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Le Rouge et le Blanc, ou le Fil d'Ariane d'un voyageur naturaliste

The use of the usefulness

14 Mars 2015 , Rédigé par POC

Epilobes (Epilobium angustifolium) dans une friche au bord de la route. Photo: LCHT/POC 2014.

Epilobes (Epilobium angustifolium) dans une friche au bord de la route. Photo: LCHT/POC 2014.

When Confucius visited Ch'u, Chieh Yu, the madman of Ch'u, wandered by his gate crying, "Phoenix, phoenix, how his virtue failed! The future you cannot wait for; the past you cannot pursue. When the world has the Way, the sage succeeds; when the world is without the Way, the sage survives. In times like the present, we do well to escape penalty. Good fortune is light as a feather, but nobody knows how to hold it up. Misfortune is heavy as the earth, but nobody knows how to stay out of its way. Leave off, leave off - this teaching men virtue! Dangerous, dangerous - to mark off the ground and run! Fool, fool - don't spoil my walking! I walk a crooked way - don't step on my feet. The mountain trees do themselves harm; the grease in the torch burns itself up. The cinnamon can be eaten and so it gets cut down; the lacquer tree can be used and so it gets hacked apart. All men know the use of the useful, but nobody knows the use of the useless!"

The Complete Works Of Chuang Tzu
Translated by Burton Watson

Section FOUR - IN THE WORLD OF MEN

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L'agriculture moderne en guerre contre la planète

11 Mars 2015 , Rédigé par POC

Pointes de flèches en obsidienne (sauf les deux en bas à gauche) trouvées dans le domaine de Pitunilla, dans la vallée du Tastamayo (Chumpi, Ayacucho, Andes méridionales du Pérou). Elles ont continué à être utilisées pendant tout le Néolithique, sans doute même encore à l'époque des Incas, pour chasser des animaux de grande taille comme les cervidés et les camélidés andins (guanacos, vigognes). Mais les chasseurs préhistoriques ont exterminé les grands animaux sauvages des Andes qui n'avaient pas peur de l'homme. Beaucoup d'espèces ont disparu, comme le Glyptodon, le Mégathérium ou les chevaux sauvages, ainsi que les grands super-prédateurs comme le tigre à dents de sabre. Les autres ont été domestiquées (lama, alpaga). Ces pointes de flèches antiques nous rappellent que si la femme était le pilier des sociétés agricoles traditionnelles, comme nous le signale une intervenante dans le film de Coline Serreau, c'est l'homme qui était le pilier des peuples chasseurs, pêcheurs et cueilleurs pendant tout le Paléolithique qui s'étend sur une durée beaucoup plus longue, depuis que les lointains ancêtres de l'homme, des Primates, quittèrent les arbres des forêts tropicales et sub-tropicales où ils vivaient de fruits, de feuilles et d'insectes, pour descendre à terre et chasser des animaux en groupe. Les Eskimos, descendants des Paléolithiques èmigrés à travers tout le nord de la Sibérie jusqu'à l'Amérique, pratiquaient encore l'infanticide des filles au début du XXe siècle, par nécessité. Mais les chasseurs nomades primitifs et les agriculteurs traditionnels vénéraient tous la Terre-Mère, la Pachamama des peuples andins...ou la Máttaráhkká des Sami (Lapons) de notre Eurasie. Photo: Pierre-Olivier Combelles, 2012.

