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Le Rouge et le Blanc

Articles récents

Des baleines à bosse polynésiennes à l'écologie du Pacifique (RFI)

18 Mars 2017 , Rédigé par POC

Vie grouillante (ici ces cachalots). Peinture.

Vie grouillante (ici ces cachalots). Peinture.

Une émission passionnante de RFI* sur les baleines à bosse qui se reproduisent en Polynésie puis migrent chaque année vers le Pôle sud dans un périple de 6000 km aller - 6000 km retour et sur l'écologie générale des mers, du Pacifique et du corail en général. En direct de la Polynésie, avec le biologiste Gilles Boeuf http://www.college-de-france.fr/site/gilles-boeuf/ qui a été Président du Muséum, parmi ses innombrables fonctions et titres.

A écouter ou réécouter ici: http://www.rfi.fr/emission/20170318-1-polynesie-moorea-baleines-bosse-mammiferes

* "Jamais une espèce vivante n'a eu sur la Terre autant d'impact que l'Homme, pourtant nous n'avons qu’une planète. Aujourd’hui le monde prend conscience que nos modes de développement ne sont pas durables et que nous allons devoir profondément changer notre rapport à la nature pour préserver la vie sur terre. Anne-Cécile Bras vous propose de rendre compte de cette actualité sur tous les continents, pour décrypter les avancées ou les reculs de nos actions face à notre environnement en devenir. Une émission réalisée par François Porcheron." (RFI)

Jamais une espèce vivante n'a eu sur la Terre autant d'impact que l'Homme, pourtant nous n'avons 

La biographie de Gilles Boeuf nous fait découvrir que Total se sert du Collège de France pour son image; on appelle aussi cela du Green washing, soumission des scientifiques officiels aux intérêts de l'industrie, de la politique et du monde de la finance...

La biographie de Gilles Boeuf nous fait découvrir que Total se sert du Collège de France pour son image; on appelle aussi cela du Green washing, soumission des scientifiques officiels aux intérêts de l'industrie, de la politique et du monde de la finance...

« Total » : c’est ainsi qu’ils ont choisi de la nommer, comme dans un mauvais film tout en hyperboles. Active dans plus de 130 pays, cette société s’affaire à exploiter, traiter et distribuer des produits issus du pétrole, tout en oeuvrant dans le gaz, l’énergie solaire, la production électrique et l’industrie chimique. Le capital dont dispose cette firme traduit le fait d’une histoire chargée, couverte par l’état du droit ou par la complicité des États. Ce capital est le fruit d’actions tentaculaires sur un plan politique et économique, allant de la participation à des cartels internationaux capables de jouer sur les prix à l’accaparement de ressources dans le contexte néocolonial africain, en passant par la délocalisation d’actifs dans des États complaisants, par l’externalisation des coûts de production sous une forme massivement polluante et par la collaboration avec des partenaires pratiquant le travail forcé. Dans cet essai, Alain Deneault démontre que le cas Total ne témoigne pas seulement du pouvoir de cette entreprise en particulier, mais de celui d’une poignée de multinationales qui font aujourd’hui la loi.  Se pencher sur l’histoire de Total et de ses composantes, c’est montrer comment l’état du droit et la complicité des États ont permis à une firme, légalement, de comploter sur la fixation des cours du pétrole ou le partage des marchés, de coloniser l’Afrique à des fins d’exploitation, de collaborer avec des régimes politiques officiellement racistes, de corrompre des dictateurs et représentants politiques, de conquérir des territoires à la faveur d’interventions militaires, de délocaliser des actifs dans des paradis fiscaux ainsi que des infrastructures dans des zones franches, de pressurer des régimes oligarchiques surendettant leurs peuples, de polluer de vastes territoires au point de menacer la santé publique, de vassaliser des régimes politiques en théorie pourtant souverains, de nier des assertions de façon à épuiser des adversaires judiciaires, d’asservir des populations ou de régir  des processus de consultation. Chacun de ces verbes fait l’objet d’un chapitre dans cet ouvrage. Ils représentent une série d’actions sidérantes que l’ordre politique actuel ou récent a permis à une multinationale de mener en toute impunité, indépendamment des textes législatifs et des institutions judiciaires, ou grâce à eux.  En complément, un court essai intitulé Le Totalitarisme pervers met en perspective les cas décrits précédemment et interroge de façon conceptuelle le fonctionnement même des multinationales.

