Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Rouge et Blanc, ou le Fil d'Ariane d'un voyageur naturaliste

"Femmes du Monde", de Titouan Lamazou

20 Juillet 2018 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

Il y a les naturalistes-voyageurs comme moi qui photographient les fleurs du monde, d'autres, comme le navigateur Titouan Lamazou, qui voyagent pour peindre les femmes. Les fleurs et les femmes, c'est la même chose. Comme la beauté est universelle et variée, qu'elle éclot à chaque génération et que chaque fleur ou chaque femme est différente, c'est une quête et une célébration sans fin, de surprise en surprise, d'émerveillement en émerveillement, sur le chemin de la connaissance et de l'amour.

POC

 

 

"Femmes du Monde", de Titouan Lamazou
"Femmes du Monde", de Titouan Lamazou
"Femmes du Monde", de Titouan Lamazou
"Femmes du Monde", de Titouan Lamazou
"Femmes du Monde", de Titouan Lamazou

Site de Titouan Lamazou:

https://www.titouanlamazou.com/

Lire la suite

Tilleuls de Sully du Cantal, par Terry Brown

19 Juillet 2018 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

We saw seven more Sully trees on our tour round France this year. I was particularly excited by the plaque in St-Simon (near Aurillac). In the past we have seen plaques asserting that Sully ordered every community to plant a tree and sometimes elms and oak trees were mentioned as well as lime trees. But this is the first plaque I have seen that asserts what I have come to suspect over the years – that Sully ordered every community to plant a tilleul, a lime tree. This is particularly important because of the symbolism attached to this tree. Lime trees were held to be sacred in some early civilizations. They are considered to be linked with peace, justice, love, truth and fidelity. In short, they are ideal symbols to celebrate peace between religions following the promulgation of the Edict of Nantes in 1598, and to provide an alternative, secular, community centre for villages. We have seen claims in other villages of how courts of justice were held beneath these Sully trees, also markets, and official pronouncements were given out under them.

The other picture shows the trunk of the tree at Nigresserre, a hamlet in Carladez (Cantal). Actually, we suspect that this enormous tree, hollow at the bottom as you can see, may be older than 420 years or so. But if orders came from far-away government to plant a lime tree, what was to prevent a little, obscure hamlet from thinking well, we’ve already got a lime tree in the middle of our community. We don’t need to plant another. Let’s just name this tree our Sully tree. Saves a bit of work. So, I like to think, it probably is a genuine Sully tree, albeit a bit older than its compatriots.

Texte et photos: Terry Brown

Site de Terry & Eileen Brown: The Duke of Sully and his Trees:

https://sullystrees.weebly.com/

Consulter aussi:

http://pocombelles.over-blog.com/2017/09/les-arbres-du-duc-de-sully-par-terry-brown-le-courrier-de-la-nature-305-septembre-octobre-2017.html

http://pocombelles.over-blog.com/article-the-duke-of-sully-and-his-trees-le-duc-de-sully-et-ses-arbres-115365796.html

http://pocombelles.over-blog.com/2017/12/des-arbres-et-des-gentilshommes.html

Plaque du Tilleul de Sully de St-Simon, près d'Aurillac

Plaque du Tilleul de Sully de St-Simon, près d'Aurillac

Eileen Brown posant au pied du tilleul de Nigresserre (Cantal)

Eileen Brown posant au pied du tilleul de Nigresserre (Cantal)

Lire la suite

Eric Tabarly par sa fille, Marie

19 Juillet 2018 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

Eric Tabarly et ses compagnons à bord du canot 13 de la Marine nationale. Source: http://canot13.over-blog.com/page-5932284.html

Eric Tabarly et ses compagnons à bord du canot 13 de la Marine nationale. Source: http://canot13.over-blog.com/page-5932284.html

Le grand marin Eric Tabarly (né le 24 juillet 1931 à Nantes et mort en mer d'Irlande le 13 juin 1998 à la suite d'une chute à la mer)

Le grand marin Eric Tabarly (né le 24 juillet 1931 à Nantes et mort en mer d'Irlande le 13 juin 1998 à la suite d'une chute à la mer)

Eric Tabarly par sa fille, Marie
Jean-Pierre Biot (1935-2008)  Au large de Saint-Raphaël, Eric Tabarly donne sa première leçon de voile à Brigitte Bardot, blottie contre Alain Delon. Août 1968.

