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Le Rouge et le Blanc, ou le Fil d'Ariane d'un voyageur naturaliste

Charles de Gaulle célèbre la Vieille Alliance (Auld Alliance)

8 Septembre 2011 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

Dans son discours prononcé à Edimbourg le 23 juin 1942 pour l'inauguration de la Scottish Free French House, à Regent Terrace, Charles de Gaulle a décrit l'alliance entre l'Ecosse et la France comme "la plus vieille alliance du monde". Il a également déclaré:

 

In every combat where for five centuries the destiny of France was at stake, there were always men of Scotland to fight side by side with men of France, and what Frenchmen feel is that no people has ever been more generous than yours with its friendship.

 

Une plaque commémorant cet événement et ces paroles est apposée sur le mur de cette maison: link 

 

C'est en application de cette alliance que le général de Gaulle "autorisa les parachutistes français à être rattachés à une unité anglaise (SAS), car elle était dirigée par un Ecossais (David Stirling)."

 

Page Wikipedia en anglais de l'Auld Alliance: link

Page Wikipedia en français de l'Auld Alliance: link

Page Wikipedia sur la Garde écossaise: link

 

Bien qu'elle remonte sans doute à Charlemagne, la Vieille Alliance entre l'Ecosse et la France date de 1295. Créée sous le règne de Charles VII, la Garde Ecossaise des Rois de France a duré jusqu'à l'abdication de Charles X en 1830. L'Auld Alliance a octroyé la nationalité française aux Ecossais jusqu'à la révocation de ce droit par le Gouvernement radical-socialiste et maçonnique français en 1903.

 

Fouquet Adoration de mages

Jean Fouquet: Adoration des Mages (miniature, 1454). Le roi Charles VII est représenté au premier plan, en vert, agenouillé devant la Sainte Vierge et l'Enfant Jésus, suivi de sa Garde écossaise aux couleurs blanc, vert et rose.

 

 

Scots Wha Hae (Marche de Bannockburn ou Marche de Robert Bruce)

 

Cette musique très ancienne fut jouée par les Ecossais lors de la Prise d'Orléans par Jeanne d'Arc. Elle est toujours jouée dans l'Armée française, lors des cérémonies, comme celle du lever des couleurs. Elle demeure aujourd'hui l'hymne de la France libérée.

 

 

 

 

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"Dieu attend là où sont les racines": lettre du P. Eloi Leclerc à Pierre-Olivier Combelles (8 décembre 1987)

7 Septembre 2011 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

"Dieu attend là où sont les racines": lettre du P. Eloi Leclerc à Pierre-Olivier Combelles (8 décembre 1987)

J'ai retrouvé dans mon exemplaire de "Sagesse d'un pauvre" une très belle lettre que le Père Eloi Leclerc m'avait écrite en 1987, en réponse à celle que je lui avais adressée au sujet de la phrase "Dieu attend là où sont les racines" mise en exergue au début de son livre.

Je la partage avec les amis d'Eloi Leclerc et de Saint François d'Assise et avec tous ceux qui cherchent Dieu "là où sont les racines".

P.O.C.

 

Rennes                                                                                                 le 8/12/87

 

Cher Monsieur,

 

Veuillez m'excuser du retard apporté à vous répondre. Votre aimable lettre m'a rejoint à Rennes où je suis depuis un peu plus d'un an.

La phrase: "Dieu attend là où sont les racines", n'est pas de moi. Je l'ai trouvée sous la plume d'un auteur qui l'attribuait au poète Rainer Maria Rilke.

Le sens de cette phrase, appliquée à St François, vous l'avez très bien défini dans votre lettre: "... la souffrance, les épreuves, le doute, tels que François les a connus, doivent nous dépouiller de tout le superflu afin que, par sa seule grâce, Dieu puisse faire croître la foi dans notre coeur."

Un décapage est nécessaire pour nous retrouver d'abord dans notre vérité.  "Tel est l'homme devant Dieu, dit François, tel il est en réalité, sans plus." (Adm. 20)

Dans la foulée de ce sens, j'ajouterai ceci qui me semble important: La spiritualité n'est pas la nature reniée, mais la nature transfigurée. La vie spirituelle authentique ne s'édifie pas au-dessus ou à côté des forces premières de notre être, mais avec. Elle suppose une évangélisation des profondeurs et donc une réconciliation de tout l'être. Sur ce sens aussi, "Dieu attend où sont les racines."

