Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le Rouge et le Blanc

Articles récents

Pluralities of Governance in the Russian Arctic by Florian Stammler and Aytalina Ivanova

8 Novembre 2016 , Rédigé par POC

Under what pretext can oil, natural gas, coal, gold, and diamonds be extracted from under the permafrost on indigenous reindeer pastures or hunting and fishing grounds? Like most nation-states, Russia passed federal legislation that authorizes extractivism, a pattern of domination that has been brought to bear on the indigenous people who live off of these lands. Despite the existence of an ostensibly unified legal system, indigenous people and extractive industry engage with the land’s resources very differently. Comparing plural regulatory regimes can help us to understand the process of domination that Stephen Reyna and Andrea Behrends (2011) identify as a key determinant of conflict around resource extraction. The social life of the law within each region is entangled with local legal traditions, worldviews, and practices of deference to local authorities. Through anthropological analysis, we demonstrate how indigenous regulatory systems, hierarchies, and governmentalities shape the social life of extractive industries in the Russian Arctic, even though federal law in principle applies identically to Russia’s remotest corners.

(...)

Lisez ici la suite de l'article: https://culanth.org/fieldsights/937-pluralities-of-governance-in-the-russian-arctic

Lire la suite

"Souvent par amour, mais toujours par gentillesse..."

2 Novembre 2016 , Rédigé par POC

A Carodie, trop popaa malgré elle

P.O.C.

"Souvent par amour, mais toujours par gentillesse..."
"Souvent par amour, mais toujours par gentillesse..."
"Souvent par amour, mais toujours par gentillesse..."
"Souvent par amour, mais toujours par gentillesse..."
"Souvent par amour, mais toujours par gentillesse..."
"Souvent par amour, mais toujours par gentillesse..."
Lire la suite

Erri De Luca: La Parole contraire

1 Novembre 2016 , Rédigé par POC

"Pour avoir déclaré que la ligne Turin-Lyon est une entreprise « inutile et nuisible », que le sabotage est la seule alternative, puisque toutes les négociations ont échouées, Erri De Luca est poursuivi par la justice italienne pour incitation au sabotage.

Dans La Parole contraire, l’auteur italien revient sur ses engagements, depuis la lecture d’« Hommage à la Catalogne », de Georges Orwell, qui éveilla sa conscience politique dans une Italie où les journaux de gauche lançaient une souscription pour fournir des armes à la résistance chilienne après le coup d’État du 11 septembre 1973. Autre époque !

Erri De Luca revendique la liberté de parole, le droit de mauvais augure, le droit de parole contraire.

La société privée Lyon Turin Ferroviaire [1], qui a porté plainte co ntre l’écrivain, bénéfice d’une aide exceptionnelle de l’État italien. Un département judiciaire composé de 4 magistrats a été spécialement créé pour inculper les militants les plus actifs.

Contre ce qu’il considère comme un abus de pouvoir, un acte de censure, Erri De Luca ne décolère pas. Face à une procédure injuste, il rappelle que Rouget de Lisle attend toujours sa convocation pour avoir écrit les paroles de La Marseillaise. Dans une langue remarquable, il affirme sa détermination à rester lui-même, dans ses engagements, prêt à en assumer les conséquences.

Bref, efficace et fort."

Compte-rendu de lecture initialement publié sur le blog Bibliothèque Farhenheit 451 et proposé à Reporterre par son auteur.

Lisez sur REPORTERRE l'entretien d'Erri De Luca avec Olivier Bonnel:

https://reporterre.net/Erri-De-Luca-Le-capitalisme-s-est-affranchi-du-souci-de-l-utilite

Extrait:

L’Italie, un pays féodal ?

Aujourd’hui, les décisions sont prises par une oligarchie, mais qui n’est pas éclairée ni intéressée par le bien commun. Elle s’intéresse seulement à gaspiller l’argent public au service d’intérêts privés. C’est encore pire qu’au Moyen-Âge, parce qu’à l’époque, on construisait des châteaux pour se défendre, maintenant, on les construit pour les laisser à l’abandon. En Italie, des centaines de chantiers sont inachevés et des centaines d’autres achevés, mais inutilisés. Le capitalisme s’est aujourd’hui affranchi du souci de l’utilité !


