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Le Rouge et le Blanc

Articles récents

Le Pen: les préparatifs d'une guerre contre l'Iran. 16 septembre 2008

18 Septembre 2008 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

Le Pen : les préparatifs d’une guerre contre l’Iran

 

 

(Discours de clôture de l’université d’été du Front national)

 

Alors, mesdames et messieurs, je vous le dis sans détour : nous n’avons pas à participer à une quelconque guerre religieuse ou politique contre l’Iran.

 

A l’heure où je vous parle en effet, d’importants mouvements militaires américains, anglais et Français se dessinent en direction du Golfe Persique, tandis que le Congrès américain discute sur le projet d’imposer un blocus maritime à l’Iran.

 

Le blocus maritime, c’est toujours la première étape vers la guerre, comme le précédent irakien l’a bien montré.

 

Une importante armada alliée est désormais positionnée dans l’Océan indien.

 

Elle comprend deux des plus gros porte-avions de l’US Navy, deux porte aéronefs, dont l’un des Marines, un sous marin nucléaire Français ainsi que l’ensemble de leurs groupes de combat associés.

 

Des navires d’assaut amphibie des Marines et leurs groupes expéditionnaires font partie de la Task Force ainsi que des unités des forces spéciales de l’US Navy.

 

Les porte-avions USS Ronald Reagan et USS Roosevelt, flanqués de leurs groupes d’attaque, ont quitté leurs bases respectives du Japon et de Virginie.

 

Ils se sont déployés dans la zone qui s’étend du Golfe Persique à l’océan indien occidental.

 

Six porte avions et l’ensemble de leurs navires d’escorte sont désormais à proximité du Golfe.

 

En comptant les unités déployées pour les missions de surveillance des côtes somalies, de soutien au déploiement en Afghanistan et de contrôle du Golfe, ce sont plus de 100 bâtiments de combat qui sont sur zone ou à proximité, et plus de 1500 avions de combat, concentrés dans un rayon utile pour un bombardement massif.

 

C’est là une concentration navale sans précédent depuis 1991, date de la première guerre contre l’Irak.

 

Les essais de la nouvelle bombe américaine anti-bunkers, la MOP, sont terminés depuis début juillet, ainsi que les exercices de bombardements réalisés sur Guam.

 

Le Koweit a mis ses forces armées en état d’alerte et il ya quelques jours, la diplomatie de Sarkozy a fort opportunément détaché de l’Axe du Mal le seul allié potentiel de l’Iran dans la région, c’est-à-dire la Syrie, comme pour mieux isoler Téhéran.

 

Alors, au nom de l’opinion mondiale, qui a le droit de savoir, je pose la question aux autorités américaines : de quoi s’agit-il exactement ?

 

D’une intervention sans l’aval de l’ONU ?

 

Est-ce que l’armada alliée est là pour imposer un blocus sur les produits pétroliers ?

 

Et sur le fondement de quel mandat international ?

 

S’agit-il, au travers de cette concentration de troupes, de créer les conditions d’un incident avec les Pasdarans, les Gardiens de la Révolution iranienne, pour engager une épreuve de force ?

 

Je pose également la question à Nicolas Sarkozy :

 

Pourquoi un sous-marin nucléaire français est-il engagé au côté des américains ?

 

Pourquoi un groupe de six avions Rafale de l’aéronavale française est-il à bord du porte-avions USS Roosevelt ?

 

C’est la première fois, mesdames et messieurs, je dis bien la première fois, que des chasseurs bombardiers français sont opérationnels sur un porte-avion américain. Le 17 juin dernier, à l’occasion de la réception de la Commission du Livre Blanc, le Chef de l’Etat déclarait pourtant : " La France ne placera jamais aucun contingent militaire sous commandement de l’OTAN en temps de paix ".

 

Là, il ne s’agit même pas de placer nos troupes sous l’égide d’une organisation internationale comme l’OTAN mais de les mettre sous l’autorité d’une autre nation, les Etats-Unis d’Amérique !

 

Nos maigres moyens devraient être exclusivement au service de la défense des intérêts français.

 

 

 

 

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Liberté

17 Juin 2008 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles Publié dans #Lettres

Une foule homogène ne réclame pas liberté.
La société hiérarchisée n'est pas seulement la seule où l'homme peut être libre, mais aussi la seule où il lui est indispensable de l'être.

Nicolas Gomez Davila

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Anima Christi

1 Juin 2008 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles Publié dans #religion



Âme du Christ, sanctifiez-moi,

Corps du Christ, sauvez-moi.

Sang du Christ, enivrez-moi,

Eau du côté du Christ, lavez-moi.

Passion du Christ, fortifiez-moi.

O bon Jésus, exaucez-moi.

Dans vos blessures, cachez-moi.

Ne permettez pas que je sois séparé de vous.

De l’ennemi défendez-moi.

