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Le Rouge et le Blanc

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Brève histoire de l'abolition de l'esclavage

10 Octobre 2015 , Rédigé par Béthune

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(clip de Canal+ du 22 septembre 2010)


22 septembre 1862 - Abraham Lincoln, président des Etats-Unis, va prendre une décision historique. Nous sommes une minute avant l'abolition de l'esclavage :

Le maître :     Esclave, je t'affranchis, tu es un homme libre.
L'esclave :     Merci... Mais quoi, ça veut dire que je ne ramasserai plus le coton ?
Le maître :     Eh bien, voilà, c'est terminé. Finis les lumbagos.
L'esclave :     C'est génial... Et je ferai plus le ménage non plus ?
Le maître :     Ben non, c'est fini, ça aussi.
L'esclave :     C'est super ça... Et je brosserai plus les chevaux ?
Le maître :     Mais tu es libre, je te dis.
L'esclave :     Oh, merci. Merci du fond du cœur, merci.
Le maître :     Qu'est-ce que vous allez faire maintenant ?
L'esclave :     Ben, dormir un peu. Je suis épuisé, moi. On se reverra de toute façon, j'habite à côté.
Le maître :     Ah non, désolé, mais vous pouvez pas rester ici.
L'esclave :     Quoi ?... Mais pourquoi ?
Le maître :     Ben, parce que quand on est un homme libre, on s'achète une maison et on vit pas chez son voisin. On s'assume.
L'esclave :     Comment je peux me payer une maison ?... J'ai pas d'argent.
Le maître :     Vous avez pas mis deux, trois sous de côté quand vous étiez chez moi ?
L'esclave :     Ben, c'est-à-dire que j'ai pas vu une pièce de monnaie depuis que je suis arrivé d'Afrique.
Le maître :     Ah, vous avez tout claqué, c'est ça ?... Flambeur, va... Bon, je vais pas vous laisser tomber. Qu'est-ce que vous savez faire ? Vous savez ramasser le coton ?
L'esclave :     Oui.
Le maître :     Et le ménage et les chevaux, c'est dans vos cordes ?
L'esclave :     Aussi, oui.
Le maître :     Ah ben, écoutez, c'est incroyable, j'ai une place qui vient de se libérer. Si vous voulez, elle est à vous.
L'esclave :     Euh... merci.
Le maître :     Ah, mais ça me fait plaisir.
L'esclave :     Et comment on fait pour le salaire ?
Le maître :     Un dollar par mois, ça vous va ?
L'esclave :     Mais c'est de l'esclavage !...
Le maître :     Impossible, il vient d'être aboli.

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Au Pérou, 80% de l’Amazonie a été concédé à des compagnies pétrolières, dont des françaises (Simon Gouin, BASTA!, 14 septembre 2015)

10 Octobre 2015 , Rédigé par POC

Au Pérou, 80% de l’Amazonie a été concédé à des compagnies pétrolières, dont des françaises  (Simon Gouin, BASTA!, 14 septembre 2015)

 

 

Pollution des eaux et des terres, manque de consultation des populations, appauvrissement des ressources alimentaires, division des communautés indigènes : un nouveau rapport du CCFD et du Secours Catholique critique les activités de deux entreprises françaises, Perenco et Maurel et Prom, en Amazonie péruvienne. Il met en évidence les conséquences désastreuses de l’industrie pétrolière sur les peuples et l’environnement de la région. Les responsabilités des entreprises et de leurs actionnaires, dont la Macif, sont mises en avant, au côté de celle de l’État français accusé de privilégier la défense de ses intérêts économiques au détriment des droits humains et environnementaux.

C’est la face cachée de l’exploitation pétrolière. Celle qu’on préférerait ne pas voir lorsqu’on emplit son réservoir. En plus de participer à l’émission de gaz à effet de serre, donc aux changements climatiques, l’extraction de pétrole contribue directement à la destruction de régions entières, notamment en Amazonie. Et bouleverse les modes de vie des populations. Intitulé « Le baril ou la vie ? », un rapport publié lundi 6 septembre, par le CCFD-Terre solidaire et le Secours catholique, dresse un tableau accablant des conséquences de l’exploitation pétrolière menées par deux entreprises françaises, en Amazonie péruvienne, Perenco et Maurel et Prom (dont Basta ! vous parlait en décembre 2013).

