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Le Rouge et le Blanc

Articles récents

Hardouin de Péréfixe: le Grand Dessein de Henri IV

18 Août 2012 , Rédigé par Béthune

 

 

L'Europe imaginée par Henri IV n'était pas l'Union Européenne


A suivre prochainement ...

 

En attendant, consultez: L'Histoire du roi Henri le Grand par Hardouin de Péréfixe (édition numérisée téléchargeable gratuitement) : link

Le Grand Dessein y est exposé, sur plusieurs pages, à la fin de l'ouvrage.

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Des soldats français déguisés en "humanitaire" à la frontière Syrie/Jordanie (Mireille Delmarre)

17 Août 2012 , Rédigé par Béthune

Nemesis

Némésis, déesse de l'indignation et de la juste colère des dieux. Musée Paul Getty.

 

 

"Après 5 ans de «Sarkozisme», les Français vont-ils se laisser rouler dans la farine, acceptant cure d’austérité sur cure d’austérité, alors que des centaines de millions d’euros sont dépensés en opérations militaires, pour le compte de gouvernements étrangers -US Israël- par le «Hollandisme» ? Il est grand temps d’unir toutes les forces de gauche, comme de droite, soucieuses de garantir et restaurer l’indépendance de la France, en matière de politique étrangère. C’est cette France là que la majorité des Français aime et soutient et pas celle, sous la botte de SarkoHollande/UMPS, des collabos de l’Axe guerrier Tel-Aviv/Washington."

L'article complet sur french.irib.ir : link

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Le témoignage de la Mère Mariam Agnès de la Croix sur la vérité en Syrie

17 Août 2012 , Rédigé par Béthune

 

 


 

 

"Mère Agnès : Il existe un milieu accueillant des personnes armées non identifiées disposant des armes sophistiquées, semant le chaos, terrifiant les gens et harcelant l'armée-19 Nov 2011

Beyrouth / La mère Maryam As-Salib, chef de groupe du centre catholique de l'information qui a fait une tournée en Syrie pour prendre connaissance des faits réels sur le terrain, a affirmé lors d'une conférence de presse à Beyrouth, que ce groupe était le 1er du genre qui a visité les régions sensibles, ayant eu l'occasion de visiter les hôpitaux, où ils ont vérifié ce que les agents de sécurité et des militaires avaient subi comme actes terroristes.

 

Ce groupe médiatique avait regroupé des correspondants de plusieurs pays : l'Italie, la Belgique, la France, l'Espagne et les USA et "Il détient les vrais noms des gens qui ont été assassinés, décapités, blessées et mutilés sans que ces derniers sachent pourquoi. Ces mêmes victimes font l'objet d'une machination diabolique en montant leurs photos et séquences pour les exploiter via des médias tendancieux pour dire à la fin qu'ils étaient victimes des actes des forces de sécurité et de l'armée", a ajouté mère Aniès.

 

"Le centre dispose de /500/ noms de tués dont /372/ pour le seul mois d'octobre, c'est-à-dire plus de /800/ noms jusqu'à la date de du /23-10-2011/, tous des forces de sécurité, au moment où un pseudo-centre de droit de l'homme syrien, se trouvant à Londres qui gonfle tous les jours le bilan des morts, est incapable de donner ne serait-ce qu'un nom des morts. Le centre a contacté cet observatoire syrien à Londres pour lui demander de diffuser les noms des morts annoncés, mais à ce jour il n'a pu donner de noms", a-t-elle expliqué.

 

"Certains médias enfoncent les gens dans la tromperie et la duperie t ceci est inacceptable, car il existe une déontologie de travail dans le monde de la presse, mais malheureusement cette éthique professionnelle n'existe plus chez ces médias qui annoncent des nouvelles inexistantes sur le terrain. Ces médias tentent de nous faire comprendre qu'il existe en Syrie uniquement deux composantes : la 1ère, constituée de méchants, c'est-à-dire l'armée et les forces de sécurité, appelées aussi Chabiha, et la 2ème, se sont les manifestants pacifistes comme les agneaux et les moutons revendiquant la liberté, la démocratie et les droits de l'homme", a-t-elle indiqué.

