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Rouge et Blanc, ou le Fil d'Ariane d'un voyageur naturaliste

Mon ami est le soleil (Rûmî)

30 Octobre 2020 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles Publié dans #Iran, #Poésie, #Religion

L’ascension au ciel de Jésus, miniature turque ancienne.

L’ascension au ciel de Jésus, miniature turque ancienne.

Mon ami est le soleil (Rûmî)

"Prophète central de l’islam, Jésus - appelé "’Îsâ" dans le Coran - fait partie, avec les prophètes Noé, Abraham, Moïse et Mohammad, des "élus" à qui a été révélé un Livre ou une Loi divine. [1] Dans l’islam, Jésus a donc été choisi par Dieu pour transmettre aux hommes un nouveau texte sacré, l’Evangile (Injîl), censé contenir le sens profond et vrai de la Thora, ainsi que pour rappeler aux "Enfants d’Israël" (Banî Isrâ’îl) le dogme central du monothéisme et la nécessité de se soumettre à la volonté divine.

Jésus est évoqué dans le Coran comme indissolublement lié à Marie et constitue un modèle à suivre pour l’ensemble des croyants : "Ô Marie ! Dieu t’annonce la bonne nouvelle d’un verbe émanant de Lui. Son nom est : le Messie, Jésus, fils de Marie (Al-Masîh, ’Îsâ ibn Maryam) ; illustre en ce monde comme dans l’au-delà ; il est au nombre de ceux qui sont proches de Dieu." [2] Il fait partie de la "famille de ’Imrân" comprenant sa mère Marie, Yahyâ (Jean-Baptiste), son cousin, ainsi que le père de ce denier, Zacharie. Jésus est également considéré pur de tout péché.

Le ’Îsâ de l’islam est cependant très différent du Jésus du christianisme : bien que favorisé de grands dons et "fortifié par l’Esprit Saint", la vision coranique le considère essentiellement comme un homme et lui dénie donc la part de divinité qui constitue le fondement de la religion chrétienne. Ainsi, dans une optique comparée, la vision et conception profondément différente du monothéisme ainsi que de la relation entre Dieu et les hommes dans ces deux religions apparaît avec toute sa force au travers de leur différente vision du personnage de Jésus. Cependant, dans les deux traditions, il n’en demeure pas moins le prophète qui bouleverse les lois, tant par sa naissance et sa mort que par la profondeur de son message, et qui a constitué une source inépuisable de méditation pour de nombreuses grandes figures de l’islam au cours des siècles."

(...)

"Tantôt qualifié de Parole de Vérité (Qawl al-Haqq), d’Esprit de Dieu (Rûh Allah), de serviteur de Dieu (’Abdollah) ou encore de "signe pour l’Heure" (’ilm lilsa’ât) et de "Masîh" (signifiant le "oint") [5], le Coran présente également Jésus comme le "Verbe" (Kalima) de Dieu - dont la signification est cependant bien différente de la notion de "Verbe" de l’Evangile de Saint Jean selon lequel Dieu s’est fait chair. Pour l’islam, le Verbe reste une créature, même s’il n’en demeure pas moins doté d’un rang éminent en ce qu’il est chargé de véhiculer la Parole de Dieu et parler en son nom : "Jésus devient le Verbe de Dieu non pas à cause de son incarnation par laquelle sa chair devient divine, mais parce que son esprit est parvenu à un tel degré de perfectionnement qu’il est devenu un miroir au travers duquel la divinité se révèle"." [6]

(...)

"Jésus est une figure quasi-omniprésente de la littérature mystique musulmane où il incarne souvent l’invitation adressée à chaque homme à partir à la recherche de la part de divin cachée en lui. Etroitement liée à la figure de Maryam, le Christ typifie essentiellement la naissance spirituelle destinée à s’accomplir au sein de chaque être ; le corps devant auparavant être "purifié" de toute mauvaise pensée ou acte pour pouvoir donner naissance au "Jésus de son être"."

La figure du Christ dans l'Islam, par Amélie Neuve-Église

La Revue de Téhéran

http://www.teheran.ir/?article875#gsc.tab=0

Ces citations ainsi que les illustrations ci-dessus sont extraites de ce magnifique article.

(...)

"La Vierge Marie occupe une place centrale dans l’islam tout d’abord en tant que mère de Jésus, prophète reconnu par l’islam, de par le miracle de sa maternité et enfin du fait de sa foi à toute épreuve. Elle fait à ce titre partie des quatre femmes considérées comme "parfaites" par la tradition islamique, aux côtés de Fatima, fille du prophète Mahomet, Khadija, sa première femme, et Âsiya, femme de pharaon et "mère adoptive" de Moïse. [3]Dans la tradition, elle est également destinée à être la première à entrer au paradis. "Maryam" est également la seule femme du Coran à être mentionnée par son nom et saluée par les anges en tant qu’ "élue par la volonté divine". Elle est aussi mentionnée dans de nombreux récits de la tradition musulmane, qui insistent notamment sur la nature pure et exempte de tout péché de "Marie et son fils" (Maryam wa ibnuhâ).

 

Marie (Maryam) est évoquée près de 34 fois dans le Coran, principalement dans la sourate "La famille de ’Imrân" (Al-’Imrân) et "Maryam" ; elle est également mentionnée dans les sourates "Les Croyants" (Al-Mu’minun) [4], "L’interdiction" (Al-Tahrim) [5], ou "Le Fer" (Al-Hadid) [6]."

(...)

De Sainte Marie à Maryam Moqaddas: la Vierge dans la tradition islamique et la Maison de Marie à Éphèse, par Amélie Neuve-Église.

La Revue de Téhéran, Avril 2008

http://www.teheran.ir/spip.php?article179#gsc.tab=0

 

Marie venant de donner naissance à Jésus près du palmier, miniature persane, date et auteur inconnus

Marie venant de donner naissance à Jésus près du palmier, miniature persane, date et auteur inconnus

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