Jean-Pierre Biot (1935-2008) Au large de Saint-Raphaël, Eric Tabarly donne sa première leçon de voile à Brigitte Bardot, blottie contre Alain Delon. Août 1968.

http://www.ina.fr/video/CAF94059634

9 janvier 1965. Le général DE GAULLE visite le salon nautique au CNIT à Paris et rencontre Eric TABARLY.

Pen-Duick III. Conçu par Erc Tabarly, il est certainement le plus beau et le meilleur bateau de course-croisière de l'après-guerre. Gréé en goélette.

Pen-Duick III. Conçu par Erc Tabarly, il est certainement le plus beau et le meilleur bateau de course-croisière de l'après-guerre. Gréé en goélette.

Lire la suite

Bleu comme le ciel, comme la mer, comme l'amour et comme la fleur de bourrache

18 Juillet 2018 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

Bleu comme le ciel, comme la mer, comme l'amour et comme la fleur de bourrache
Bleu comme le ciel, comme la mer, comme l'amour et comme la fleur de bourrache

Bourrache officinale (Borago oficinalis L.)

Photos: Pierre-Olivier Combelles

Appareil: Fujifilm X100T

Cliquez sur les images pour les agrandir et les faire défiler.

"Au Moyen Âge, la bourrache était considérée comme une plante magique aphrodisiaque. La bourrache donne de l'assurance et de la hardiesse dans les entreprises amoureuses. Un rameau de bourrache fleurie permet au séducteur de remporter le succès auprès d'une femme."

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bourrache_officinale

Lire la suite

Le chemin de la forêt

18 Juillet 2018 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

Photos: Pierre-Olivier Combelles

Appareil: Fujifilm X100T

Cliquez sur les images pour les agrandir et les faire défiler.

J'ai repris, comme toujours, le chemin de la forêt. La forêt: toujours elle-même, toujours changeante. Aujourd'hui, un trésor par terre : une plume de miroir de geai, bleue, blanche et noire...

J'ai repris, comme toujours, le chemin de la forêt. La forêt: toujours elle-même, toujours changeante. Aujourd'hui, un trésor par terre : une plume de miroir de geai, bleue, blanche et noire...

Le Rocher du Tigre à l'affût au milieu des fougères.

Le Rocher du Tigre à l'affût au milieu des fougères.

Dans son orbite, un petit lézard des murailles s'est caché, à l'abri du soleil et de la chaleur.

Dans son orbite, un petit lézard des murailles s'est caché, à l'abri du soleil et de la chaleur.

La caverne du Tigre est mainenant ensevelie sous les fougères-aigle géantes. C'est le silence. La forêt est écrasée par la chaleur de cette après-midi de juillet. Pas un bruit, pas un chant d'oiseau. A peine le léger bourdonnement d'un moustique.

La caverne du Tigre est mainenant ensevelie sous les fougères-aigle géantes. C'est le silence. La forêt est écrasée par la chaleur de cette après-midi de juillet. Pas un bruit, pas un chant d'oiseau. A peine le léger bourdonnement d'un moustique.

Le naturaliste animiste a jonché le sol de l'abri orné préhistorique avec des armoises aromatiques. La plante sacrée. Tout commence par là, comme le signe de croix à l'entrée d'une église ou le tapis de prière sur le sol de la mosquée. Mais ceux qui ont gravé cette croix au Moyen-Âge parmi ces cupules et ces rainures mésolithiques, pour exorciser ce lieu de culte païen, ne cherchaient ni à comprendre ni à aimer, mais seulement à juger et à condamner. Quand l'amour a été crucifié, la croix est devenue symbole de haine...

Le naturaliste animiste a jonché le sol de l'abri orné préhistorique avec des armoises aromatiques. La plante sacrée. Tout commence par là, comme le signe de croix à l'entrée d'une église ou le tapis de prière sur le sol de la mosquée. Mais ceux qui ont gravé cette croix au Moyen-Âge parmi ces cupules et ces rainures mésolithiques, pour exorciser ce lieu de culte païen, ne cherchaient ni à comprendre ni à aimer, mais seulement à juger et à condamner. Quand l'amour a été crucifié, la croix est devenue symbole de haine...