« Total » : c’est ainsi qu’ils ont choisi de la nommer, comme dans un mauvais film tout en hyperboles. Active dans plus de 130 pays, cette société s’affaire à exploiter, traiter et distribuer des produits issus du pétrole, tout en oeuvrant dans le gaz, l’énergie solaire, la production électrique et l’industrie chimique. Le capital dont dispose cette firme traduit le fait d’une histoire chargée, couverte par l’état du droit ou par la complicité des États. Ce capital est le fruit d’actions tentaculaires sur un plan politique et économique, allant de la participation à des cartels internationaux capables de jouer sur les prix à l’accaparement de ressources dans le contexte néocolonial africain, en passant par la délocalisation d’actifs dans des États complaisants, par l’externalisation des coûts de production sous une forme massivement polluante et par la collaboration avec des partenaires pratiquant le travail forcé. Dans cet essai, Alain Deneault démontre que le cas Total ne témoigne pas seulement du pouvoir de cette entreprise en particulier, mais de celui d’une poignée de multinationales qui font aujourd’hui la loi. Se pencher sur l’histoire de Total et de ses composantes, c’est montrer comment l’état du droit et la complicité des États ont permis à une firme, légalement, de comploter sur la fixation des cours du pétrole ou le partage des marchés, de coloniser l’Afrique à des fins d’exploitation, de collaborer avec des régimes politiques officiellement racistes, de corrompre des dictateurs et représentants politiques, de conquérir des territoires à la faveur d’interventions militaires, de délocaliser des actifs dans des paradis fiscaux ainsi que des infrastructures dans des zones franches, de pressurer des régimes oligarchiques surendettant leurs peuples, de polluer de vastes territoires au point de menacer la santé publique, de vassaliser des régimes politiques en théorie pourtant souverains, de nier des assertions de façon à épuiser des adversaires judiciaires, d’asservir des populations ou de régir des processus de consultation. Chacun de ces verbes fait l’objet d’un chapitre dans cet ouvrage. Ils représentent une série d’actions sidérantes que l’ordre politique actuel ou récent a permis à une multinationale de mener en toute impunité, indépendamment des textes législatifs et des institutions judiciaires, ou grâce à eux. En complément, un court essai intitulé Le Totalitarisme pervers met en perspective les cas décrits précédemment et interroge de façon conceptuelle le fonctionnement même des multinationales.

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Le Capitalisme, religion d'Etat. Entretien avec Bernard Friot sur BALLAST

17 Mars 2017 , Rédigé par Béthune


Entretien inédit pour le site de Ballast


Économiste et sociologue, Bernard Friot défend depuis de nombreuses années une alternative au capitalisme, qu’il a théorisée à partir de son sujet de prédilection : la sécurité sociale. Contrairement à la proposition du revenu de base qu’il qualifie de « roue de secours du capitalisme », la solution du salaire à vie s’inscrit autant dans une refonte complète de notre rapport à la propriété que dans une démarche de suppression de notre aliénation au marché de l’emploi, au profit de la valorisation du travail. Car, pour ce professeur émérite de l’université de Nanterre, c’est très clair : nous travaillons tous, même si nous n’avons pas d’emploi. Au sein de l’association d’éducation populaire Réseau salariat dont il est cofondateur, Bernard Friot déconstruit méthodiquement la rhétorique de ce qu’il appelle la « religion capitaliste », que nous avons intégrée jusqu’à en être prisonniers conceptuellement.

Entretien.

Dans l’une de vos conférences, vous affirmez que la France n’est pas un État laïc. Pouvez-vous nous expliquer en quoi le capitalisme est une religion, d’État qui plus est ?