Pollution des eaux et des sols, disparition progressive de la biodiversité : c’est d’abord les conséquences environnementales qui sont pointées du doigt dans ce rapport rédigé avec trois ONG péruviennes. Dans le nord du Pérou, la présence des entreprises françaises, Perenco depuis 2008, aux côtés de PétroVietnam, et Maurel et Prom depuis 2010, associée à Pacific Stratus Energy, a entraîné une destruction de la faune et de la flore. « Tout l’écosystème a été abîmé, détruit. Or, les communautés indigènes se nourrissent traditionnellement de ce qu’ils trouvent dans la forêt et le fleuve », raconte Annie Algalarrondo Alvear, du Secours catholique.

Une eau de plus en plus polluée ?

La question de l’eau est au centre des préoccupations des communautés. Sur une concession pétrolière, le bloc 116, Maurel et Prom aurait utilisé des produits toxiques au cours de l’exploration du sous-sol. L’entreprise prévoirait d’épandre « des déchets dangereux sur les terres des peuples Awajun ; une méthode de traitement pourtant controversée, indique le rapport, qui ne permettrait pas d’éliminer certains composants comme les métaux lourds ».

Le contrôle des eaux usées est jugé insuffisant et irrégulier. « Les communautés rapportent que le point de contrôle des eaux usées est situé beaucoup plus loin en aval et en amont du rejet, que ce que prévoyait l’entreprise », précise Morgane Laurent, chargée d’étude au CCFD. Avec des contrôles plus éloignés de la source (à 4 et 33km plutôt qu’à 50m), les taux de métaux lourds ou de produits chimiques peuvent être plus faibles car la pollution s’est diluée ! Perenco est par ailleurs accusée par les communautés de déversement de pétrole (trois déversements ont été recensées entre novembre 2013 et janvier 2014).

« Non seulement la question de l’eau a des répercussions sur les espèces naturelles et les ressources halieutiques, ajoute Annie Algalarrondo Alvear. Mais elle a aussi des conséquences sur les communautés qui vivent sur ces territoires. » De l’eau que les populations utilisent pour « se laver, pêcher, s’alimenter, boire et cuisiner ». Les terres sont aussi malmenées. « C’étaient des bonnes terres, témoigne un groupe de femmes d’une communauté. Elles produisaient du maïs, de la banane plantain, du cocona, des cacahuètes, des sachapapa. Mais maintenant nous ne pouvons plus y travailler car c’est pollué. » Les cas de diarrhée, de parasitoses, et de dysenteries seraient plus fréquents que la normale sur les territoires impactés par les activités de Perenco. Des problèmes dermatologiques ont été constatés autour de l’implantation de Maurel et Prom.

Une lutte pour le respect des droits autochtones

C’est l’équilibre même de ces communautés qui semble avoir été bouleversé par l’installation des deux entreprises françaises. Le rapport met ainsi en évidence les tensions et les divisions provoquées à l’intérieur des communautés, la négation de la présence de peuples en isolement volontaire, la sous-estimation des risques pour les communautés et leur territoires, et surtout, le manque de consultation de l’ensemble des populations concernées par les impacts de l’industrie pétrolière.

« Cette lutte des organisations indigènes est d’abord et avant tout une lutte pour le respect de leurs droits, avance Annie Algalarrondo Alvear. On peut consulter et concevoir un développement de ces territoires, mais grâce à un dialogue avec la population et en respectant ce territoire. Malheureusement, dans ce cas, le dialogue ne s’établit pas de façon naturelle. » Pourtant, les lois péruviennes prévoient depuis 2011 qu’une consultation soit systématiquement menée, pour débuter de nouveaux projets. La convention 169 de l’Organisation internationale du travail (OIT) le stipule également. Mais dans la pratique, ces dispositions ne sont pas appliquées au Pérou, où 80% de l’Amazonie a été concédée à l’industrie pétrolière ! L’État péruvien a tendance à affaiblir ses réglementations pour attirer toujours plus d’investissements étrangers (lire notre analyse).

