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Le Rouge et le Blanc

Articles récents

Black Games (Kung Fu Kid)

27 Février 2013 , Rédigé par Béthune

Un très jeune moine shaolin, Kung Fu Kun (Kid), est envoyé au Japon pour parachever sa formation et vaincre son ultime adversaire. Après plusieurs méprises, il finit par rencontrer, dans une école japonaise, la mafia qui a pris le contrôle du Ministère de l'Enseignement pour pervertir les élèves par les jeux vidéos stupides et violents vendus par sa société Black Games, et mettre ainsi le pays en esclavage.

Un film de Issei Oda (Japon, 2007) surprenant, très divertissant, très sage et finalement parfaitement réaliste...

La réunion du staff de Black Games, tous en noir avec des lunettes noires, au siège ultra-moderne de la société, pour présenter leur stratégie de subversion du pays, est un pur chef d'oeuvre!

 

Le film complet en espagnol, sous-titré en japonais (source: link)

 

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Seul contre tous, le député belge Laurent Louis s'oppose à la guerre au Mali et dénonce la manipulation internationale

26 Février 2013 , Rédigé par Béthune

 

 

Le député indépendant belge Laurent LOUIS s'oppose, seul contre tous les autres parlementaires, à la participation de la Belgique à la guerre au Mali. Il dénonce la manipulation internationale, le mensonge de la lutte anti-terrorisme, le soutien des Occidentaux aux djihadistes en Libye, Tunisie et Syrie et dévoile les véritables raisons de cette opération militaire néo-colonialiste.

Source:Youtube:link

Texte du discours de Laurent Louis au Parlement belge: link

 


 

Explication de vote du député indépendant Laurent Louis

au Parlement belge, 17 janvier 2013

 

Merci, Monsieur le Président,

 

Messieurs les ministres,

 

Chers collègues,

 

La Belgique est bien le pays du surréalisme. Ce matin, on apprend dans la presse que l’armée belge est incapable de lutter contre les quelques militaires extrémistes aux convictions islamistes radicales qui existent en son propre sein et qu’il est impossible de les licencier faute de moyens juridiques suffisants. Et, par contre, dans un même temps, nous décidons d’aider la France dans sa lutte contre « le terrorisme » en lui apportant une aide logistique pour son opération au Mali. Que ne ferions-nous pas pour lutter contre le terrorisme… en dehors de nos frontières !

 

J’espère juste que nous aurons bien veillé à ne pas envoyer, pour cette opération antiterroriste au Mali ces fameux soldats belges islamistes. Je le dis sous la forme de l’humour, mais ce qui se passe actuellement dans le monde ne me fait pas rire du tout. Ça ne me fait pas rire car, sans aucun doute, les dirigeants de nos pays occidentaux sont en train de prendre les peuples pour des imbéciles avec l’aide et le soutien de la presse, qui n’est plus aujourd’hui qu’un organe de propagande des pouvoirs en place.

 

Un peu partout dans le monde, les interventions militaires et les déstabilisations de régimes deviennent de plus en plus fréquentes. La guerre préventive est devenue la règle et aujourd’hui, au nom de la démocratie ou de la lutte contre le terrorisme, nos Etats s’octroient le droit de violer la souveraineté des pays indépendants et de renverser des dirigeants légitimes.

 

Il y a eu l’Irak et l’Afghanistan, séquelles du mensonge américain. Sont venues ensuite la Tunisie, l’Egypte, la Libye où, grâce à vos décisions, notre pays a participé en première ligne à des crimes contre l’humanité pour renverser, à chaque fois, des régimes progressistes et modérés et pour les remplacer par des régimes islamistes dont – et c’est quand même bizarre ! – la première volonté fut d’imposer la sharia.

 

Il en est de même actuellement en Syrie, où la Belgique finance honteusement l’armement des rebelles islamistes qui tentent de renverser Bachar al-Assad. Ainsi, en pleine crise économique, alors que de plus en plus de Belges ont des difficultés pour se loger, se nourrir, se chauffer ou se soigner… eh oui, j’entends déjà le sale populiste que je suis… et bien, le ministre des Affaires Etrangères, il a décidé d’offrir aux rebelles syriens 9 millions d’euros. Bien sûr, on tentera de nous faire croire que cet argent servira à des fins humanitaires… un mensonge de plus !

