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Le Rouge et le Blanc, ou le Fil d'Ariane d'un voyageur naturaliste

Pillage et polarisation des classes: la montée du capitalisme criminel (James Petras)

12 Juin 2015 , Rédigé par Béthune

Pillage and Class Polarization: The Rise of “Criminal Capitalism”
06.11.2015 :: Analysis

by James Petras

 

Introduction: About 75% of US employees work 40 hours or longer, the second longest among all OECD countries, exceeded only by Poland and tied with South Korea. In contrast, only 10% of Danish workers, 15% of Norwegian, 30% of French, 43% of UK and 50% of German workers work 40 or more hours.

(...)

Conclusion

Mega-swindles define the nature of contemporary capitalism. The profits and power of financial capital is not the outcome of ‘market forces’. They are the result of a system of criminal behavior that pillages the Treasury, exploits the producers and consumers, evicts homeowners and robs taxpayers.

The mega swindlers represent much less than 1% of the class structure. Yet they hold over 40% of personal wealth in this country and control over 80% of capital liquidity.

They grow inexorably rich and richer, even as the rest of the economy wallows in crisis and stagnation. Their swindles send powerful ripples across the national economy, which ultimately freeze or reduce the income of the skilled (middle class) employees and undermine the living conditions for poor working-class whites, and especially under and unemployed Afro-American and Latino American young workers.

Efforts to ‘moralize’ capital have failed repeatedly since the regulators are controlled by those they claim to ‘regulate’.

The rare arrest and prosecution of any among the current tribe of mega-swindlers would only results in their being replaced by new swindlers. The problem is systemic and requires deep structural changes.

The only answer is to build a political movement independent of the two party system, willing to nationalize the banks and to pass legislation outlawing derivatives, forex trading and other unnatural parasitic speculative activities.

Lisez l'article intégral sur le site de James Petras: http://petras.lahaine.org/?p=2038

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L'homme a besoin de la forêt, mais la forêt n'a pas besoin de l'homme

10 Juin 2015 , Rédigé par POC

Le bois des Vindrins (Forêt domaniale de Rambouillet) après la coupe. Seuls sont laissés en place les "semenciers". Photo: Pierre-Olivier Combelles ( Vindrins, 7 juin 2015)


Une parcelle a été mise en coupe par l'ONF dans la partie domaniale du bois des Vindrins, entre le Carrefour du Chêne aux Loups et le Poteau des Vindrins. Les chênes, charmes et hêtres ont été coupés, laissant sur pied des "semenciers" qui seront abattus eux aussi dans quelques années. Le sol de la forêt est dévasté par les engins mécaniques. D'après un témoignage recueilli sur place, le bois partirait à destination de la Chine. Un comble lorsqu'on sait qu'il reviendra chez nous transformé en meubles vendus au prix fort, alors que le chômage ne cesse d'augmenter en France, même dans la filière bois.
La forêt française n'est plus un patrimoine naturel abritant une multitude d'animaux et de plantes, agissant bénéfiquement sur le climat, l'air et le sol, ni une source de matériaux utilisables pour la population locale et nationale; elle est devenue un pur objet de profit et de spéculation financière. (...)

Pierre-Olivier Combelles

Suite de l'article sur le site de l'association Auffargis-Environnement: http://auffargisenvironnement.blogspot.fr/

 

Bois : les Chinois à l'assaut des forêts de l'Oise
Le Parisien | 09 Mai 2013, 04h49

(...) Le bois sur pied chargé ce jour-là partira le jour même en direction du Havre, avant d'être envoyé en Chine via les porte-conteneurs. « Des chargements comme celui-ci, il y en a de plus en plus. Ce pays est devenu un importateur incontournable », observe le professionnel. Le hêtre et le chêne, qui composent la majorité des forêts du département, sont les deux essences les plus prisées par les Chinois.
La hausse des prix met à mal les scieries locales
« Ils n'en ont pas chez eux. Et pour des raisons environnementales, ils ne peuvent plus se contenter de leurs forêts. Ils viennent donc chez nous », confirme Laurent Denormandie, président de la Fédération nationale de bois et fondateur de Sylvabois, exploitation forestière basée à Compiègne. Le hêtre leur sert pour l'aménagement intérieur de leur maison. Quant au chêne, qu'ils importent principalement d'Amérique et de France, ils le transforment et le renvoient sous forme de meubles et de parquets. « C'est possible parce que ce pays taxe peu l'importation de grumes, mais beaucoup les produits transformés. A contrario, en Europe, rien n'est protégé », regrette Laurent Denormandie. (...)

