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Le Rouge et le Blanc, ou le Fil d'Ariane d'un voyageur naturaliste

Poème

17 Février 2011 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

La nuit enveloppe la Terre

Mille étoiles brillent dans le ciel.

L'esprit voyage aux confins du monde

Au-delà de Jupiter

et de la Grande Nébuleuse d'Orion.

Le parfum du vent et la main de mon amie

Si la chanson du vent m'appelle

La bride endormie de mon cheval

Fils du Soleil et de la Terre.

 

Pierre-Olivier Combelles, 23 janvier 1992

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Josquin des Prez (c.1450-1521): Adieu mes amours

17 Février 2011 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

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Le grand cèdre

17 Février 2011 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

C'est le plus grand être vivant de Ville d'Avray, un géant.

Il mesure au moins trente mètres de haut et vingt de large;

encore plus que le rorqual bleu.

Il remplit un espace énorme;

les autres arbres autour de lui sont comme des nains frêles

et les hommes qui passent à son pied,

des fourmis.

Il est comme une montagne

parmi les autres créatures.


Montagne que gravit l'écureuil.

Les oiseaux; ramiers, corneilles, pics, se posent sur ses crêtes.

La mésange huppée niche au creux de ses vallées, à l'abri d'une caverne dans le feuillage d'aiguilles vertes.


Ce matin, le grand cèdre se découpe sur le ciel bleu et la lumière du soleil éclaire sa cime.

Patiemment, il attend les saisons.

Hier, en passant devant lui (17 janvier 1992), j'ai vu qu'il était en fleur.

Ses branches étaient couvertes d'inflorescences, sortes de petits chatons bruns, remplis de pollen jaune.

Jamais je n'aurais pensé qu'un être aussi imposant et vénérable puisse encore connaître les joies de l'amour.

Voilà qu'il disperse son pollen à tous les vents.

 

Les oiseaux se poursuivent dans le ciel,

les jours rallongent depuis quelques semaines.

 

Deux écureuils jouent dans tes branches

Ils courent et s'arrêtent brusquement

sur les versants verts de tes cimes,

comme des chamois.

En sarabandes effrénées

ils se poursuivent autour de tes branches,

arêtes de rocher nu.

Je les observe à la jumelle,

comme un homme dans la vallée.

 

Grand cèdre, montagne vénérable,

tes cimes sont pour moi plus inaccessibles

que les montagnes

ou que les étoiles

qui veillent sur toi pendant la nuit.

 

J'attendrai patiemment

de devenir écureuil, ramier ou mésange huppée

pour découvrir ton corps immense

et courir sur tes vastes plateaux.

 

Pierre-Olivier Combelles

Ville d'Avray, 18 janvier 1992


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Josquin des Prés - Inviolata, integra et casta

17 Février 2011 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

 

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L'arc-en-ciel (Thoreau)

17 Février 2011 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

"Une fois il m'arriva de me tenir juste dans l'arc-boutant d'un arc-en-ciel, lequel remplissait la couche inférieure de l'atmosphère, teintant l'herbe et les feuilles alentour, et m'éblouissant comme si j'eusse regardé à travers un cristal de couleur. C'était un lac de lumière arc-en-ciel, dans lequel, l'espace d'un instant, j'ai nagé comme un dauphin."

Thoreau, Walden

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Mellin de Saint-Gelais: treizain

17 Février 2011 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

 

Par l'ample mer, loin des ports et arènes

S'en vont nageant les lascives sirènes

Et de leurs voix plaisantes et sereines,

Les plus hauts mâts et plus basses carènes

Font arrêter aux plus mobiles ondes,

Et souvent perdre en tempêtes profondes;

Ainsi la vie à nous si délectable,

Comme sirène affectée et muable,

En ses douceurs nous enveloppe et plonge,

Tant que la Mort rompe aviron et câble,

Et puis de nous ne reste qu'une fable,

Un moins que vent, ombre, fumée et songe.

 

Mellin de Saint-Gelais (Angoulême 1491 - Paris 1558)

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Josquin des Prés: Nymphes des bois
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Serment d'Hippocrate

16 Février 2011 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

Le Serment d'Hippocrate

 

Texte original - Traduction de Littré.

 

"Je jure par Apollon médecin, par Esculape, Hygie et Panacée, par tous les dieux et toutes les déesses, et je les prends à témoin que, dans la mesure de mes forces et de mes connaissances, je respecterai le serment et l'engagement écrit suivant:

 

Mon Maître en médecine, je le mettrai au même rang que mes parents. Je partagerai mon avoir avec lui, et s'il le faut je pourvoirai à ses besoins.

 

Je considérerai ses enfants comme mes frères et s'ils veulent étudier la médecine, je la leur enseignerai sans salaire ni engagement.