La France est un État partiellement laïc et c’est heureux : la laïcité, en séparant l’État des religions, est une condition de l’émancipation populaire, car les religions sont de puissants systèmes d’adhésion à la classe dirigeante. Mais justement, il y a une religion qui, loin d’être séparée de l’État, y règne en maître : c’est la religion capitaliste. Entendons par là un ensemble très construit de dogmes, de croyances, de rituels, qui font passer pour divine la violence des institutions du capital. Les dogmes sont construits par la prétendue « science économique », qui s’est imposée à l’université en excluant les hétérodoxes des postes de professeur et qui formate tout le discours des gouvernants et des médias. Plus la réalité infirme le dogme, plus il est raffiné, avec l’affirmation classique de toute religion : c’est parce que nous ne sommes pas assez fidèles au dogme qu’il n’informe pas encore suffisamment le réel ! La prétendue « science économique » procède par injonction permanente. Les croyances permettent d’intérioriser les injonctions du capital : nous présenter sur le marché du travail comme « demandeurs d’emploi » (alors que nous sommes les seuls producteurs de la valeur !) parce que nous croyons que seuls ceux qui ont un emploi produisent de la valeur économique ; nous soumettre aux marchés financiers parce que nous croyons que l’on ne peut financer l’investissement (et créer de la monnaie) que par crédit ; accepter la rémunération du capital parce que nous croyons que l’outil de travail crée de la valeur ; apprendre à vivre avec la souffrance d’un travail mené sous la dictature du temps parce que nous croyons que la mesure naturelle de la valeur, c’est le temps de travail. Je m’en tiens à ces exemples, mais les croyances capitalistes nous enserrent dans un filet très fin.

Les rituels, eux, inscrivent notre quotidien dans la pratique ou l’acceptation des croyances et des dogmes. Là encore, je n’en retiens que quelques-uns dans un ensemble infini. Dès l’enfance, nous entendons à la radio et à la télé le prêche des éditorialistes, qui nous rabâchent ad nauseam le même sermon : si vous n’êtes pas sages, vous irez en enfer (voyez, les Grecs n’ont pas été sages, ils sont en enfer). À la radio toujours, l’appel plusieurs fois par jour du muezzin qui, depuis le temple de la Bourse, récite le moulin à prières de la cote des titres financiers. Dès le collège, nos enfants sont régulièrement conduits dans des salons d’orientation où ils vont apprendre à appauvrir leurs désirs professionnels pour les conformer aux « exigences du marché du travail », un dieu particulièrement cruel. Puis il faudra aller régulièrement à confesse : auprès de conseillers de Pôle emploi et autres institutions du marché du travail pour examiner avec eux comment sortir du péché en améliorant notre employabilité, auprès du N+1 pour entretenir soigneusement notre incertitude sur la légitimité de notre présence dans notre emploi. A l’opposé, dans une pratique laïque de l’État, la loi ne doit être porteuse d’aucune de ces croyances et de ces rituels, leur expression doit être interdite dans les instances d’État et les services publics (mais autorisée bien sûr sur France Culture le dimanche matin parmi les autres croyances) ; la loi doit interdire leur obligation et garantir l’impunité pour ceux qui les refusent. Nous en sommes loin, le combat laïc a encore fort à faire. Mener la bataille pour la séparation de l’État et de la religion capitaliste est d’autant plus décisif aujourd’hui que, chez les socialistes, les mânes de la séparation de l’État et des églises traditionnelles sont invoquées comme caution de gauche à une politique de soutien résolu à la religion capitaliste, tandis que la laïcité a été récupérée par le Front national et Les Républicains comme argument raciste au service d’une division populaire qui dédouane le capital de sa responsabilité dans la crise du travail.

(...)