Pointes de flèches en obsidienne (sauf les deux en bas à gauche) trouvées dans le domaine de Pitunilla, dans la vallée du Tastamayo (Chumpi, Ayacucho, Andes méridionales du Pérou). Elles ont continué à être utilisées pendant tout le Néolithique, sans doute même encore à l'époque des Incas, pour chasser des animaux de grande taille comme les cervidés et les camélidés andins (guanacos, vigognes). Mais les chasseurs préhistoriques ont exterminé les grands animaux sauvages des Andes qui n'avaient pas peur de l'homme. Beaucoup d'espèces ont disparu, comme le Glyptodon, le Mégathérium ou les chevaux sauvages, ainsi que les grands super-prédateurs comme le tigre à dents de sabre. Les autres ont été domestiquées (lama, alpaga). Ces pointes de flèches antiques nous rappellent que si la femme était le pilier des sociétés agricoles traditionnelles, comme nous le signale une intervenante dans le film de Coline Serreau, c'est l'homme qui était le pilier des peuples chasseurs, pêcheurs et cueilleurs pendant tout le Paléolithique qui s'étend sur une durée beaucoup plus longue, depuis que les lointains ancêtres de l'homme, des Primates, quittèrent les arbres des forêts tropicales et sub-tropicales où ils vivaient de fruits, de feuilles et d'insectes, pour descendre à terre et chasser des animaux en groupe. Les Eskimos, descendants des Paléolithiques èmigrés à travers tout le nord de la Sibérie jusqu'à l'Amérique, pratiquaient encore l'infanticide des filles au début du XXe siècle, par nécessité. Mais les chasseurs nomades primitifs et les agriculteurs traditionnels vénéraient tous la Terre-Mère, la Pachamama des peuples andins...ou la Máttaráhkká des Sami (Lapons) de notre Eurasie. Photo: Pierre-Olivier Combelles, 2012.

Chasseurs préhistoriques d'Amérique du sud à l'affût devant un Glyptodon, une espèce disparue.

Chasseurs préhistoriques d'Amérique du sud à l'affût devant un Glyptodon, une espèce disparue.

Tigre à dents de sabre attaquant un Mégathérium

Tigre à dents de sabre attaquant un Mégathérium

Semailles à la ferme Pitunilla dans les Andes méridionales du Pérou, à 3000 m d'altitude. Avec l'arrivée des Espagnols au XVIe siècle, les taureaux et l'araire, puis maintenant le tracteur là où c'est possible, ont progressivement remplacé la chaquitacclla (bêche andine) héritée des anciens colons océaniens et de leurs ancêtres asiatiques. Le bétail introduit d'Europe (bovins, chevaux, ânes, cochons, moutons, chèvres: animaux aux pieds durs qui usent le sol des pentes -contrairement aux pieds mous des lamas et des alpagas-et qui tondent toute la végétation) est en très grande partie responsable, avec la déforestation, de l'érosion généralisée des Andes jusqu'à 5000 m d'altitude. Engrais: fumier ("guano") de cuyes (cochons d'Inde) et de poules (élevées en liberté) de la ferme et "guano" de molle (terreau très meuble de fruits et feuilles desséchés tombées de l'arbre Schinus molle); pas de pesticides. Irrigation: rivière et pluie. Cultures: plusieurs variétés de maïs, de pommes de terre, quinoa, kiwicha, blé, orge. La production est seulement pour la consommation personnelle et locale. Photo: Pierre-Olivier Combelles.

Semailles à la ferme Pitunilla dans les Andes méridionales du Pérou, à 3000 m d'altitude. Avec l'arrivée des Espagnols au XVIe siècle, les taureaux et l'araire, puis maintenant le tracteur là où c'est possible, ont progressivement remplacé la chaquitacclla (bêche andine) héritée des anciens colons océaniens et de leurs ancêtres asiatiques. Le bétail introduit d'Europe (bovins, chevaux, ânes, cochons, moutons, chèvres: animaux aux pieds durs qui usent le sol des pentes -contrairement aux pieds mous des lamas et des alpagas-et qui tondent toute la végétation) est en très grande partie responsable, avec la déforestation, de l'érosion généralisée des Andes jusqu'à 5000 m d'altitude. Engrais: fumier ("guano") de cuyes (cochons d'Inde) et de poules (élevées en liberté) de la ferme et "guano" de molle (terreau très meuble de fruits et feuilles desséchés tombées de l'arbre Schinus molle); pas de pesticides. Irrigation: rivière et pluie. Cultures: plusieurs variétés de maïs, de pommes de terre, quinoa, kiwicha, blé, orge. La production est seulement pour la consommation personnelle et locale. Photo: Pierre-Olivier Combelles.