http://www.leparisien.fr/pierrefonds-60350/les-chinois-a-l-assaut-des-forets-de-l-oise-09-05-2013-2790023.php#xtref=http%3A%2F%2Fwww.google.fr%2Furl%3Fsa%3Dt%24rct%3Dj%24q%3D%24esrc%3Ds%24source%3Dweb%24cd%3D1%24ved%3D0CCEQFjAA%24url%3Dhttp%253A%252F%252Fwww.leparisien.fr%252Fpierrefonds-60350%252Fles-chinois-a-l-assaut-des-forets-de-l-oise-09-05-2013-2790023.php%24ei%3DPVGZVaGoFIWxUdr6iJgG%24usg%3DAFQjCNFxfl1YGHJi2-J2nu7F3fI8hX2-Xg%24sig2%3D2YwC6hrgPi7MmOwKoPRupQ

La société Sylvabois (voir article du Parisien ci-dessus) exploite la coupe du Bois des Vindrins. Photo: Pierre-Olivier Combelles, route du Chêne aux Loups, 5 juillet 2015.

 

Francis Hallé: entretien avec Sciences et avenir (mars 2007)

 

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Un plongeon dans l'avenir (J. H. Fabre)

10 Juin 2015 , Rédigé par POC

"Plongeons plus avant dans l'avenir. Un jour viendra, tout semble le dire, où, de progrès en progrès, l'homme succombera, tué par l'excès de ce qu'il appelle la civilisation. Trop ardent à faire le dieu, il ne peut espérer la placide longévité de la bête; il aura disparu alors que le petit Crapaud dira toujours sa litanie, en compagnie de la Sauterelle, du Scops et des autres. Ils chantaient avant nous, sur la planète; ils chanteront après nous, célébrant l'immuable, la gloire torride du soleil."

Jean-Henri Fabre, Souvenirs entomologiques: La sauterelle verte.

http://www.e-fabre.com/biographie/souvenirs_sommaire.htm

 

Jean Fabre

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Pour un tout petit temps seulement, nous sommes prêtés l'un à l'autre.

5 Juin 2015 , Rédigé par POC

"C'est un poème néolithique aztèque écrit par un Espagnol en lettres espagnoles, mais dans le Nahuatl. Ce poème [adressé à un dieu] dit :

Pour un tout petit temps seulement, nous sommes prêtés l'un à l'autre.
Nous vivons parce que tu nous dessines.
Nous avons de la couleur parce que tu nous peins.
Et nous respirons parce que tu nous chantes.
Mais seulement pour un tout petit temps, nous sommes prêtés  l'un à l'autre.
Parce que nous nous effaçons comme dans le dessin même quand il est fait dans l'obsidienne.
Nous perdons notre couleur comme même le quetzal, le bel oiseau vert perd sa couleur.
Et nous perdons notre son et notre respir comme même le chant de l'eau.
Pour un tout petit temps, nous sommes prêtés l'un à l'autre."

Ivan Illich, extrait d'un entretien télévisé avec Jean-Marie Domenach, 1972.

https://vimeo.com/66948476

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Le projet de ligne ferroviaire Atlantique-Pacifique Brésil-Pérou

4 Juin 2015 , Rédigé par POC

Entre deux océans. La Chine, le Pérou et le Brésil conduiront une étude de faisabilité la partie marquée en rouge du tracé actuellement sous étude reliant par un ligne ferroviaire de 5300 km, l’Atlantique au Pacifique.

Entre deux océans. La Chine, le Pérou et le Brésil conduiront une étude de faisabilité la partie marquée en rouge du tracé actuellement sous étude reliant par un ligne ferroviaire de 5300 km, l’Atlantique au Pacifique.

Les routes tueront la nature et, avec elle les derniers hommes qu'elle a sauvés jusqu'à aujourd'hui de la civilisation, les derniers hommes libres.

Jean Gabus*, Sous les tentes lapones, Editions Victor Attinger, Neuchâtel (1936)

* 1908-1992, ancien directeur du Musée d'Ethnographie de Neuchâtel.