 

Et, comme vous le voyez, depuis des mois notre pays ne fait que participer à la mise en place de régimes islamistes dans le nord de l’Afrique et au Moyen-Orient. Alors, quand on vient prétendre partir en guerre pour lutter contre le terrorisme au Mali… et bien, j’ai bien envie de rire.

 

C’est faux ! Sous les apparences de bonnes actions, nous n’intervenons que pour défendre des intérêts financiers, dans une totale logique néocolonialiste.

 

Il n’est véritablement pas cohérent de partir aider la France au Mali, au nom de la lutte contre le terrorisme islamiste, lorsqu’au même moment on soutient en Syrie le renversement de Bachar al-Assad par des rebelles islamistes qui souhaitent imposer la sharia, comme c’est déjà le cas en Tunisie ou en Libye. Il faut vraiment arrêter de nous mentir et de prendre les gens pour des imbéciles.

 

Le temps est, au contraire, venu pour dire la vérité. En armant les rebelles islamistes, comme les occidentaux ont auparavant armé Oussama ben Laden, cet ami des Américains, avant qu’ils ne se retournent contre lui, les pays occidentaux en profitent pour implanter dans « les nouveaux pays », comme on dit, des bases militaires, tout en favorisant leurs entreprises nationales. Tout est donc stratégique.

 

En Irak, nos alliés Américains ont mis la main sur les richesses pétrolières du pays. En Afghanistan, ce fut sur l’opium et la drogue, toujours très utiles pour se faire beaucoup d’argent assez rapidement. En Libye, en Tunisie, en Egypte ou encore en Syrie, le but fut – et est encore actuellement – de renverser des pouvoirs modérés pour les remplacer par des pouvoirs islamistes, qui très rapidement deviendront gênants et que nous attaquerons sans vergogne sous prétexte de lutter – à ce moment-là encore – contre le terrorisme ou de protéger Israël. Et donc, les prochaines cibles sont déjà connues. Dans quelques mois, je prends le pari que nos regards se tourneront vers l’Algérie et, finalement, vers l’Iran.

 

Faire la guerre pour libérer des peuples d’un agresseur extérieur, c’est noble. Mais faire la guerre pour défendre les intérêts des Etats-Unis, faire la guerre pour défendre les intérêts de grosses sociétés comme Areva, faire la guerre pour mettre la main sur des mines d’or, ça n’a rien de noble et cela fait de nos pays des pays agresseurs et voyous.

 

Personne n’ose parler mais, qu’à cela ne tienne, je ne me tairais pas. Et tant pis si ma lutte doit me faire passer pour un ennemi de ce système qui bafoue les droits de l’homme au nom des intérêts financiers et géostratégiques et néocolonialistes.

 

Bafouer ce régime et le dénoncer, c’est un devoir et une fierté pour moi. Et, sincèrement, je m’excuse pour le vocabulaire populaire utilisé, j’emmerde tous les soi-disant bien-pensants, qu’ils soient de gauche ou de droite ou du centre, qui sont aujourd’hui aux basques de nos pouvoirs corrompus et qui se plairont à me tourner en ridicule.

 

J’emmerde nos dirigeants qui jouent avec leurs bombes comme des gamins dans une cour de récréation. J’emmerde ceux qui prétendent être des démocrates alors qu’ils ne sont que des criminels de bas étage.

 

Je n’ai pas beaucoup de respect non plus pour les journalistes qui ont le culot de faire passer les opposants pour des débiles mentaux, alors qu’au fond ils savent très bien que ces opposants ont parfaitement raison.

 

Je méprise enfin au plus haut point ceux qui se prennent pour les rois du monde et qui nous dictent leur loi car, moi, je suis du côté de la vérité, du côté de la justice, du côté de ces victimes innocentes du « pognon-à-tout-prix ».

 

Et c’est pour cette raison que j’ai décidé de m’opposer clairement à cette résolution qui envoi notre pays soutenir la France dans son opération néocolonialiste.

 

Depuis le début de l’opération française, le mensonge est organisé.

 

On nous dit que la France ne fait que répondre à l’appel au secours d’un président malien. On en oublierait presque que ce président n’a aucune… mais aucune légitimité ! et qu’il a été mis en place pour assurer la transition, suite au coup d’Etat de mars 2012. Qui a soutenu ce coup d’Etat ? Qui en est à la base ? Pour qui travaille ce « président de transition » ? Voilà le premier mensonge.