À ma mort appelez-moi.

Ordonnez-moi de venir à vous,

Pour qu’avec vos saints je vous loue,

Dans les siècles des siècles.

Ainsi soit-il.

 

 

Anima Christi, sanctifica me.

Corpus Christi, salva me.

Sanguis Christi, inebria me.

Aqua lateris Christi, lava me.

Passio Christi, conforta me.

O bone Jesu, exaudi me.

Intra tua vulnera absconde me.

Ne permittas me separari a te.

Ab hoste maligno defende me.

In hora mortis meae voca me,

Et jube me venire ad te,

Ut cum Sanctis tuis laudem te

In saecula saeculorum.

Amen.





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Saint Vincent de Paul

31 Mai 2008 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles Publié dans #religion



Cherchons les plus pauvres et les plus abandonnés: ils sont nos seigneurs et nos maîtres.

Saint Vincent de Paul

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Sur l'usage des biens

25 Mai 2008 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

"L'homme ne doit pas avoir des choses extérieures comme si elles lui étaient propres, mais comme étant communes."

Saint Thomas d'Aquin, Somme théologique, II, II, 66, 2)

C'est pourquoi la formule révolutionnaire et marxiste : "La propriété, c'est le droit d'user et d'abuser" est inique.

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Le réactionnaire, par Nicolas Gomez Davila

21 Mai 2008 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles Publié dans #Lettres

"Si le progressiste se tourne vers l’avenir, et le conservateur vers le passé, le réactionnaire ne cherche ni dans l’histoire d’hier ni dans l’histoire de demain le paradigme de ses aspirations. Le réactionnaire n’acclame pas ce que doit apporter la prochaine aube, ni ne s’accroche aux ombres ultimes de la nuit. Sa demeure s’élève dans cet espace lumineux où les essences l’interpellent par leur présence immortelle. Le réactionnaire échappe à l’esclavage de l’histoire, parce qu’il poursuit dans la jungle humaine des traces de pas divins. Les hommes et les faits sont, pour le réactionnaire, une chair servile et mortelle qu’animent des souffles venus d’ailleurs. Être réactionnaire, c’est défendre des causes qu’on ne joue pas aux dés de l’histoire, des causes qu’il importe peu de perdre. Être réactionnaire, c’est savoir que nous ne découvrons que ce que nous croyons inventer ; c’est admettre que notre imagination ne crée pas, qu’elle ne fait que dénuder de tendres corps. Être réactionnaire, ce n’est pas embrasser des causes déterminées, ni plaider pour des fins déterminées, mais soumettre notre volonté à la nécessité qui n’étouffe pas, ranger notre liberté à l’exigence qui ne contraint pas ; c’est surprendre les évidences qui nous guident, endormies sur la grève des lacs millénaires. Le réactionnaire n’est pas un nostalgique rêvant de passés abolis, mais celui qui traque des ombres sacrées sur les collines éternelles." (Le réactionnaire authentique)

 

Le Réactionnaire authentique

, Anatolia - Éditions du Rocher, 2005. Choix de Samuel Brussell, préface de Martin Mosebach. Traduit de l'espagnol par Michel Bibard.
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"Moins l'ami des Muses a affaire à l'homme politique, mieux cela vaut pour lui..." (Ernst Jünger)

16 Mai 2008 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles Publié dans #Lettres

"Ce mélange de pathétique et de comique, cette prose empruntée aux militaires, jusque chez les pacifistes, tout cela devrait convaincre une fois pour toutes l'ami des Muses égaré dans la politique qu'il n'a rien à attendre d'une pareille compagnie. Et encore moins à en espérer; c'est ce que prouve le destin du poète dans la révolution française, et presque chacune des autres.

Moins l'ami des Muses a affaire à l'homme politique, mieux cela vaut pour lui, et cela vaut de n'importe quel système. Il peut déjà s'estimer heureux de n'être point aperçu, ou même d'être simplement toléré.

(...)

Ce qui compte pour l'artiste, que ce soit sous la monarchie ou en démocratie, c'est l'intérêt que prend le puissant aux arts - pour parler simplement, son goût. Il est vrai que la Nature, et déjà la compréhension des éléments qui la constituent, font que le bon goût est moins inaccessible à la justice qu'à l'étroitesse fanatique de l'idéologie."


Ernst Jünger, L'auteur et l'écriture, Christian Bourgois, 1983.

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8 mai 1429: délivrance d'Orléans par Jeanne d'Arc

8 Mai 2008 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles Publié dans #France





Qui vit donc chose advenir

Plus hors de toute opinion

Que France, de qui mention

On faisait qu’à terre est tombée,

Soit par divine mission

De mal en si grand bien mué,

Et par tel miracle vraiment

Que, si chose n’était notoire

Et évident quoi et comment,

Il n’est homme qui le pût croire !