Je voudrais rappeler une thèse qui est bien ancienne, mais qui est toujours oubliée et qu'il faut rénover sans cesse, c'est que l'organisation industrielle, comme la « post-industrielle », comme la société technicienne ou informatisée, ne sont pas des systèmes destinés à produire ni des biens de consommation, ni du bien-être, ni une amélioration de la vie des gens, mais uniquement à produire du profit. Exclusivement.
Jaqcues Ellul, Le bluff technologique 1988; seconde édition 2004, Hachette, coll. Pluriel, p. 571.

 

Entrevue de Dennis Small (EIR/Executive Intelligence Review/Lyndon La Rouche) avec le Dr. Liu Youfa, diplomate chinois, ancien vice-président de l’Institut chinois des études internationales (CIIS), au sujet du projet de ligne ferroviaire Atlantique-Pacifique Brésil-Pérou et du BRICS: http://www.solidariteetprogres.org/liu-youfa-reve-chinois-benefice-mutuel.html,.

Trancription française de Solidarité & Progrès (Jacques Cheminade), mouvement politique dont nous ne partageons absolument pas le libéralisme; libéralisme qui est aussi celui de EIR, ce Cheval de Troie des pseudo "anti-système".

Ce projet est étonnamment similaire à celui de la Conquête de l'Ouest au XIXe siècle: soif de l'or et du profit, construction du chemin de fer, invasion par les étrangers d'une autre race, destruction des Aborigènes, spoliation de leurs terres, remplacement des cultures traditionnelles par la Civilisation, destruction de la nature (forêts, bisons) remplacée par des villes, des routes et d'immenses monocultures, au nom du soit-disant "Progrès".

Rappelons, ou apprenons à ceux qui ne le sauraient pas, que les indiens d'Amazonie (chasseurs-pêcheurs-cueilleurs nomades sur un vaste territoire, vivant en petites sociétés égalitaires) étaient appelés avec respect et vénération par ceux des Andes (cultivateurs et éleveurs sédentaires, partiellement urbanisés, avec un gouvernement monarchique): Ñaupa machu: c'est à dire les "ancêtres vénérables". Les exterminer, comme détruire la Pachamama, la "Terre-Mère" aurait été impossible, inimaginable pour eux. C'est pourtant ce qui se passe aujourd'hui, dans notre époque maudite.

P.O.C.

Le Dr Liu Youfa, diplomate, ancien vice-président de l’Institut chinois des études internationales (CIIS) et les chasseurs d'une tribu amazonienne du Brésil.  Autre pays, autre continent, autre culture, autre pensée, autre physique, autre milieu naturel (un bureau dans un gratte-ciel d'une mégapole chinoise d'un côté et la forêt amazonienne de l'autre), autres intérêts et objectifs (le profit): il n'y a rien en commun entre le Dr. Liu Youfa et les Aborigènes d'Amazonie. C'est un extra-terrestre pour eux, à l'apparence humaine, un monstre maléfique plutôt car à priori les extra-terrestres sont gentils, mais il est clair que ce qu'il veut entraînera leur destruction et celle de l'Amazonie. Illlustration: montage à partir d'une photographie par Sebastião Salgado (FUNAI).

Le Dr Liu Youfa, diplomate, ancien vice-président de l’Institut chinois des études internationales (CIIS) et les chasseurs d'une tribu amazonienne du Brésil. Autre pays, autre continent, autre culture, autre pensée, autre physique, autre milieu naturel (un bureau dans un gratte-ciel d'une mégapole chinoise d'un côté et la forêt amazonienne de l'autre), autres intérêts et objectifs (le profit): il n'y a rien en commun entre le Dr. Liu Youfa et les Aborigènes d'Amazonie. C'est un extra-terrestre pour eux, à l'apparence humaine, un monstre maléfique plutôt car à priori les extra-terrestres sont gentils, mais il est clair que ce qu'il veut entraînera leur destruction et celle de l'Amazonie. Illlustration: montage à partir d'une photographie par Sebastião Salgado (FUNAI).

La "selva": forêt primaire amazonienne. Selon le botaniste tropicaliste Francis Hallé, 70% de la biodiversité terrestre se trouverait dans la canopée, à 70 m de hauteur.

