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Le Rouge et le Blanc

Articles récents

Prière à la Lune (San/Bochimans)

26 Février 2014 , Rédigé par Béthune

Prends ma figure et donne moi la tienne !
Prends ma figure, ma figure malheureuse
Donne-moi ta figure,
Avec laquelle tu reviens
Quand tu meurs
Quand tu disparais de ma vue
Tu te couches et reviens.
Laisse-moi te ressembler, parce que tu es pleine de joie
Tu reviens chaque fois plus vivante
Après que tu as disparu de ma vue
Ne nous as-tu pas promis jadis
Que nous aussi nous reviendrons
Et serons à nouveau heureux après la mort ?

 

Texte original en anglais : Specimens of Bushman folklore, Auteurs : Wilhelm Heinrich Immanuel Bleek, Lucy Lloyd, Compilé par : Wilhelm Heinrich Immanuel Bleek, Lucy Lloyd, Édition illustrée, réimprimée, Éditeur Daimon, 1911, ISBN 385630603X, 9783856306038, 468 pages, page 52-53

« Prayer addressed to the Young Moon : “kábbi-â yonder! Take my face yonder! Thou shalt give me thy face yonder! Thou shalt take my face yonder! That which does not feel pleasant. Thou shalt give me thy face, - (with) which thou, when thou hast died, thou dost again, living return, when we did not perceive thee, thou dost again lying down come, - that I may also resemble thee, For, the joy yonder, thou dost always possess it yonder, that is, that thou art wont again to return alive, when we did not perceive thee; while the hare told thee about it, that thou shouldst do thus. Thou didst formerly say, that we should also again return alive, when we died." »

Source: wikipedia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Bochimans

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Le Pacifique nord est devenu un "continent" de déchets (Jean Dorst, Robert Barbault, Algalita Marine Research Institute)

23 Février 2014 , Rédigé par Béthune

On a créé un continent... de déchets !

Originalité et prémonition, Jean Dorst consacre tout un chapitre aux "déchets de la civilisation technique à l'assaut de la planète".

Sa prophétie s'incarne, si j'ose dire, dans un gigantesque "continent" de déchets qui atteint aujourd'hui près de 3,5 millions de km2 - un tiers de la superficie de l'Europe-, flottant dans le pacifique nord entre Hawaii et la Californie. Un continent constitué à90% de déchets en plastique, alimenté par les courants marins et les effets tourbillonnants du grand vortex nord-Pacifique qui lui apportent brossses à dents, bouteilles... et quantité de fragments de tailles variées - jusqu'à des débris microscopiques- produits par les mouvements de l'eau, les ultraviolets, le sel et chargés de polluants divers. Tout cela en provenance des côtes ou des navires. Selon les observations et le suivi effectués depuis plus de dix ans par l'Algalita Marine Research Foundation, ce "monstre boulimique" aurait triplé de taile depuis les années 1990 et rassemble jusqu'à un million de déchets persistants par km2.

Ce qui pose problème c'est le temps nécessaire à la dégradation de ces plastiques, estimé généralement entre cinq cents et mille ans, et la toxicité des éléments qui les composent. Un continent mortel non seulement pour les tortues qui s'étouffent avec des sacs en plastique assimilés à des méduses, mais aussi pour de nombreux oiseaux et mammifères qui consomment des poissons pollués par les petits débris qu'ils ont ingérés.

Ainsi, Greenpeace estime qu'à l'échelle de la Terre, environ 1 million d'oiseaux et quelque 100 000 mammifères marins mouraient chaque année de l'ingestion de plastiques.

 

Robert Barbault, Pour que nature vive. In: Jean Dorst, Avant que nature meure. Delachaux et Niestlé/Muséum national d'Histoire naturelle, 2012.

