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Rouge et Blanc, ou le Fil d'Ariane d'un voyageur naturaliste

Objectif: tuer la France. Comment et pourquoi (Alain Benajam/Novorossia Today

14 Septembre 2016 , Rédigé par Béthune

Objectif: tuer la France. Comment et pourquoi (Alain Benajam/Novorossia Today

Tuer la France est un objectif primordial pour l’oligarchie financière, les anglo-saxons en général et les USA en particulier, car la France possède une particularité dans son développement historique en comparaison avec d’autres nations européennes, seule la Russie se rapproche de cette particularité, dont notre pays est aujourd’hui la conséquence.

Pourquoi la France a toujours été un état fort et qui a compté dans le concert des nations, en dépit de sa petite superficie.

La France est, comme la Russie, une nation extraordinairement multiethnique et multiculturelle, il y a à peine plus de 100 ans on y parlait couramment une centaine de langues et dialectes différents dont des langues représentant des cultures fort diverses. Quelques exemples : les langues romanes du nord ou langues d’oïl, (wallon, picard, normand, français), les langues romanes du sud ou langues d’oc auxquelles on peut rattacher le provençal et le catalan. Au nord et à l’est des langues germaniques, flamand, alsacien, lorrain. Une grande langue celtique, le breton. Une langue paléo européenne, le basque et avec toutes ces langues de multiples variantes dialectales. Sous l’ancien régime il y avait deux langues officielles le français de langue d’oc et le français de langue d’oïl.

La France, comme la Russie fut perpétuellement attaquée tout au long de son histoire et connut peu de périodes de paix ; les Anglais avec qui nous n'eûmes que des guerres, l’Empire germanique, l’Espagne, De siècle en siècle la France dut se militariser et posséder un pouvoir central fort et particulièrement organisé, c’était ça ou disparaître.
La France ne disparut pas , bien que plusieurs fois dans son histoire elle fut au bord de l’élimination comme après le désastre d’Azincourt en 1415 suivi du Traité de Troyes en 1420 qui consacrait sa fin au profit de l’Angleterre. A chaque fois que la France fut au bord du désastre, elle parvint à se redresser mais en générant un état central plus fort et mieux organisé avec une armée à chaque fois plus efficace. « Tout ce qui ne tue pas rend plus fort » disait Nietzsche, la France devint de plus en plus forte

Pour se renforcer la France inventa la légalité ou la loi nationale devait primer sur tous les rapports entre Français. La France inventa le concept de nation civique et le concept d’Etat-nation. La France se méfia très tôt des capitalistes et des marchands, Philippe Le Bel à la fin du 13ème siècles les mit au pas, Lombards, Juifs, et surtout Templiers qui sous prétexte de religion amassaient des fortunes sur le dos du petit peuple. La France freina également le pouvoir de l’Eglise et du Pape de Rome en développant une église gallicane sous contrôle exclusivement français. On pourrait faire une très longue description historique depuis le 11ème siècle pour évoquer la naissance d’une nation ferme, guerrière, jalouse de son indépendance et de ses particularités.

Bien évidemment cette France, forte légalisée et centralisée ne fut jamais du goût des financiers, ceux-ci préférèrent toujours le contrat privé basé sur un rapport de force et non sur la loi nationale identique pour tous. Pour les riches et puissants cette loi identique pour tous ne serait que tyrannie.

La France de Philippe Auguste, de Charles V, de Philippe le Bel, de Henri IV, de Louis XIV, de la Révolution de 1789, de la Convention de 1793, de Napoléon et de son Code, de la Commune et des lois laïques de 1905 a toujours été une exception, un obstacle pour les usuriers et les banquiers. Ceux-ci, dès le 17ème siècle se mirent à préférer l’Angleterre et son « free trade ». La défaite de Napoléon en 1815 fut pour eux une aubaine et depuis, l’Angleterre ne possède à leurs yeux que vertus à singer, la France depuis suit la Perfide Albion comme un toutou en perdant ses particularités et son âme.

Pourtant cette âme est bien chevillée à son corps car de nombreuses années encore seraient nécessaires pour qu’une forte culture venant de 1000 ans puisse être entamée.

(...)