La "selva": forêt primaire amazonienne. Selon le botaniste tropicaliste Francis Hallé, 70% de la biodiversité terrestre se trouverait dans la canopée, à 70 m de hauteur.

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Le barrage géant de Belo Monte condamne les Indiens du Brésil

4 Juin 2015 , Rédigé par Béthune

Je vois maintenant que nous assistons à une révolution de la terre elle-même. Et ce qu'on peut voir partout, ce sont les manifestations de cette révolution; les armes atomiques, la dévastation de la flore et de la faune. Peut-être que la terre n'a plus besoin de l'homme et qu'il ne lui est peut-être plus nécessaire.
Ernst Jünger (Journal)

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L’Organisation International du Travail (OIT), affirme que le gouvernement brésilien manque à ses devoirs concernant les droits fondamentaux des peuples indigènes.

L’OIT affirme qu’en ne consultant pas les Indiens sur la construction du méga-barrage de Belo Monte, le Brésil viole la Convention 169 de l’OIT relative aux droits des peuples indigènes et tribaux, que le pays a ratifiée.

Belo Monte sera la troisième plus grand barrage au monde. Le gouvernement brésilien a autorisé la construction de celui-ci malgré la condamnation unanime des Indiens, des communautés riveraines, de scientifiques, du ministère public brésilien et de la Commission interaméricaine des droits de l’homme.

Le projet de méga-barrage avait été initié par l’ancien président Lula Da Silva, et c’est son successeur Dilma Rousseff en personne, ancienne ministre de l’Énergie et actuelle présidente du Brésil, qui a imposé le démarrage du chantier en janvier 2012 malgré la forte opposition.

Les populations d’Indiens isolées —qui tirent leur subsistance, leur alimentation et leur médecine uniquement de la forêt qui sera détruite par la construction du barrage— subiront les plus graves conséquences.

Le barrage implique la création d’un lac artificiel de 500 km2, qui engloutira le territoire du peuple Kayapo. Pour fonctionner durant la saison sèche, il aura besoin d’un réservoir nécessitant de submerger une zone supplémentaire de 6 140 km2, inondant les territoires des peuples Araweté, Igarapé Ipixuna, Koatinemo, Arara, Kararaô, et Cachoeira

Au total 20 000 à 40 000 Indiens seront contraints d’ici 2015 de quitter leur habitat. Lorsque les Indiens sont expulsés de leurs terres, ils finissent souvent au bord d’une route ou dans des réserves surpeuplées où la violence, la malnutrition, la maladie et le suicide sont monnaie courante, indique l’ONG Survival. Ayant peu d’immunité face aux maladies extérieures, l’afflux de migrants pendant la construction du barrage met leur vie en danger.

Le Ministère public brésilien et la Commission interaméricaine des droits de l’homme ont ordonné au gouvernement de suspendre la construction du barrage tant que les droits des Indiens ne seront pas respectés, mais le chantier continue avec le consentement des plus hautes autorités brésiliennes.

Les organisations de défense des droits des peuples autochtones dénoncent le risque de génocide des peuples indiens du Brésil, dont le gouvernement multiplie les atteintes aux droits fondamentaux en violation de ses obligations nationales et internationales [1]

Les Amérindiens du bassin de Xingu sont victimes d’une véritable guerre économique parce que les sous-sols des terres où ils vivent recèlent des richesses convoitées par des multinationales, notamment le Niobium, un minerai utilisé pour la fabrication d’aciers hautement résistants utilisés dans la fabrication de pipelines. Alors qu’il est présenté comme un projet visant à alimenter la population brésilienne en électricité, le méga-barrage est en réalité principalement destiné à fournir l’énergie nécessaire à l’extraction de bauxite dans l’État du Pará et à sa transformation en aluminium pour l’exportation. En d’autres termes, les Indiens du Brésil sont sacrifiés par le gouvernement de Dilma Rousseff au profit d’une économie spéculative globale, dont les profits ne bénéficieront pas aux Brésiliens.