Des consultations critiquées

Des consultations ont bien été réalisées par les entreprises françaises. Mais les communautés jugent qu’elles ont été insuffisantes. Elles qualifient les ateliers organisés par Perenco de « dispositifs reléguant les communautés à de simples récepteurs d’information »« loin de répondre aux standards permettant l’expression d’un consentement des populations indigènes du territoire », note le rapport. Quant à Maurel et Prom, « les organisations locales soulignent la dimension très technique des réunions ainsi que des cadres flous ne permettant pas aux communautés de faire remonter de manière claire leurs points d’accord et de désaccord ». De son côté, l’entreprise assure que la majorité de la population s’est montrée favorable à ses activités.

Les engagements sociaux et environnementaux des pétroliers sont eux-aussi mis à mal. Des actions philanthropiques sont belles et bien menées par les deux entreprises – qui ne manquent pas de les mettre en exergue dans leur communication. Il s’agit par exemple, pour Perenco, d’actions de « reboisement, d’aménagement de pépinières, de distribution de semences ainsi que des formations à des techniques “modernes” (d’après les mots de l’entreprise) en matière de pêche et d’agriculture », observent les ONG.

Des mesures de compensation qui n’empêchent pas la pollution

Maurel et Prom, quant à elle, construit des « infrastructures (électrification photovoltaïque, salles communautaires, rénovation d’infrastructures éducatives) » et « mènent des actions dans le domaine de l’éducation (formation d’enseignants, bourses d’études, fourniture de kits scolaires et d’uniformes) ». Pour un montant qui atteindrait, selon l’entreprise, 2,9 millions d’euros.

Des actions que le CCFD et le Secours catholique jugent insuffisantes. Elles « ne sauraient être confondues avec une véritable politique de responsabilité sociale et environnementale reposant sur l’obligation d’identifier, de prévenir et de réduire les impacts négatifs sur les droits humains et l’environnement de leurs activités ». Certaines de ces mesures de compensation bénéficieraient principalement aux communautés favorables au projet. C’est le cas du bateau hôpital mis en place par Perenco, qui, selon certains observateurs, offrirait des soins discriminatoires. L’initiative est aussi critiquée pour ne pas intégrer les autres dispositifs locaux de santé.

Que répondent les entreprises ?

Face à l’ensemble de ces accusations, les entreprises ont été invitées à apporter des réponses écrites aux questions posées par les rédacteurs du rapport. Perenco a mis en avant un « climat social pacifique », « l’absence de tensions importantes » et « les excellentes relations » entretenues avec les communauté. L’entreprise s’est dite prête à rencontrer les organisations locales au Pérou. Contactée par Basta !, l’entreprise déclare avoir, avec fierté, contribué avec succès au développement du bloc 67, une autre concession. « Comme le CCFD-Terre Solidaire et le Secours Catholique-Caritas France, Perenco assume avec un sérieux extrême ses responsabilités en matière de droits humains et environnemental », écrit l’entreprise qui met en avant son respect « des plus hauts standards internationaux » et réfute avec force tout méfait [1].

Maurel et Prom a accepté de recevoir le CCFD et le Secours catholique, « s’est engagée à apporter des réponses détaillées aux préoccupations soulevées dans le rapport » et à mettre en contact les différents acteurs. L’entreprise se dédouane cependant sur l’un de ses partenaires, Pacific Stratius Energy, une entreprise canadienne qui gère les opérations sur le terrain. Ce serait cette entreprise qui devrait assumer la responsabilité d’éventuels manquements aux droits humains et environnementaux... et non pas la société française Maurel et Prom ! Sollicitée par Basta !, cette dernière a déclaré qu’elle ferait « des commentaires directement aux associations ».