Lisez l'article complet ici: http://novorossia.today/objectif-tuer-la-france-comment-et-pourquoi/

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Contre les armes à feu (Pierre de Ronsard, 1555)

12 Septembre 2016 , Rédigé par Béthune

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Saint Louis à la bataille de Mansourah (1250)

 

XVII. [Contre les armes à feu]

 

Publié en 1555

 

 

... De quel genre de mort était digne cet homme

Qui premier inventa le fer qui nous consomme?

Et qui premièrement le canon pertuisa

Et sortir de sa gorge un tel foudre avisa?

Et qui vit, sans pleurer, rouer en tant de sortes

Parmi l'air tant de bras et tant de têtes mortes?

Ni la soif de Tantal, ni la rou' d'Ixion

Ne suffiraient là-bas à sa punition,

Ni le vautour beccu, dont la griffe cruelle

Pince de Prométhé la poitrine immortelle.

Par lui comme jadis on ne voit plus d'Hectors,

D'Achilles, ni d'Ajax, hé Dieu! car les plus forts

Sont aujourd'hui tués d'un poltron en cachette

A coups de harquebuse ou à coups de mousquette.

Au temps qu'on bataillait sans fraude main à main,

On connaissait au fait celui qui était plein

De peur ou d'assurance, et ne voulait-on croire

Que Thersite au combat méritât tant de gloire

Qu'Achille en méritait; mais Thersite aujourd'hui

Tue Achille de loin et triomphe de lui...

O fortuné celui qui bien loin de la guerre

Cultive en longue paix l'usure de sa terre,

Et qui jamais au lit ne se vit étonner

D'ouïr au point du jour la trompette sonner!

Qui ne sait quel mot c'est que cargue, camisade,

Sentinelle, diane, escarmouche, embuscade;

Mais qui plein de repos en la grise saison

Attend au coin du feu la mort en sa maison,

Afin qu'il ait les yeux clos des mains de sa fille

Et qu'il soit mis en terre auprès de sa famille,

Non auprès d'une haie ou dedans un fossé,

Ayant d'un coup de plomb le corps outrepercé...

 

Pierre de Ronsard

 

Source: http://visualiseur.bnf.fr/Visualiseur?O=NUMM-101486

Chief of the Te Āti Awa Tribe Wiremu Kingi holding a jade mere (painted by Gottfried Lindauer)

Chief of the Te Āti Awa Tribe Wiremu Kingi holding a jade mere (painted by Gottfried Lindauer)

Patu onewa "mere" maori

Patu onewa "mere" maori

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10% des espaces sauvages sur la planète ont disparu au cours des 20 dernières années (James E.M. Watson et al.)

12 Septembre 2016 , Rédigé par POC

Catastrophic Declines in Wilderness Areas Undermine Global Environment Targets
Publication stage: In Press Corrected Proof
 
 

 

Highlights

 

  • Globally important wilderness areas are ignored in conservation policy
  • We reveal that extensive losses of wilderness have occurred in the last two decades
  • Efforts aimed at protecting wilderness areas are failing to keep pace with its loss
  • International policy must recognize the actions needed to maintain wilderness areas

 

Summary

Humans have altered terrestrial ecosystems for millennia [ 1 ], yet wilderness areas still remain as vital refugia where natural ecological and evolutionary processes operate with minimal human disturbance [ 2–4 ], underpinning key regional- and planetary-scale functions [ 5, 6 ]. Despite the myriad values of wilderness areas—as critical strongholds for endangered biodiversity [ 7 ], for carbon storage and sequestration [ 8 ], for buffering and regulating local climates [ 9 ], and for supporting many of the world’s most politically and economically marginalized communities [ 10 ]—they are almost entirely ignored in multilateral environmental agreements. This is because they are assumed to be relatively free from threatening processes and therefore are not a priority for conservation efforts [ 11, 12 ]. Here we challenge this assertion using new comparable maps of global wilderness following methods established in the original “last of the wild” analysis [ 13 ] to examine the change in extent since the early 1990s. We demonstrate alarming losses comprising one-tenth (3.3 million km2) of global wilderness areas over the last two decades, particularly in the Amazon (30%) and central Africa (14%). We assess increases in the protection of wilderness over the same time frame and show that these efforts are failing to keep pace with the rate of wilderness loss, which is nearly double the rate of protection. Our findings underscore an immediate need for international policies to recognize the vital values of wilderness and the unprecedented threats they face and to underscore urgent large-scale, multifaceted actions needed to maintain them.

