigantesques au coût exhorbitant insultent le palais et les jardins de Versailles et l'image de la France, la basilique Saint Denis, nécropole des rois de France, déjà dévastée pendant la Révolution, est en état de délabrement.

 

Article du Cercle Hernani: link

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La tyrannie et l'impérialisme de la haute finance américaine (Eberhard Hamer/Horizons et Débats)

12 Août 2011 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

La haute finance américaine asservit systématiquement ses débiteurs aux intérêts de leurs dettes - Une nouvelle forme d’impérialisme
par Eberhard Hamer

 

Horizons et Débats (Suisse)

8 août 2011 - 11e année - N°31

link

 


Certains aspects des crises de l’euro et de la finance mondiale qui nous paraissent absurdes pourraient obéir à une stratégie:

 

•Pourquoi les citoyens américains ont-ils dû endosser la responsabilité étatique des spéculations ratées des banques de la haute finance?
•Pourquoi les Etats de l’UE ont-ils dû assumer la responsabilité des pertes des banques spéculatrices?
•Pourquoi la Réserve fédérale (FED), qui appartient à la haute finance, a-t-elle réduit à zéro le taux d’intérêt pour les banques qu’elle possède?
•Pourquoi les banques spéculatrices internationales ont-elles imposé aux pays des crédits dont ils ne peuvent payer les intérêts à des taux normaux et surtout qu’ils ne peuvent pas rembourser?
•Pourquoi Sarkozy, Trichet, Strauss-Kahn et Obama, qui étaient liés au milieu des «banksters» avant d’entrer en politique, ont-ils forcé les pays sérieux de la zone euro à endosser les dettes des Etats surendettés et transformé l’UE en une union de transfert au mépris de tous les statuts et traités?
•Pourquoi la Banque centrale européenne (BCE) a-t-elle, contrairement à ses statuts, racheté plus de crédits pourris pour les Etats endettés (Grèce, Portugal) qu’elle n’a de fonds propres?
•Pourquoi les banques internationales qui ont accordé des crédits pourris aux Etats en faillite ne peuvent-elles pas participer à la garantie de ces crédits?
•Pourquoi, après les superprofits réalisés sur ces produits financiers pourris, on ne peut discuter que de responsabilité et de remboursements socialisés?
•Pourquoi l’industrie financière mondiale et les gouvernements serviles refusent-ils avec une telle obstination de reconnaître l’insolvabilité des Etats débiteurs (Grèce, Portugal, Irlande, etc.) qui existe depuis longtemps?
•Pourquoi les Etats débiteurs surendettés comme la Grèce et le Portugal n’ont pas le droit de se déclarer en faillite et d’assainir leurs finances?

 

Suite de l'article sur le site de Horizons et Débats: link

 

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La mer a écrit sur le sable...

11 Août 2011 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

POC-BCN--1989-d-tail-POC.jpg

 

 

La mer a écrit sur le sable avec des mots de coquillages, d'algues et de cailloux polis. En phrases de laminaires et de bâtons blanchis, elle a raconté l'histoire des vagues qui courent sur le dos de la mer sans bornes.

 

Cheveux d'algues embrouillés, emmêlés de sable et de débris de coquilles

 

Nacres roses, ongles de sirènes oubliés sur la peau du sable

 

Et tous ces pas d'hommes, de femmes et d'enfants

 

qui vont et qui viennent, déjà effacés par la vague

 

Plumes légères, abandonnées par les oiseaux, rémige du fou de Bassan, petite plume blanche de mouette rieuse ou de sterne, plume striée de beige-roux du courlis

 

La partition des rides sur le sable à marée basse où mes pas dessinent des notes de musique

 

Cette petite porcelaine rose, pareille à un sexe féminin

 

Et tous ces pas d'oiseaux aux bord des premières vagues...

 

La mer a écrit sur le sable avec des mots de coquillages, d'algues et de cailloux polis. En phrases de laminaires et de bâtons blanchis, elle a raconté l'histoire des vagues qui courent sur le dos de la mer sans bornes.

 

 

Pierre-Olivier Combelles (1992)

 

 

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La ligne droite et courbe du Japon (André Leroi-Gourhan)

11 Août 2011 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

 

"Je parle souvent de cette ligne unique propre au Japon, ni droite ni courbe à force de vouloir être à la fois courbe et droite : le flanc du Fuji, la ligne du sabre, le rempart d'un château, la branche du pin, les îles dans la Mer intérieure, le flanc du toit, le bord d'un seau, le bol à thé, la coupe d'un vêtement, le geste d'un danseur, un trait de calligraphie"

André Leroi-Gourhan, Pages oubliées sur le Japon, 2004.