Chaquitaclla, la bêche andine, héritage des anciens colons océaniens arrivés en radeaux et en pirogues. Chemin de l'Inca de Huachon à Oxapampa, vers 3800 m d'altitude. Département de Pasco (Pérou). 2012. Photo: Pierre-Olivier Combelles

Chaquitaclla, la bêche andine, héritage des anciens colons océaniens arrivés en radeaux et en pirogues. Chemin de l'Inca de Huachon à Oxapampa, vers 3800 m d'altitude. Département de Pasco (Pérou). 2012. Photo: Pierre-Olivier Combelles

Travail collectif de retournement ("pachacuti" en quechua et en aymara) de la terre à la barre à mine (un outil de mineurs qui a remplacé l'antique chaquitacclla, la bêche andine) avec la communauté aymara de Laripata, pour semer ensuite des pommes de terre. A l'arrière-plan, l'Illampu (6421m), un des sommets de la cordillère des Andes boliviennes, côté amazonien. Plateau d'Apilpani, partie supérieure de Purani Churiquimbaya, au-dessus de Sorata (Dept. de La Paz) où Pierre-Olivier Combelles et Katia Humala Tasso avaient entrepris la réalisation d'un jardin botanique andin. Photo: Pierre-Olivier Combelles, 2001.

Travail collectif de retournement ("pachacuti" en quechua et en aymara) de la terre à la barre à mine (un outil de mineurs qui a remplacé l'antique chaquitacclla, la bêche andine) avec la communauté aymara de Laripata, pour semer ensuite des pommes de terre. A l'arrière-plan, l'Illampu (6421m), un des sommets de la cordillère des Andes boliviennes, côté amazonien. Plateau d'Apilpani, partie supérieure de Purani Churiquimbaya, au-dessus de Sorata (Dept. de La Paz) où Pierre-Olivier Combelles et Katia Humala Tasso avaient entrepris la réalisation d'un jardin botanique andin. Photo: Pierre-Olivier Combelles, 2001.

"Les pesticides sont issus de la guerre, les fertilisants sont issus de la guerre, la conception de l'agriculture comme une guerre contre la planète, est issue de la guerre. Tout cela doit être rejeté comme une aberration du siècle dernier. Nous devons commencer ce siècle en  retrouvant la sagesse ancienne qui nous apprenait comment vivre avec la terre."

Vandana Shiva, Physicienne (Inde)
Prix Nobel alternatif 1993
Association de défense des petits paysans indiens

Visionnez sur Youtube le film de Coline Serreau

Solutions locales pour un désordre global

https://www.youtube.com/watch?v=9MVKE3HbC98

Un film que tout le monde devrait avoir vu.

Les "pueblos jovenes" (favellas) s'étendent à perte de vue dans le désert autour de Lima, la capitale mégapole du Pérou: 10 millions d'habitants, le tiers de la population du pays (1 285 220 km2), la plupart sont des paysans descendus des Andes. Photo: Pierre-Olivier Combelles, 2012.

 

Faune et flore d’une vallée de la cordillère des Andes méridionales du Pérou par Pierre-Olivier Combelles et Katia Kusiqoyllur Humala-Tasso. Le Courrier de la Nature, numéro 226, mai-juin 2006) : 24-31.

Nouvelles du Pérou et de Pitunilla (2006-2014) par Pierre-Olivier Combelles (botaniste, écrivain, président de l’Institut andin d’études ethnobiologiques). Le Courrier de la nature (Société nationale de protection de la nature), N°283, mai-juin 2014 : http://www.snpn.com/spip.php?article2064

Le Jardin botanique Purani-Churiquimbaya par Pierre-Olivier Combelles. Le Courrier de la Nature, N°188 (Novembre-Décembre 2000) : 34-39.

La maca, une culture d’altitude millénaire, par Katia Kusiqoyllur Humala-Tasso et Pierre-Olivier Combelles.  Pour la Science N° 311 (septembre 2003) : 25-29.

 

Bandeau A moi Bethune

Labourage et pâturage sont les deux mamelles de la France

et les véritables mines et trésors du Pérou.

Maximilien de Béthune, duc de Sully, ministre du roi de France Henri IV.