 
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Verte campagne, douce campagne

12 Septembre 2016 , Rédigé par POC

Le soleil qui brillera toujours dans mon coeur. Photo: Pierre-Olivier Combelles

Le soleil qui brillera toujours dans mon coeur. Photo: Pierre-Olivier Combelles

Verte campagne
Où je suis né
Verte campagne
De mes jeunes années
La ville pleure
Et ses larmes de pluie
Dansent et meurent
Sur mon coeur qui s'ennuie
Et moi, je rêve de toi, oh mon amie
Verte campagne
Que tu es loin
Douce campagne
De mon premier chagrin
Le temps s'efface
Pour moi, rien n'a changé
Deux bras m'enlacent
Parmi les champs de blé
Et moi, je rêve de toi, mon amour
Là, dans la ville toutes ces mains tendues
M'offrent des fleurs et des fruits inconnus
Et moi, je vais le long des rues perdues
Un air de guitare me parle de toi
Verte campagne
Où je suis né
Douce campagne
De mes jeunes années
La ville chante
Eparpille sa joie
La ville chante
Mais je ne l'entends pas
Et moi, je rêve de toi, mon amour
Et moi, je rêve de toi, mon amour

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Avions: le droit et les avantages de polluer

12 Septembre 2016 , Rédigé par POC

Photo: Pierre-Olivier Combelles

Photo: Pierre-Olivier Combelles

(...) Mais si l’argent manque, peut-être l’État pourrait-il réévaluer son soutien indirect au transport aérien ? C’est le seul mode de transport à ne pas voir son carburant taxé, engendrant un coût pour l’État de plus de 600 millions d’euros, auxquels s’ajoute un trou de 600 millions d’euros en raison du taux de TVA réduit sur les billets d’avions [2]. Faites l’addition : ce sont 1,2 milliard d’euros par an non encaissés par l’État sur le seul trafic intérieur. Par ailleurs, le coût des aéroports locaux et les soutiens déguisés aux compagnies low cost montrent qu’hélas l’avion, pourtant ultrapolluant, a les faveurs des politiques publiques françaises. Et d’aucuns pensent encore à construire un énième aéroport… (...)

Source: https://reporterre.net/Alternative-a-la-voiture-et-a-l-avion-les-trains-de-nuit-vont-disparaitre

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Kokoro: le coeur et l'esprit

1 Septembre 2016 , Rédigé par PO

Kokoro: le coeur ET l'esprit, en japonais

Kokoro: le coeur ET l'esprit, en japonais

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Alphonse Daudet: La bouillabaisse - L'aioli (Les Contes du Lundi)

1 Septembre 2016 , Rédigé par POC

LA BOUILLABAISSE

Nous longions les côtes de Sardaigne, vers l’île de la Madeleine. Une promenade matinale.

Les rameurs allaient lentement et, penché sur le bord, je voyais la mer, transparente comme une source, traversée de soleil jusqu’au fond. Des méduses, des étoiles de mer s’étalaient parmi les mousses marines. De grosses langoustes dormaient immobiles en abaissant leurs longues cornes sur le sable fin. Tout cela vu à dix-huit ou vingt pieds de profondeur, dans je ne sais quelle facticité d’aquarium en cristal. À l’avant de la barque, un pêcheur debout, un long roseau fendu à la main, faisait signe aux rameurs : « Piano… piano… », et tout à coup, entre les pointes de sa fourche, tenait suspendue une belle langouste qui allongeait ses pattes avec un effroi encore plein de sommeil. Près de moi, un autre marin laissait tomber sa ligne à fleur d’eau dans le sillage et ramenait des petits poissons merveilleux qui se coloraient en mourant de mille nuances vives et changeantes. Une agonie vue à travers un prisme.

La pêche finie, on aborda parmi les hautes roches grises. Le feu fut vite allumé, pâle dans le grand soleil ; de larges tranches de pain coupées sur de petites assiettes de terre rouge, et l’on était là autour de la marmite, l’assiette tendue, la narine ouverte… Était-ce le paysage, la lumière, cet horizon de ciel et d’eau ? Mais je n’ai jamais rien mangé de meilleur que cette bouillabaisse de langoustes. Et quelle bonne sieste ensuite sur le sable ! un sommeil tout plein du bercement de la mer, où les mille écailles luisantes des petites vagues papillotaient encore aux yeux fermés.