« D’après les Nations unies, puisqu’il y a une relation d’affaire entre les deux entreprises, Maurel et Prom est tenue d’exercer son devoir de vigilance en jouant de son influence au sein de cette relation commerciale pour exiger de son partenaire le respect des droits humains », souligne Morgane Laurent, du CCFD-Terre solidaire. L’entreprise française serait donc elle-aussi responsable du respect des droits environnementaux et humains. De plus, indique l’étude, « bon nombre d’irrégularités observées dans les études d’impact relèvent pleinement de la responsabilité de Maurel et Prom et de Perenco, et sont antérieures à toute cession de participation à d’autres entreprises ».

État français et actionnaires pointés du doigt

Avec ce rapport, le CCFD-Terre solidaire et le Secours catholique entendent aussi dénoncer l’inaction de l’État français. « L’État français doit avoir un regard sur les impacts éventuels de ses entreprises, quand elles agissent à l’étranger, rappelle Morgane Laurent. Ces entreprises doivent respecter le droit des populations autant que si elles intervenaient en France. »

L’ambassade de France vante les engagements sociaux et environnementaux de l’entreprise Perenco, indique l’étude, tout en suivant de près les performances économiques de « ses entreprises ». Mais quand les ONG interpellent l’ambassade à propos de Maurel et Prom, elle reprend l’argumentaire de l’entreprise : la France ne peut pas être tenue pour responsable des activités de Maurel et Prom, puisque c’est Pacific stratus Energy qui assure les opérations sur le terrain ! « Des cas comme celui-ci tendent à montrer que les droits humains peuvent être mis de côté au nom de la promotion des intérêts des entreprises françaises à l’étranger, de la diplomatie économique qui est devenue la politique prioritaire portée par le ministère des Affaires étrangères », note Morgane Laurent.

Quid des actionnaires ? Les deux principaux actionnaires de Maurel et Prom sont Pacifico (23,6%), la holding financière du Président de l’entreprise, Jean-François Hénin, et... la Macif, le groupe mutualiste qui agit « en faveur d’une économie humaniste, responsable et solidaire » [2], actionnaire à hauteur de 6,85%. La Macif déclare à Basta ! avoir demandé des éléments d’informations à Maurel et Prom suite à la publication du rapport. L’entreprise pétrolière aurait indiqué à la Macif « être en contact avec les ONG qui les interpellent afin de remédier rapidement aux problèmes soulevés ». La mutuelle d’assurance affirme qu’en tant qu’actionnaire, « soucieuse de toutes les questions relatives à la RSE (Responsabilité sociale des entreprises) », elle s’assurera « que le dossier est bien traité par le [conseil d’administration] de Maurel & Prom pour trouver des solutions satisfaisantes et les mettre en œuvre si les conclusions du rapport se confirment ».

Vers un devoir de vigilance pour les grands groupes français ?

Est-ce que la loi sur le devoir de vigilance adoptée en mars 2015 (lire notre article), en première lecture à l’Assemblée nationale, permettra un contrôle accru des filiales des entreprises françaises, en installant un lien de responsabilité entre les sociétés mères et les filiales ? Le Sénat devra maintenant l’examiner et l’inscrire à son agenda. Pour le moment, rien n’est joué. « La loi devra être renforcée », estime Morgane Laurent. Car les seuils en nombre de salariés qui ont été fixés dans le texte de loi – qui concerne une entreprise d’au moins 5000 employés en France ou 10 000 dans le monde – ne permettent pas d’inclure Perenco (7000 salariés dans le monde) et Maurel et Prom (500 salariés). Pour l’instant, donc, ceux qui estiment être victimes des filiales d’entreprises françaises ne peuvent pas saisir un tribunal français.

D’ici là, l’entreprise Maurel et Prom aura peut-être quitté le lot 116. C’est ce qu’elle a annoncé fin 2014, après qu’un recours a été intenté par les populations locales contre l’État péruvien pour défaut de consultation. Avant de partir, l’entreprise entreprendra-t-elle une dépollution du site ? De nouveaux forages seront-ils effectués sur le territoire d’une autre communauté, les Kagkas, par le partenaire de Maurel et Prom ? Les organisations indigènes concernées par les premiers forages se seraient déjà rapprochées de cette communauté « afin d’échanger avec elles sur les impacts de l’activité pétrolière sur les territoires et sur les droits des peuples indigènes ». La résistance se poursuit.