Quand avez-vous senti ce basculement en Italie ?

Dans les années 1990, le pays a connu une dérive « économiciste », un délire de l’enrichissement et c’est pour cela que les Italiens ont élu pour vingt ans l’homme le plus riche du pays, Silvio Berlusconi, à la tête du gouvernement. Dans le même temps, le principal opposant, Romano Prodi, était professeur d’économie, tandis que le président de la République, Ciampi, était ancien gouverneur de la Banque d’Italie. Les premières mesures de Berlusconi ont été de déréguler l’économie. C’est à ce moment-là que l’État est devenu une agence qui, au lieu d’appliquer le droit, dispense des services. La santé n’est plus un droit, c’est un service, et si vous ne pouvez pas payer, tant pis pour vous. De plus en plus d’Italiens ne vont pas voir de médecin, car ils n’ont pas les moyens.

 

Lire la suite

Adieu foulard, adieu madras

25 Octobre 2016 , Rédigé par POC

Afficher l'image d'origine

Lire la suite

Cette haine française pour le "sauvage" (Alain et Michel Sennepin)

20 Octobre 2016 , Rédigé par POC

Le Grand Soulagement pour les véritables amis des animaux sauvages.

par Alain Sennepin

Dans "Le Tigre ou la Mort" (mis en ligne sur ce blog le 14 juillet 2011), j'avais particulièrement insisté sur l'importance d'une zoopolitique digne de ce nom pour la viabilité d'un corps social. La Russie fut brutalement soumise, dans l'ultime décennie du siècle dernier, à cette alternative fondamentale : "Agir ou Mourir". La modification radicale de son regard sur la grande faune sauvage qui intervint alors, puis s'enracina par la suite, lui a permis de survivre en tant que nation indépendante et souveraine. A l'inverse, la France, depuis la deuxième moitié des années 90, est entrée dans une logique d'autodestruction.

Le Bûcher des vanités. François Hollande n'a plus, désormais, que des chances infinitésimales d'être encore Président de la République à la fin du premier semestre prochain. Il a su, avec un singulier esprit de méthode, s'aliéner pratiquement tout le monde, y compris au sein de son dernier carré de "fidèles". Il lui est reproché beaucoup, en tous domaines, à une exception notoire, où son action résolue et vindicative a pourtant été, et de très loin, la plus destructrice. Ce dispositif essentiel, révélateur de l'état de santé du corps social, n'a jamais été revendiqué comme tel par le Pouvoir. En outre, il a été à peu près ignoré des "grands" médias.

Un "point de détail" dans l'histoire du quinquennat. Il est un domaine où le Président et son équipe (au premier rang de laquelle, la mère de ses enfants, Ségolène Royal) ont fait preuve d'une constance et d'une âpreté particulières, en bloc et en détail : la destruction des animaux sauvages, avec un acharnement, et à une échelle, inédits depuis la création du ministère de l'environnement, en 1971. Dans cette situation, l'Institution est allée au delà de l'horreur et de l'ignominie.

Ceci étant, et quel que soit le successeur de Monsieur Hollande à la tête de l'Etat (à part peut - être s'il s'agit de Jean - Luc Mélenchon), les violences tous azimuts à l'encontre des animaux libres vont encore (au moins dans un premier temps) croître et "embellir", les pires habitudes s'étant désormais imposées comme une seconde nature dans l'administration.

La Droite "régionale". A titre d'exemple, maintenant que la vie sauvage n'a plus droit de cité dans la République, les éxêcutifs des grandes régions élus à l'automne 2015,  et notamment ceux orientés à droite, mettent un point d'"honneur" à ce que les associations de défenseurs de la Nature n'y aient plus droit de cité à leur tour. Il reste que, contrairement à l'équipe de Monsieur Hollande, ce fanatisme mimétique s'avérera probablement plus friable à la longue...