 

Je transmettrai les préceptes, les explications et les autre parties de l'enseignement à mes enfants, à ceux de mon Maître, aux élèves inscrits et ayant prêtés serment suivant la loi médicale, mais à nul autre.

 

Dans toute la mesure de mes forces et de mes connaissances, je conseillerai aux malades le régime de vie capable de les soulager et j'écarterai d'eux tout ce qui peut leur être contraire ou nuisible.

 

Jamais je ne remettrai du poison, même si on me le demande, et je ne conseillerai pas d'y recourir. Je ne remettrai pas d'ovules abortifs aux femmes.

 

Je passerai ma vie et j'exercerai mon art dans la pureté et le respect des lois

 

Je ne taillerai pas les calculeux, mais laisserai cette opération aux praticiens qui s'en occupent.

 

Dans toute maison où je serai appelé, je n'entrerai que pour le bien des malades.

 

Je m'interdirai d'être volontairement une cause de tort ou de corruption, ainsi que tout entreprise voluptueuse à l'égard des femmes ou des hommes, libres ou esclaves.

 

Tout ce que je verrai ou entendrai autour de moi, dans l'exercice de mon art ou hors de mon ministère, et qui ne devra pas être divulgué, je le tairai et le considérerai comme un secret.

 

Si je respecte mon serment sans jamais l'enfreindre, puissè-je jouir de la vie et de ma profession, et être honoré à jamais parmi les hommes. Mais si je viole et deviens parjure, qu'un sort contraire m'arrive!"

 

Au moment d'être admis au nombre des membres de la profession médicale, je prends l'engagement solennel de consacrer ma vie au service de la personne humaine.

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Henri Eschbach: Agriculture et industrie (1992)

16 Février 2011 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

Nous reproduisons ici, avec son aimable autorisation, un texte de Henri Eschbach, rédigé en 1992 mais qui reste d’une grande actualité.

Âgé aujourd'hui de 88 ans, Henri Eschbach a été pendant longtemps Président de la Chambre de Commerce du Jura.


Texte de M. Henri Eschbach (Lettre de la Chambre de Commerce du Jura, Editorial du Président)

 

"Les racines de la civilisation gréco-romaine dont nous sommes issus, c'est la terre, la société paysanne chantée par Virgile, et chacun sait que la poésie est la mémoire des hommes. Si le marché industriel est né avec la révolution industrielle du 19e siècle, le marché agricole est une création du Moyen Age qui choyait ses paysans. Il était à l'époque destiné à l’approvisionnement des villes au moindre coût. L'agriculture vivait en autarcie, assurant ses besoins essentiels et ne vendant que ses surplus (au prix coûtant). Cette société médiévale était fondée sur le service réciproque.

 

On a voulu faire de l'agriculture une industrie, en faisant jouer là aussi la concurrence parfaite des économistes, car on considère l'agriculture comme une industrie semblable aux autres, mais liée à l'alimentation, et en lui déniant tout caractère spécifique. Malgré le décuplement de sa productivité, l'agriculture voit son travail le plus mal rétribué de tous, et la technique moderne finit par chasser les hommes de la terre. Le paysan libre et maître de ses terres n’est plus qu'un prolétaire non salarié. Qu'on ne s'étonne donc pas des scènes de désordre que nous connaissons. Le plan Armand-Rueff (1958) a imposé, par volonté politique délibérée, un mécanisme des prix entraînant un niveau de vie sensiblement inférieur. La communauté européenne, qui devait être une protection, est devenue une passoire.

 

Nous vivons un mécanisme pervers basé sur un marché déséquilibré, dont les dés sont pipés : le marché agricole porte sur des biens primaires, le marché industriel sur des produits manufacturés, le marché agricole est représenté par des produits impersonnels, tels que lait, céréales, porc... alors que le marché industriel présente des produits personnalisés, les automobiles X, les lunettes Y... le marché agricole est loin des débouchés concrets, ses prix sont souvent connus a posteriori. C’est une production aveugle d'une extrême sensibilité. Les prix en industrie connaissent une remarquable stabilité : le cacao peut chuter de 70 %, la tablette de chocolat ne perd pas un centime. Dans l'industrie, la machine travaille toute l'année, dans l'agriculture quelques jours par an. Et l'on peut continuer le parallèle.

 

La volonté de notre Chambre (commerce-industrie, métiers de l’agriculture) c'est de représenter un corps vivant, dont les différentes composantes se vivifient l'une l'autre. On ne peut faire cohabiter des parties vivantes et des parties moribondes. La terre est faite pour nourrir les gens du pays avec les produits du pays, c'est à dire pour assurer l'autosuffisance alimentaire. Un gel généralisé serait suicidaire. Et l'insolvabilité de l'agriculture ne peut qu'ébranler toute l'économie. Si l'on ne veut plus que notre société fabrique des exclus, il faut revenir à la ferme de polyculture qui entretenait naturellement l’environnement par l'assolement et l'association culture-élevage, petite entreprise familiale qui crée plus d'emplois que la grande. C'est vraiment un comble de voir l’agriculture devenir une nuisance. Les solutions ne peuvent être que multiples et variées. Selon les régions et les latitudes, il faut encourager les productions sous contrat, les productions liées à la clientèle de proximité, l'agriculture biologique, etc.