Simon Gouin

A lire sur Basta ! : Une nouvelle menace pèse sur l’Amazonie : l’industrie pétrolière française

Crédits photos : Archives CAAAP
Carte : CCFD-Terre Solidaire

Sur le même sujet:

La militarisation en Amérique latine : un autre dérivé du pétrole de Perenco ?

http://collectifguatemala.org/La-militarisation-en-Amerique

Devoir de vigilance des multinationales : au Sénat, le rapporteur tente d’obstruer le débat démocratique et d’enterrer la loi

Alerte média - Paris, le 13 octobre 2015
En vue de l’examen demain mercredi 14 octobre, par la commission des lois du Sénat, de la proposition de loi relative au devoir de vigilance des multinationales, le rapporteur Christophe-André Frassa (Les Républicains) a déposé une « motion préjudicielle ». Si elle était adoptée, cette motion pourrait suspendre les débats sur ce texte jusqu’à l’adoption d’une directive européenne sur le sujet (1). Nos associations s’indignent du recours à une telle procédure qui entrave le débat démocratique et a pour objectif pur et simple d’enterrer une proposition de loi progressiste visant à prévenir les violations aux droits humains et à l’environnement commises par les entreprises multinationales.

http://www.amisdelaterre.org/Devoir-de-vigilance-des.html

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Dessin d’M’ric réalisé pour le Collectif Guatemala

Au Pérou, 80% de l’Amazonie a été concédé à des compagnies pétrolières, dont des françaises  (Simon Gouin, BASTA!, 14 septembre 2015)

Bande Annonce du documentaire "Des dérives de l'art aux dérivés du pétrole" de Grégory Lassalle, produit par le Collectif Guatemala (47'). Perenco, multinationale française, exploite au Guatemala dans une zone naturelle protégée depuis 2001. En 2010, elle obtient la reconduction pour 15 ans de son contrat alors que l'exploitation de pétrole était constitutionnellement interdite pour des raisons environnementales. Un an plus tard, elle finance l'exposition d'art maya au musée du Quai Branly. L'image d'une entreprise mécène des arts premiers à Paris n'est pas celle qu'elle présente dans les régions où elle exploite. Le documentaire montre les conséquences de l'activité pétrolière au Guatemala ainsi que la main mise du secteur privé sur les vestiges archéologiques et les projets touristiques.

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Courir pieds nus (barefoot running)

9 Octobre 2015 , Rédigé par POC

"Our research asked how and why humans can and did run comfortably without modern running shoes. We tested and confirmed what many people knew already: that most experienced, habitually barefoot runners tend to avoid landing on the heel and instead land with a forefoot or midfoot strike. The bulk of our published research explores the collisional mechanics of different kinds of foot strikes. We show that most forefoot and some midfoot strikes (shod or barefoot) do not generate the sudden, large impact transients that occur when you heel strike (shod or barefoot). Consequently, runners who forefoot or midfoot strike do not need shoes with elevated cushioned heels to cope with these sudden, high transient forces that occur when you land on the ground. Therefore, barefoot and minimally shod people can run easily on the hardest surfaces in the world without discomfort from landing. If impact transient forces contribute to some forms of injury, then this style of running (shod or barefoot) might have some benefits, but that hypothesis remains to be tested."

Daniel Lieberman's Skeletal Biology Lab

http://www.barefootrunning.fas.harvard.edu/

 

Nature Cover

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Vivre, c'est penser

9 Octobre 2015 , Rédigé par POC

Abri cultuel orné de gravures rupestres au Mésolithique. Ile-de-France. Photo: Pierre-Olivier Combelles

Abri cultuel orné de gravures rupestres au Mésolithique. Ile-de-France. Photo: Pierre-Olivier Combelles

Photo: Pierre-Olivier Combelles

Photo: Pierre-Olivier Combelles

Sierra Nevada

(...)