 

Synthetic Sea: une vidéo de l'Algalita Marine Research Institute : http://www.algalita.org/media-center/index.php#Videos

 

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Il n'y a aucun gouvernement indigène en Amérique latine (Silvia Rivera Cusicanqui)

20 Février 2014 , Rédigé par Béthune


Imagen: Kaos en la red

 

Erbol, 5 de enero, 2014.- En una entrevista concedida tras dar una conferencia en la Universidad de Guadalajara, México, la socióloga boliviana Silvia Rivera Cusicanqui señaló a pesar de todo lo que se dice, sobre todo del gobierno de su país, “todavía no hay ningún gobierno indígena en América Latina”.

La investigadora ofreció una conferencia titulada “Etnicidad estratégica, nación y colonialismo en América Latina”, invitada por el Centro Universitario de Ciencias Sociales y Humanidades (CUCSH) de la Universidad de Guadalajara, ubicada en el estado mexicano de Jalisco.

“No hay indígenas en el poder, tenemos que tener eso claro. Evo Morales es un exsindicalista cocalero, parcelario, mercantil, vinculado a la producción comercial y de monocultivo. No hay nada de indígena en su forma de ser, ni de percibir. Ni siquiera habla un idioma indígena.”

“Es un recurso retórico decir que es indígena. Tampoco supone una ruptura de los modelos hegemónicos que nos vinculan a ser el patio trasero de las grandes transnacionales”, dijo Rivera para explicar su planteamiento.

Afirmó que continúa en el continente el “saqueo imparable por las empresas transnacionales de los recursos naturales donde durante cientos de años han estado asentados los pueblos originarios de América ante la complicidad e indiferencia de los gobernantes”.

Añadió que los llamados gobiernos progresistas de América Latina son incluso más “crueles y agresivos” a la hora de aplicar políticas desarrollistas que benefician sobre todo a las grandes empresas.

Ante esta realidad, Rivera dijo que no queda más remedio que “luchar como siempre” en defensa de tierras y selvas, espacios ambicionados por quienes extraen recursos naturales para incrementar las ganancias de las industrias y emprendimientos del norte.

La conferencia de la socióloga boliviana se llevó a cabo en el auditorio “Silvano Barba” de la Universidad y se realizó en el marco del Congreso Internacional de Investigación sobre América Latina que lleva por título “Dinámicas de inclusión y exclusión en América Latina. Perspectivas y prácticas de etnicidad, ciudadanía y pertenencia”.

“Lo que vivimos se parece mucho a las luchas contra la idea de la selva como un ‘espacio vacío’ que se configuró en los años sesenta. Esta idea se ha vuelto a reeditar, lo que les resta posibilidades de sobrevivencia a muchas poblaciones que han ocupado ancestralmente esos territorios”, agregó Rivera.

Silvia Rivera Cusicanqui es conocida por su amplia trayectoria intelectual que tiene como hitos el libro “Oprimidos, pero no Vencidos” y sus investigaciones sobre el movimiento anarquista obrero y femenino en las primeras décadas del siglo XX.

Rivera también es cofundadora del Taller de Historia Oral Andina (THOA) en el seno de la Universidad Mayor de San Andrés (UMSA).

—-
Por tal de la agencia Educación Radiofónica de Bolivia (Erbol): http://www.erbol.com.bo/noticia/politica/04012014/no_hay_ningun_gobierno_indigena_en_america_latina

Source de cet article: SERVINDI.ORG:  http://servindi.org/actualidad/98785

 

Bolivie- Sur le projet de route traversant le Territoire Indigène et Parc National Isiboro Sécure (TIPNIS) contre la volonté des habitants: http://servindi.org/actualidad/73766

 

Le Président de Bolivie (3e producteur mondial de coca) Evo Morales presse pour la légalisation internationale de la coca: http://latino.foxnews.com/latino/politics/2014/01/09/bolivian-president-evo-morales-urges-international-legalization-coca-leaf/

 

The most Radical Conservative Regime: Bolivia under Evo Morales, by Prof. James Petras (Globalresearch.ca) http://www.globalresearch.ca/the-most-radical-conservative-regime-bolivia-under-evo-morales/5363248

 

 

 

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Plomb durci

19 Février 2014 , Rédigé par Béthune

Je vois maintenant que nous assistons à une révolution de la terre elle-même. Et ce qu'on peut voir partout, ce sont les manifestations de cette révolution; les armes atomiques, la dévastation de la flore et de la faune. Peut-être que la terre n'a plus besoin de l'homme et qu'il ne lui est peut-être plus nécessaire.