Chose est bien digne de mémoire

Que Dieu, par une vierge tendre

Ait ainsi voulu [chose voire (vraie)]

Sur France si grand grâce étendre. (Q, v, 3 et s)



Christine de Pisan

(Ecrit en 1429, alors qu’elle vivait retirée dans une abbaye depuis 11 ans. )

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Comte de Chambord: "Ce sont les princes d'Orléans qui sont mes héritiers légitimes"

6 Mai 2008 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles Publié dans #France

 



" Monseigneur était la distinction en personne. Il était impossible de l’approcher sans se sentir enthousiasmé, il avait un entrain, une verve inépuisable et ses grands yeux bleus respiraient la bonté et l’intelligence. Il adorait la chasse et se plaisait à m’entendre raconter quelques-unes des miennes dans les longues promenades que nous faisions quelquefois en tête à tête. "

[…]

" J’ai eu l’honneur de revoir Mgr le comte de Chambord deux fois encore : en 1862, ma fille Marguerite (votre grand-mère) épousait le comte René de Beaumont. Peu après ce mariage, j’ai voulu présenter mes enfants à Monseigneur. C’était un devoir de convenance et surtout de cœur, Monseigneur ayant toujours été pour moi d’une bonté parfaite. Ce fut au château de Warteg sur les bords du lac de Constance, chez Mme la duchesse de Parme que nous fûmes reçus. Un soir, après dîner, Mme la Duchesse et ma fille étaient assises dans l’embrasure d’une fenêtre qui donne sur le lac. Monseigneur et moi causions debout presque adossés aux fauteuils de ces dames (voyez comme je me souviens de toutes les particularités). Tout à coup, mon oreille fut frappée par le nom des princes d’Orléans que l’on prononçait. Je prêtais l’oreille et voici en propres termes ce que j’ai entendu : Ma fille disait à la duchesse de Parme : " Mais, Madame, si le comte de Chambord venait à mourir sans enfant ce sont vos fils qui hériteraient de la couronne de France ? – Pas du tout mon enfant, mes fils n’ont absolument aucun droit, ce sont les princes d’Orléans qui sont les héritiers légitimes de mon frère. " Ma fille insistait : " Vous êtes légitimiste n’est-ce pas ma chère petite, il faut accepter les conséquences du principe. " En entendant ces paroles qui n’avaient pas non plus échappé à Monseigneur, je le regarde sans me permettre bien entendu de lui adresser une question. Mais il comprit vite qu’il y avait une interrogation dans mon regard et, aussitôt, il me dit : " Ma sœur a parfaitement raison, ce sont les princes d’Orléans qui sont mes héritiers légitimes. "

Voici textuellement ce que j’ai entendu, cette conversation était assez importante pour qu’elle soit restée profondément gravée dans ma mémoire. Je n’y ajoute, ni n’en retranche un seul mot. "

 

Vicomte Emile de la Besge*, Souvenir et récits de chasse. Olivier Perrin, 1971.

 


* (La Fouchardière 2 août 1812- Persac, 2 juin 1905)


Evidemment, quand on est Français, catholique et légitimiste, on ne devient pas orléaniste... Non licet. La raison ni l'honneur ne le permettent. Peut-être la duchesse de Parme et le  comte de Chambord auraient-ils dû employer le terme "légal" au lieu de "légitime". En tous les cas, ces mots, lourds de sens et de conséquences, ne signifiaient-ils pas l'abandon de la France par la dynastie des Capétiens, et son extinction politique; les Orléans par trahison et le comte de Chambord par abdication ?

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Le maréchal Andrés "Avelino" Caceres, héros des "etnocaceristas" péruviens, protecteur des Indiens et des missionnaires Rédemptoristes français au Pérou

30 Avril 2008 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles Publié dans #Pérou

"Dès la bénédiction de la première pierre de notre couvent de Huanta, le 30 juin 1905, l'ennemi se déclara. Il fallait empêcher à tout prix la fondation d'un couvent à Huanta, poste avancé de l'indifférence religieuse du centre du Pérou. une excellente occasion s'offrit pour y réussir. Le vieux maréchal Caceres, grand soldat et grand révolutionnaire aussi, de passage à Huanta, avait été invité par les Pères à être un des parrains à cette bénédiction solennelle. Quelques blancs, pour qui la vie irréprochable et l'enseignement austère des religieux étrangers signifiaient une résistance au Progrès, tentèrent de persuader le maréchal que les Pères étaient venus soulever les Indiens contre les blancs. Le bon maréchal, né dans la "Sierra", s'était vite rendu compte du profond attachement des Indiens pour les missionnaires. il répondit: "Jamais on ne pourra chasser d'ici les Pères, pas même à coups de canon."

Au Pérou - Le Père J.-M. Chouvenc, apôtre des Indiens. Emmanuel Vitte Editeur, Lyon-Paris, 1936.

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