 

Le président français François Hollande ose prétendre mener cette guerre pour lutter contre les djihadistes qui menacent… oh ! ils menacent, rendez-vous compte ! le territoire français et européen ! Mais, quel vilain mensonge ! En reprenant cet argument officiel, tout en profitant pour effrayer la population en augmentant le niveau de la menace terroriste, en mettant en œuvre le plan Vigipirate, nos dirigeants et les medias font preuve d’un culot inimaginable.

 

Comment peut-on oser sortir un tel argument alors que la France et la Belgique n’ont pas hésité à armer et soutenir les djihadistes en Libye et que ces même pays continuent actuellement à soutenir ces djihadistes en Syrie ? Ce prétexte ne sert qu’à cacher les desseins stratégiques et économiques.

 

Nos pays n’ont même plus peur de l’incohérence car tout est fait pour la cacher. Mais l’incohérence est pourtant bien présente. Ce n’est pas demain que vous verrez un Malien venir commettre un attentat en Europe. Non. A moins qu’on en crée un subitement, pour mieux justifier encore cette opération militaire en Afrique. On a bien créé le 11 septembre pour justifier l’invasion, l’arrestation arbitraire, la torture et le massacre de populations innocentes. Alors, créer un terrorisme malien… bon, ça ne doit pas être trop compliqué pour nos dirigeants sanguinaires.

 

Un autre argument utilisé pour justifier ces derniers mois les opérations militaires c’est la protection des droits de l’homme. Ah ! Cet argument est encore utilisé aujourd’hui pour justifier la guerre au Mali. Mais oui ! Nous devons agir car sinon les méchants islamistes radicaux vont imposer la sharia au Mali, lapider les femmes et couper les mains des voyous. Oh, c’est vrai que l’intention, elle est noble… noble et salvatrice, c’est sûr. Mais, pourquoi, alors ? Pourquoi, bon dieu, nos pays ont-ils alors participé à l’accession au pouvoir – en Tunisie, en Libye – d’islamistes qui ont décidé d’appliquer cette sharia dans ces pays qui étaient, il n’y a pas si longtemps de cela encore, « modernes et progressistes » ? Je vous invite à demander aux jeunes Tunisiens qui sont à la base de la révolution en Tunisie s’ils sont heureux de leur situation actuelle. Tout cela c’est de l’hypocrisie.

 

L’objectif de cette guerre au Mali est très clair. Et puisqu’on n’en parle pas, je vais en parler.

 

L’objectif c’est de lutter contra la Chine et permettre à notre allié américain de maintenir sa présence en Afrique et au Moyen-Orient. C’est cela que visent ces opérations néocolonialistes ! Et vous verrez, quand l’opération sera terminée, la France conservera, bien entendu, des bases militaires au Mali. Ces bases serviront aussi aux Américains et, en même temps, parce que cela se passe toujours comme ça, des sociétés occidentales mettront la main sur des contrats juteux qui priveront, de nouveau, les pays recolonisés de leurs richesses et de leurs matières premières.

 

Alors, soyons bien clairs, les premiers bénéficiaires de cette opération militaire ce seront les patrons et les actionnaires du géant français Areva, qui tente depuis des années d’obtenir l’exploitation d’une mine d’uranium a Faléa, une commune de 17 000 habitants située à 350 kilomètres de Bamako. Et, je ne sais pas pourquoi, mais mon petit doigt me dit qu’il ne faudra pas longtemps pour que Areva puisse enfin exploiter cette mine. Je ne sais pas… c’est une impression que j’ai…

 

Il est donc hors de question que je participe à cette colonisation minière, cette colonisation des temps modernes. Et, pour ceux qui doutent de mes arguments, je les invite sincèrement à se renseigner sur les richesses du Mali.

 

Le Mali est un grand producteur d’or. Mais, depuis peu, il a été désigné… depuis peu, hein… comme étant un pays qui offre un environnement de classe mondiale… de classe mondiale… pour l’exploitation d’uranium. Mais, comme c’est bizarre ! Un pas de plus vers une guerre contre l’Iran ! C’est une évidence !

 

Pour toutes ces raisons, et afin de ne pas tomber dans le piège du mensonge que l’on nous tend, j’ai décidé de ne pas soutenir cette intervention au Mali et je voterai donc contre.

 

Et ce faisant, je fais preuve de cohérence puisque je n’ai jamais soutenu par le passé nos interventions criminelles en Libye ou en Syrie, me profilant de la sorte comme le seul parlementaire de ce pays à défendre la non ingérence et la lutte contre les intérêts obscurs.