 

Katana ancien

 

 

Notice du Collège de France sur André Leroi-Gourhan (1911-1986): link

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La santé selon le Dr Knock ... et le lobby pharmaceutique!

6 Août 2011 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

"La santé n'est qu'un mot qu'il n'y aurait aucun inconvénient à rayer de notre vocabulaire."

 

"L'homme en bonne santé est un malade qui s'ignore"

 

Dr. Knock

 

 

 

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La forêt française entre privatisation et suicides. In memoriam Stéphane Rossi

5 Août 2011 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

Qui aurait cru que la forêt domaniale française puisse être privatisée ? Qui aurait cru que des gardes forestiers, ces experts et ces amoureux de la forêt, de ses plantes et de ses animaux, ayant souvent choisi leur beau métier par vocation, se suicideraient un jour pour des questions de travail ? Qui aurait cru qu'un président français donnerait l'ordre de décimer la forêt nationale, patrimoine de tous les Français, constitué depuis le temps des rois ?

L'Etat a abandonné la souveraineté monétaire aux banques. L'Etat et les Français sont ainsi obligés de leur emprunter l'argent avec intérêt. C'est l'usure, condamnée dans l'Antiquité et sous la Chrétienté. Les banques sont devenues ainsi  les détentrices d'une énorme dette publique et privée. l'Etat est en quasi-faillite, beaucoup de  Français se sont appauvris et ont perdu leur travail. Pour se faire rembourser la dette et les intérêts de la dette, les "milieux financiers" exigent l'application de mesures d'économie dans l'ensemble du service public, le départ de nombreux personnels et un rythme de travail et des exigences de "rentabilité"  inhumains pour les autres. Le service public fonctionnant donc de plus en plus mal, les "milieux financiers" demandent sa privatisation. Le gouvernement vend alors aux banques et à la ploutocratie notre service public et notre patrimoine national. Les Français sont ainsi dépouillés de tout: travail, argent, biens personnels, service public, patrimoine national.

P.-O.C

 

Patrimoine
La France veut-elle privatiser ses forêts se débarrasser de l’ONF ?

Par Raphaël Baldos (14 juillet 2011)

dimanche 24 juillet 2011, par Comité Valmy

Trois suicides en un mois ont endeuillé l’Office national des forêts (ONF), qui gère un quart des zones boisées. Un mal-être social se répand chez les gardes forestiers alors qu’une note de la direction générale du Trésor suggère de privatiser en partie le service public de la forêt. Objectif de l’État : extraire toujours plus de bois dans un contexte où les réductions d’effectifs s’accentuent. Syndicats et communes forestières s’inquiètent. La forêt, ce n’est pas seulement des troncs découpés en planches : c’est aussi un lieu de préservation de l’environnement et de lien social.

Suite de l'article sur le site du Comité Valmy: link

 ONF: 2 nouveaux suicides

AFP Publié le 11/07/2011 à 18:00 Réactions (9) Deux gardes forestiers se sont récemment suicidés dans leur logement de fonction, la CGT-Forêt y voyant la conséquence de la réorganisation de l'office national des forêts (ONF). link

Automne.jpg

  La forêt de Rambouillet en automne (Butte de l'Epars)

Photo: Pierre-Olivier Combelles

 

 IN MEMORIAM STEPHANE ROSSI

 

Le poète naturaliste du Parc d'en Haut

 

Stéphane Rossi était un poète naturaliste qui avait élu domicile, dans les années 1980-1990, dans la maison forestière abandonnée du Parc-d'en-Haut, dans la forêt de Rambouillet, entre Saint Léger-en-Yvelines et Montfort- l'Amaury.

Grâce à lui, le Parc-d'en-Haut était devenu le rendez-vous des amoureux savants de la forêt de Rambouillet, ce royal vestige de l'antique Forêt des Carnutes. Parmi eux, des chercheurs du Muséum national d'Histoire naturelle, des collaborateurs du CORIF (Cercle des Ornithologues d'Ile-de-France) et les futurs membres du CERF (Centre d'Etudes sur Rambouillet et sa Forêt) dont il fut le fondateur.

Un soir, je m'en souviens (cela devait être en 1990 ou 1991), nous y avions admiré sa collection de bois de cerfs et conversé ensemble, au coin du feu, avec quelques amis de passage, avant d'aller guetter au bord d'une mare, à la pleine lune, le passage du renard... qui n'était pas venu, ayant affaire ailleurs ce soir-là.