Suite de cet entretien sur BALLAST: http://www.revue-ballast.fr/bernard-friot/

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Fukushima : une catastrophe sans fin (Cécile Asanuma-Brice)

16 Mars 2017 , Rédigé par POC

Les gashadokuro (がしゃどくろ?), littéralement « squelette affamés », aussi appelés Odokuro, sont des créatures mythiques du folklore japonais. The Gashadokuro are spirits that take the form of giant skeletons and are fifteen times taller than an average person, said to be created from the amassed bones of people who died of starvation. These Yōkai roam after midnight, grabbing lone travelers and biting off their heads to drink their spraying blood. There is a tell sign as the victim would hear the sound of loud ringing in the ear. The Gashadokuro are said to possess the powers of invisibility and indestructibility; though Shinto charms are said to ward them off. (Wikipedia)

Les gashadokuro (がしゃどくろ?), littéralement « squelette affamés », aussi appelés Odokuro, sont des créatures mythiques du folklore japonais. The Gashadokuro are spirits that take the form of giant skeletons and are fifteen times taller than an average person, said to be created from the amassed bones of people who died of starvation. These Yōkai roam after midnight, grabbing lone travelers and biting off their heads to drink their spraying blood. There is a tell sign as the victim would hear the sound of loud ringing in the ear. The Gashadokuro are said to possess the powers of invisibility and indestructibility; though Shinto charms are said to ward them off. (Wikipedia)

Fukushima : une catastrophe sans fin

 

Cécile Asanuma-Brice

 

Voici maintenant plus d’un siècle que nos pays modernisés se sont tournés vers la planification afin de penser un meilleur équilibre économique et démographique de leur territoire. Si tel fut le discours mis en avant pour en vanter les mérites, le résultat n’en reste pas moins décevant, si ce n’est nul. Le rééquilibrage régional n’a que relativement fonctionné, bien qu’artificiellement réactivé par quelques espoirs toujours déçus, et les campagnes ont continué à se vider de leurs activités humaines au profit des villes dont l’étalement s’épanche telle une tâche d’huile alimentée par les fuites du moteur de la société de consommation. Il en est de même au Japon, où les campagnes meurent lentement, où les villages abandonnés laissent leurs belles demeures de bois pourrir au gré des vents, au fil du temps. Fukushima n’avait pas échappé à ce rouleau compresseur d’un système économique sans indulgence, devenu l’ultime but de la production humaine alors qu’il aurait dû en être son serein soutien.

 

(...)

 

C’est ainsi que l’on a vu le seuil de protection internationalement fixé à 1 mSv (pour la population hors travailleurs des centrales), passé, sans bruit, à 20 mSv dans les directives de l’Union Européenne en 2014, 3 ans après Fukushima. Il est par ailleurs indiqué dans ce même texte qu’un taux annuel allant jusqu’à 100 mSv est envisageable dans des conditions d’urgence (5), justifiant un niveau de 20 mSv/an en temps normal, en pleine contradiction avec les études menées sur la question.

 

(...)

 

Iitate est l’une des communes destinée à être rouverte à l’habitat le mois prochain. Malgré un investissement colossal de plus d’1 milliard 700 millions euros pour la reconstruction des divers équipements publics, la commune n’accueillera pas le nombre de résidents escompté. Un habitant du village d’Iitate déclarait le 19 février 2017, lors d’une conférence organisée à Fukushima par des chercheurs et les anciens habitants du village : « On nous dit qu’il n’y a pas de problème. Qu’il suffit de ne pas aller sur les “hot spots”. On ne peut ni aller en montagne, ni s'approcher des rivières, ne pas aller à droite ni à gauche... Comment voulez- vous que l'on vive ici ?!”. Un ancien membre du conseil communal, témoigne : « Nous avons déménagé il y a six ans maintenant. Pourquoi devrions-nous rentrer dans un village désert où l’environnement ne nous permet pas de vivre librement et en sécurité ? » (6).

 

(...)

Suite de l'article: http://www.fukushima-blog.com/2017/03/fukushima-une-catastrophe-sans-fin.html

Ceci montre, une fois de plus, l'irresponsabilité totale des politiques et des scientifiques, et des hommes en général face aux méfaits de la technique dont il ne contrôle pas les conséquences. Ce qui fait dire à l'ethnologue et explorateur polaire Paul-Emile Victor dans son livre "Génie du loup" que, comparé au loup qui est un prédateur resté sagement prédateur, l'homme est un prédateur devenu destructeur. Cela n'est pas la peine de rêver, ni même d'espérer: les destructions de l'homme ne finiront qu'avec lui, une espèce parmi les milliards d'autres qui ont peuplé et peupleront encore la Terre, mais qui a l'orgueil démesuré de se croire un dieu, le centre du monde et "la mesure de toutes choses" comme disait le sophiste Protagoras ...