 

Je pense vraiment qu’il est grand temps de mettre un terme à notre participation à l’ONU ou à l’OTAN et de sortir de l’Union Européenne si cette Europe, au lieu d’être un gage de paix, devient une arme d’attaque et déstabilisation de pays souverains aux mains d’intérêts financiers et non plus humanistes.

 

Enfin, je ne peux qu’encourager notre gouvernement à rappeler au président Hollande les obligations qui résultent de la Convention de Genève en matière de respect des prisonniers de guerre. J’ai, en effet, été outré d’entendre à la télévision, de la bouche du président français, que son intention était de « détruire », je dis bien « détruire », les terroristes islamistes. Alors, je ne voudrais pas que la qualification utilisée pour nommer des opposants au régime malien… c’est toujours pratique aujourd’hui de parler de « terroristes islamistes »… soit utilisée pour contourner les obligations de tout Etat démocratique en matière de respect des droits des prisonniers de guerre. Nous attendons un tel respect de la patrie des droits de l’homme.

 

Enfin, et pour terminer, permettez-moi de souligner la légèreté avec laquelle nous décidons de partir en guerre.

 

Tout d’abord, le gouvernement agit, sans la moindre autorisation du Parlement. Il paraît qu’il en a le droit. Il envoi du matériel et des hommes au Mali. Le Parlement réagit par la suite. Et, quand il réagit, comme aujourd’hui, eh bien… cette institution n’est composée que d’un tiers de ses membres… encore beaucoup moins si l’on parle des élus membres francophones. C’est donc une légèreté coupable qui ne m’étonne pas vraiment venant d’un Parlement de toutous soumis aux dictats des partis politiques.

 

Je vous remercie.

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Un poème de Tu Fu

23 Février 2013 , Rédigé par Béthune

« À la huitième lune, le vent d’automne furieux hurle,

Arrache de ma cabane les couches de chaume mûr.

Les pailles volent sur le fleuve et jonchent le rivage,

S’accrochant aux branches hautes des arbres,

Ou flottant sur l’eau avant de s’engloutir aux tourbillons.

Me voyant vieux et impuissant, les gamins du village voisin

Se livrent sous mes yeux aux actes de pillage :

Emportent les chaumes et se cachent dans les bosquets de bambous.

Gosier desséché, lèvres en feu, en vain je leur lance des cris.

Il ne me reste qu’à rentrer, seul, soupirant, aidé de ma canne…

Cette nuit longue, humide, comment puis-je en venir à bout !

Ne peut-on trouver un palais immense avec mille, dix mille chambres,

Pour abriter les pauvres gens de la terre et dérider leur triste figure ?

Un palais solide comme un roc qui les protégera du vent, de la pluie »

 

Tu Fu (né en Chine en 712 ap. J.-C.). Traduction de M. Lo  link

 

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"Un autre regard sur la Russie" par Alexandre Latsa

21 Février 2013 , Rédigé par Béthune

13 février 2013

 

Le Forum Gaïdar s’est tenu en Russie du 16 au 19 janvier 2013. Comme chaque année, les participants au forum ont pu discuter de l’avenir économique de la Russie et envisager des scénarios de développement pour le pays. Le forum s’est notamment axé sur les questions d’intégration économique et de choix des partenaires commerciaux de la Russie.

Certains intellectuels libéraux ont ouvertement envisagé comme voie inévitable pour la Russie une forme "d’intégration à l’Union Européenne" pendant que des intellectuels de la gauche russe comme le directeur de l’institut de la mondialisation Michael Deliaguine pensent au contraire que "L’Europe n'a pas besoin d'une intégration avec la Russie". Le gouvernement russe, via le premier ministre Dimitri Medvedev, a lui réaffirmé ses objectifs prioritaires d’intégration eurasiatique pour faire de cette nouvelle hyper-région du monde un pont entre l’atlantique et le pacifique, tout en relevant le défi de la modernisation du pays dans les domaines de la politique, de l'économie et du social.