Il attend dans ces forces de vie qu'il a mises en nous et qui aspirent à la liberté des enfants de Dieu. Sans cette évangélisation des nos forces premières, notre vie spirituelle ne peut être qu'une superstructure, une façade trompeuse.

François a compris qu'il fallait "apprivoiser" le "loup" qui était en lui, comme il est en chacun de nous. Le "loup", je veux dire l'agressivité, l'impatience, la volonté de réussir une oeuvre, de la marquer de son empreinte... bref ces forces vivantes et obscures qui ne peuvent voir le jour que dans la lumière de l'Esprit, mais dont la lumière de l'Esprit a besoin pour faire un homme de Dieu.

Je vous remercie de m'avoir écrit et de m'avoir témoigné par là de votre confiance.

Permettez-moi, en terminant, de vous souhaiter, dès à présent, une sainte et joyeuse fête de Noël. Quel mystère que l'Incarnation ! Quelle source de joie et d'espérance!

 

Bien amicalement vôtre

 

Père Eloi Leclerc

 

Oeuvres du P. Eloi Leclerc:

 

Exil et tendresse. Editions Franciscaines, 1962.

Le Cantique des créatures ou le symbole de l'union. Fayard, 1970.

Le chant des sources. Editions Franciscaines, 1976.

Le peuple de Dieu dans la nuit. Editions Franciscaines, 1976.

François d'Assise ou le retour à l'Evangile. Desclée de Brouwer, 1981

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Ste Marguerite, patronne de l'Ecosse

7 Septembre 2011 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

 sainte Marguerite reine d'Ecosse Chapelle du château d'Ed

 

Sainte Marguerite d'Ecosse

Vitrail de la chapelle du château d'Edimbourg

 

 

Quand sainte Marguerite vint au monde, en 1045 ou 1046, sa famille était exilée ; son grand-père, Edmond Côte-de-Fer, avait été assassiné en 1016 et le roi de Danernark, Canut, était monté sur le trône d'Angleterre ; les fils d'Edmond avaient été envoyés en Suède, puis en Hongrie, où l'un d'eux, Édouard, épousa Agathe, soeur de la reine ; c'est de cette union que naquit Marguerite. Après la mort de Canut, Édouard était revenu en Angleterre, en 1054. Marguerite avait donc 8 ou 9 ans quand elle connut sa patrie ; elle ne devait pas y rester longtemps car, à la mort de son grand oncle, saint Édouard, en 1066, les vicissitudes recommencèrent. La lutte entre Harold et Guillaume de Normandie obligea Edgard, frère de Marguerite, à s'enfuir en Écosse avec sa mère et ses soeurs, leur père étant mort quelques années plus tôt.

Ils furent, reçus avec bienveillance par le roi Malcolm III qui, peu de temps après, demanda la main de Marguerite; le mariage fut célébré, probablement en 1070, à Dunfermline. Marguerite mit au monde 6 princes, Édouard, Etheired, Edmond, Edgard, Alexandre et David, et 2 princesses, Edith et Marie. Tous se firent remarquer par leur vertu : le titre de saint fut décerné à David par le peuple ; Edith, devenue reine d'Angleterre, est connue sous le nom de sainte Mathilde.

Le roi, dont les moeurs étaient encore un peu rudes, n'avait pourtant aucune inclination mauvaise ; ne connaissant pas les lettres, bien qu'il parlât 3 langues, il caressait et baisait les livres dont Marguerite se servait plus volontiers pour prier ou pour lire. Il écoutait ses conseils pour établir les lois du royaume et la laissa réunir plusieurs Conciles.

Elle-même y assista et discuta pendant 3 jours pour amener les Écossais aux pratiques de l'Église de Rome dans certaines matières disciplinaires : la communion pascale et le repos du dimanche avaient été négligés ; la célébration de la Messe était accompagnée de rites païens ou profanes ; les mariages entre proches parents n'étaient pas rares. Marguerite fit cesser ces abus ; elle obtint aussi que le Carême commençât au mercredi des Cendres.