Pour leurs parts, les journalistes étrangers venant d'Italie, de Belgique, de France, d'Espagne, des USA et aussi certains journalistes indépendants du Liban, d'Algérie, de France ont mis l'accent sur le fait que l'objectivité exige de dire que les groupes armés sont derrière les actes terroristes ciblant l'armée et les forces de l'ordre pour affaiblir le régime syrien.

 

Pour sa part, Webster Griffin Tarpley, délégué par l'institut Graff à Washington a indiqué "Je veux dire aux chaines BBC, CNN, al-Jazzera et autres arrêtez vos mensonges que vous diffusez, car nous avons visité les villes de Homs, Banias, Tartous, et autres et nous n'avons pas vu l'armée en train de tuer le peuple, par contre il ya avaient des gangs armés, cagoulés qui tuent les militaires et nous avons vu aussi des snipers."

 

Source: link

 

Monastère Saint Jacques le Mutilé (Syrie)

 

 

APPEL DE LA MERE AGNES MARIAM DE LA CROIX EN SYRIE: link

 

« Monastère Saint Jacques l’Intercis Qâra – Syrie www.maryakub.org <http://www.maryakub.org/> deirmaryakub@gmail.com<mailto:deirmaryakub@gmail.com>

 

« En cette veille de Noël, la Syrie où nous servons le Corps du Christ, est endeuillée par des évènements tragiques. Par-delà le tintamarre médiatique et le bruit de plus en plus grandissant des armes ce sont les civils, innocents, hommes, femmes, enfants et vieillards que Dieu a créé à Son Image et Ressemblance qui payent le prix du sang, de la détresse et de la disette. Comme toujours ce sont les pauvres qui sont les victimes de la folie des grands.

Suite à une mission d’information avec des médias catholiques j’ai été amenée à visiter la ville de Homs et ses environs. J’ai été remuée au plus profond de ma conscience par la tragédie que vit la population civile, notamment les chrétiens. Ces derniers sont surtout concentrés dans les quartiers centraux de la ville qui sont devenus le repaire de bandes armées que personne jusqu’à présent n’a réussi à identifier.

Toujours est-il que ces bandes imposent une loi martiale en vertu de laquelle les fonctionnaires qui rejoignent leur travail sont susceptibles de représailles, y inclus les enseignants dans les écoles publiques. De même les artisans, les vendeurs et même ceux qui ont une profession libérale sont la cible d’actes terroristes qui visent à paralyser la vie sociale.

Les résultats de ces méthodes coercitives sont des plus terribles : chaque jour des innocents sont égorgés ou kidnappés. Des familles perdent ainsi le père, le fils ou le frère. Les veuves et les orphelins sont dans la nécessité. Ceux qui n’ont pas affronté le spectre de la mort doivent faire face à la séquestration forcée dans leurs domiciles où ils cherchent à survivre sans travail.

Les maigres économies de ces familles s’amenuisent. La plupart sont d’un niveau moyen et en-deçà. Désormais la pénurie se fait ressentir en cet hiver qui s’annonce rigoureux. Le mazout fait cruellement défaut à beaucoup..

De plus, une aide alimentaire et médicale de première nécessité devient une urgence. De retour à Qâra j’ai noté que les mêmes stratagèmes appliqués à Homs ou à Qusayr sont appliqués chez nous par les insurgés.

D’un côté ils continuent à organiser des manifestations-studios pour les besoins médiatiques des chaînes mainstream (Al Jazeerah, Arabia, BBC, France 24 et relais) tandis qu’ils font régner la terreur dès la tombée de la nuit.

Il est désormais interdit de circuler, sous peine de se faire abattre, après 18 heures à Qâra. Depuis une semaine trente hommes armés sont venus dans cinq camionnettes sur la place du village avec des marteaux compresseurs. Ils ont éventré la chausséeet, en toute impunité, ils ont sectionné les cables de téléphone et les ont traînés avec eux pour les jeter dans le désert. Depuis deux jours, les miliciens ont forcé l’école municipale et ils l’ont volée.

Etant supérieure de l’antique monastère de Saint Jacques l’Intercis à Qâra, du diocèse grec-melkite catholique de Homs, Hama et Yabroud, et ayant vu de mes yeux l’immense souffrance de ces familles je lance un appel à nos amis et bienfaiteurs pour un projet urgent.