Au printemps prochain, je reviendrai, dans le détail, sur ce qu'a été cette politique et comment elle s'est incarnée en pratique, mais aussi quelles en sont les racines historiques, en lien avec la construction de l'idée que la France se fait d'elle même, le véritable "Rêve Français". Autrement dit : "de quoi François Hollande est - il à la fois le nom et le rameau terminal."

Pour l'heure, je retranscris ici,  simplement, un article rédigé par mon frère Michel  le 20 mai 2015, publié dans "La Galipote" et "La Fouine", et qui fut alors "accueilli" par un silence assourdissant... 

Le pire ennemi des animaux sauvages

Tous ceux qui sont attentifs à ce sujet ont pu constater une radicalisation progressive du pouvoir de M. Hollande en défaveur des animaux sauvages, aussitôt après l’éviction de Mme Batho du ministère de l’écologie. Cela commença, de la part de son successeur, M. Martin, par la levée du moratoire relatif aux ouvrages type barrage de Sivens (ce qui a contribué notamment à l’emballement qui a conduit au meurtre de Rémi Fraisse) jusqu’aux actuels délires éradicateurs de Mme Royal : par exemple, il a été récemment décidé de traquer les requins au sein de la réserve naturelle marine au large de la Réunion, en guise de « doigt d’honneur » à François Sarano, lequel pointait à juste titre la responsabilité des autorités dans certains des accidents à déplorer, à force d’appâter les requins sur la zone pour mieux les y piéger.

A vrai dire, ce pouvoir n’a jamais fait preuve d’un intérêt quelconque pour la protection de la faune sauvage, bien au contraire. Ni plus ni moins que ses prédécesseurs, il a commencé par traiter méthodiquement les fleurons de la faune sauvage française comme de la vermine. La radicalisation dont il fait preuve depuis près de deux ans est donc d’autant plus effroyable. On en vient même à assister à une épidémie de « burn-out » parmi les lieutenants de louveterie, à cause d’une amplification trop rapide de leurs « missions ».

Tous les gestes politico-administratifs relatifs aux animaux sauvages et à leurs habitats visent (à de rarissimes exceptions près) à une destruction la plus large possible, ou le cas échéant à une protection la plus faible possible. Après le départ de Mme Batho, on a ainsi pu assister à plusieurs « réglages » successifs dans cette machine de guerre, et notamment : M. Le Foll, ami intime de M. Hollande et représentant du lobby de l’agro-business au gouvernement, en est devenu le porte-parole, une première pour la Vème République !

Il y a 12 ans, un autre épisode nous avait déjà pris à la gorge, avec l’équipe comptant MM. Raffarin et Juppé, ainsi que Mme Bachelot. A l’époque, ce pouvoir avait aussi fait preuve d’une violence inouïe (au-dessus de la moyenne de ses prédécesseurs), mais la volonté farouche et la cohérence que l’on discerne aujourd’hui lui avaient fait défaut, Mme Bachelot ayant été remplacée par M. Lepeltier, lequel se révéla un homme d’exception, favorable quant à lui à la faune sauvage. Il faut ajouter que le président de l’époque, M. Chirac, ne ruminait aucun sentiment d’hostilité envers nos frère sauvages, contrairement aux dirigeants actuels. Et même en ce qui concerne M. Sarkozy, fort dangereux et imprévisible car sans foi ni loi, ce sujet ne faisait pas partie de ses idées fixes, et il n’y eut pas non plus de suivi significatif, ni dans un sens ni dans l’autre. De longs processus historiques permettent largement d’expliquer ce naufrage qui nous accable, et feront ultérieurement l’objet d’une publication. Mais cela tient aussi irréductiblement à la mentalité profonde des personnalités au pouvoir : MM. Hollande, Valls, Le Foll, Sapin, Bartolone, Le Guen, Mme Royal. Et n’oublions pas trop vite MM. Montebourg, Ayrault, Martin et Cuvillier. Tous partagent une caractéristique plus ou moins répandue dans la population française : ils n’oublient jamais d’exprimer leur refus névrotique de toute forme de témoignage de fraternité vis-à-vis de l’Animal. Quand de tels gens se retrouvent ensemble à tous les plus hauts postes du pouvoir, cela se traduit concrètement, comme c’est le cas actuellement, par une inflation incontrôlable d’inutiles cruautés. Dans nos milieux, on entend parfois distinguer favorablement la présidence de M. Hollande, en raison, jusqu’à présent, de son refus d’ouvrir une brèche à l’exploitation des gaz de schiste, malgré les fréquents coups de boutoirs de plusieurs personnalités influentes au parti socialiste. Il s’agit en effet d’une question névralgique. Mais tout ce qui précède ne l’est assurément pas moins, et fait apparaître le cas des gaz de schiste comme l’arbre cachant la forêt de cet holocauste de bêtes sauvages. Le nazisme ne fut pas seulement le pire de tous les régimes antisémites (lesquels étaient monnaie courante à l’époque) : il a fait véritablement exception par sa boulimie meurtrière, jusqu’à en parasiter son effort de guerre. Le « Hollandisme » n’est pas seulement le pire de tous les régimes hostiles aux animaux sauvages : il fait véritablement exception en incarnant, par excellence, le triomphe politique et idéologique posthume de C.P.N.T. (Chasse, Pêche, Nature et Traditions).