Pierre-Olivier Combelles

PS: Pendant ce temps-là, Hubert Reeves, l'astro(logue)-physicien gourou des médias et des gouvernements et chouchou des grands-mères

https://www.jp-petit.org/science/gal_port/reeves.htm

qui a été nommé Président d'honneur de la nouvelle Agence française de la Biodiversité (d'un Etat qui se fout de la vraie biodiversité en pratiquant le système des compensations) depuis le 1er janvier 2017, fait l'éloge de la Gouvernance mondiale sur France-Inter:   "La COP21 a été un moment historique : c'est la première fois que toute l'Humanité se met d'accord sur un point."

https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-8h20/l-invite-de-8h20-23-decembre-2016

Au lieu de dénoncer les vraies causes des vrais problèmes, comme Fukushima par exemple, il met de l'eau au moulin du Réchauffement climatique (faussement anthropique), un vaste psy-ops business plan monté par Al Gore-le-bien-nommé, sur notre Terre où le climat n'a jamais cessé de changer et où la nature, y compris  l'homme, s'est toujours adaptée, car elle est la plasticité, l'invention, l'imagination et la variété par définition.

Guillaume Sainteny a parfaitement démontré ce qu'on avait compris: le climat, c'est l'arbre qui cache la forêt. 

Hubert Reeves, c'est l'astrologue qui, au lieu de montrer la forêt et Fukushima, montre l'arbre.

Il est bien payé pour cela; en honneurs et en argent.

Demandez-lui une conférence gratuite à Fukushima (et même ailleurs...) et vous verrez s'il accepte. Il ne se donne même pas la peine de répondre aux emails polis.

P.-O.C

La priorité accordée aujourd'hui au climat par les États, les ONG, les médias, est-elle justifiée ? Sa place dans les politiques environnementales n'est-elle pas excessive ? Soulever cette simple question apparaît, en soi, iconoclaste, dégage un parfum de scandale et s'apparente à une démarche politiquement incorrecte, tant il semble communément admis que « la lutte contre le réchauffement climatique » constitue la mère de toutes les batailles environnementales. Entendons-nous bien : des milliers d'études scientifiques ont mis en évidence un phénomène de changement climatique. Toutefois, cette question a pris, depuis les années 1990, une importance telle qu'elle en vient non seulement à dominer les politiques environnementales, mais aussi à les escamoter voire à leur nuire. Or, si le changement climatique constitue incontestablement un enjeu environnemental majeur, il n'apparaît pas plus important que la pollution de l'air, la pollution de l'eau, l'érosion de la biodiversité voire la dégradation des sols. Guillaume Sainteny le démontre en comparant, par exemple, le nombre de décès prématurés dus à ces phénomènes, leurs coûts économiques ou encore la hiérarchie des constats et recommandations des grandes organisations internationales. Source: http://www.ruedelechiquier.net/diagonales/65-le-climat-qui-cache-la-foret.html

La priorité accordée aujourd'hui au climat par les États, les ONG, les médias, est-elle justifiée ? Sa place dans les politiques environnementales n'est-elle pas excessive ? Soulever cette simple question apparaît, en soi, iconoclaste, dégage un parfum de scandale et s'apparente à une démarche politiquement incorrecte, tant il semble communément admis que « la lutte contre le réchauffement climatique » constitue la mère de toutes les batailles environnementales. Entendons-nous bien : des milliers d'études scientifiques ont mis en évidence un phénomène de changement climatique. Toutefois, cette question a pris, depuis les années 1990, une importance telle qu'elle en vient non seulement à dominer les politiques environnementales, mais aussi à les escamoter voire à leur nuire. Or, si le changement climatique constitue incontestablement un enjeu environnemental majeur, il n'apparaît pas plus important que la pollution de l'air, la pollution de l'eau, l'érosion de la biodiversité voire la dégradation des sols. Guillaume Sainteny le démontre en comparant, par exemple, le nombre de décès prématurés dus à ces phénomènes, leurs coûts économiques ou encore la hiérarchie des constats et recommandations des grandes organisations internationales. Source: http://www.ruedelechiquier.net/diagonales/65-le-climat-qui-cache-la-foret.html