 

Venir en aide aux familles syriennes sinistrées qui n’ont plus les moyens de subsister. Nous vous proposons d’adopter une ou plusieurs familles par mois. Voici ce que nous comptons faire. Acheter du mazout, acheter de l’alimentation de base. Distribuer aux familles.

 

Prix du mazout : 18 LS le litre (0,3$).

Strict nécessaire pour une famille durant un mois : 150 litres.

Prix du mazout par famille pour un mois : 2700 LS (45$)

Portion alimentaire pour un mois : 55 $ (5kg de farine, 5 kg de riz, 5 kg de bourghol, 5 kg de lentilles, 10 kg de sucre, une bouteille d’huile d’olive, une bouteille d’huile végétale, une petite boite de graisse, 8 paquets de macaronis, une boite de confiture, des biscuits et divers)

Total prévu pour un mois par famille: 100 $

 

Je demeure à votre disposition pour tout service utile pour ce projet si important dans les temps difficiles qu’affronte la population civile en des lieux de plus en plus nombreux, soumis à la loi martiale de ceux qui ont pour mission de déstabiliser la Syrie.

 

Soeur Agnès-Mariam de la Croix»

 

Banque postale à Paris:

IBAN : FR74 2004 1000 0107 3466 3C02 047 BIC : PSSTFRPPPAR »

 

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Deux entrevues de Bassam Tahhan (Collectif pour la Syrie)

17 Août 2012 , Rédigé par Béthune

Bassar Tahan, Syrien-Francais, chercheur associé au CNRS, professeur dans plusieurs écoles francaises, est le porte-parole du Collectif pour la Syrie.

Il répond ici aux questions de journalistes francais dont on mesurera la connerie programmée et auto-programmée. Le journaliste employé des grands médias est un esclave qui ne pense pas et qui est chargé de défendre auprès du public une propagande. Celle d'une guerre criminelle.

Interviewé par Bourdin: link

Interviewé par une journaliste de France (?) Info : link

 

Par ailleurs, Jean-Pierre Chevènement, sénateur de Belfort, prend position contre l'ingérence de l'Alliance atlantique en Syrie.

Article de Info-Syrie: link
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De Trotsky et la Révolution bolchevique au Traité de Lisbonne en passant par de Gaulle

7 Août 2012 , Rédigé par Béthune

Un excellent résumé laissé par un lecteur en commentaire à un article d'Alexandra Kamenskaya (RIA Novosti) "Le trotskisme et les différences culturelles" publié le 18 avril avril 2012 sur son blog Rien de neuf à Moscou.blog.lemonde.fr

Source: link

 

"Trotsky est essentiellement enfant des banquiers Kazhars de Wall Street.

La Révolution bolchévique a été financée par les plus grandes banques US afin de mettre la main sur la Russie et ses richesses et, accessoirement liquider le peuple chrétien ainsi que le Tsar et sa famille.

http://www.wildboar.net/multilingual/easterneuropean/russian/literature/articles/whofinanced/whofinancedleninandtrotsky.html

http://resistance71.wordpress.com/tag/wall-street-et-la-revolution-russe-1917-lenine-trotsky/

Il existe de nombreuses sources qui montrent la duplicité du gouvernement US de l’époque pour fournir aux « révolutionnaires » les documents et les facilités du voyage.

Une branche du trotskysme à été envoyée en France pour réaliser le soulèvement contre De Gaulle en 1968 , après que le général ait envoyé un navire aux US plein de dollar papier à échanger contre de l’or , comme les accords le permettaient .

Après cet épisode , ce fut en 1971 la déclaration de Nixon sur l’inconvertibilité du dollar en or qui signait ainsi la fin de Bretton Woods , le début de la richesse des US grâce à une simple imprimante à dollar garanti par rien.

Nous voyons aujourd’hui s’écrouler cette folie .

Et toujours , en France , comme en Europe les politiciens dits de « gauche » comme de « droite » soutenir sans fin l’aide aux banques avec l’argent de la population , la Grèce en est un exemple avancé.

Car personne de ces politiciens traîtres ne remet en cause l’acte fondateur de l’arnaque de la dette , les lois Pompidou du 3 Janvier 1973 dans son article 25, l’article 104 du traité de Maastricht et 123 du traité de Lisbonne.