Ernst Jünger, Journal.

 

Depuis quelques décennies, plusieurs pays ont recours aux armes à l’uranium appauvri (UA). Très chimiotoxique, ce sont aussi de puissantes armes radiologiques. Malgré les dangers qu’elles représentent, leur utilisation est encore légale. Revenons sur les dangers et les impacts de ces armes terribles.

L’uranium appauvri (isotope U238, abréviation « UA ») est un sous-produit de l’enrichissement de l’uranium et du traitement du combustible usé. Il ne possède pas les propriétés nécessaires pour être utilisé dans un réacteur mais cela ne le rend pas moins dangereux, bien au contraire. Cette substance est très toxique. Par ailleurs, de tous les éléments radioactifs, l’uranium appauvri est celui qui reste radioactif le plus longtemps, avec une demi-vie de 4,47 milliards d’années.

 

Suite de l'article: Uranium appauvri un tueur méconnu sur le site sortirdunucleaire.org:

http://www.sortirdunucleaire.org/Uranium-appauvri-un-tueur-meconnu,551

 

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It is dangerous for tohunga Pakeha to share tapu knowledge with tutuaa

16 Février 2014 , Rédigé par Béthune

 

Io, Io-matua-kore, Io-taketake, Io the parentless, Io the root foundation of all things.

 

The Reverend Maori Marsden tells of a discussion he held with some of his elders on his return from the Second World War. He was talking about the war and in particular about the atom bomb. One elder asked him to explain the difference between the atom bomb and an ordinary bomb. Maori Marsden took the word hihiri, which means pure energy, and to quote Maori: "Here I recalled Einstein's concept of the real world behind the natural world as being comprised of 'rythmical patterns of pure energy', and said to him that this was essentially the same concept. He then exclaimed "Do you mean to tell me that the Pakeha scientists (tohunga Pakeha) have managed to rend the fabric (kahu) of the universe?" I said "Yes." "I suppose they shared their knowledge with the tutuaa (politicians)?" "Yes." "But do they know how to sew (tuitui) it back together again?" "No!" "That's the trouble with sharing such 'tapu' knowledge. Tutuaa will always abuse it".

 

This story gives some insight into the Maori understanding of Io as well as one explanation of why the knowledge of Io has been held by a few and not disclosed to everybody.

(...)

http://homepages.ihug.co.nz/~dominic/io-writn.html

 

Profitez-en pour lire cet article de sortirdunucleaire.org sur les essais nucléaires francais au Sahara et dans le Pacifique: http://www.sortirdunucleaire.org/Consequences-des-essais-nucleaires

Et faire connaissance avec Moruroa e tatou, l'association des anciens travailleurs et victimes de Moruroa et Fangataufa, sites des essais nucléaires francais dans le Pacifique: http://www.moruroaetatou.com/

 

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L'animal règne sur l'espace, l'arbre sur le temps (Francis Hallé)

16 Février 2014 , Rédigé par Béthune

http://blog.radeau-des-cimes.org/wp-content/uploads/2013/12/A-la-recherche-de-la-biodiversit%C3%A9.jpg

 

A l’occasion de la sortie de «Il était une forêt», rencontre avec le botaniste Francis Hallé, spécialiste de la forêt tropicale

Francis Hallé a défriché un continent inconnu, la canopée. A bord du «Radeau des cimes», une nacelle gonflable, il a exploré le dernier étage de la forêt, un écosystème vierge abritant une biodiversité phénoménale. Le botaniste et biologiste a changé notre regard sur les plantes en révélant leur «radicale altérité» dans des livres passionnants (Architecture des plantes, Plaidoyer pour l’arbre…) et alerté sans répit l’opinion sur la disparition accélérée des forêts tropicales. Son combat se poursuit avec Il était une forêt.