Au nord s'achève la terre et n'existe que la mer. Au sud

il y a beaucoup de terre et là vivent les Chimilas, les Motilones.

Plus loin il y a beaucoup de montagnes et là se trouve bukuta

(Bogotá)

Là-bas aussi il y a beaucoup d'Indiens. Vers l'ouest

se trouve le grand fleuve,et plus loin la fin du monde.

Avant ne vivaient que les Indiens, seulement frères.

Les Blancs sont venus d'une terre en bas pour cela ils sont

mauvais.

 

Passent les super-jets. Eux ça ne les impressionne pas.

Ils se savent supérieurs..Dolmatoff avait un magnétophone et ils lui demandèrent ce que c'était... Et ils ne s'étonnèrent pas. Un sage

lui dit:

"Vous avez besoin de cela pour vous souvenir des traditions, nous, nous les portons dans le coeur:"

Il leur demanda ce que c'était que vivre et on lui dit:

"vivre c'est penser."

La pensée ils l'appellent aluna

(et c'est aussi esprit, souvenir, âme, vie).

Aluna c'est l'esprit ou l'idée des choses.

Avant la création du monde la Mère Universelle

a existé en aluna

"elle n'était ni quelqu'un ni rien ni quoi que ce soit

elle était aluna"

les peintures (rupestres) des Ancêtres sont aluna

en aluna sont les morts dans l'utérus de la Mère

quand quelqu'un meurt ce qui reste de lui est aluna

et aluna est la vraie réalité.

Une pierre sur le chemin n'est pas une vraie pierre

Mais figure d'une pierre qui existe en aluna.

Quand quelqu'un pense "il est en aluna";

et le désir, c'est "posséder en aluna".

Dans la Sierra Nevada il n'y a pas le mot "amour":

amour c'est aussi aluna

"L'homme pense avec tête et coeur":

Vivre, c'est penser, c'est-à.dire

c'est être en aluna

(penser et aimer)

 

(...)

Ernesto Cardenal, Sierra Nevada in: Hommage aux Indiens d'Amérique. Traduit de l'espagnol (Nicaragua) par Jacques Jay.Orphée, La Différence, 1989.

Le poète, religieux et homme d'État Ernesto Cardenal admonesté par le pape Jean-Paul II à son arrivée à l'aéroport de Managua (mars 1983), puis suspendu ad divinis à cause de son appartenance aux Sandinistes nicaraguayens, qui lancèrent ensuite le slogan: «entre cristianismo y revolución no hay contradicción»,

Indiens Kogi ("jaguar") de la Sierra Nevada de Santa Marta, en Colombie. Image: capture d'écran du documentaire Aluna (2013) https://www.youtube.com/watch?v=iXiBSfca6KY

Indiens Kogi ("jaguar") de la Sierra Nevada de Santa Marta, en Colombie. Image: capture d'écran du documentaire Aluna (2013) https://www.youtube.com/watch?v=iXiBSfca6KY

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La Crète en guerre contre les éoliennes

5 Octobre 2015 , Rédigé par POC

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LA SITUATION SE DURCIT, D’HEURE EN HEURE, DANS L’OUEST DE LA CRÈTE, LES ACTIONS DE SABOTAGE SE RENFORCENT, LES TAGS « EDF GO HOME » SE MULTIPLIENT SUR LES MURS DE CHANIA ET DE RÉTHYMNON, ALORS QUE PLUSIEURS CENTAINES DE POLICIERS ANTI-ÉMEUTES SUPPLÉMENTAIRES VONT DÉBARQUER LUNDI.

En ce moment même, un bateau contenant trois éoliennes géantes attend dans le port de Chania. Ces éoliennes doivent être transportées en convoi terrestre sous haute-surveillance vers les montagnes de Réthymnon, en début de semaine prochaine, dès que les renforts de policiers anti-émeutes auront débarqué.