Après les millions de morts en Russie, les banquiers s’attaquent à l’Europe et la population ne comprend toujours pas".

http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2011/09/30/147-comprendre-la-dette-publique-en-quelques-minutes link

 

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ANNEXE: conférence de presse du Général de Gaulle sur l'or et le système monétaire, Palais de l'Elysée, 4 février 1965 : link 

Texte publié par Alterinfo à partir des archives de la Fondation Charles de Gaulle, où, curieusement, il n'est plus disponible...

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L'Antinoüs de Delphes (Henry Miller, Le Colosse de Maroussi)

7 Août 2012 , Rédigé par Béthune

Fichier:Antinous Delphi.jpg

Statue d'Antinoüs. Marbre de Paros, œuvre de l'époque d'Hadrien (117-138 ap. J.-C.). Provenance : temple d'Apollon à Delphes. Musée archéologique de Delphes.

 

 

 

"Au musée, je tombai de nouveau sur les colossales statues thébaines qui n'ont jamais cessé de me hanter, et finalement nous tombâmes en arrêt devant l'étonnante statue d'Antinoüs, le dernier des dieux. Je ne pus m'empêcher de songer au contraste que présente cette merveilleuse idéalisation dans la pierre de l'éternelle dualité de l'homme, dams son extrême hardiesse, son extrême simplicité, sa perfection grecque, au meilleur sens du terme, avec cette autre création, littéraire celle-ci: le Séraphita de Balzac, qui n'est que brouillard mystérieux et n'a, humainement parlant, absolument rien de convaincant. Rien ne saurait rendre la transition de la lumière aux ténèbres, de la conception païenne de la vie à la conception chrétienne, mieux que ne le fait cette figure énigmatique du dernier dieu sur terre, qui se précipita dans le Nil. En mettant l'accent sur l'âme et les qualités qui en résultent en l'homme, le christianisme n'a réussi qu'à séparer celui-ci de son corps; chez l'ange, la fusion des sexes aboutit à cet être sublime et spirituel qu'est essentiellement l'homme. Les Grecs, de leur côté, donnaient corps à tout et, par là, incarnaient et éternisaient l'esprit. En Grèce, on ne cesse d'être pénétré d'un sens de la nature éternelle des choses, qui s'exprime dans le hic et nunc. Dès l'instant que l'on retrouve le monde occidental, Europe ou Amérique aussi bien, ce sentiment du corps, de la nature éternelle des choses, de l'incarnation de l'esprit, est réduit au néant. Nous nous mouvons dans un temps mécanique parmi les débris de mondes disparus, inventant les instruments de notre propre destruction, oublieux du destin comme de la destinée, ne connaissant jamais un moment de paix, n'ayant en nous pas une once de foi, livrés sans défense aux superstitions les plus noires, n'exerçant pas plus de fonctions physiques que spirituelles, agissant non comme des individus, mais comme des microbes à l'intérieur d'un organisme malade."

 

Henry Miller, Le Colosse de Maroussi, Le Chêne, 1958.

 

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Une réflexion du Cardinal de Retz

5 Août 2012 , Rédigé par Béthune

 

Portrait de Jean-François Paul de Gondi, Cardinal de Retz (1613-1679), par Nanteuil

 

 

 

J'ai toute ma vie estimé les hommes plus de ce qu'ils ne faisaient pas en certaines occasions que par tout ce qu'ils y eussent pu faire.


Mémoires

 

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Appel de + Gregorios III Laham, Patriarche grec-melkite catholique d'Antioche et de tout l'Orient, de Jérusalem et d'Alexandrie

3 Août 2012 , Rédigé par Béthune

SYRIE: RÉFLEXIONS SUR LE RÔLE DES CHRÉTIENS

Texte sur le site zenit.org: link

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Dix diamants de François, duc de La Rochefoucauld

3 Août 2012 , Rédigé par Béthune

 

 

Les vieillards aiment à donner de bons préceptes, pour se consoler de n’être plus en état de donner de mauvais exemples.


Les faux honnêtes gens sont ceux qui déguisent leurs défauts aux autres et à eux-mêmes ; les vrais honnêtes gens sont ceux qui les connaissent parfaitement, et les confessent.