Michel Sennepin

Source de cet article reproduit intégralement: http://europe-tigre.over-blog.com/2016/10/la-chute.html

Lire la suite

Deux poèmes de Ronsard

18 Octobre 2016 , Rédigé par POC

Chassériau; La toilette dEsther

Chassériau; La toilette dEsther

Deux poèmes de Ronsard
Deux poèmes de Ronsard
Lire la suite
Lire la suite

"La chine a intégré la pensée moderne à travers le maoïsme" (Alain Sennepin) et ses conséquences pour la destruction de la Nature

18 Octobre 2016 , Rédigé par POC

Le taotie chinois est le symbole de l'union -et non l'antagonisme- de l'homme et des forces spirituelles et physiques de la Nature. A BRONZE TAOTIE MASK EARLY WESTERN ZHOU DYNASTY, 11TH-10TH CENTURY BC cast with bulging eyes, flanked by pointed leaf-shaped ears, beneath upcurved bovine horns with hollow tips, the wide upper jaw defined by an out-curved snout and a pair of hooked fangs, with dark green surface patina and widely scattered reddish cuprite encrustation Width 9 in., 22.9 cm. Sothebys http://www.sothebys.com/en/auctions/ecatalogue/2013/magnificent-ritual-bronzes-n09026/lot.10.html

Le taotie chinois est le symbole de l'union -et non l'antagonisme- de l'homme et des forces spirituelles et physiques de la Nature. A BRONZE TAOTIE MASK EARLY WESTERN ZHOU DYNASTY, 11TH-10TH CENTURY BC cast with bulging eyes, flanked by pointed leaf-shaped ears, beneath upcurved bovine horns with hollow tips, the wide upper jaw defined by an out-curved snout and a pair of hooked fangs, with dark green surface patina and widely scattered reddish cuprite encrustation Width 9 in., 22.9 cm. Sothebys http://www.sothebys.com/en/auctions/ecatalogue/2013/magnificent-ritual-bronzes-n09026/lot.10.html

(...)

La Chine a intégré la pensée moderne à travers le maoïsme. Celui - ci, des années 50 à la fin des années 70, a promu, pratiqué et revendiqué une guerre d'extermination contre la Nature sauvage. Dans ce cadre, les tigres étaient considérés comme de la vermine, à éradiquer en toute priorité. Voir par exemple, la guerre contre "les bandits à quatre pattes" dans le Hunan, et les conséquences de celles - ci : les tigres subissent de plein fouet la destruction de leurs territoires et de leurs proies (en particulier les sangliers qui sont exterminés par dizaines de milliers).Traqués par des équipes de chasseurs, ils se défendent résolument avec l'énergie du désespoir, semant la terreur dans une centaine de villages (un seul tigre tue 32 personnes en 1952), et même dans la ville de Changcha. Ils finissent par être totalement éradiqués dans les années 60. Cet épisode de folie collective (1952 - 1963) se solde, pour le seul Hunan, par la mort d'au moins 817 tigres, presque 2000 villageois, et des dizaines de milliers d'animaux domestiques tels que chiens, cochons, vaches et chevaux.