De concert avec son mari, elle fit construire, en l'honneur de la Sainte Trinité, une église qu'elle orna de vases sacrés en or massif. Sa chambre était comme un atelier, toujours remplie d'ornements en voie d'exécution. Ses soins ne regardaient pas seulement les églises ; elle fit venir de l'étranger des vêtements plus variés et plus riches, fit embellir le palais et voulut que le roi fût toujours accompagné d'une garde d'honneur. Son humilité restait pourtant profonde ; elle demandait qu'on lui fît savoir ce qui était répréhensible dans ses actes ou ses paroles, pour s'en corriger plus facilement.
On se demande comment ses journées et surtout ses nuits suffisaient à tout ce que les historiens racontent. Le soir, après avoir pris un peu de repos, elle se levait pour prier ; elle récitait alors les matines de la Sainte Trinité, celles de la Croix, de la Sainte Vierge, l'office des Morts, un Psautier entier, et les laudes ; rentrée chez elle au matin, elle lavait les pieds de 6 pauvres et servait 9 orphelins ; elle se reposait à nouveau, puis, aidée du roi, elle servait 300 pauvres ; personne n'assistait à cette oeuvre de charité, sauf quelques chapelains ; elle entendait ensuite 5 ou 6 messes privées avant la Messe solennelle. Tel était le programme de l'Avent et du Carême. Le reste de l'année, ces exercices se réduisaient, mais les pauvres n'étaient jamais négligés ; elle en servait toujours 24 avant son déjeuner ; elle se dépouillait pour eux et, lorsque sa bourse était vide, elle prenait au roi quelques pièces d'or ; mais il ne s'en fâchait pas.

Elle racheta aussi des prisonniers Anglais retenus en Écosse, et fit construire des hospices pour les voyageurs. On ne signale pas de miracles ; on raconte seulement qu'un jour, au passage d'un torrent, un serviteur laissa tomber, sans que personne s'en aperçût, un livre d'Evangiles qui lui était précieux : on le retrouva, longtemps après, intact. Sainte Marguerite connut sa mort à l'avance et fit une confession de toute sa vie.

Son mari était alors parti en expédition contre Guillaume le Roux (Guillaume II d'Angleterre) ; le 13 novembre, elle dit qu'un grand malheur était arrivé au royaume d'Écosse ; on apprit, en effet, que le roi avait été tué ce jour-là, en même temps que son fils aîné. Ses derniers moments étant arrivés, Marguerite se leva pour assister à la Messe et recevoir le viatique, puis se recoucha ; elle se fit apporter une croix qu'elle vénérait beaucoup et la baisa. Comme un de ses fils, sans doute Edgard, hésitait à lui annoncer la mort du roi, elle dit qu'elle savait tout, et rendit grâces de ce qu'elle considérait comme la punition de ses péchés. Elle avait commencé la prière " Domine Jesu Christe, fili Dei vivi..." , lorsqu'elle s'arrêta après les mots " libera me " ; le Seigneur l'avait exaucée. C'était le 16 novembre 1093. Son visage, qui avait pâli auparavant, reprit sa couleur naturelle. Marguerite fut ensevelie dans l'église de la Sainte-Trinité, à Dunfermline, où le corps de Malcolm fut apporté plus tard.

Quand on fit la translation de ses restes, les porteurs, arrivés près du tombeau de Malcolm, ne purent plus avancer, dit-on, tant la charge était lourde ; il fallut transporter également les restes de Malcolm ; c'était le 19 juin 1250. La fête fut d'abord fixée à cette date, puis mise au 10 juin. Innocent XI la transféra au 8 juillet, et Innocent XII, en 1693, la rétablit au 10 juin et l'étendit à l'Église Romaine. Cette date du 10 juin est due à une erreur du cardinal Molanus, docte éditeur du Martyrologe d'Usuard, mort en 1585. Les martyrologes se partageaient entre le 16 novembre et le 19 juin. Sainte Marguerite avait été nommée patronne de l'Écosse, en 1673, par Clément X.

Au moment de la prétendue réforme Protestante, les reliques furent enlevées secrètement et la plus grande partie fut envoyée en Espagne ; Philippe II fit construire une chapelle dans l'Escurial pour les recevoir ; on lisait sur la châsse : " Saint Malcolm, roi, sainte Marguerite, reine ". Il paraît que, l'évêque d'Edimbourg ayant fait demander par Pie IX la restitution de ces reliques à l'Écosse, on ne les trouva pas. Le chef de la sainte avait été donné à Marie Stuart ; il fut sauvé par un bénédictin qui le porta à Anvers en 1597 ; il fut donné en 1627 aux Jésuites écossais de Douai et disparut pendant la Révolution française.

 

Source: site Hodie Mecum Eris In Paradiso: link. Remerciements à son webmestre, ami des amis de l'Ecosse !