 

Nos pays se prêtent bien aussi à l'alternance des tâches par un travail mi agricole, mi industriel, où nos PME et nos artisans peuvent jouer un rôle essentiel de relais sans déracinement. Si nous voulons défendre la préférence communautaire contre un mondialisme qui est une idée fausse, il faut conserver à l'Europe ses originalités, ses particularismes, ses " pays ", avec leur incomparable qualité de vie. Une civilisation est aussi la rencontre entre un peuplement et un territoire. En face d'une trop grande concentration urbaine, nous avons besoin d'une meilleure irrigation géographique. Alors, l'économie, de maîtresse, deviendra servante. Nos Capétiens n'étaient-ils pas des paysans rassembleurs de terres et faiseurs d'enfants ? "

 

Henri Eschbach

Lettre n° 111 de la Chambre de commerce du Jura – 2e trimestre 1992.

 

Ce texte a été publié dans le numéro 308 du Bulletin de l'Action Familiale et Scolaire (janvier-février 2010). Remerciements à M. Arnaud de Lassus.

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Benoît XVI approuve l'usage du préservatif

15 Février 2011 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

Benedict Approves

Contraception

by Most Rev. Donald J. Sanborn

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ON NOVEMBER 20t, 2010, the Vatican released excerpts from a new book by Ratzinger entitled  Light of the World, which is an interview or conversation with a German journalist, Peter Seewald, whom Ratzinger has known for a long time.  In the book, Ratzinger talks about many subjects, but the most shocking of his comments is what he said concerning the use of contraceptive devices.

(...)


Conclusion

The saddest aspect about this whole episode is that the entire gamut of Novus Ordo conservatives, Motu Proprio organizations, and the Society of Saint Pius X did not make a single official public statement, to my knowledge, condemning Ratzinger’s outrage against Catholic morality. Not a single prominent  voice was raised in protest. Everyone just rolled over. Bishop Fellay should have blasted Ratzinger the very next day. Archbishop Lefebvre certainly would have. We all know why there was silence, however: they are hoping for the great day in which they will be reconciled with the Modernists.

This failure to protest Ratzinger’s heresies boils down to a lack of supernatural faith. The faith is a supernatural virtue, that is, it is not from man but from God, and is a participation in God’s own knowledge of Himself. When this virtue hears heresy, there is a natural and strong reaction of contradiction. It would be the same as if we heard  someone say  2 + 2 = 5. Our common sense rightly rebels against such nonsense. So our supernatural faith rises up against heretical statements and condemns them.

For this reason, the Church has been ever vigilant in condemning error. Most of the acts of the councils and of the popes have been condemnations. Just as the body, moved by its vitality, rises up against the invading virus by the production of anti-bodies, so the Church, moved by the Holy Ghost, rises up against false doctrine and expels it. When this natural reaction is absent, it is a sign of lack of faith. Likewise, if a mathematics teacher saw no reaction in his students if he taught that 2 + 2 = 5,

it would mean that his students had lost their common sense. If a body no longer fights against disease, it is a sign of oncoming death.

I  believe that the attempt of traditionalists to compromise with the Modernists has made Modernists out of the traditionalists. Sure, they have their traditional liturgy, but where is their doctrine? Where is their faith?

No one has to be a theologian to understand that Ratzinger’s authorization of contraception is contrary to faith, and leads to the most frightening conclusions in the area of sexual morality.

Yet because he is the “man in the white cassock” inhabiting the Vatican, the Catholic Faith is gradually being bent and perverted by the Novus Ordo conservatives in order to make sense of Ratzinger’s Modernism. The effect is that the nocons themselves are becoming doctrinal Modernists.

May God help us all. Who would have thought that someone who purports to be the pope, and uses all of the papal insignia and uniform, and who is seen as the Catholic pope by nearly the whole world, could say that contraception is justified in certain cases? And who would have thought that not a whimper of protest would be heard from those who purport to have the Catholic faith?

 

Most Holy Trinity Seminary Newsletter

January, 2011

www.traditionalmass.org

 

On comprend pourquoi:

 

Hutton Gibson: le pape et la moitié du Vatican sont gay (The Hollywood Gossip) : link


 


 

Et sur un sujet complémentaire :


Le silence sur les réseaux pédophiles en France (Le Post) : link

Reportage télévisé: link

Site de la Fondation Princesses de Croÿ et Massimo Lancellotti : link et plus spécialement sur la pédocriminalité protégée par le Vatican: link

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