L’AIOLI

On se serait cru dans la cabane d’un pêcheur de Théocrite, au bord de la mer de Sicile. C’était simplement en Provence, dans l’île de Camargue, chez un garde-pêche. Une cabane de roseaux, des filets pendus au mur, des rames, des fusils, quelque chose comme l’attirail d’un trappeur, d’un chasseur de terre et d’eau. Devant la porte, encadrant un grand paysage de plaine, agrandi encore par le vent, la femme du garde dépouillait de belles anguilles toutes vives. Les poissons se tordaient au soleil ; et là-bas, dans la lumière blanche des coups de vent, des arbres grêles se courbaient, avaient l’air de fuir, montrant le côté pâle de leurs feuilles. Des marécages luisaient de place en place entre les roseaux, comme les fragments d’un miroir brisé. Plus loin encore, une grande ligne étincelante fermait l’horizon ; c’était l’étang de Vaccarès.

Dans l’intérieur de la cabane où brillait un feu de sarments tout en pétillements et en clarté, le garde pilait religieusement les gousses d’ail dans un mortier en y laissant tomber l’huile d’olive goutte à goutte. Nous avons mangé de l’aioli autour de nos anguilles, assis sur de hauts escabeaux devant la petite table de bois, dans cette étroite cabane où la plus grande place était tenue par l’échelle montant à la soupente. Autour de la chambre si petite on devinait un horizon immense traversé de coups de vent, de vols hâtés d’oiseaux en voyage ; et l’espace environnant pouvait se mesurer aux sonnailles des troupeaux de chevaux et de bœufs, tantôt retentissantes et sonores, tantôt diminuées dans l’éloignement et n’arrivant plus que comme des notes perdues, enlevées dans un coup de mistral.

Source: https://fr.wikisource.org/wiki/Les_Contes_du_lundi/Paysages_gastronomiques

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le centre de gravité d'EDF se déplace encore davantage vers le nucléaire

1 Septembre 2016 , Rédigé par POC

Un administrateur d’EDF démissionne pour protester contre le choix d’Hinkley Point

28 juillet 2016

Lisez l'article sur le site de REPORTERRE: https://reporterre.net/Un-administrateur-d-EDF-demissionne-pour-protester-contre-le-choix-d-Hinkley

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La loi sur la biodiversité reflète une vision utilitariste de la nature/Reporterre/ 31 août 2016 / Simon Charbonneau

1 Septembre 2016 , Rédigé par POC

Promulguée le 8 août, la loi Pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages semble dérisoire à l’auteur de cette tribune au regard de l’ampleur planétaire de l’extinction des espèces. SI la loi reconnait le principe du « préjudice écologique », elle ouvre la porte à la compensation, qui est « en pratique un droit à détruire ».

(...)

Subsiste toutefois la notion de « compensation », qui ouvre la porte à toutes les interprétations et à justifier en pratique un droit à détruire. Cette notion est un non-sens en écologie, puisqu’elle suppose que les éléments de la nature soient interchangeables. Il y a là une vision technocratique des processus écologiques qui vise en fait à permettre de gré ou de force la réalisation de projets affectant l’environnement, comme l’expérience acquise dans ce domaine l’a déjà démontré. À la rigueur, il pourrait y avoir compensation de la destruction d’un milieu naturel s’il s’agissait de renaturaliser une portion inutilisée d’autoroute ou un parking de supermarché, mais ce genre d’hypothèse a été écartée dès le départ !

Il reste par ailleurs comme principe politique important celui de la non-régression du droit de l’environnement. Le problème est que l’expérience de ces dernières années a au contraire démontré la régression de ce droit en conflit permanent avec les intérêts économiques dans de nombreux domaines, en particulier en matière d’installations classées, comme l’a fort bien montré Gabriel Ullman dans sa somme récemment publiée [1]. C’est pourquoi on peut douter de l’effectivité pratique de ce principe, comme cela a été le cas du principe de précaution.

Par contre, la loi reconnaît clairement le préjudice écologique dont l’obligation de réparation est désormais inscrite aux articles 1386-19 et suivant du Code civil. Déjà constatée par la jurisprudence de la Cour de cassation, l’existence de cette obligation aurait dû être depuis longtemps reconnue par la loi.

(...)

Lisez l'article complet ici:

https://reporterre.net/La-loi-sur-la-biodiversite-reflete-une-vision-utilitariste-de-la-nature

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