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une Indienne contre Coca Cola

15 Mars 2017 , Rédigé par POC

Sur le même sujet et sur ce blog, au Pérou:

 

Del "feminicidio" al "Pachamamacidio"

http://pocombelles.over-blog.com/2016/08/del-feminicidio-al-pachamamacidio.html

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En Alsace, la plus grande nappe phréatique d’Europe est menacée par les « déchets ultimes » de Stocamine (REPORTERRE)

14 Mars 2017 , Rédigé par POC

13 mars 2017 / Émilie Massemin (Reporterre) 

Dans le Haut-Rhin, 500 mètres sous terre, les galeries s’effondrent lentement sur les 44.000 tonnes de déchets hautement toxiques du centre de stockage Stocamine. Les habitants se mobilisent pour que ces rebuts soient extraits avant qu’ils ne contaminent la plus grande nappe phréatique d’Europe. Mais la préfecture pourrait prochainement autoriser leur ensevelissement définitif.
Sous plusieurs centaines de mètres de marnes et de sel, plusieurs dizaines de mineurs s’activent. Silhouettes revêtues d’épaisses combinaisons blanches, visages dissimulés sous des masques filtrants, ils arpentent sans trêve les quelque cent kilomètres de galeries où dorment arsenic, amiante, cyanure et mercure. 44.000 tonnes de ces déchets industriels dits ultimes, impossibles à recycler et d’une extrême dangerosité, sont entreposées dans ce centre de stockage unique en France. Son nom : Stocamine.
Creusé dans les anciennes mines de potasse Joseph-Else, à Wittelsheim (Haut-Rhin), le centre est fermé depuis septembre 2003. Mais sa liquidation définitive se révèle un casse-tête environnemental : faut-il extraire tous les sacs - appelés « big bags » - et fûts de déchets avant de condamner le site, ou peut-on enfouir ces rebuts toxiques 500 mètres sous terre ?

(...)

Suite de l'article sur le site de REPORTERRE: https://reporterre.net/En-Alsace-la-plus-grande-nappe-phreatique-d-Europe-est-menacee-par-les-dechets

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La nourriture faite pour être partagée (Afghanistan)

14 Mars 2017 , Rédigé par POC

Les Afghans, la culture du partage et la pauvreté

Ce qui confirme l'étonnement de "Turbulance4" à propos de la nourriture des Afghans et leur hospitalité". Dans leur culture, si n'importe qui a de la nourriture, il la partage avec tous ceux autour de lui. Même s'ils avaient à peine assez pour un en-cas. C'était presque comme s'ils ne s'imaginaient même pas que la nourriture puisse appartenir à une seule personne. Certains des Afghans avec qui j'ai pu travailler auraient été offensés si j'avais mangé quelque chose sans leur offrir un bout." 

Source: http://www.lexpress.fr/actualite/monde/asie/afghanistan-des-soldats-bouleverses-racontent-la-guerre-sans-cliche_1724125.html

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L'Île de Pâques-Journal d'un aspirant de La Flore, de Pierre Loti: édition revue et corrigée (2016)

14 Mars 2017 , Rédigé par POC

L'ILE DE PÂQUES

Journal d'un aspirant de La Flore précédé du Journal intime (3-8 janvier 1872)

 

