Notre-Dame de la Belle Verrière (Chartres)
Reliques de Saint-Thibault de Marly (prieur de l'abbaye cistercienne des Vaux de Cernay de 1247 à 1250, conservées depuis la Révolution dans l'église de Cernay-la-ville (Yvelines). Fête le 8 juillet.
Croix de l'autel de l'abbatiale des Vaux de Cernay

"Dans une société en révolution, le défaut, ou, pour parler plus exactement, l'absence de pouvoir légitime, constitue tout homme qui en reconnaît l'autorité Ministre du pouvoir pour combattre
l'erreur par ses écrits, et même la tyrannie par ses armes, dès qu'il peut le faire avec probabilité de succès. C'était à tous de conserver la société, c'est à chacun à la rétablir. D'ailleurs,
l'homme qui combat pour la vérité est défendu par elle, et il a pour lui ce qu'il y a de plus fort au monde. les partisans des bonnes et vieilles maximes remplissent donc le plus saint des
devoirs en restant en insurrection permanente, au moins de pensées et d'actions privées, contre ce que les tyrans et leurs esclaves appellent la loi, et qui n'est autre chose que des opinions
absurdes, ou atroces, qu'un petit nombre d'hommes pervers a imposées à un grand nombre d'hommes faibles."
Louis-Ambroise, vicomte de Bonald, Du pouvoir et du devoir dans la société.
************************
"Peut-être même la plus grande supériorité de l'homme vertueux, c'est qu'il voit le vrai dans toutes les choses, parce qu'il en est comme la règle et la
mesure;"
Aristote, Ethique à Nicomaque (livre III, V, 5)
*****************************
"Les souverains ne doivent jamais oublier que, le peuple étant toujours enfant, le gouvernement doit toujours être père."
Rivarol
************************
"Dans une société où la religion et le gouvernement auront été détruits, il est nécessaire que la religion renaisse chez les grands, avant que le gouvernement renaisse pour le peuple, parce qu'il
est dans la nature des êtres que les dispositions de celui qui doit commander précèdent les dispositions de celui qui doit obéîr."
Louis-Ambroise, vicomte de Bonald, Théorie du pouvoir politique et religieux (1796).
************************
"Ainsi Dieu choisit la France de préférence à toutes les autres nations de la terre pour la protection de la foi catholique et pour la défense de la liberté religieuse. Pour ce motif la royaume
de France est le royaume de Dieu, les ennemis de la France sont les ennemis du Christ."
Lettre du pape Grégoire IX à Saint Louis.
*************************
Créon
Et tu as l'audace de transgresser mes lois?
Antigone
C'est que Zeus ne les a point faites...
La Justice qui siège parmi les dieux souterrains
n'a pas établi de telles lois pour les mortels.
Et je ne pensais pas que ton décret
pût mettre la volonté d'un homme
au-dessus de l'ordre des dieux,
au-dessus de ces lois qui ne sont pas écrites
et que rien ne peut ébranler.
Car elles ne sont ni d'aujourd'hui ni d'hier.
Nul ne sait leur commencement,
Elles régissent l'éternité...
(...)
Tirésias (à Créon)
Soit. mais sache à ton tour que le soleil ne se lèvera pas deux fois sans qu'un corps issu de toi ait payé le prix des corps que tu tyrannises, toi qui enfermes dans l'intérieur de la terre
un corps vivant et qui retiens hors de la terre le corps d'un mort... Tu troubles l'ordre des deux royaumes, tu empiètes sur le droit des dieux d'en bas. Ni toi ni le Ciel n'avez de pouvoir sur
les morts. Ils ont leurs lois, ils ont leurs propres dieux. Hadès leur roi les défendra. En cet instant contre tes violences il déchaîne des Erinnyes. Elles dressent leurs pièges: le talion
t'attend. Encore un peu et ton palais retentira de la clameur des hommes, des hurlements des femmes. Contre toi tu verras se dresser la colère des peuples, la haine des cités. Nul ne supportera
que les morts n'aient d'autre sépulture que le ventre des bêtes. Nul, homme ou dieu, ne tolèrera près des autels la pestilence des charognes.
Voilà ce que le prêtre vendu te prédit, voilà les flèches que l'archer Tirésias dirige contre toi. Je vise bien, et leur blessure déjà te brûle.
Emmène-moi, petit garçon. L'heure est proche où cet homme n'insultera plus les vieillards et tiendra sa langue en paix.
Sophocle, Antigone.