Les participants au forum ont tous admis que le monde était au bord de changements majeurs, ce que le président russe annonçait en décembre dernier en affirmant "L'ensemble du monde s'engage dans une époque de transformations radicales et peut-être même de grands chocs". L’un des signes de ces transformations radicales en cours semble être " l’éclatement de l’Occident " selon les mots d’Alexandre Melnik. Un éclatement qui se matérialiserait selon lui par la transformation de l’Amérique puissance transatlantique en une puissance transpacifique happée par l’Asie conquérante, par l’isolement de l’occidentale Australie au sein d’un Pacifique de plus en plus asiatique, mais aussi par l’incapacité de l’Europe à faire face à la globalisation, ce qui lui fait prendre le risque de sortir de l’histoire par une porte dérobée. A ce titre, les dernières nouvelles politiques d’Angleterre semblent indiquer que la première étape de ce phénomène (un monde sans Union Européenne) est peut être bien déjà entamée.

 

La suite de l'article sur RIA NOVOSTI: link

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Le yin, le yang et l'origine du Tao (Cyrille J.-D. Javary)

21 Février 2013 , Rédigé par Béthune

Traducteur et présentateur du Yi Jing*, le grand classique chinois, Cyrille J.-D. Javary définit le yin et le yang, l'origine du Tao, comme étant les deux aspects d'une même réalité. Comme chez nous en Europe, l'ubac et l'adret sont les versants de la même montagne.


Ecoutez la conférence (23 minutes) de Cyrille Javary (extrait tiré du site www.baglis.tv): link  

Ou cette autre, plus résumée: link

 

* Cyrille J.-D. Javary, Pierre Faure. Yi Jing - Le Livre des changements. Albin Michel (2012).

 

Yi, l'idéogramme du changement (le soleil en haut et la pluie en bas )

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How America made its children crazy (Spengler/Asia Times Online Jan 31, 2012)

15 Février 2013 , Rédigé par Béthune

Now we know that computers don't help children learn and that drugs don't help them concentrate, because the establishment mandarins who sold us the computers and drugs have conceded failure. In the January 29 New York Times, [1] a prominent professor of child development shows that attention-deficit-disorder drugs only harm the three million children who take them. One out of 10 American children have been diagnosed with so-called Attention Deficit/Hyperactivity Disorder and most of them have been medicated. [2]

 

Some months ago, the Times reported that test scores lagged in school districts that invested massively in digital education. [3] It does not seem to have occurred to the mandarins that computers cause attention deficit disorder. The brain is a machine, in the enlightened secular model, and so-called brain science teaches us to tweak its functioning with pharmaceuticals, or stimulate its development through digital approximations of intelligence. The grand result of a generation's worth of brain-science application is a generation of schoolchildren who are disproportionately illiterate, innumerate, anxious, angry, and unhappy.

(...)

If China replaces us at the pre-eminent world power, it will happen because their children are smarter, more persevering, more ambitious and tougher than ours. And we will have no-one to blame but ourselves for handing our kids over to quacks and snake-oil salesmen.


Spengler is channeled by David P Goldman, president of Macrostrategy LLC. His book How Civilizations Die (and why Islam is Dying, Too) was published by Regnery Press in September 2011. A volume of his essays on culture, religion and economics, It's Not the End of the World - It's Just the End of You, also appeared recently, from Van Praag Press.

 

L'article complet sur Asia Times Online:  link

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Un monde sans dominance des USA, né à Phnom-Penh (David P. Goldman/Asia Times Online du 27/11/12)

15 Février 2013 , Rédigé par Béthune

 

Il est symptomatique de la situation nationale des Etats-Unis que la semaine passée, la pire des humiliations que les USA et leur Président aient jamais subie n’a suscité aucun commentaire. Je me réfère à l’annonce du 20 novembre à Phnom Penh lors d’une réunion au sommet, au cours de laquelle quinze Etats asiatiques, regroupant la moitié de la population mondiale, ont formé le projet d’un vaste partenariat économique régional excluant les Etats-Unis.

 

Le Président Obama a pris part au sommet pour proposer un Accord de Partenariat Trans-Pacifique (TPP) basé aux USA, dont la Chine serait exclue. Il n’est pas parvenu à ses fins. Le partenariat dirigé par les Américains s’est mué en une invitation à laquelle personne ne s’est rendu.

Au lieu de cela, l’Association du Sud-Est asiatique (ASEAN) plus la Chine, l’Inde, le Japon, la Corée du Sud, l’Australie et la Nouvelle-Zélande vont former une association excluant les USA. A une époque où trois milliards d’Asiatiques deviennent prospères, l’intérêt pour la contribution future de 300 millions d’Américains s’amenuise. Surtout si ces Américains refusent d’endosser les risques de nouvelles technologies.