Signes gravés au Mésolithique: leur sens s'est perdu, langage indéchiffrable. Il faudrait avoir la pensée de ces hommes-là, shamans et initiés peut-être, pour cela.

Signes gravés au Mésolithique: leur sens s'est perdu, langage indéchiffrable. Il faudrait avoir la pensée de ces hommes-là, shamans et initiés peut-être, pour cela.

Dehors, sur la dalle de grès, dans un creux, parmi les feuilles mortes, les chatons et les graines ailées de bouleau, deux noyaux de merisier laissés par un oiseau.

Dehors, sur la dalle de grès, dans un creux, parmi les feuilles mortes, les chatons et les graines ailées de bouleau, deux noyaux de merisier laissés par un oiseau.

Je me rappelle. Il y a quelques mois, c'était le printemps et les merisiers étaient en fleur en face de la caverne, immenses bouquets blancs...

Je me rappelle. Il y a quelques mois, c'était le printemps et les merisiers étaient en fleur en face de la caverne, immenses bouquets blancs...

De retour vers le village, je m'arrête pour contempler le magnolia au carrefour, à l'orée de la forêt. Deux nouvelles fleurs sont en train d'éclore.

De retour vers le village, je m'arrête pour contempler le magnolia au carrefour, à l'orée de la forêt. Deux nouvelles fleurs sont en train d'éclore.

Parfum suave que je respire avec volupté, de fleur et de fruit exotique. Lequel ? la goyave ?

Parfum suave que je respire avec volupté, de fleur et de fruit exotique. Lequel ? la goyave ?

Cette fleur-là est maintenant fanée. Les pétales naguère blancs, frais et veloutés sont maintenant bruns, secs et racornis comme de l'écorce. Beau Magnolia, qui vient de si loin: d'Asie, d'Amérique, où Audubon te peignait en Louisiane parmi les oiseaux.

Cette fleur-là est maintenant fanée. Les pétales naguère blancs, frais et veloutés sont maintenant bruns, secs et racornis comme de l'écorce. Beau Magnolia, qui vient de si loin: d'Asie, d'Amérique, où Audubon te peignait en Louisiane parmi les oiseaux.

Print of Black-billed Cuckoo, Coccyzus erythropthalmus by John James Audubon, 1830 (as Coccyzus erythropthalmus). This plate illustrated Audubon's ability to fill the frame with drama and beauty, achieved here with the inclusion of the magnificent giant bloom of the Magnolia grandiflora. The Black-billed Cuckoo depicted were not captured "on one of these trees, but in a swamp near some, where the birds were in pursuit of such flies as you see figured, probably to amuse themselves."  Source: https://collections.museumvictoria.com.au/items/1221787

Print of Black-billed Cuckoo, Coccyzus erythropthalmus by John James Audubon, 1830 (as Coccyzus erythropthalmus). This plate illustrated Audubon's ability to fill the frame with drama and beauty, achieved here with the inclusion of the magnificent giant bloom of the Magnolia grandiflora. The Black-billed Cuckoo depicted were not captured "on one of these trees, but in a swamp near some, where the birds were in pursuit of such flies as you see figured, probably to amuse themselves." Source: https://collections.museumvictoria.com.au/items/1221787

Lire la suite

La spiritualité et le partage des Sioux et des Amérindiens n'ont pas leur place dans le monde des Blancs (Tahca Ushte, Sioux voyant-guérisseur)

17 Juillet 2018 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

J'ai scanné pour tous ces pages d'un livre très important que j'ai relu récemment: "De mémoire indienne - La vie d'un Sioux voyant et guérisseur" par Tahca Ushte (Cerf boiteux) et Richard Erdoes (Plon-Terre Humaine).
Ces pages que je vous propose de lire aujourd'hui parlent de choses essentielles, de valeurs qui sont au coeur de notre vie d'hommes et de femmes: la spiritualité, la communauté, le partage. Ces valeurs étaient traditionnelles chez les Amérindiens avant l'arrivée des marchands européens et de leurs sbires il y a 500 ans. Aujourd'hui elles ont été remplacées presque entièrement (pas tout à fait heureusement) par les non-valeurs du travail (le contraire du labeur nécessaire), de l'argent (appelé par les Sioux "la peau de grenouille" à cause de la ressemblance des dollars verts étasuniens avec les peaux de grenouille verte) et du profit, dont tout le monde souffre, la nature aussi, qui est exploitée sans pitié pour le bénéfice de capitalistes qui vivent loin, dans les gratte-ciel des grandes villes, des étrangers.
Comment guérir, comment soigner, si l'on ne connait pas la nature du mal ? La voici. C'est un Sioux qui vous parle, Tahca Ushte, au XXe siècle. Ecoutez-le. C'est la voix de la sagesse et de la nature.
P.O.C.