Le rendez-vous a lieu devant le jardin intérieur d’un grand hôtel lausannois, trois palmiers et bambous frileux. Une jungle? «Plutôt l’exemple de notre volonté de domestiquer la nature, rectifie doucement Francis Hallé. Un mélange de plantes d’Asie et d’Amérique. Mais c’est mieux que rien, non?»

 

La Temps: Au premier plan d’«Il était une forêt», vous dessinez tranquillement dans la jungle. Sans crainte des insectes et des reptiles?

Francis Hallé : C’est un des buts du film: débarrasser les forêts de l’étiquette «enfer vert». Pour la plupart des Européens, la forêt tropicale est moche, inutile, dangereuse, inintéressante.

Alors, si on peut sortir du fric en la détruisant, pourquoi se priverait-on? Faire un dessin prend une bonne heure. C’est une façon de se rapprocher du temps de l’arbre – un être terriblement mobile mais sur une échelle qui n’est pas celle de l’être humain. Je ne cours aucun danger. Quand on s’habitue à ce milieu, on éprouve un sentiment de plénitude étonnant. J’ai besoin des forêts comme antidote aux contraintes de la vie contemporaine: le bruit, la vitesse, le béton, le bitume, la bagnole, le fric…

– D’où vient la mauvaise réputation des forêts tropicales?

– Ce sont des séquelles de l’époque coloniale. L’explorateur se faisait d’autant plus mousser qu’il disait revenir de régions dangereuses. Toute une littérature coloniale s’ingénie à noircir le tableau. Dans les films d’aventures exotiques, on entre dans la forêt avec une arme à la main. Chaque mètre se gagne à coups de machette. On a grandi dans l’idée du défrichage considéré comme un progrès. Dans les années 50 et 60, les coupeurs de bois en Afrique étaient les champions du développement. On les félicitait.

– La première leçon de la forêt, c’est de l’accepter…

– Oui. Apprécier l’altérité. Un arbre, c’est une forme de vie irréductible à ce qu’on peut apprendre de l’animal ou de l’être humain. Une autre forme de vie, sans queue ni tête, qui peut passer mille ans sans bouger.

– L’arbre a-t-il conscience d’être?

– Bonne question. Certains éléments vont dans ce sens. Par exemple, les arbres timides qui s’arrêtent de pousser à un mètre de leur voisin. Ils ne sont pas démunis de conscience, du moins de sensibilité. On sait à présent que les arbres sont sensibles à la marée, à l’arrivée des tremblements de terre. Ils se défendent contre leurs agresseurs: peut-on se défendre sans avoir conscience d’être? Conscience, je ne sais pas, mais sensibilité, sans aucun doute.

– Dans «Le Seigneur des Anneaux», Tolkien prête conscience aux arbres…

– Oui. Mais, comme pour Avatar, j’éprouve des sentiments partagés à l’égard d’une biodiversité qui n’est pas la nôtre, comme si la nôtre avait démérité, était moins belle que celle de Cameron ou Tolkien. Or notre biodiversité est supérieure aux biodiversités imaginaires. Cameron fait voler des animaux marins. Ce n’est pas faire preuve de tellement d’imagination… J’ai pourtant beaucoup aimé le film.

– «Il était une forêt» réussit à harmoniser le temps de l’homme et le temps de l’arbre à travers des animations…

– Comme on n’avait pas le budget pour rester un siècle dans la forêt, il fallait ces animations pour montrer que les plantes sont mobiles. C’est une question d’échelle. L’animal règne sur l’espace, l’arbre sur le temps. Il en résulte que celui qui domine le temps est aussi le maître de celui qui ne domine que l’espace. Ces êtres vivants qui n’ont pas d’œil et pas de cerveau sont les maîtres. Cela bouleverse notre philosophie. Les animaux sont comme le laquais qui sert le thé à une vieille dame immobile. Les animaux sont manipulés. Ils sont actifs dans la pollinisation, dans la dispersion des fruits, mais vous conviendrez que la sexualité de la plante n’est pas leur problème…