 


La grâce de la nouveauté est à l’amour ce que la fleur est sur les fruits : elle y donne un lustre qui s’efface aisément, et qui ne revient jamais.


La plus véritable marque d’être né avec de grandes qualités, c’est d’être né sans envie.


La vieillesse est un tyran qui défend, sur peine de la vie, tous les plaisirs de la jeunesse.


La raillerie est une gaieté agréable de l’esprit, qui enjoue la conversation, et qui lie la société, si elle est obligeante, ou qui la trouble, si elle ne l’est pas.


Il y a deux sortes d’inconstances : l’une qui vient de la légèreté de l’esprit, qui, à tout moment, change l’opinion, ou plutôt de la pauvreté de l’esprit, qui reçoit toutes les opinions des autres ; l’autre, qui est plus excusable, vient de la fin des choses que l’on aimait.


Le mal que nous faisons aux autres ne nous attire point tant la persécution et leur haine que les bonnes qualités que nous avons.


La félicité est dans le goût, et non pas dans les choses et c’est pour avoir ce qu’on aime qu’on est heureux, et non pas pour avoir ce que les autres trouvent aimable.


Il est malaisé de définir l’amour, et tout ce qu’on peut dire, c’est que, dans l’âme, c’est une passion de régner ; dans les esprits, c’est une sympathie ; et dans les corps, ce n’est qu’une envie cachée de posséder ce que l’on aime avec beaucoup de mystères.

 

Francois, duc de La Rochefoucauld


 

 

Marie-Madeleine Pioche de la Vergne, comtesse de Lafayette


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La Saint-Barthélemy (24 août 1572) par Hardouin de Péréfixe

2 Août 2012 , Rédigé par Béthune

 

 

Aucun Francais aimant la France, juste et voulant connaître l'histoire, ne doit ignorer les causes de la Saint-Barthélemy, cette tragédie odieuse qui montre à la fois la corruption de la cour de Charles IX, le pharisianisme et la folle ambition de la Ligue et la prudence du roi de Navarre, futur Henry le Grand.

B.

 

Cette paix faite [la paix de Saint Germain en Laye, le 11 août 1570], chacun se retira chez soi. Le prince de Navarre alla en Béarn ; le roi Charles IX se maria avec Elisabeth, fille de l’empereur Maximilien II, et il semblait qu’on ne pensât plus qu’à des réjouissances et à des festins. Cependant le roi, ayant reconnu qu’il ne viendrait jamais à bout des huguenots par la force, résolut d’y employer d’autres moyens plus faciles, mais aussi bien plus méchans. Il se mit à les caresser, à feindre qu’il les voulait traiter favorablement, à leur accorder la plupart des choses qu’ils demandaient, et à les endormir de l’espérance de faire la guerre au roi d’Espagne, dans les Pays-Bas, ce qu’ils souhaitaient faire passionnément ; et, pour les mieux leurrer, ils leur promit, pour gage se sa foi, sa sœur Marguerite, pour la marier au roi de Navarre : de sorte que, par ce moyen, il attira les principaux chefs de ce parti à Paris.

(1572.) La reine Jeanne, sa mère, qui y était venue devant pour faire les préparatifs des noces, mourut peu de jours après qu’elle y fut arrivée : princesse qui avait l’esprit et le courage au dessus de son sexe, et dont l’âme toute virile n’était point sujette aux faiblesses et aux défauts des autres femmes ; mais, à la vérité, ennemie passionnée de la religion catholique. Quelques historiens disent qu’elle fut empoisonnée avec des gants parfumés, parce qu’on craignait, comme elle avait beaucoup d’esprit, qu’elle ne découvrît le dessein qu’on avait de massacrer tous les huguenots ; mais d’autres assurent que c’est une fausseté, et qu’il est plus vraisemblable qu’elle mourut pulmonique, vu même que ceux qui étaient auprès d’elle et qui la servaient l’ont ainsi témoigné.