La spiritualité et le partage des Sioux et des Amérindiens n'ont pas leur place dans le monde des Blancs (Tahca Ushte, Sioux voyant-guérisseur)
La spiritualité et le partage des Sioux et des Amérindiens n'ont pas leur place dans le monde des Blancs (Tahca Ushte, Sioux voyant-guérisseur)
La spiritualité et le partage des Sioux et des Amérindiens n'ont pas leur place dans le monde des Blancs (Tahca Ushte, Sioux voyant-guérisseur)
La spiritualité et le partage des Sioux et des Amérindiens n'ont pas leur place dans le monde des Blancs (Tahca Ushte, Sioux voyant-guérisseur)
La spiritualité et le partage des Sioux et des Amérindiens n'ont pas leur place dans le monde des Blancs (Tahca Ushte, Sioux voyant-guérisseur)
La spiritualité et le partage des Sioux et des Amérindiens n'ont pas leur place dans le monde des Blancs (Tahca Ushte, Sioux voyant-guérisseur)
La spiritualité et le partage des Sioux et des Amérindiens n'ont pas leur place dans le monde des Blancs (Tahca Ushte, Sioux voyant-guérisseur)

En écho avec ces paroles de Tahca Ushte, l'entrevue avec Russell Means, Sioux Oglala.

Archives INA, 12 décembre 1976:

http://www.ina.fr/video/I17025083

 

Lire la suite

Longue route 2018

16 Juillet 2018 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

La genèse du projet

En 2018, afin de commémorer la Longue Route de Bernard Moitessier dont ce sera le 50ème anniversaire et rendre ainsi hommage au grand marin qu’il fut, le navigateur Guy Bernardin (NDLR: disparu en mer en 2017) avait proposé à d’autres passionnés de s’élancer comme lui autour du monde par les trois caps, en solitaire et sans escales.

Le défi « Longue route 2018 »

Guy aurait eu alors 74 ans, avec derrière lui 5 tours du monde et 6 passages du Cap Horn. Il a disparu en mer durant l’été 2017 alors qu’il ramenait des États-Unis vers la France le voilier qu’il venait d’acheter précisément pour participer à cette aventure.

Conformément à l’esprit de Bernard Moitessier, ce tour du monde n’est pas une course : c’est un pèlerinage, il n’y a pas de règlement, pas de contraintes, pas d’obligations, pas de prix non plus… Juste la récompense ultime d’avoir concrétisé un rêve et de s’être dépassé soi-même. C’est un retour vers les vraies valeurs, les responsabilités humaines personnelles de chaque homme et de chaque marin. La liberté, la sérénité d’être en mer, seul face à l’océan.

Source: http://peregrina2018.fr/#projet

Site de La Longue route 2018: http://longueroute2018.com/

Position des participants: https://maps.sail.cloud/home/event/19

Un blog sur la Longue route: http://www.manu-autourdumonde.com/tag/longue%20route%202018/

Longue route 2018
Longue route 2018
Longue route 2018
Le Spray, de Joshua Slocum, le premier homme à réaliser le tour du monde à la voile en solitaire, par le canal de Magellan, d'est en ouest (1895). Disparu en mer à bord du Spray dans le triangle des Bermudes, en 1909, à l'âge de 65 ans.

Le Spray, de Joshua Slocum, le premier homme à réaliser le tour du monde à la voile en solitaire, par le canal de Magellan, d'est en ouest (1895). Disparu en mer à bord du Spray dans le triangle des Bermudes, en 1909, à l'âge de 65 ans.

A la mémoire de Guy Bernardin, disparu en mer en 2017

"En 1992, il acquiert une réplique du Spray, à bord duquel Joshua Slocum a réalisé le premier tour du monde en solitaire7. Avec le Spray of Saint-Briac, il effectue une traversée de l'Atlantique nord avec sa femme et son fils de onze mois. Pendant vingt ans, il réalise à son bord différentes traversées et tours du monde, donnant régulièrement des conférences.