– Si on prolonge votre métaphore, le laquais est en train d’assassiner la vieille dame…

– Oui. C’est trop facile d’assassiner une vieille dame qui ne bouge pas. C’est une question de civilisation. Ces forêts que j’ai vu disparaître au cours de ma vie démontrent à l’évidence que nous manquons de la civilisation nécessaire pour les préserver. C’est terrifiant. Je suis horrifié par le manque de conscience collective. C’est un bien commun, cette Terre – les forêts, mais aussi les récifs coralliens, les fonds sous-marins…

– En supposant qu’on arrive à vivre sur une planète où la biodiversité s’est effondrée, on perdra une dimension symbolique…

– Oui. Il n’est pas certain que l’homme disparaisse réellement, mais des sources d’imagination, de spiritualité, de poésie, d’esthétique, d’activité artistique tariront effectivement. Nous vivrons dans une poubelle, c’est terrifiant, terrifiant…

– Comment se fait-il qu’on ne connaisse pas mieux la biodiversité, ce grouillement de vie, cette imbrication incessante des formes animales et végétales…

– J’ai beaucoup réfléchi à cette question. Lorsqu’on est enfant, on s’intéresse aux bestioles, on s’y projette. Un enfant est passionné par les animaux. Et ses parents lui disent: «Touche pas ça, c’est dangereux, c’est laid, c’est sale.» Alors l’enfant arrête. Ce n’est pas une tendance intrinsèque à l’être humain de trouver la biodiversité répugnante. C’est une mauvaise influence.

– Le film peut-il susciter une prise de conscience?

– C’est certainement un de nos objectifs. Je le compare souvent avec Le Monde du silence du commandant Cousteau. Quand j’étais gamin, il a ouvert mes yeux sur les beautés des fonds sous-marins. Mes collègues océanographes me disent que ce film a lancé leur métier. Je crains malheureusement que ce soit un peu tard pour les forêts primaires.

– Peut-on encore freiner le massacre?

– Les gens qui s’occupent d’exploitation des bois ne nous écoutent pas. Nous sommes sur deux planètes différentes, nous sur la planète Terre, eux sur la planète fric. Rien d’autre ne les intéresse. Je constate que la vitesse des coupes de bois s’accélère. Parce qu’il n’en reste presque plus et que la conscience de la population penche du côté de l’écologie. Alors ils mettent les bouchées doubles. Au Gabon, le viol de la forêt est monstrueux, monstrueux! Pendant le tournage, toutes les cinq minutes nous entendions rugir les tronçonneuses et tomber les arbres…

– Y a-t-il une solution?

– La solution tient en un mot: agroforesterie. Et, pour une fois, les modèles agricoles n’iraient pas des pays riches vers les pays pauvres. Nous sommes les héritiers de l’Empire romain. Les Romains nous ont mis en tête qu’il y a la forêt et l’agriculture, et aucune compatibilité entre les deux. Dans une école de foresterie, vous n’aurez pas un mot sur l’agriculture, dans un lycée agricole, pas un mot sur les forêts. Par le biais de la colonisation, on a introduit ce clivage dans les pays tropicaux. Fort heureusement, certains ont résisté. J’ai été frappé par la côte ouest de Sumatra. C’est un spectacle incroyable. De grandes forêts primaires, où tout est utile. Le seul travail consiste à récolter. De temps en temps, pour cultiver une plante qui nécessite la pleine lumière, vous faites tomber un arbre et vous avez de la lumière pendant quatre ans, ensuite ça se rebouche. Dans la mosaïque, il y aura toujours un site favorable aux plantes de lumière. Ces agroforêts sont admirables et assurent un niveau de vie enviable. C’est notre espoir, et je suis très heureux de voir que la législation européenne s’est modifiée en faveur de l’agroforesterie.