[1]
- Les droits des peuples autochtones inscrits dans la Constitution brésilienne.
- La Convention de l’OIT relative aux peuples indigènes et tribaux (1989) ratifiée par le Brésil en 2002.
- La mesure conservatoire 382/10 accordée en 2011 par la Commission interaméricaine des droits de l’homme en adoptant des mesures concrètes, notamment pour protéger la vie, la santé et l’intégrité physique des membres des communautés indigènes du bassin du Xingu en isolement volontaire, pour protéger l’intégrité culturelle de ces populations ainsi que leurs terres ancestrales contre les intrusions et l’occupation par des non-autochtones et contre l’exploitation ou la détérioration de leurs ressources naturelles.

Source de cet article: http://www.voltairenet.org/article173567.html

Sur le même sujet: Belo Monte, le barrage géant du Brésil qui a vaincu les Indiens

LE MONDE | 24.04.2014 à 13h47 •   Par Nicolas Bourcier (Altamira (Brésil) Envoyé spécial)

http://www.lemonde.fr/planete/visuel/2014/04/24/sur-le-chantier-du-barrage-de-belo-monte_4406467_3244.html

La Funai, l’organisme public [brésilien] chargé de la protection des indigènes, s’avère sous-dimensionnée pour répondre aux besoins. « Je ne sais pas ce qui est le plus important pour les Indiens, s’il faut une télé ou des graines de manioc. La Funai, elle, le sait, et nous fournit les listes. Mais ils n’ont que vingt-deux fonctionnaires »
(1989) L'indienne kayapo Tuira menace de sa machete l'envoyé du gouvernement brésilien José Antonio Muniz Lopes dans une réunion sur le projet du barrage Belo Monte : « Nous n’avons pas besoin de votre barrage. Nous n’avons pas besoin d’électricité, elle ne nous donnera pas notre nourriture. Vous êtes un menteur ! »

(1989) L'indienne kayapo Tuira menace de sa machete l'envoyé du gouvernement brésilien José Antonio Muniz Lopes dans une réunion sur le projet du barrage Belo Monte : « Nous n’avons pas besoin de votre barrage. Nous n’avons pas besoin d’électricité, elle ne nous donnera pas notre nourriture. Vous êtes un menteur ! »

Lances en croix plantées dans le sol en Amazonie. C'est une déclaration de guerre. C'est la raison pour laquelle les Indiens ont pris au début la croix chrétienne comme un signe d'hostilité. Image: AIDESEP.

Lances en croix plantées dans le sol en Amazonie. C'est une déclaration de guerre. C'est la raison pour laquelle les Indiens ont pris au début la croix chrétienne comme un signe d'hostilité. Image: AIDESEP.

Diego Rivera: Indian warrior (1931) - MoMa.

Diego Rivera: Indian warrior (1931) - MoMa.

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Les requins sont chez eux dans la mer, pas nous (Paul Watson/Sea Shepherd)

1 Juin 2015 , Rédigé par POC

Visuel de Geoffroy Galliot

Communiqué de Paul Watson du 22 Avril dernier:

TUER LES REQUINS, C'EST TUER NOS ENFANTS. Il faut que les tueurs de requins de la Réunion se décident: ou bien ils veulent un océan sain et la biodiversité marine, ou bien ils préfèrent un égout sans vie, avec des vagues stériles où ils puissent surfer.

Il faut qu’ils décident si leurs enfants auront un océan qui leur permettra de vivre, ou bien un océan qui viendra lécher les rivages de leur mort prématurée.

Il y a sur toute la planète une culture du surf qui respecte l’écologie marine et qui reconnaît que les surfeurs font partie de cet océan vivant et magnifique.

Une petite poignée de surfeurs de la Réunion ainsi que la Fédération Française de surf sont en train de salir la réputation des surfeurs du monde entier en lançant un pogrom absurde contre les requins.

Appeler à l’élimination des requins, c’est comme appeler à l’élimination des arbres. Qu’il s’agisse de perdre des requins ou de perdre des arbres, les deux ont des conséquences extrêmement sérieuses.

Les requins, en tant que super prédateurs, ont modelé l’évolution dans les mers depuis plus de 400 millions d’années. Chaque poisson dans la mer a vu sa vitesse, son comportement, son camouflage, façonnés par les requins. Eliminer les requins dans la mer, ce serait comme éliminer les abeilles dans les champs, ou les éléphants dans la savane.

La solution aux attaques de requins est simple. Si vous avez peur des requins, n’allez pas dans des eaux où l’on sait que vivent des requins. C’est chez eux, pas chez nous.