Stéphane Rossi aurait pu devenir un remarquable animateur au service de l'Office National des Forêts et de la SARRAF qui regroupe les propriétaires des forêts privées du massif de Rambouillet. Il n'en a pas été ainsi. La maison forestière du Parc-d'en-Haut, bien qu'abandonnée et laissée sans entretien par l'ONF, ne lui appartenait pas. Il a dû la quitter. Il a mis fin à ses jours le 13 décembre 2000. Qu'il repose en paix.

Deux poèmes de Stéphane Rossi:

 

NATURALISTE ? L'ADDITION !  

 

Au début, cela avait commencé
Par la lecture des grands auteurs
Puis par la découverte du terrain:
La joie de l'évasion
Et l'ivresse de la quête.

Tout lui était nouveau.
Au Passoir, il bondissait de joie
A la vue d'une couleuvre à collier.
A la source bleue, ce fut la rencontre
Avec le triton marbré.

Puis, les années passant,
Etonné de ne voir cette forêt
Aimée que pour ses chasses,
Il prit peur que disparaissent
Des lieux inconnus de tous.
Alors, il s'agita beaucoup
Réunionnant et conférençant
Ou notant et griffonnant
Sur des feuilles éparses
Les observations nocturnes et crépusculaires
Qu'il effectuait en forêt.
De peur d'oublier un détail
Il arpentait en diagonale et en carré
Son aire de répartition
Limitée pendant longtemps
A une journée de bicyclette.

Il savait qu'il n'aurait jamais le temps
Que de toute façon, la fin était proche
Il n'attendait pas de récompense
C'était pour lui une question de fidélité.

Parfois, il pensait, tel un archiviste,
Qu'une fois tout noté, analysé et synthétisé
Son devoir serait terminé
Et qu'il lui suffirait de le présenter
Aux gens sérieux,aux gens responsables
A ceux qui ont du crédit mais vivent à crédit.

Il savait qu'il était petit
Que face à tous ces gens importants
Qui avaient pris leur train de vie à grande vitesse
Il n'était rien.
Rien qu'un pauvre petit homme
Resté sur le quai de la gare
Pas à cause de valises trop lourdes
Mais à cause du sens de la visite.

Alors il notait, honnêtement
Ni plus, ni moins
Dans l'attente d'un projet dément
Autoroute ou grande rocade
Afin de pouvoir consciencieusement
Présenter la note...

 

Stéphane Rossi
Le Parc d'en haut
9 Novembre 1988
Oh15

 

FAITES DU CAFE
 

Pour venir, c'est simple
Bien sur, il faut un peu chercher
Mais un trésor sans sa quête
C'est comme une nuit sans étoiles
Une mare sans grenouilles...

Alors voilà:
Dans la direction du soleil couchant,
A une journée de marche,
De la très grande ville,
Il y a une grande forêt,
Dans cette grande forêt,
Comme dans toutes les forêts,
il y a des routes,
Des chemins et des sentiers.

Cherchez le long de ces chemins
Les rares maisons qui subsistent.
Si vous en trouvez deux proches
Reliées par un mur d'enceinte
Au bord d'une clairière
Entourée de grands chênes
Et si la cheminée fume
C'est qu'il n'est pas loin.
Si la porte est ouverte
C'est qu'il est tout prêt.

Quoique...
Un oiseau l'a peut-être distrait
Et qu'il est ailleurs...
Ou bien un essaim d'abeilles
L'aura emporté au loin.

Mais rentrez tout de même,
Entretenez le feu, faites du café.
Qu'il soit chaud quand il viendra.

A son retour
Laissez le parler
Car … force de vivre seul
Il est devenu bavard.

Mais ne lui demandez surtout pas
Pourquoi il vit là.
Il vous répondrait:
Pour le vent, la pluie et le froid
Mais aussi
Pour le chant des oiseaux
Le miel et les canards,
Pour le feu dans la cheminée,
Le renard dans la nuit
Et les visites des amis.

 


Stéphane Rossi
Le Parc d'en Haut
Le 6 Janvier 1988. 22h.
Des chemins et des sentiers.

 

Extrait su site "En souvenir de Stéphane Rossi": link

CERF: link

 

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La Maison forestière du Parc-d'en-Haut, en hiver. 