Quatre ans après la crise économique de 2008, la grande force économique de l’Amérique, particulièrement sa capacité d’innovation, demeure principalement un souvenir. Durant la campagne électorale, le partenariat trans-pacifique a été un sujet insignifiant, mais dans les milieux politiques, c’était l’objet d’un énorme tapage médiatique. Le 23 octobre, salon.com s’enthousiasmait:

«Cet accord est une pièce maîtresse de ‹l’axe asiatique› qui a accaparé l’activité des laboratoires d’idées et de politiciens, mais il a été caché par les guirlandes et les confettis de l’élection. Mais plus que n’importe quelle autre politique, les tendances que le TPP représente pourraient restructurer les relations de politique étrangère et éventuellement l’économie elle-même.»

En réalité, cette grande vision révolutionnaire n’était importante que pour les personnes tristes et étranges qui inventent la politique au sein de l’administration Obama. L’importance relative de l’Amérique est sur le déclin.

Remettons ces choses en perspective:

Depuis les valeurs maximales avant la crise de 2008, les exportations des pays asiatiques ont augmenté de plus de 20%,  alors que les exportations de l’Europe diminuaient de plus de 20%. En comparaison de leur maxima avant 2008, les exportations américaines n’ont progressé que de façon minime (environ 4%).

Pendant ce temps, les exportations de la Chine ont augmenté de 50% au-dessus de leur pic d’avant la crise, alors que les exportations vers les Etats-Unis ont progressé d’environ 15%. Valant 90 milliards de dollars, les exportations de la Chine vers l’Asie correspondent au triple de ses exportations vers les Etats-Unis.

Après des mois de prévisions sombres (et totalement fausses),  selon lesquelles un atterrissage brutal attend la Chine, il est évident que la Chine ne vivra aucun atterrissage brutal, ni même un atterrissage d’aucune sorte. Autant la consommation intérieure que les exportations vers l’Asie dépassent de près de 20% celles de l’année dernière et compensent les faiblesses de certains marchés d’exportation et du secteur de la construction. Les exportations vers l’économie américaine moribonde stagnent.

En 2002, la Chine a importé d’Asie le quintuple de ce qui provenait des Etats-Unis. Aujourd’hui, elle importe d’Asie dix fois plus que des USA.

 En tenant compte des structures commerciales, l’échange des monnaies asiatiques a commencé à être supérieur avec le renminbi de Chine qu’avec le dollar. En octobre 2012, dans une étude pour le Peterson Institute, Arvind Subramanian et Martin Kessler ont écrit:

«L’ascension d’un pays vers la domination économique tend à aller de pair avec le fait que sa monnaie devient la valeur de référence, que les autres monnaies suivent implicitement ou explicitement. En prenant comme exemple d’un choix d’économies nationales de pays émergents, nous démontrons que ces deux dernières années, le renminbi (RMB/Yuan) est devenu de plus en plus une monnaie de référence. Nous entendons par là une monnaie qui se caractérise par un haut degré de co-mouvements (Co-Movement CMC) avec d’autres monnaies.

En Asie de l’Est il y a déjà un bloc renminbi parce que le RMB est devenu la monnaie de référence qui éclipse le dollar, ce qui constitue une évolution historique. Dans cette région, sept monnaies sur dix suivent plus étroitement les mouvements du renminbi que du dollar, alors que la valeur moyenne du mouvement coordonné (CMC) comparée au renminbi dépasse le dollar de 40%. Nous constatons que les mouvements coordonnés (CMC) des monnaies de référence, surtout du renminbi, vont de pair avec l’intégration du commerce.

Nous avons tiré quelques enseignements sur la capacité du bloc du renminbi de se développer au-delà de l’Asie, en comparant la situation du renminbi actuel avec celle du yen japonais du début des années 90. Si le commerce était la seule force motrice, un bloc plus étendu du renminbi pourrait se développer jusqu’au milieu des années 2030. Mais des réformes dans le secteur de la finance et du commerce extérieur qui se remplacent mutuellement pourraient considérablement accélérer le processus».

Tout ceci est très connu et a été discuté de façon exhaustive. La question est de savoir ce que l’Amérique va en faire, pour autant qu’elle entreprenne seulement quelque chose.