Il serait aussi avisé d’éviter les plages où on été placés des panneaux d’avertissement sur les dangers liés à la présence de requins.

Si quelqu’un va se promener dans la jungle du Belize et qu’il se fait attaquer par un jaguar, est-ce pour cela qu’il faudra abattre tous les jaguars?

Chaque année, il y a plus d’accidents mortels dus à des hippopotames, à des éléphants, à des crocodiles, à des autruches. Est-ce une raison suffisante pour tuer ces ces animaux?

Et maintenant, la réserve marine nationale de la Réunion est menacée. Un cocktail molotov a été placé devant les bureaux de la Réserve, ses employés sont menacés, harcelés par les mêmes personnes qui détestent les requins. Ils exigent que le gouvernement français ferme la réserve marine et réduise à néant plus de trente ans de travail de protection des écosystèmes récifaux et la seule chance de retrouver un jour un équilibre avec un retour à une vie récifale normale, seule garantie de maintenir à distance des requins bouledogue qui autrement continueront de venir du large.

Car faut il le rappeler, la Réunion est une ile ouverte sur l’océan indien et les requins tués seront irrémédiablement remplacés par d’autres… jusqu’à ce qu’il n’ y en est plus. Est ce là que nous allons en arriver?

La conséquence directe de l’élimination des requins, c’est la réduction de la biodiversité, et la réduction de l’interdépendance a pour conséquence la limitation de la capacité de charge, entraînant à son tour une altération de l’écosystème océanique partout où l’on élimine les requins. Il y a tout un enchaînement de stades qui conduisent à la mort de l’océan, et ce n’est pas l’héritage que nous devrions laisser à nos enfants pour la simple raison qu’un petit groupe de personnes à la pensée purement anthropocentrique craint les requins et veut les détruire.

J’espère que le gouvernement français ne cèdera pas à des exigences d’un tel degré d’hystérie. La France s’est engagée pour l’avenir de notre planète et pour la protection des écosystèmes marins, qui dépassent largement les exigences de groupes d’intérêts particuliers.

Je compte parmi mes amis quelques-uns des plus grands surfeurs du monde, des hommes comme Kelly Slater, David Rastovich et Laird Hamilton, et des femmes comme Stephanie Gilmore. J’ai nagé, surfé et plongé avec les requins toute ma vie durant, qu’il s’agisse de requins tigres, de requins marteaux ou de grands blancs. Chaque grand surfeur que j’ai rencontré respecte les requins en tant qu’habitants estimés de l’environnement où naissent les vagues magiques que nous surfons.

L’océan appartient aux requins, aux tortues, aux dauphins et aux poissons. Nous sommes leurs hôtes, et lorsque nous leur rendons visite c’est à nous de nous adapter à eux. C’est ainsi que nous préservons la nature, et en préservant la nature, nous préservons l’humanité.

Nous ne pouvons pas vivre sur une planète dont l’océan est mort, et éliminer les requins met en branle toute une série de conséquences qui ne laissent rien présager de bon pour notre avenir.

Les requins abattus la semaine dernière lors d’une tuerie revancharde n’avaient fait de mal à personne. Tuer au hasard n’est pas la réponse. Un océan où les hommes seraient pleinement en sécurité est un océan stérile et aucun des vrais surfeurs que je connais ne surferait la vague d’un océan qui se meurt.

http://www.seashepherd.fr/france/

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La poésie chinoise (Paul Demiéville)

1 Juin 2015 , Rédigé par POC

Paul Demiéville: Anthologie de la poésie chinoise (extrait de l'introduction). In: Lévy Roger. Paul Demiéville. Choix d'études sinologiques (1921-1970), Politique étrangère, 1975, vol. 40, n° 1, pp. 99-101.

Paul Demiéville: Anthologie de la poésie chinoise (extrait de l'introduction). In: Lévy Roger. Paul Demiéville. Choix d'études sinologiques (1921-1970), Politique étrangère, 1975, vol. 40, n° 1, pp. 99-101.

La poésie chinoise (Paul Demiéville)
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La sagesse

1 Juin 2015 , Rédigé par POC

"La sagesse, c'est dire des choses vraies et agir selon la nature en écoutant sa voix:"

Héraclite d'Éphèse, Fragment 112.

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