Henri, son fils, venait après elle. Etant en Poitou, il y apprit les nouvelles de sa mort, et alors il prit la qualité de roi : car jusque-là il n’avait porté que celle de prince de Navarre. Comme il fut à Paris, les malheureuses noces se célébrèrent ; les deux parties furent fiancées au Louvre par le cardinal de Bourbon, et le lendemain mariées par le même, à Notre-Dame, sur un échafaud qui fut pour cela dressé devant la grande porte de cette église, en présence du roi et de la reine mère. Après la cérémonie, la reine Marguerite alla entendre la messe et faire ses dévotions dans le chœur, et le roi de Navarre, passant par une galerie faite exprès le long de l’église, se retira dans le logis de l’archevêché ; puis, lorsque la messe fut achevée, il vint au-devant de sa maîtresse, et lui ayant donné un baiser, la conduisit dans l’archevêché où le dîner était préparé pour toute la maison royale.

Six jours après, qui fut le jour de la Saint-Barthélemy, tous les huguenots qui étaient venus à la fête furent égorgés ; entre autres, l’amiral, vingt seigneurs de marque, douze cents gentilshommes, trois ou quatre mille soldats et bourgeois ; puis par toutes les villes du royaume, à l’exemple de Paris, près ce cent mille hommes : action exécrable, qui n’avait jamais eu lieu, et qui n’aura, s’il plaît à Dieu, jamais de pareille !

Quelle douleur à ce jeune roi de voir, au lieu de vins et de parfums, répandre tant de sang à ses noces, égorger ses meilleurs amis, et entendre leurs cris pitoyables qui parvenaient jusqu’à ses oreilles, dans le Louvre où il était logé ! Avec cela quelles transes et quelles frayeurs n’avait-il pas qu’on en vînt jusqu’à sa personne ! En effet, il fut mis en délibération s’il fallait les égorger, lui et le prince de Condé, comme les autres ; et tous les auteurs du massacre conclurent à leur mort : néanmoins, comme par un miracle, on résolut de les épargner.

Charles IX se les fit amener en sa présence ; il leur montra un monceau de corps morts, et avec d’horribles menaces, sans vouloir écouter leurs raisons, il leur dit : la mort ou la messe. Ils choisirent plutôt le dernier que le premier ; ils abjurèrent le calvinisme : mais, parce qu’on savait que ce n’était pas de bon cœur, on les faisait observer si étroitement qu’ils ne purent s’évader de la cour pendant les deux ans que vécut Charles IX, ni même longtemps après sa mort.

Durant ce temps-là, notre Henri dissimulait adroitement ses déplaisirs, quoiqu’ils fussent grands, et mettait au-devant des chagrins qui lui troublaient l’esprit une perpétuelle sérénité de visage et une humeur toujours enjouée ; ce fut-là sans doute le plus difficile passage de sa vie. Il avait affaire à un roi furieux, à ses deux frères [de Charles IX] ; savoir : au duc d’Anjou, prince dissimulé, et qui avait trempé dans les massacres, et au duc d’Alençon, qui était double et malicieux, à la reine Catherine, qui le haïssait mortellement, parce que ses devins lui avaient prédit qu’il règnerait ; enfin à la maison de Guise, dont la puissance et le crédit étaient presque sans bornes.

Il lui fallait sans doute une merveilleuse prudence pour se conduire avec tous ses gens-là, pour ne point donner de jalousie et donner pourtant grande estime de soi, accorder la soumission et la gravité, et conserver sa dignité et sa vie. Cependant il se démêlait de toutes ses difficultés et de tous ces écueils avec une adresse sans pareille.


Hardouin de Péréfixe, Histoire de Henry le Grand, Roi de France et de Navarre. Paris, Méquignon-Havard, 1828.


Hardouin de Péréfixe de Beaumont (1606-1671), évêque de Rodez puis archevêque de Paris, élu à l'Académie francaise  en 1654, fut le précepteur de Louis XIV et resta toute sa vie son homme de confiance. Cette Vie de Henri le Grand, publiée sous le ministère de Mazarin, est dédiée au jeune roi, qui le lui avait demandée et qui lui avait manifesté son intérêt et son affection particuliers pour ce prince, son grand-père. Elle fait partie d'une Histoire générale de France que le Roi lui avait commandée pour son instruction.

 

 

 

 

Henri de Navarre, futur Henri IV

 

 

 

 

Henri de Navarre et Marguerite de Valois


Source des deux dernières illustrations:

 http://derniersvalois.canalblog.com/archives/marguerite_de_valois/index.html

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