De nombreux autres bateaux vont arriver à Chania http://www.chaniapost.eu/2014/11/22/edf-preparing-to-invest-450-million-euro-in-crete/et Héraklion dans les prochains jours, affrétés par diverses sociétés, parmi lesquelles la principale est la firme française EDF qui prépare à elle seule l’implantation de 47 nouvelles éoliennes géantes avec sa filiale locale. http://www.edf-energies-nouvelles.com/en/business/our-energies/wind-energy/

Ce projet éolien industriel et gigantesque est en train de détruire toutes les montagnes de Crète sur toute sa longueur soit 256 km (voir détails sur les cartes ci-jointes), dans des proportions incroyables, y compris en zone Natura2000. Tout ça pour produire six fois plus d’énergie que les besoins de la Crète (qui utilise déjà le photovoltaïque, l’hydroélectrique, etc.) et permettre à des grandes firmes de faire des bénéfices énormes en profitant des financements publics (40% de l’Union européenne, autant du contribuable grec, à plus d’un million d’euro l’éolienne géante) tout en revendant l’électricité deux fois son prix habituel et en s’appuyant sur les contraintes des mémorandums successifs en matière de privatisations (de l’énergie, du bien commun, des territoires…).

Des centaines d’habitants sont chassés, des bergers arrêtés, des apiculteurs inquiétés, y compris des personnes âgées (une personne de 90 ans s’est même vu passer les menottes dans un petit village près de Palea Roumata, sur les hauteurs du département de Chania). Les montagnes deviennent, les unes après les autres, zones interdites et la révolte gronde.

Les assemblées populaires se multiplient. La résistance s’organise, notamment autour du collectif Leftera Vouna (Montagnes Libres). Plusieurs centaines d’opposants sont déjà en action à l’heure qu’il est.

Les Français qui croient encore que l’ennemi vient d’ailleurs n’ont rien compris au capitalisme : les firmes françaises sont parmi les plus virulentes en Grèce, conseillées par des hommes politiques grecs et/ou français payés comme consultants et/ou représentants. Une aubaine financière juteuse dont profitent des hommes d’affaires ivres de plaisir qui sèment la misère, la destruction et, surtout, la colère.

Les responsables ont beau se cacher derrière d’interminables rangées de policiers anti-émeutes, ils n’échapperont pas à la riposte. Surtout en Crète. C’est mal connaître l’histoire de cette île…

Yannis Youlountas
po/ collectif Leftera Vouna

Source: http://blogyy.net/2015/10/03/la-temperature-continue-de-monter-en-grece-y-compris-dans-les-iles/

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Lettre du collectif "Voisine d'éoliennes industrielles" aux députés du Parlement du Jura suisse

5 Octobre 2015 , Rédigé par POC

Bonjour,

Les éoliennes ne sont pas un projet écologique. Ce matin même en Grèce un convoi d’éoliennes imposées par EDF (Electricité de France!)  attend les renforts de policiers anti-émeutes pour être acheminé sur les montagnes de Réthymnon contre la volonté des autochtones. À voir ici: http://blogyy.net/2015/10/03/la-temperature-continue-de-monter-en-grece-y-compris-dans-les-iles/

L’autonomie énergétique, servie aussi dans nos régions, est une imposture comme on le constate en France avec la centrale solaire de Cestas en Gironde. Un projet citoyen récupéré discrètement par l’industrie avec des conséquences environnementales terrifiantes et un bilan énergétique mensonger. http://geopolitique-electricite.fr/

Quand on voit le chemin choisi par le gouvernement jurassien pour imposer l’industrie du vent ici, on ne peut que déplorer l’incroyable dérive de la démocratie actuelle.

Nous ne voyons toujours pas de députés responsables et critiques autour de la transition énergétique, ni aucune garantie sur les objectifs claironnés. Nous constatons partout une catastrophe sur le terrain: dans l’indifférence ou l’impuissance politique?

Quand le piège se refermera vous serez aussi dedans.