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Ivo Uri (Suisse): le temps, ce n'est pas de l'argent

5 Août 2011 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

Epuiser nos potentialités en tant que citoyens – vers une gestion plus juste
«Les trois sortes de temps – sortie du cercle vicieux de l’accaparement» Connaissances acquises par Ivo Muri en sept ans de recherches concernant le temps

par Madeleine Dommen

 
Horizons et Débats (2 août 2011): link

 

 

 

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Las civilizaciones hallan la muerte por sus proprias manos (San Cipriano, San Ambrosio, Arnold Toynbee, Oswald Spengler)

3 Août 2011 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

"Os quejáis de la agresión de enemigos externos. Mas si el enemigo externo cesara de hostigar, ¿serían realmente capaces los romanos de vivir en paz con los romanos? Si el peligro exterior de invasión por parte de bárbaros armados pudiera ser conjurado ¿no quedaríamos expuestos a una agresión civil, más feroz y pesada, en el frente interior, en forma de calumnias e injurias infligidas por los poderosos a sus más débiles conciudadanos? Os quejáis de las malas cosechas y de las hambres, pero las peores hambres no se deben a la sequía, sino a la rapacidad, y la más flagrante miseria nace del lucro excesivo y del aumento de precios en el mercado del trigo. Os quejáis de que las nubes no vierten su lluvia en el cielo, e ignoráis los graneros que dejan de verter su cereal en la tierra. Os quejáis del descenso de la producción y pasáis por alto el fallo en la distribución a quienes lo necesitan de lo que en la actualidad se produce. Denunciáis la plaga y la pestilencia, mientras que, en realidad, el efecto de tales calamidades es sacar a la luz o hacer comprender los crímenes de los seres humanos..."

(San Cipriano, Ad Demetrianum, citado por Toynbee, en El Estudio de la Historia).

"Las civilizaciones han hallado la muerte no por causa del asalto de un agente externo e incontrolable, sino por sus propias manos (Toynbee, op.cit.). En el siglo IV un obispo cristiano occidental llegó a la misma conclusión: "El enemigo se halla dentro de vosotros; la causa de vuestro error radica en vosotros. Os digo que se encierra sólo en vosotros"

(Ambrosio, Hexameron I).

 

« La pregunta sobre si será posible alguna vez la paz mundial puede ser contestada sólo por quien conozca y estudie la historia universal. Estudiar la historia universal significa conocer a los hombres tales como han sido y serán siempre.

Hay una diferencia enorme, que la mayoría de la gente nunca apprenderá a comprender, entre considerar la historia del futuro tal como ha de ser o tal como uno quiere que sea. La paz es un deseo, la guerra es un hecho, y la historia de la humanidad no se ha preocupado nunca de los deseos e ideales humanos. La vida es una lucha entre individuos, clases sociales, pueblos y Estados, lo mismo si se combatre bajo formas económicas, sociales, políticas o militares. Es una lucha por el poder para llevar a efecto la propria voluntad, la propria ventaja o la propria idea de lo que es útil o justo y, si fallan otros medios, siempre se utilizará la fuerza como ultimo último recurso. Se podría llamar criminal al individuo que emplea la fuerza, revolucionaria o traidora a una clase ; sanguinaria a una Nación ; pero eso no cambia la cosa. El comunismo mundial de nuestros días habla de sus guerras como revoluciones ; los imperios coloniales hablan de la, pacificacíon de los pueblos extranjeros y, si el mundo fuera una federación de Estados, se llamaría revoluciones a las guerras. Estas son meras diferencias verbales… Pero si naciones enteras se hacen pacifistas, ello constituirá un síntoma de senectud… Mientras haya desarrollo humano habrá guerras. »

Oswald Spengler, 1936

Cité par Norberto Ceresole in Politica nacional y proyecto de país en un mundo apolar. El bloque editorial, Buenos Aires 1994.

 

La paix mondiale par et pour le pouvoir pervers et tyrannique de la ploutocratie du NOM*  n'a d'autre signification que la mise en esclavage et la fin de l'humanité.

* Nouvel Ordre Mondial.

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"Aucun individu ni aucune Nation ne peuvent renoncer à leur personnalité" (Eamon de Valera)

26 Juillet 2011 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

 

461px-Coat of arms of Ireland.svg

 

Après avoir quitté la Présidence de la République française, le général de Gaulle fit un voyage en Irlande, terre de ses ancêtres maternels. Il y rencontra le 17 juin 1969 le président Eamon de Valera, âgé de 85 ans, fondateur de la République d'Irlande:

- E. de Valera: "Quand je suis allé aux Etats-Unis d'Amérique il y a un certain temps, j'ai dit qu'on devait souhaiter la réalisation des Etats-Unis d'Europe; puis je suis retourné dans mon pays. J'ai réfléchi et je me suis rendu compte de mon erreur. Aucun individu ne peut renoncer à sa pesonnalité. Cela s'applique à une famille et à une nation."

- C. de Gaulle: "C'est exactement ce que je pense."

 

In: A. Peyrefitte: C'était de Gaulle.

 

Archives INA: le voyage de de Gaulle en Irlande: link

 

 


 

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