Le 2 octobre 2017, son voilier Spirit of St Briac qu'il venait d'acquérir est retrouvé vide au large du Cap Cod, aux États-Unis. Il avait quitté Southport, sur la côte Est des États-Unis le 9 août pour La Turballe et n'avait plus donné signe de vie depuis le 15 août. Guy Bernardin avait pour projet de réaliser un tour du monde en solitaire sans escale l'année suivante pour célébrer le 50e anniversaire de la « Longue Route » afin de rendre hommage à Bernard Moitessier."

Source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Guy_Bernardin

et

"Et s’il dispute encore la Route du Rhum 1990 (16e), la course au large n’est plus pour lui. Il veut juste naviguer, renouer avec le savoir-faire des anciens, comme ceux de son grand-père cap-hornier, à l’image de cette étonnante navigation solitaire entre Valparaiso et Nantes en 1992.

Fasciné par Joshua Slocum et ses récits de voyage – à commencer par son chef-d’œuvre, «Seul autour du monde sur un voilier de 11 mètres», – Guy Bernardin dégote aux Etats-Unis une réplique fidèle du fameux Spray du marin américain. Baptisé Scud, ce bateau avait été lancé à la fin des années 60 dans le Connecticut. Il le rebaptise Spray of Saint-Briac, en honneur à sa ville natale, s‘élance tout d’abord pour une longue navigation familiale à travers l’Atlantique Nord avec femme et enfant, avant d‘entreprendre une nouvelle et infinie circumnavigation à son bord, longue de quinze mois, cent ans précisément après celle de Slocum. Il a remis le couvert, mais seul cette fois, et par les trois caps, entre 2005 et 2008. Jamais il n'arrêtait de prendre le large, alternant en plus l'écriture de ses aventures avec des conférences en ses ports d'escale.

Le 9 août dernier, peu de temps avant de fêter ses 74 ans, il avait appareillé de South Port en Caroline du Nord à bord du Crazy Horse, bateau d’une quinzaine de mètres qu’il venait d’acquérir, en destination de La Turballe. Ce voilier a été retrouvé vide voici quelques jours, le radeau de survie étant à bord, à quelque 720 milles du cap Cod. Sa dernière position connue remontait au 15 août dernier avant que le Cross Griz Nez émette un «avis d’inquiétude» le 18 septembre. À son bord, Guy Bernardin comptait commémorer à sa manière l’année prochaine les 50 ans de la Longue Route de Bernard Moitessier. Une épopée, une de plus, que ce marin si fidèle aux sources de la navigation ne pourra hélas mener. "

http://www.voilesetvoiliers.com/portraits/guy-bernardin-porte-disparu/

et: http://www.bwsailing.com/cc/guy-bernardin-lost-at-sea/

Guy Bernardin devant Spirit of Saint-Briac

Guy Bernardin devant Spirit of Saint-Briac

Il règne un équilibre délicat à penser MORT. Et cela nous va très bien.
La cabane est petite mais elle est agréable et aussi confortable que ma vie, et elle est faite en pin, en sucre de pastèque et en pierre, comme presque tout ici.
Nos vies, nous les avons bâties avec soin en sucre de pastèque, et puis nous sommes allés jusqu’au bout de nos rêves, en suivant des routes bordées de pins et de pierres.
J’ai un lit, une chaise, une table et un grand coffre où je range mes affaires. J’ai une lanterne qui, la nuit, fonctionne à l’huile de truite à la pastèque.

Publié en 1968, un an après « La pêche à la truite en Amérique », traduit en français en 1975 chez Christian Bourgois par Marc Chénetier, le troisième roman de Richard Brautigan avait été écrit en 1964 et, comme son prédécesseur, refusé par l’éditeur Grove Press – puis accepté par la fondation Four Seasons en même temps que le précédent. Bien qu’écrit sept ans avant l’acquisition d’une maison à Bolinas, au nord de San Francisco, « Sucre de pastèque » contient bien en germe toute la vision rêveuse, partiellement idyllique, qui conduira l’auteur à s’installer dans le comté de Marin. Si le concept même du sucre de pastèque joue bien ici un rôle de fil conducteur et de mot-à-tout-faire dévolu précédemment à l’expression « la pêche à la truite en Amérique », la lectrice ou le lecteur aurait bien tort de réduire ces 150 pages à une forme de remake ou de vie parallèle de la publication précédente. En supplément de la gouaille et du sens de la formule qui surprend et saisit, il y a ici un concentré de poésie et d’amour, une forme de douce sérénité, qui n’étaient pas si fréquents dans le texte précédent.