Mo, Yabai (2008-03-27). "百虎围村50年前的人虎大战". 法制周报

http://news.ifeng.com/history/zhongguoxiandaishi/detail_2011_01/01/3856099_0.shtml

A partir des années 80, les représentations et sensibilités évoluent peu à peu. Dans un premier temps (dernières décennies du XXème siècle et début du XXIème), la destruction des espaces sauvages et de ses habitants reste considérée comme une nécessité pour le développement du pays, mais la haine fanatique de l'époque maoïste n'est plus à l'ordre du jour. Le statut des tigres évolue alors dans les esprits. Considérés comme éradiqués POUR TOUJOURS à l'état sauvage, on juge alors qu'ils deviennent utiles au pays dans le cadre des "fermes à tigres".

De plus, les Chinois pensent contribuer à la préservation de l'espèce à travers l'élevage de ces individus captifs, sur les mêmes bases que ce que l'on pensait sur le sujet en Occident au moins jusque dans les années 60 du siècle dernier, et parfois beaucoup plus tard... C'est notamment le cas pour les tigres de l'Amour, en déclin dramatique sur l'ensemble du bassin dans les années 90 du siècle dernier. L'animal semble irrémédiablement condamné, et un centre de reproduction ouvre alors à Harbin (Nord -Est du pays) en 1996, hébergeant 24 individus (12 mâles et 12 femelles).

Depuis l'an dernier, sous l'indéniable et bénéfique influence russe d'une part, le constat de succès de l'Inde et de petits états himalayens dans leur politique de préservation d'autre part, le gouvernement Chinois s'est engagé dans un nouvel infléchissement politique vis - à - vis de la Nature Sauvage en général, et du Tigre, fondement de sa culture millénaire, en particulier.

(...)

La suite ce cette passionnante analyse sur le site d'Alain Sennepin: http://europe-tigre.over-blog.com/2016/10/une-epineuse-question-2.html 

Et sur le même sujet:

Mao's War Against Nature: Legacy and Lessons, by Judith Shapiro

This article, adapted from the author's new book, Mao's War Against Nature: Politics and the Environment in Revolutionary China (Cambridge University Press, 2001), argues that Mao and the Chinese Communist Party's “war” to bend the physical world to human will often had disastrous consequences both for human beings and the natural environment. The Chinese ideal of “harmony between heaven and humans” was abrogated in favor of Mao's insistence that “Man Must Conquer Nature,” and the link between the abuse of people and the abuse of nature became unusually stark and transparent. Shapiro argues that the Mao years offer a cautionary tale with wide-ranging implications for societies struggling to achieve a more harmonious relationship with nature.

Journal of East Asian Studies, Volume 1, Issue 2 (Special Issue: Perspectives on Environmental Protection in Northeast Asia)

August 2001, pp. 93-119

https://www.cambridge.org/core/journals/journal-of-east-asian-studies/article/maos-war-against-nature-legacy-and-lessons-1/EC5859153CCF3481AD9227AC19B0F464

Comme l'homme fait partie de la nature, l'esprit de l'homme fait partie de l'Esprit de la Nature.

