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Le Rouge et le Blanc, ou le Fil d'Ariane d'un voyageur naturaliste

Longue route 2018

16 Juillet 2018 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

La genèse du projet

En 2018, afin de commémorer la Longue Route de Bernard Moitessier dont ce sera le 50ème anniversaire et rendre ainsi hommage au grand marin qu’il fut, le navigateur Guy Bernardin (NDLR: disparu en mer en 2017) avait proposé à d’autres passionnés de s’élancer comme lui autour du monde par les trois caps, en solitaire et sans escales.

Le défi « Longue route 2018 »

Guy aurait eu alors 74 ans, avec derrière lui 5 tours du monde et 6 passages du Cap Horn. Il a disparu en mer durant l’été 2017 alors qu’il ramenait des États-Unis vers la France le voilier qu’il venait d’acheter précisément pour participer à cette aventure.

Conformément à l’esprit de Bernard Moitessier, ce tour du monde n’est pas une course : c’est un pèlerinage, il n’y a pas de règlement, pas de contraintes, pas d’obligations, pas de prix non plus… Juste la récompense ultime d’avoir concrétisé un rêve et de s’être dépassé soi-même. C’est un retour vers les vraies valeurs, les responsabilités humaines personnelles de chaque homme et de chaque marin. La liberté, la sérénité d’être en mer, seul face à l’océan.

Source: http://peregrina2018.fr/#projet

Site de La Longue route 2018: http://longueroute2018.com/

Position des participants: https://maps.sail.cloud/home/event/19

Un blog sur la Longue route: http://www.manu-autourdumonde.com/tag/longue%20route%202018/

Longue route 2018
Longue route 2018
Longue route 2018
Le Spray, de Joshua Slocum, le premier homme à réaliser le tour du monde à la voile en solitaire, par le canal de Magellan, d'est en ouest (1895). Disparu en mer à bord du Spray dans le triangle des Bermudes, en 1909, à l'âge de 65 ans.

Le Spray, de Joshua Slocum, le premier homme à réaliser le tour du monde à la voile en solitaire, par le canal de Magellan, d'est en ouest (1895). Disparu en mer à bord du Spray dans le triangle des Bermudes, en 1909, à l'âge de 65 ans.

A la mémoire de Guy Bernardin, disparu en mer en 2017

"En 1992, il acquiert une réplique du Spray, à bord duquel Joshua Slocum a réalisé le premier tour du monde en solitaire7. Avec le Spray of Saint-Briac, il effectue une traversée de l'Atlantique nord avec sa femme et son fils de onze mois. Pendant vingt ans, il réalise à son bord différentes traversées et tours du monde, donnant régulièrement des conférences.

Le 2 octobre 2017, son voilier Spirit of St Briac qu'il venait d'acquérir est retrouvé vide au large du Cap Cod, aux États-Unis. Il avait quitté Southport, sur la côte Est des États-Unis le 9 août pour La Turballe et n'avait plus donné signe de vie depuis le 15 août. Guy Bernardin avait pour projet de réaliser un tour du monde en solitaire sans escale l'année suivante pour célébrer le 50e anniversaire de la « Longue Route » afin de rendre hommage à Bernard Moitessier."

Source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Guy_Bernardin

et

"Et s’il dispute encore la Route du Rhum 1990 (16e), la course au large n’est plus pour lui. Il veut juste naviguer, renouer avec le savoir-faire des anciens, comme ceux de son grand-père cap-hornier, à l’image de cette étonnante navigation solitaire entre Valparaiso et Nantes en 1992.

Fasciné par Joshua Slocum et ses récits de voyage – à commencer par son chef-d’œuvre, «Seul autour du monde sur un voilier de 11 mètres», – Guy Bernardin dégote aux Etats-Unis une réplique fidèle du fameux Spray du marin américain. Baptisé Scud, ce bateau avait été lancé à la fin des années 60 dans le Connecticut. Il le rebaptise Spray of Saint-Briac, en honneur à sa ville natale, s‘élance tout d’abord pour une longue navigation familiale à travers l’Atlantique Nord avec femme et enfant, avant d‘entreprendre une nouvelle et infinie circumnavigation à son bord, longue de quinze mois, cent ans précisément après celle de Slocum. Il a remis le couvert, mais seul cette fois, et par les trois caps, entre 2005 et 2008. Jamais il n'arrêtait de prendre le large, alternant en plus l'écriture de ses aventures avec des conférences en ses ports d'escale.

Le 9 août dernier, peu de temps avant de fêter ses 74 ans, il avait appareillé de South Port en Caroline du Nord à bord du Crazy Horse, bateau d’une quinzaine de mètres qu’il venait d’acquérir, en destination de La Turballe. Ce voilier a été retrouvé vide voici quelques jours, le radeau de survie étant à bord, à quelque 720 milles du cap Cod. Sa dernière position connue remontait au 15 août dernier avant que le Cross Griz Nez émette un «avis d’inquiétude» le 18 septembre. À son bord, Guy Bernardin comptait commémorer à sa manière l’année prochaine les 50 ans de la Longue Route de Bernard Moitessier. Une épopée, une de plus, que ce marin si fidèle aux sources de la navigation ne pourra hélas mener. "

http://www.voilesetvoiliers.com/portraits/guy-bernardin-porte-disparu/

et: http://www.bwsailing.com/cc/guy-bernardin-lost-at-sea/

Guy Bernardin devant Spirit of Saint-Briac

Guy Bernardin devant Spirit of Saint-Briac

Il règne un équilibre délicat à penser MORT. Et cela nous va très bien.
La cabane est petite mais elle est agréable et aussi confortable que ma vie, et elle est faite en pin, en sucre de pastèque et en pierre, comme presque tout ici.
Nos vies, nous les avons bâties avec soin en sucre de pastèque, et puis nous sommes allés jusqu’au bout de nos rêves, en suivant des routes bordées de pins et de pierres.
J’ai un lit, une chaise, une table et un grand coffre où je range mes affaires. J’ai une lanterne qui, la nuit, fonctionne à l’huile de truite à la pastèque.

Publié en 1968, un an après « La pêche à la truite en Amérique », traduit en français en 1975 chez Christian Bourgois par Marc Chénetier, le troisième roman de Richard Brautigan avait été écrit en 1964 et, comme son prédécesseur, refusé par l’éditeur Grove Press – puis accepté par la fondation Four Seasons en même temps que le précédent. Bien qu’écrit sept ans avant l’acquisition d’une maison à Bolinas, au nord de San Francisco, « Sucre de pastèque » contient bien en germe toute la vision rêveuse, partiellement idyllique, qui conduira l’auteur à s’installer dans le comté de Marin. Si le concept même du sucre de pastèque joue bien ici un rôle de fil conducteur et de mot-à-tout-faire dévolu précédemment à l’expression « la pêche à la truite en Amérique », la lectrice ou le lecteur aurait bien tort de réduire ces 150 pages à une forme de remake ou de vie parallèle de la publication précédente. En supplément de la gouaille et du sens de la formule qui surprend et saisit, il y a ici un concentré de poésie et d’amour, une forme de douce sérénité, qui n’étaient pas si fréquents dans le texte précédent.

Source: https://charybde2.wordpress.com/2016/11/17/note-de-lecture-sucre-de-pasteque-richard-brautigan/

Longue route 2018
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