Pitunilla et la vallée du Tastamayo vus de Huallywa, vers 3000 m d'altitude (Ayacucho, Andes du sud du Pérou). Au premier plan: maguey (Agave americana). Au second plan et au loin, les arbres sont des molle (Schinus molle, Anacardiaceae). Protégés à Pitunilla, ils devraient recouvrir toute la région à cette altitude. L'érosion par le surpâturage est visible sur les montagnes alentour. Photo: Pierre-Olivier Combelles, décembre 2012.

Pitunilla et la vallée du Tastamayo vus de Huallywa, vers 3000 m d'altitude (Ayacucho, Andes du sud du Pérou). Au premier plan: maguey (Agave americana). Au second plan et au loin, les arbres sont des molle (Schinus molle, Anacardiaceae). Protégés à Pitunilla, ils devraient recouvrir toute la région à cette altitude. L'érosion par le surpâturage est visible sur les montagnes alentour. Photo: Pierre-Olivier Combelles, décembre 2012.

Le Tastamayo (en quechua: tasta: une sorte d'arbre, Escallonia sp., une Verbenacée, et  mayo: rivière, torrent) à Pitunilla, pendant la saison des pluies (avril 2012). Au premier plan, avec des houppes blanches: Cortaderia riuduscula, une Poacée sauvage que l'on retrouve cultivée pour l'ornement dans les jardins d'Occident. La mine Breapampa a prévu d'exploiter le versant "Pocagallo" d'où naît le Tastamayo. Photo: Pierre-Olivier Combelles.

Le Tastamayo (en quechua: tasta: une sorte d'arbre, Escallonia sp., une Verbenacée, et mayo: rivière, torrent) à Pitunilla, pendant la saison des pluies (avril 2012). Au premier plan, avec des houppes blanches: Cortaderia riuduscula, une Poacée sauvage que l'on retrouve cultivée pour l'ornement dans les jardins d'Occident. La mine Breapampa a prévu d'exploiter le versant "Pocagallo" d'où naît le Tastamayo. Photo: Pierre-Olivier Combelles.

A quelques kilomètres de Pitunilla, au sommet de la montagne de Chumpi qui est le "château d'eau" de toute la région, la mine d'or Breapampa (Newmont-Buenaventura) exploitée depuis 2012, avec traitement du minerai par lixiviation, au cyanure. L'économie agricole de la région est détruite, et les sols, les cours d'eau et les nappes phréatiques contaminés. C'est la monstruosité de l'extractivisme, en plein boom au Pérou. Avant l'arrivée des Espagnols, les montagnes étaient sacrées.

A quelques kilomètres de Pitunilla, au sommet de la montagne de Chumpi qui est le "château d'eau" de toute la région, la mine d'or Breapampa (Newmont-Buenaventura) exploitée depuis 2012, avec traitement du minerai par lixiviation, au cyanure. L'économie agricole de la région est détruite, et les sols, les cours d'eau et les nappes phréatiques contaminés. C'est la monstruosité de l'extractivisme, en plein boom au Pérou. Avant l'arrivée des Espagnols, les montagnes étaient sacrées.

"Ce que la communauté demande, c'est qu'on respecte au moins la tête de bassin versant". " Le problème, c'est que où diable était la tête de bassin versant ?"

"Ce que la communauté demande, c'est qu'on respecte au moins la tête de bassin versant". " Le problème, c'est que où diable était la tête de bassin versant ?"

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La dignité des humbles

10 Mars 2015 , Rédigé par Béthune

La plus grande faute du monde moderne n'est pas d'avoir incendié les châteaux, mais d'avoir rasé les chaumières. Ce qu'on voit s'effacer, au fil du XIXe siècle, c'est la dignité des humbles.