由于人是性的一部分,人的精神是性之灵的一部分

Yóuyú rén shì Xìngzhì de yībùfèn, rén de jīngshén shì Xìngzhì zhī líng de yībùfèn

Pierre-Olivier Combelles

 

Judith Shapiro, in clear and compelling prose, relates the great, untold story of the devastating impact of Chinese politics on China's environment during the Mao years. Maoist China provides an example of extreme human interference in the natural world in an era in which human relationships were also unusually distorted. Under Mao, the traditional Chinese ideal of 'harmony between heaven and humans' was abrogated in favor of Mao's insistence that 'People Will Conquer Nature'. Mao and the Chinese Communist Party's 'war' to bend the physical world to human will often had disastrous consequences both for human beings and the natural environment. Mao's War Against Nature argues that the abuse of people and the abuse of nature are often linked. Shapiro's account, told in part through the voices of average Chinese citizens and officials who lived through and participated in some of the destructive campaigns, is both eye-opening and heartbreaking.

Judith Shapiro, in clear and compelling prose, relates the great, untold story of the devastating impact of Chinese politics on China's environment during the Mao years. Maoist China provides an example of extreme human interference in the natural world in an era in which human relationships were also unusually distorted. Under Mao, the traditional Chinese ideal of 'harmony between heaven and humans' was abrogated in favor of Mao's insistence that 'People Will Conquer Nature'. Mao and the Chinese Communist Party's 'war' to bend the physical world to human will often had disastrous consequences both for human beings and the natural environment. Mao's War Against Nature argues that the abuse of people and the abuse of nature are often linked. Shapiro's account, told in part through the voices of average Chinese citizens and officials who lived through and participated in some of the destructive campaigns, is both eye-opening and heartbreaking.

Affiche de propagande pour la Campagne des Quatre Nuisibles, sous Mao Tse Toung. C'était un absurde programme d'éradication des moineaux, des rats, des mouches et des moustiques dans toute la Chine... Source: http://www.etaletaculture.fr/culture-generale/la-campagne-des-quatre-nuisibles-a-ete-un-fiasco-total/

Affiche de propagande pour la Campagne des Quatre Nuisibles, sous Mao Tse Toung. C'était un absurde programme d'éradication des moineaux, des rats, des mouches et des moustiques dans toute la Chine... Source: http://www.etaletaculture.fr/culture-generale/la-campagne-des-quatre-nuisibles-a-ete-un-fiasco-total/

Moine bouddhiste cheminant avec son tigre, symbole de l'union de l'homme sage avec les puissances de la nature. Peinture sur soie de Touen Houang. Orginal conservé au Musée Guimet. Tirage photographique: collection Pierre-Olivier Combelles

Moine bouddhiste cheminant avec son tigre, symbole de l'union de l'homme sage avec les puissances de la nature. Peinture sur soie de Touen Houang. Orginal conservé au Musée Guimet. Tirage photographique: collection Pierre-Olivier Combelles

Lire la suite

Fukushima 2016 (Nakajima Takashi)

13 Octobre 2016 , Rédigé par POC

Source de cette image: http://www.fukushima-blog.com/2016/09/fukushima-conference-de-takashi-nakajima.html

Source de cette image: http://www.fukushima-blog.com/2016/09/fukushima-conference-de-takashi-nakajima.html

Conférence donnée par M. Nakajima

du département de Fukushima

11 septembre 2016

(...)

Lorsque le gouvernement impose un retour dans un lieu pollué à 20 millisieverts par an aux réfugiés, cela signifie que ceux-ci logeront dans un milieu quatre fois plus pollué que ces laboratoires de recherche et ces services de radiologie. Que le premier ministre aille lui-même habiter un endroit pollué à 100 millisieverts par an, mais je ne peux consentir, moi, à une telle contrainte illégale.

J'ai demandé un jour à des fonctionnaires gouvernementaux, s'ils avaient l'intention d'abroger cette loi et leur réponse a été “Non”. Le gouvernement, qui se doit de respecter la loi, agit lui-même illégalement. Cela signifie que pour lui l'économie compte davantage que la vie des habitants de Fukushima. Ces gens pensent que la progression économique est plus importante que la mort de cent mille  personnes. Cette attitude du pouvoir est comme un glaive pointé sur tous les habitants, et pas seulement sur ceux de Fukushima. Le pouvoir prétend qu'il protège les Japonais, mais en même temps il veut faire refonctionner tous les réacteurs. Si d'autres accidents se produisent, il négligera et abandonnera les victimes, comme il le fait à Fukushima. Pour l'heure, cela nous sert de leçon et nous devenons plus sages.