 

Source de cet article: http://www.letemps.ch/Page/Uuid/49c54426-4bce-11e3-b94d-6f22d06ff129/Lanimal_r%C3%A8gne_sur_lespace_larbre_sur_le_tempsemos

 

Une remarque: si, comme dit Francis Hallé, l'arbre (métaphore du végétal) est le maître du temps et de ceux qui vivent dans l'espace (les animaux), comment peut-on l'assassiner ? Comment des forêts primaires entières, avec toute la biodiversité, peuvent être détruites par l'homme ? Il y a là une contradiction. L'homme n'est qu'un détail dans l'histoire de la nature. Les plantes ont vécu des millions d'annés sans lui et lui survivront. Mieux vaut sans doute écrire comme Ernst Jünger:

"Je vois maintenant que nous assistons à une révolution de la terre elle-même. Et ce qu'on peut voir partout, ce sont les manifestations de cette révolution; les armes atomiques, la dévastation de la flore et de la faune. Peut-être que la terre n'a plus besoin de l'homme et qu'il ne lui est peut-être plus nécessaire."(Journal) - P.O.C.

 

Site du Radeau des Cimes où vous pourrez prendre connaissance de la nouvelle mission au Laos: http://blog.radeau-des-cimes.org/

http://www.letemps.ch/Facet/print/Uuid/34c30468-d817-11e1-b6c7-87316167502b/Une_Etoile_pour_explorer_la_canop%C3%A9e_du_Laos

http://www.mediapeps.org/option-future/francis-halle-repart-expedition-canopee-au-laos-a-la-decouverte-de-nouvelles-especes/

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Au-delà de la ligne de l'horizon marin (Joseph Conrad)

15 Février 2014 , Rédigé par Béthune

" Au-delà de la ligne de l'horizon marin, le monde n'existait pas plus pour moi qu'il n'existe pour les mystiques qui se réfugient au sommet des hautes montagnes. Je parle ici de cette vie intérieure, qui renferme ce que nous réservent de meilleur et de pire les profondeurs essentielles de notre être, et où l'homme doit vivre seul sans renoncer pourtant à tout espoir d'un commerce avec ses semblables."

 

Joseph Conrad, Le miroir de la mer, Note de l'auteur. Trad. par G. Jean-Aubry, Gallimard, 1946.

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Sujata Mohapatra danse l'Odissi (Pallavi)

14 Février 2014 , Rédigé par Béthune

http://www.youtube.com/watch?v=N4hbtDs5bpY

 

"Odissi, also known as Orissi (Oriya: ଓଡ଼ିଶୀ oṛiśī), is one of the eight classical dance forms of India. It originates from the state of Odisha, in eastern India. It is the oldest surviving dance form of India on the basis of archaeological evidences.[1][2] The classic treatise of Indian dance, Natya Shastra, refers to it as Odra-Magadhi. 1st century BCE bas-reliefs in the hills of Udaygiri (near Bhubaneswar) testify to its antiquity. It was suppressed under the British Raj, but has been reconstructed since India gained independence. It is particularly distinguished from other classical Indian dance forms by the importance it places upon the Tribhangi (literally: three parts break), the independent movement of head, chest and pelvis[3][4] and upon the basic square stance known as Chauka or Chouka that symbolises Lord Jagannath. This dance is characterised by various Bhangas (Stance), which involves stamping of the foot and striking various postures as seen in Indian sculptures. The common Bhangas are Bhanga, Abanga, Atibhanga and Tribhanga."

 

Extrait de Wikipedia en anglais: http://en.wikipedia.org/wiki/Odissi

 

Sujata Mohapatra danse ici une autre forme d'Odissi, le Magalacharan, une action de grâces au dieu Ganesha: http://www.youtube.com/watch?v=1wX5yHh6DHc

 

Shiva, dieu de la Danse, incarnation de l'énergie cosmique. Dans sa main droite supérieure, iltient le tambourin, représentant la musique. Dans sa main gauche supérieure, il tient une langue de feu. Les gestes de ses autres mains traduisent l'équilibre éternel de la vie et de la mort.