Source: https://charybde2.wordpress.com/2016/11/17/note-de-lecture-sucre-de-pasteque-richard-brautigan/

Longue route 2018
Lire la suite

Ultimes instructions de Cerf Boiteux (Tahca Ushte)

15 Juillet 2018 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

Mon père, Chef Cerf Boiteux, nous quitta pour le Monde des Esprits nous laissant pour tâche, à mon fils et à moi, de continuer à dispenser son enseignement spirituel à notre peuple. Je vous donne en partage ses dernières instructions.
"Enseigne à notre peuple qu'aucun fils ne peut être comme son père, aucune fille comme sa mère. L'homme ne doit pas tenter de façonner son fils à son image. Toutes les feuilles sont différentes les unes des autres et pourtant elles sont issues du même arbre (l'Arbre de Vie). Comme les feuilles, nous retournons à notre Mère la Terre pour la nourrir et la combler.
Tu dois enseigner à notre peuple tout ce que tu as appris dee ton père et de tes aïeux. Tu dois leur enseigner ce que tu as appris à travers tes propres expériences dans ce cercle de vie. Où mes pas s'arrêtent et où tes pas s'arrêteront, ceux de ton fils commenceront.
 
(...)
 
Si tu ne suis pas mes instructions, si tu triches avec l'enseignement, tu deviendras vieux avant ton heure. Tu te courberas, tes cheveux blanchiront, tu seras un vieillard alors que ta jeunesse ne sera pas encore passée. Si tes enfants doivent prendre la relève, si le Monde, notre Mère la Terre doit durer, toi, tu dois essayer de la sauver. A moins que le genre humain ne change bientôt, la Terre sera détruite par les hommes avides qui placent la matérialité avant le sacré. Enseigne-leur la Terre, les plantes, les arbres, les roches, l'eau, le feu, l'air, les animaux, les poissons, le monde ailé et celui des insectes.
 
(...)
 
Tahca Ushte - Richard Erdoes: De mémoire indienne. Mémoires d'un guérisseur Sioux. Terre Humaine, Plon, 1977.
Ultimes instructions de Cerf Boiteux (Tahca Ushte)
Lire la suite

Erysichton, celui-qui-se-mange-lui-même

15 Juillet 2018 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

Erysichton, celui-qui-se-mange-lui-même

"Ceux que des générations d’humains ont élaboré pour dispenser des enseignements aux nouvelles générations qui doivent les admettre comme vérités avant d’en découvrir les démonstrations au cours de leur vie.

Son nom est imprononçable, « celui qui fend la terre » ou  Erysichton. Il fut puni par la déesse de la terre, Déméter, pour avoir abattu un arbre sacré habité par une nymphe. Ni les compagnons de ce prince ni la prêtresse dépêchée auprès de lui n’ont réussi à le dissuader de voir la couronne de feuilles toucher terre. Un terrible châtiment le frappa pour l’acte sacrilège commis, la mort d’un arbre et de la dryade qu’il abritait, une Faim insatiable l’a habité. Une fois épuisées les ressources disponibles autour de lui, il finira par se manger lui-même.

La fatuité et l’arrogance finissent par faire se dévorer par lui-même l’impie qui croit son pouvoir illimité. Rattaché au cycle de l’agriculture, ce mythe soutient que cette activité humaine, toute nécessaire qu’elle est, et son préalable, le défrichement, doit se faire dans le respect de certaines règles qui visent à préserver la ressource première de dégradations intempestives et irréversibles."

Source: http://www.afrique-asie.fr/erysichton-le-nom-difficile-a-prononcer-de-celui-qui-se-mange-lui-meme/

Erysichton dans les Métamorphoses d'Ovide:

https://krapooarboricole.wordpress.com/2010/02/21/metamorphoses-dovide-erysichthon/

Harvard Art Museum

Harvard Art Museum

Lire la suite

Jacques Brel: "l'homme est un nomade"

15 Juillet 2018 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

Lire la suite
<< < 1 2 3 > >>