(...)

 

Il y a deux ans, j'ai été invité par une église protestante de la ville de Francfort, en Allemagne, à donner une conférence. Après mon exposé sur l'accident nucléaire devant cent cinquante élèves d'un collège, une enseignante qui présidait la séance a dit : “À présent débute le débat. Je l'ouvre en vous demandant pourquoi on a construit la centrale nucléaire dans Fukushima.” Ma réponse fut la suivante :

C'est parce que la région côtière est pauvre et peu peuplée. Même en cas d'accident grave, les victimes ou les morts seront au maximum cent mille. Si l'accident survenait à Tokyo, dix millions de personnes seraient atteintes ou tuées. Au regard du progrès économique, dix mille victimes ne comptent pas. La vie des habitants du département de Fukushima a moins de prix que celle des habitants du département de Tokyo. Dès l'origine donc, la construction de centrales nucléaires dans Fukushima portait atteinte au principe de l'égalité des hommes. Acceptez-vous cela?

Si des enseignants organisaient une telle séance au Japon, immédiatement viendraient des critiques de la part des parents d'élèves. Ces derniers penseraient que ces enseignants sont des “rouges” et certains téléphoneraient au comité d'éducation. J'ai interrogé des enseignants de ma connaissance sur la possibilité d'une telle séance dans leur école et tous ont répondu négativement. Dans les écoles japonaises, il est très difficile d'aborder des thèmes politiques.

Nous avons commencé ce combat afin de protéger nos vies et nos droits, mais il a évolué et son but est devenu l'arrêt et la suppression de toutes les centrales nucléaires. Et désormais nous visons le changement d'une politique antidémocratique. La bataille se poursuit, non seulement dans le département de Fukushima, mais aussi dans celui de Maebashi et dans tout le Japon, et nous devons donc, en y travaillant tous ensemble, pousser plus avant notre combat.

Merci de tout cœur pour votre attention.

Nakajima Takashi

Lisez l'article complet ici: http://www.fukushima-blog.com/2016/09/fukushima-conference-de-takashi-nakajima.html

Merci à Alain Sennepin http://europe-tigre.over-blog.com/  pour m'avoir communiqué la bonne nouvelle qui suit:

Observatoire du nucléaire - http://www.observatoire-du-nucleaire.org - 17 octobre 2016

Japon - Élection cruciale d'un gouverneur antinucléaire à la tête de la région de la plus grande centrale nucléaire du monde

L'autorisation du gouverneur est requise pour la remise en service des réacteurs arrêtés depuis Fukushima !

 


La centrale nucléaire de Kashiwasaki a frôlé le désastre lors du séisme du
16 juillet 2007, préfigurant la catastrophe de Fukushima 3 ans plus tard

Cette information de la plus haute importance ne fait hélas pas la Une des médias en France, et l'AFP elle-même ne l'évoque (cf extrait ci-dessous) que pour en signaler ses lourdes conséquences... sur le cours en bourse de Tepco, le maudit propriétaire de la centrale nucléaire de Fukushima et d'autres centrales comme, précisément, celle de Kashiwasaki.

Rappelons que cette centrale avait été sérieusement bousculée par un important séisme en juillet 2007 et que votre Observateur du nucléaire préféré, présent sur le plateau de "C dans l'air" (France 5), avait expliqué (curseur à 20 min 30s) qu'il fallait fermer d'urgence et définitivement au moins 20 réacteurs au Japon si l'on voulait éviter un nouveau Tchernobyl. Avertissement bien sûr non pris en compte, et, trois ans plus tard, c'était Fukushima.

Il est à noter que, suite au séisme de 2007, l'Agence internationale pour l'énergie atomique avait dépêché une mission dirigée par le français Philippe Jamet, haut dirigeant de l'Autorité de sûreté nucléaire française (ASN). Mais le rapport publié s'était contenté de quelques recommandations anodines, assurant que les centrales japonaises pouvaient résister à tout évènement sismique ou climatique : une nouvelle démonstration de la "compétence" de l'ASN...