Où les Etats-Unis ont-ils un avantage concurrentiel? Hormis les avions commerciaux, les installations de production d’énergie et l’agriculture, ils disposent de peu de domaines dans lesquels leur industrie est vraiment exceptionnelle. Le gaz naturel soutient des industries à faible valeur ajoutée telles que les usines d’engrais, mais dans le domaine industriel, les USA sont à la traîne.

Il y a quatre ans, quand Francesco Sisci et moi avons proposé un accord monétaire sino-américain comme point d’ancrage d’une intégration commerciale, les USA dominaient toujours l’industrie de construction d’usines nucléaires. Avec la vente de l’entreprise d’énergie nucléaire Westinghouse à Toshiba,  et la Toshiba joint venture avec la Chine pour la construction d’usines atomiques sur place, cet avantage s’est volatilisé.

Le problème, c’est que les Américains ont cessé d’investir dans le genre d’industries high-tech à forte valeur ajoutée qui fabriquent les produits dont l’Asie a besoin. Compte tenu de l’inflation, les commandes par les producteurs de biens d’équipement se situent 38% en dessous du montant maximum de 1999. Et les attributions de capital-risque pour les produits high-tech se sont évaporées.

Sans innovations et investissements tous les accords commerciaux que le circuit politique de Washington élaborera ne serviront à rien. En outre, une adaptation au taux de change n’aidera pas non plus.

Qu’est-ce que Washington peut offrir aux Asiatiques?

 

On peut sûrement élucider les raisons que le Président Obama avait en tête, lorsqu’il s’est rendu en Asie avec un projet de partenariat trans-pacifique excluant la Chine. Qu’est-ce que Washington a à offrir aux Asiatiques?

•    Elle emprunte annuellement 600 milliards de dollars au reste du monde pour financer une dette nationale de 1,2 billions de dollars, en premier lieu au Japon. (L’année passée la Chine a été nettement venderesse de papiers-valeurs)

•    Elle est plutôt une bénéficiaire qu’une fournisseuse de capitaux

•    C’est un important marché d’importation, mais qui perde rapidement son importance relative parce que le commerce asiatique intérieur s’étend beaucoup plus vite que le commerce avec les Etats-Unis

•    Et depuis la crise de 2008, la puissance de l’Amérique comme lieu d’innovations et d’incubateur d’entrepreneurs s’est radicalement dégonflée, ce qui cependant n’est pas dû au gouvernement Obama qui avec son programme de santé a provoqué un besoin considérable de création d’entreprises start-up.

Washington aimerait peut-être mettre le cap sur l’Asie. A Phnom Penh toutefois, les leaders politiques d’Asie ont incité Obama à pivoter de 360 degrés et de rentrer à la maison.     

David P. Goldman


Source: Asia Times Online du 27/11/12 link

(Traduction Horizons et débats link)

 

Wou wei: "Ne pas agir" ou "Ne rien faire qui puisse contrecarrer la nature", en chinois. Principe taoïste dont les caractères figurèrent gravés sur le trône des empereurs de Chine, jusqu'au dernier d'entre eux.

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The Duke of Sully and his Trees (Le duc de Sully et ses arbres)

15 Février 2013 , Rédigé par Béthune

Armoiries des comtes de Béthune Pitunilla janv fev 06

 

 

Picture

 

 

Un Anglais, Terry Brown, de la ville de Bradford on Avon jumelée avec celle de Sully-sur-Loire en France, a eu l'idée de créer un blog sur Sully et ses arbres: link. Il nous explique que Maximilien de Béthune, duc de Sully, était un passionné des arbres et que c'est lui qui commença la tradition de planter des peupliers (ou des ormes ) le long des routes: paysage typique de la France. Il plantait aussi des arbres pour commémorer des événements. Beaucoup ont subsisté. Terry Brown en a dressé la liste. Merci au passionnant site Krapo arboricole link qui nous l'a signalé.

Terry Brown nous signale par ailleurs que la Mairie de Sully-sur-Loire procède actuellement à l'abattage intempestif d'arbres link. Ecrivez au maire pour protester (c.planchet.cab@sullysurloire.com).

 

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L’Islande continue à défier la finance internationale... et songe à interdire la pornographie sur internet

14 Février 2013 , Rédigé par Béthune

 

Tous les pays européens adaptent leurs politiques aux désidératas des marchés financiers et des grandes banques. Tous ? Non, un petit pays fait de la résistance depuis quelques années : l’Islande. Et il vient de gagner une grande bataille juridique contre Londres et Bruxelles.