 

 

 

 

 

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ALBA GU BRATH - Le retour de la Pierre de Scone en Ecosse

7 Septembre 2011 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

 Stone of Scone Edinburgh

 

http://vimeo.com/1839801

 

Le  30 novembre 1996, jour de la fête de Saint André, patron de l'Ecosse, au château d'Edimbourg, le duc d'York a rendu, au nom de la Reine Elizabeth II d'Angleterre, la Pierre de Scone (An Lia Fàil) à la garde des Ecossais (vidéo de la cérémonie*: link)

Gardée à l'abbaye de Scone, près de Perth, en Ecosse, la Pierre de Scone servait au couronnement des Rois d'Ecosse lorsqu'elle fut capturée en 1296 par le roi Edouard Ier d'Angleterre.

Il l'emporta à l'abbaye de Westminster où elle fut insérée à la base d'un trône en bois, connu sous le nom de Chaise d'Edouard Ier, qui servit au couronnement de la plupart des Rois d'Angleterre. Elle y demeura pendant sept siècles.

 

* Les soldats qui escortent la Land-Rover qui transporte la Pierre de Scone jusqu'au château d'Edimbourg, et qui arborent une plume d'aigle à leur béret, appartiennent à la Royal Company of Archers.

 

 

 

  800px-Flag of Scotland svg

 

Le Saltire, drapeau de l'Ecosse: d'azur à la Croix de Saint André d'argent.

   

 

ALBA GU BRATH

LONGUE VIE A L'ECOSSE

SCOTLAND FOREVER

 

 

 

 

 

 

MY BONNIE MOORHEN
 

 

My bonnie moorhen, my bonnie moorhen
Up in the grey hills and doon in the glen
It's when ye gang but the hoose, when ye gang ben
I drink the health o' my bonnie moorhen.
 
My bonnie moorhead has gaed ower the main
And it will be summer when she comes again
When she comes back again some folk will ken
O joy be with thee my bonnie moorhen.
 
My bonnie moorhen has feathers anew
She's a' bricht colours but nane o' them blue
She's red and she's white, and she's green and she's grey
My bonnie moorhen come hither away.
 
Come up by Glen Duich and doon by Glen Dee
And roond by Kinclaven and hither tae me
Ronald and Donald lie low in the fen
Tae brak' the wing o' my bonnie moorhead.
 
My bonnie moorhead has gaed ower the main
And it will be summer when she comes again
When she comes back again some folk will ken
O joy be with thee my bonnie moorhen.

 

 


A traditional Jacobite song to mark two events during the 1745 Rising which happened this week - the successful return of the retreating Jacobite army to Scotland (20 December 1745) and the overwhelming victory of Lord Lewis Gordon against Hanoverian forces at the Battle of Inverurie ( 23 December 1745). The 'Bonnie Moorhen' was Prince Charles Edward Stewart.

 

From: Recueil des paroles des chants traditionnels écossais: link  (scotsindependent.org)

 

 

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La Patrie

3 Septembre 2011 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

charrette

 

 

"Pour les révolutionnaires, la Patrie semble n'être qu'une idée, pour nous elle est une terre. Ils l'ont dans le cerveau: nous, nous l'avons sous les pieds, c'est plus solide."

 

Charette

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Andreas von Bülow sur le 11/09: noblesse oblige

2 Septembre 2011 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

 

 

Ancien secrétaire d'Etat à la Défense de l'Allemagne et ministre de la recherche scientifique dans le cabinet Helmut Schmidt, Andreas von Bülow a été la première personnalité politique européenne a émettre publiquement des doutes sur la version officielle des attentats du 11 septembre 2001.

Il l'a fait avec courage, franchise, clarté.

Dix ans après ces attentats, qui inaugurèrent une ère de guerres et de pillages à l'échelle planétaire, il faut revoir cette interview de Bülow sur Arte.

La mauvaise foi flagrante et l'insolence du journaliste donnent un relief saisissant aux propos sobres et parfaitement actuels de Heinrich von Bülow. Noblesse oblige.

 

link

 

 

 

 

 

 

 

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La dictature de l'UE (K.A. Schachtschneider / J. Elsässer, Horizons & Débats)

2 Septembre 2011 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

«Notre ordre démocratique et libéral est en danger»

 
Interview de Karl Albrecht Schachtschneider par Jürgen Elsässer du magazine «Compact» au sujet des divers «plans de sauvetage» de l’euro.

 

Horizons et débats  >  2011  >  N°33, 22 août 2011  > 


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