Aujourd'hui, 3 seulement des 54 réacteurs nucléaires japonais sont en service mais le gouvernement de l'ultranationaliste (et ultra pronucléaire) Shinzo Abe use de toutes les pressions pour essayer d'obtenir la redémarrage d'autres réacteurs, malgré l'opposition de la population.

Mais ces réouvertures sont contrecarrées par des décisions de justice ou par le véto de certains gouverneurs régionaux. Voilà pourquoi l'élection de Ryuichi Yoneyama à la tête de la région de Niigata est un coup terrible porté aux projets fous des pronucléaires (et au cours en bourse de Tepco) : ce courageux nouveau gouverneur va refuser la remise en service des 7 réacteurs de Kashiwasaki. Bravo à lui et à ses électeurs.

Sous peu, les trois réacteurs japonais en service devront s'arrêter pour maintenance et, comme ce fut déjà le cas pendant près de deux ans en 2014 et 2015, le Japon fonctionnera à nouveau avec 0% de nucléaire. Or, si 130 millions de Japonais peuvent vivre sans nucléaire, comment prétendre encore que c'est "impossible" pour deux fois moins de Français ? CQFD.

Extrait de la dépêche AFP de ce jour :


- Tepco dévisse de 8% -

Sur le front des valeurs, la compagnie d'électricité Tepco a enregistré la plus forte chute du Nikkei (-7,89% à 385 yens) au lendemain de l'élection d'un gouverneur antinucléaire dans la préfecture de Niigata (nord-ouest du Japon). Ryuichi Yoneyama, 49 ans, a remporté dimanche la tête de cette région où se trouve la plus grande centrale atomique du Japon, Kashiwazaki-Kariwa, qui compte sept tranches. Or Tepco espérait sauver ses finances en relançant ces réacteurs, les seuls qui lui restent après l'arrêt des deux centrales de Fukushima à la suite de l'accident catastrophique de mars 2011.

http://www.romandie.com/news/Tokyo-le-Nikkei-finit-en-hausse-de-026-prudent-a-laube-de-la-saison-des/745125.rom

 

Lire la suite

L’industrie automobile est une arme de destruction massive (Noël Mamère / Reporterre)

10 Octobre 2016 , Rédigé par POC

L'automobile est le symbole et l'exacerbation de tout ce qu'il y a de mauvais dans l'homme: l'égoïsme, l'individualisme, la vulgarité, l'impolitesse, l'impatience, la vanité, la prétention, l'avidité, l'hybris, la saleté, la pollution et la destruction de l'environnement sous toutes leurs formes.

P.O.C.

 

(...) L’automobile reste l’expression la plus visible du mode de production capitaliste et productiviste. Car il faut bien appeler les choses par leur nom : depuis la production de la première automobile jusqu’au dernier modèle de 2016, l’industrie automobile a été le vecteur d’une révolution industrielle devenue arme de destruction massive de la planète par excellence et matrice du taylorisme, cette organisation scientifique du travail, appliquée par Henry Ford, qui organisa méthodiquement l’exploitation de millions d’ouvriers de par le monde. Le travail à la chaîne a discipliné la classe ouvrière, en lui imposant une soumission au quotidien qu’expriment aussi bien le film de Charlie Chaplin Les Temps modernes que les essais de Simone Weil sur la condition ouvrière. (...)

Lisez l'article complet sur le site de Reporterre:https://reporterre.net/L-industrie-automobile-est-une-arme-de-destruction-massive

Sur même sujet et sur le même blog: http://pocombelles.over-blog.com/2014/06/une-belle-martre-est-morte.html

Et sur un blog voisin: http://auffargisenvironnement.blogspot.fr/2015/01/danger-traversee-danimaux.html

L’industrie automobile est une arme de destruction massive (Noël Mamère / Reporterre)
Lire la suite
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 > >>