Belle semaine
Le collectif.

http://www.voisinedeoliennesindustrielles.com/

"Les Français qui croient encore que l’ennemi vient d’ailleurs n’ont rien compris au capitalisme : les firmes françaises sont parmi les plus virulentes en Grèce, conseillées par des hommes politiques grecs et/ou français payés comme consultants et/ou représentants. Une aubaine financière juteuse dont profitent des hommes d’affaires ivres de plaisir qui sèment la misère, la destruction et, surtout, la colère." (http://blogyy.net/2015/10/03/la-temperature-continue-de-monter-en-grece-y-compris-dans-les-iles/

 

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Intrepide gardian de nostre parla gènt (Frédéric Mistral)

4 Octobre 2015 , Rédigé par Béthune

Intrepide gardian de nostre parla gènt
Intrépides gardiens de notre parler gentil

Garden lou franc et our e clar comme l'argènt
Gardons-le franc, pur, et clair comme l'argent

Car tout un pople aqui s'abeurs
Car tout un peuple, là, s'abreuve,

Car, de mourre, bourdoum qu'un pople tombe esclau,
Car, face contre terre, qu'un peuple tombe esclave,

Se ten sa lengs, tèn la clan
S'il tient sa langue, il tient la clef

Que di cadeno lou libero.
Qui le délivre des chaînes.

Frédéric Mistral. Les Îles d'Or. Li Servantes. I, Troubaires Catalan, tome II, Ed. Rollet, p. 82.

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A Sparte, l'homme libre n'était pas un homme d'argent (Xénophon)

4 Octobre 2015 , Rédigé par Béthune

"1. Voici encore d'autres usages opposés à ceux du reste de la Grèce que Lycurgue a établis à Sparte. Dans les autres Etats, tout le monde s'enrichit tant qu'il peut : l'un cultive la terre, l'autre arme un vaisseau, un troisième fait du commerce, les autres vivent de différents métiers.

2. A Sparte, Lycurgue a défendu aux hommes libres de toucher à aucune affaire d'argent ; assurer la liberté de l'Etat, telle est, selon lui, la seule affaire qu'ils doivent regarder comme la leur. 3. Et en effet pourquoi rechercherait-on la richesse là où le législateur, en ordonnant d'apporter la même part à la table commune et de vivre du même régime, a fait en sorte qu'on ne désire pas l'argent pour mener une vie luxueuse. Ce n'est pas non plus pour des habits qu'on voudrait s'enrichir ; la parure d'un Spartiate n'est pas dans le luxe des vêtements, mais dans la bonne constitution de son corps. 4. Ce n'est pas non plus pour avoir de quoi dépenser en faveur de ses commensaux qu'il faudrait amasser de l'argent, puisque Lycurgue a établi qu'il est plus glorieux de servir ses amis en travaillant de ses mains qu'en prodiguant l'argent. Il a fait voir que l'un est l'oeuvre du coeur, l'autre, l'oeuvre de la richesse."

Xénophon, La République des Lacédémoniens. Chapitre VII :Toute profession lucrative est interdite ; l'usage de l'or et de l'argent prohibé. Traduction de Pierre Chambry.

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"Dire la vérité" (Igor Chafarévitch)

4 Octobre 2015 , Rédigé par Béthune

" Quand l’individu perd tout intérêt pour le travail et les destinées de son pays, la vie devient un poids dénué de sens, la jeunesse cherche une issue à travers des flambées de violence irrationnelle, les hommes deviennent alcooliques ou drogués, les femmes cessent d’engendrer et le peuple se décime…

Telle est l’issue vers laquelle nous entraîne le " Petit Peuple ", qui travaille sans relâche à détruire tout ce qui sert à maintenir l’existence du " Grand Peuple ". C’est pourquoi la création d’une armure spirituelle protectrice est une question de survie nationale. Une telle tâche est à la mesure d’un peuple. Mais il y a une tâche bien plus modeste, et que nous ne pouvons mener à bien qu’individuellement : elle consiste à DIRE LA VERITE, proférer à haute et intelligible voix ce que d’autres ont voulu taire craintivement. "

Igor Chafarévitch, La Russophobie, traduit du russe par Alexandre Volsky, Editions Chapitre Douze SER, 1993.

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