Légende provenant du livre de Hubert Reeves: Patience dans l'azur (Seuil, 1981-88).  Source de l'illustration: Wikipedia.

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Jean Dorst: Avant que nature meure

13 Février 2014 , Rédigé par Béthune

Jean Dorst consultant l'ouvrage de John James Audubon, "The Birds of America" à la Bibliothèque centrale du Muséum national d'Histoire naturelle, à Paris (1989)

Photo: Pierre-Olivier Combelles

 

Magazine de Pierre ichac (22 mai 1965). Document audio de l'INA:

 

http://www.ina.fr/audio/PHD94029036

 

"Magazine de Pierre ICHAC. Aujourd'hui, les conséquences nocives du progrès sur la Nature à l'occasion de la sortie du livre de Jean DORST "Avant que nature meure". Avec Jean DORST, auteur de l'ouvrage, vice-président de l'Union Internationale de Conservation de la Nature, et professeur de Zoologie au muséum d'Histoire Naturelle et le Professeur Roger HEIM, directeur du Muséum National d'Histoire Naturelle, auteur de la préface. - A 1'47 : Roger HEIM présente ce livre qu'il qualifie de "grand livre". Pour lui nous sommes à l'aube de cette prédiction dramatique. Il espère que ce livre permettra de stopper ce "naufrage de la nature". Enumère les problèmes posés par ce livre : surpopulation, destruction de la biodiversité, abus des produits chimiques, conservation des sols. - A 3'12 : Jean DORST explique ce qui l'a amené à écrire cet ouvrage. Tout d'abord la constatation de la dévastation de la nature à travers son expérience personnelle : la régression des espèces animales ou végétales. Le problème des habitats inadaptés aux besoins, de la surpopulation, de la pénurie alimentaire. Globalement c'est le problème de la conservation des ressources naturelles et de leur exploitation rationnelle. La nécessité de préserver l'équilibre naturel. Evoque le déséquilibre profond du psychisme humain comme responsable du non respect des lois naturelles. - A 4'52 : Jean DORST donne des exemples concrets de problèmes : usure des sols, de l'abus des produits chimiques contre les insectes, danger de leur accumulation dans les sols, pollutions diverses et traitement des déchets (risques de cancers). - A 9'20 : Conclusion de Pierre ICHAC (citation d'une phrase de Jean DORST) dépendance de l'homme à son milieu. Homme et création forment un tout."

 

La philosophie de Jean Dorst, par Serge Clavero: http://dtwin.org/WordDD/2012/07/24/la-philosophie-de-jean-dorts/

Remarquable article qui contient un long extrait en PDF du livre La force du vivant (1979) de Jean Dorst.

 

Réédition (2012)

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"The world is ill " (Shaman Davi Kopenawa Yanomami)

10 Février 2014 , Rédigé par Béthune

"The governments take all the rich resources from the land and destroy the land of the indigenous people."

 

"History is repeating itself. Thousands of miners have come back," he told the Guardian in London this week. "They are repairing and expanding the old airstrips. The cattle ranchers are coming in, cutting down the forest. They are coming with planes and helicopters, guns and machines and rafts. They bring malaria and destroy the rivers. We are warning the world that without your help the Yanomami people will die.

"The error of the whites is to take the riches of the land. You only want to take the riches. But the land is sacred. If the Yanomamai die the shamans will disappear and the governments will continue to take the land. You are worried about climate change. It is arriving. The rains come late, the sun behaves in a strange way. The world is ill. The lungs of the sky are polluted. We know it is happening.

"We are shamans. We care for the planet, the sun, the moon, the darkness and the light. Everything that exists we look after. You cannnot go on destroying nature. We will all die, burned and drowned, and that is the Yanomamai word."