Nicolás Gómez Dávila

 

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"The need to be open to the world"

4 Mars 2015 , Rédigé par POC

Ivan Illich. Entretien télévisé (en francais, sous-titrage en anglais) avec Jean-Marie Domenach (1972). Capture d'écran (https://vimeo.com/6694847) "Curieux du monde, inquiet du monde, amoureux des hommes et des dieux, Ivan Illich naît à Vienne en 1926 sur la terre d'Europe, fragile et instable. Il lui faut être un peu partout, là où le permet son origine juive. Il apprend huit langues, s'adresse aussi à Dieu et devient prêtre, évêque, puis renonce à la hiérarchie pour être toujours le voyageur en quête de justice et de vie. Comme les cristaux qu'il a aussi étudiés, sa parole est faite de paillettes anguleuses, géométriques où l'histoire, la philosophie et la science éclosent en un apparent désordre avant de prendre forme : des étoiles de pensées.On peut certes croire à d'autres soleils ou révérer des astres morts et les lumières d'Illich peuvent ne paraître que de lointaines nébuleuses. Un certain regard est, ce soir, celui d'un astronome de l'humain."6

Ivan Illich. Entretien télévisé (en francais, sous-titrage en anglais) avec Jean-Marie Domenach (1972). Capture d'écran (https://vimeo.com/6694847) "Curieux du monde, inquiet du monde, amoureux des hommes et des dieux, Ivan Illich naît à Vienne en 1926 sur la terre d'Europe, fragile et instable. Il lui faut être un peu partout, là où le permet son origine juive. Il apprend huit langues, s'adresse aussi à Dieu et devient prêtre, évêque, puis renonce à la hiérarchie pour être toujours le voyageur en quête de justice et de vie. Comme les cristaux qu'il a aussi étudiés, sa parole est faite de paillettes anguleuses, géométriques où l'histoire, la philosophie et la science éclosent en un apparent désordre avant de prendre forme : des étoiles de pensées.On peut certes croire à d'autres soleils ou révérer des astres morts et les lumières d'Illich peuvent ne paraître que de lointaines nébuleuses. Un certain regard est, ce soir, celui d'un astronome de l'humain."6

Autoportrait à la manière des miniatures persanes. Aquarelle. Pierre-Olivier Combelles, vers 1975.

Autoportrait à la manière des miniatures persanes. Aquarelle. Pierre-Olivier Combelles, vers 1975.

"May- I ask what the fasting of the mind is?"
Confucius said, "Make your will one! Don't listen with your ears, listen with your mind. No, don't listen with your mind, but listen with your spirit. Listening stops with the ears, the mind stops with recognition, but spirit is empty- and waits on all things. The Way gathers in emptiness alone. Emptiness is the fasting of the mind."
Yen Hui said, "Before I heard this, I was certain that I was Hui. But now that I have heard it, there is no more Hui. Can this be called emptiness?"
"That's all there is to it," said Confucius. "Now I will tell you. You may go and play in his bird cage, but never be moved by fame. If he listens, then sing; if not, keep still. Have no gate, no opening,  but make oneness your house and live with what cannot be avoided. Then you will be close to success.
 "It is easy to keep from walking; the hard thing is to walk without touching the ground. It is easy to cheat when you work for men, but hard to cheat when you work for Heaven. You have heard of flying with wings, but you have never heard of flying without wings. You have heard of the knowledge that knows, but you have never heard of the knowledge that does not know. Look into that closed room, the empty chamber where brightness is born! Fortune and blessing gather where there is stillness. But if you do not keep still - this is what is called sitting but racing around.  Let your ears and eyes communicate with what is inside, and put mind and knowledge on the outside. Then even gods and spirits will come to dwell, not to speak of men! This is the changing of the ten thousand things, the bond of Yu and Shun, the constant practice of Fu Hsi and Chi Ch'u. How much more should it be a rule for lesser men!"

Chuang Tzu. Translated by Burton Watson. Section FOUR - IN THE WORLD OF MEN

Shaman Hamatsa. Les Hamatsa étaient une société secrète des Kwakwaka'wakw (Kwakiutl) de Colombie britannique, étudiés par Franz Boas ("The Social Organization and the Secret Societies of the Kwakiutl Indians", 1897). Photographie par Edward S. Curtis.

Shaman Hamatsa. Les Hamatsa étaient une société secrète des Kwakwaka'wakw (Kwakiutl) de Colombie britannique, étudiés par Franz Boas ("The Social Organization and the Secret Societies of the Kwakiutl Indians", 1897). Photographie par Edward S. Curtis.

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