 

Astérix contre la mondialisation

On ne parle pas assez de l’Islande. Pourtant, l’histoire récente de ce pays est particulièrement instructive. Comme d’autres, il avait cédé aux excès de la financiarisation, laissant ses banques se développer au-delà du raisonnable, notamment en Grande-Bretagne et au Pays Bas. Mais alors que tous les pays de la zone euro en crise ont choisi le même cocktail de soutien indéfectible aux banques et d’austérité pour les peuples, l’Islande, après de nombreux votes, a pris le chemin inverse.

En 2008, avec la faillite d’Icesave et les demandes de la Grande-Bretagne, qui voulait que l’Islande protège les ressortissants de la Couronne trompés par cette banque, le gouvernement a proposé par référendum un projet d’accord étalant les paiements jusqu’en 2024. Chose inédite en Europe, les Islandais ont refusé de payer pour les excès des banques, provoquant une immense crise politique, qui a ouvert la voie à une refonte de la Constitution et un grand changement politique.

Un second plan, moins coûteux, a également été refusé. Ce petit pays de quelques centaines de milliers d’habitants a intéressé Paul Krugman qui a souligné qu’elle « a fortement dévalué sa monnaie et imposé un contrôle des capitaux. Il s’est alors passé quelque chose d’étrange : bien qu’elle ait traversé la pire crise financière de l’Histoire, elle a été bien moins lourdement sanctionnée que d’autres nations », comparant notamment la potion islandaise à la potion irlandaise.

Une belle victoire juridique

Mais le refus de payer à la place d’Icesave n’a pas été accepté par Londre et Bruxelles, qui ont poursuivi l’Islande auprès du tribunal de l’Association Européenne de Libre-échange pour infraction aux règles sur les garanties des dépôts bancaires et discrimination entre épargnants nationaux et étrangers. La Commission Européenne demandait au petit pays de rembourser jusqu’à 20 000 euros par compte de Icesave, la filiale d’une banque islandaise installée notamment en Grande-Bretagne.

La Cour a estimé que « rien n’indiquait en 2008 que le contribuable islandais devait payer les pots cassés de la faillite d’une banque privée ». Même Les Échos soulignent que « la Commission Européenne se montre assez mauvaise perdante » en soulignant que les règles européennes sur la garantie des dépôts ne sont pas encore harmonisées. Du coup, Londres et La Haye, qui avaient réglé la note pour protéger leurs citoyens, subissent une grosse défaite juridique face à l’Islande.

The Economist souligne que « le jugement de la cour sur Icesave est un coup pour la finance globalisée ». L’hebdomadaire des élites internationales s’insurge contre le jugement en estimant qu’il « va seulement réduire la confiance et la volonté des pays de soutenir financièrement les créditeurs étrangers ». Il dénonce le fait que l’Islande ne doive pas payer les épargnants britanniques et puisse secourir ses compatriotes et estime que le jugement de la cour est contradictoire.

Cette défaite juridique de la finance mondialisée est un bon signe qui met une nouvelle fois une lumière flatteuse sur l’Islande, d’ailleurs un des rares pays où l’on envisage de véritablement couper en deux les banques, comme le demande la députée Alfheidur Ingadottir.

 

Source: gaullistelibre.fr et Egalité et Réconciliation link

 

L'Islande songe à interdire la pornographie sur internet

 

Vers l'interdiction du porno sur internet ? C'est la mesure qu'envisage l'Islande. Le gouvernement a mis en place, fin janvier, un groupe de travail sur le sujet. L'Islande pourrait bloquer les adresses IP des sites porno et faire pression sur les fournisseurs d'accès pour interdire de tels sites. Il s'agit aussi, et d'abord, de plancher sur une définition pénale de la pornographie et sur son lien à la violence.

« Il ne s'agit pas d'être anti-sexe, mais anti-violence », souligne Halla Gunnarsdóttir, du ministère de l'Intérieur, citée par le Daily Mail. Le ministre Ögmundur Jónasson s'expliquait fin janvier : « Je ne suis pas friand des interdictions et je soutiens la liberté d'expression. Mais je veux mettre des barrières à une industrie qui fait des profits en abusant d'êtres humains ».

(...)

Espérons que les Islandais réussiront et que les autres Etats, dont la France, prendront exemple sur elle.

L'article complet sur le site http://www.lesnouvellesnews.fr : link

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