Shaman Davi Kopenawa Yanomami

(Haut-Amazone, Brésil, près de la frontière du Venezuela)

 

The Guardian - Environment: http://www.theguardian.com/environment/2009/jun/13/davi-yanomami

 

Présentation du livre de Davi Kopenawa et de Bruce Albert sur le site de Jean Malaurie, fondateur et directeur de la prestigieuse collection Terre Humaine:

http://www.jean-malaurie.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=98&Itemid=45

 

Le livre :

Un grand chaman et porte-parole des Indiens Yanomami offre dans ce livre un récit exceptionnel, à la fois témoignage autobiographique, manifeste chamanique et cri d´alarme contre la destruction de la forêt amazonienne. Il y relate à la première personne son histoire hors du commun et ses méditations de chaman face au contact prédateur de la frontière blanche à laquelle son peuple se trouve confronté depuis les années soixante. Ce livre a été écrit à partir de ses paroles, recueillies en langue yanomami, par un ethnologue auquel le lie une très longue amitié.

Trois partie composent l´ouvrage: “Devenir autre” retrace sa vocation de chaman depuis l´enfance jusqu´à son initiation à l´âge adulte. Elle décrit par ailleurs toute la richesse d´un savoir cosmologique séculaire acquis grâce à l´usage de puissants hallucinogènes. “La fumée du métal” relate, à travers son expérience personnelle, souvent dramatique, l´histoire de l´avancée des Blancs dans la forêt – missionnaires, ouvriers routiers, chercheurs d´or –, et leur cortège d´épidémies, de violences et de destructions. Enfin, “La chute du ciel” rapporte son odyssée pour dénoncer la décimation de son peuple lors de voyages en Europe et aux États-Unis. Émaillé de visions chamaniques et de méditations ethnographiques à propos des Blancs, ce récit débouche sur un appel prophétique qui annonce la mort des chamans et la chute du ciel pour dénoncer la dévastation de la forêt amazonienne par l´absurde avidité de ceux qu´il nomme “le Peuple de la Marchandise”.

Des traductions du livre en portugais et en allemand sont d’ores et déjà annoncées.

 

Les auteurs :

Davi Kopenawa : chaman et porte-parole des Indiens Yanomami du Brésil, est né en 1956 dans une communauté isolée du nord amazonien où presque toute sa famille meurt d´une violente épidémie de rougeole lorsqu´il a onze ans lors. Vingt ans plus tard, des milliers de chercheurs d´or envahissent le territoire yanomami et c´est cette fois tout son peuple qui est menacé d´extinction. Pour empêcher cette tragédie annoncée, il s´engage dans une lutte sans répit qui lui fera parcourir le monde et le fera reconnaître comme l’un des plus grands défenseurs de l´Amazonie et de ses premiers habitants. Il recevra en 1988 le Global 500 Award des Nations Unies et en 1989 le Right Livelihood Award considéré comme le “Prix Nobel alternatif”. Il sera décoré en 1999 de l´Ordre du Rio Branco par le Président de la République brésilien et recevra em 2008 une mention d´honneur spéciale du prestigieux Prix Bartolomé de Las Casas octroyé par le gouvernement espagnol pour la défense des droits des peuples autochtones des Amériques.

            Bruce Albert : docteur en anthropologie de l´Université de Paris X, né en 1952 au Maroc, directeur de recherche à l´IRD (Paris), est un fervent défenseur de la culture et des droits des Yanomami du Brésil avec lesquels il travaille – et chez lesquels il séjourne très régulièrement – depuis 1975. L´ONG qu´il a co-fondée au Brésil en 1978 (la CCPY) a étroitement secondé Davi Kopenawa dans son combat, jusqu´à obtenir du gouvernement brésilien, en 1992, la reconnaissance légale du droit d´occupation exclusif des Yanomami sur un territoire de forêt tropicale plus vaste que le Portugal (la Terra Indígena Yanomami). Au-delà de ses recherches ethnographiques il a continué à travailler depuis lors au service de divers projets sanitaires, éducatifs et environnementaux implantés en territoire yanomami.

 

 

 

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