Le 15 mars 1871, le jeune aspirant Julien Viaud embarque à Lorient sur le Vaudreuil, un aviso à hélice pour un long voyage dans les mers du sud. C'est sa première campagne. Il arrive le 11 octobre à Valparaiso qu'il quitte le 19 décembre sur la frégate à voiles La Flore. Il aborde l'Île de Pâques le 3 janvier suivant pour une escale de quatre jours. C'est là que Julien naît à la littérature, en écrivant ce Journal d'un aspirant de La Flore accompagné de dessins. 
Il est au milieu du Grand Océan, dans une région où l'on ne passe jamais, une île mystérieuse et isolée ; aucune autre terre ne gît en son voisinage et, à plus de huit cents lieues de toutes parts, des immensités vides et mouvantes l'environnent. Elle est plantée de hautes statues monstrueuses, oeuvres d'on ne sait qu'elle race aujourd'hui dégénérée ou disparue, et son passé demeure une énigme. J'y ai abordé jadis, dans ma prime jeunesse, sur une frégate à voiles par des journées de grand vent et de nuages obscurs ; il m'en est resté le souvenir d'un pays à moitié fantastique, d'une terre de rêve. 
Pierre Loti. Cet ouvrage, présenté lors de sa première publication dans l'émission Thalassa (France 3) et remarqué par le magazine Ushuaïa, a été entièrement revu et corrigé pour cette nouvelle édition.

 

Source: http://evene.lefigaro.fr/livres/livre/pierre-loti-ile-de-paques-l-4401562.php

L'Île de Pâques-Journal d'un aspirant de La Flore, de Pierre Loti: édition revue et corrigée (2016)

Cet ouvrage est la deuxième réédition depuis ma première édition de 1988:

Pierre Loti, L'île de Pâques : Journal d'un aspirant de la Flore 

[compte rendu]

  Année 1990  Volume 91  Numéro 2  p. 195
Pierre-Olivier Combelles
L'Île de Pâques-Journal d'un aspirant de La Flore, de Pierre Loti: édition revue et corrigée (2016)
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Vive le Québec LIBRE !

13 Mars 2017 , Rédigé par Béthune

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Le plus dangereux des pois(s)ons

13 Mars 2017 , Rédigé par POC

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Le plus grand lieu de biodiversité terrestre au monde, le parc national du Manu dans l'Amazonie péruvienne est menacé (David Hill/The Guardian)

11 Mars 2017 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

L'Amazonie péruvienne vue d'avion (vol Air France Paris-Lima) en 2016. Photo: Pierre-Olivier Combelles

L'Amazonie péruvienne vue d'avion (vol Air France Paris-Lima) en 2016. Photo: Pierre-Olivier Combelles

Saturday 11 March 2017 21.01 GMT

The top 10 threats to the most biodiverse place on earth
Manu National Park in Peru threatened by roads, oil/gas operations, narco trade, gold-mining, logging and ‘human safaris’


Just under half of UNESCO’s World Heritage sites are under threat, the WWF asserts. Sites deemed threatened include the Great Barrier Reef in Australia, the Pantanal in Brazil and the Virunga National Park in the Democratic Republic of Congo - and 111 others.

But what about the Manu National Park in Peru’s Amazon, which UNESCO calls the most biodiverse place on earth and was declared part of a biosphere reserve in the 1970s? In south-east Peru and stretching for 1.7 million hectares from the tropical Andes to the lowland forest, Manu is home to extraordinary biodiversity and Harakbut, Matsigenka, “Matsigenka-Nanti”, “Mashco-Piro”, Nahua, Quechua and Yine indigenous peoples. 

The WWF told the Guardian that Manu didn’t make its threatened list because “at the time of the analysis it did not have any large-scale commercial mining, oil or gas concessions within or overlapping with the park’s borders, and was not listed by the IUCN as at “high” or “very high” threat from any non-extractive industrial activities.” However, as the Guardian has reported over the last few years, Manu and its inhabitants do face numerous threats - including from mining, oil and gas. 

(...)

Suite de l'article de David Hill sur le site de sa chronique "Andes to the Amazon" dans le Guardian:

https://www.theguardian.com/environment/andes-to-the-amazon/2017/mar/11/top-10-threats-most-biodiverse-place-on-earth

Le plus grand lieu de biodiversité terrestre au monde, le parc national du Manu dans l'Amazonie péruvienne est menacé (David Hill/The Guardian)
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