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Le Rouge et le Blanc, ou le Fil d'Ariane d'un voyageur naturaliste

Mon matériel de terrain de naturaliste

2 Septembre 2010 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

Pierre-Olivier Combelles

Photo: Alain Rastoin,  Club des Explorateurs (Paris, 1995)

 

"L'Indien est très adroit de ses mains. Avc ses longs doigts souples, il semble capable de fabriquer n'importe quoi en se servant des plus pauvres éléments. Canoës d'écorce de bouleau, raquettes à neige, togogans, sont des exemples de son industrie. Pour instruments, il a sa hache et le couteau à lame courbe qu'il manie de bas en haut, le poing levé."

Helge ingstad, Mes chasses dans la toundra canadienne. Payot, Paris, 1938.

 

 

Le couteau et la hache sont les outils essentiels de celui qui vit au contact de la nature: agriculteur, agro-forestier, chasseur, naturaliste ou explorateur. Avec l'arc et la lance, ce sont les outils-armes les plus anciens inventés par l'homme. Apparus il y a des centaines de milliers d'années, ils existent toujours.

J'ai possédé de nombreux couteaux dans ma vie (à commencer par les excellents, fragiles et relativement dangereux Opinel, qui se referment facilement sur un doigt !) et je me souviens de chacun d'entre eux comme d'un compagnon. Je pourrais écrire un livre sur le sujet ! Il y a ceux que j'ai gardés, ceux qui ont disparu, ceux que j'ai perdus et ceux que j'ai offerts.

Parmi ceux que j'ai perdus, il y avait le fameux puukko finlandais de Tapio Wirkkala qui tomba un jour dans un fourré d'épinettes naines en me glissant au bas de rochers moussus, chassant la bernache sur la Basse Côte-Nord du Québec avec un ami Innu de Unamen-Shipu (La Romaine). Il était simplement enfoncé dans la gaine qui s'est retrouvée à l'envers en frottant contre le rocher. J'aurais du le fixer avec un élastique (ce que je fais maintenant, avec morceau de chambre à air de vélo, c'est plus solide) et le garder dans mon sac à dos au lieu de le porter à la ceinture. Je l'ai toujours regretté car il coupait très bien et sa taille et sa forme étaient parfaits. C'était l'actualisation, avec des matériaux modernes, du couteau traditionnel nordique.

En 2001, à La Paz, en Bolivie, on m'a volé avec mon sac à dos (dans lequel se trouvaient, entre autres choses, mes jumelles Leitz Trinovid 8X40 à gainage de caoutchouc vert, mon GPS avec toutes mes données, mon exemplaire des Birds of the High Andes de Jon Fjeldsa et Niels Krabbe, ainsi que mon bien joli couteau pliant Mongin "Yatagan" à manche de corne blonde, très léger, que je portais d'habitude toujours attaché dans ma poche) un très beau et très solide couteau Prairie II de l'artisan coutelier Jean Tanazacq, fait spécialement pour moi avec un manche en micarta, mais que j'utilisais très peu en fait à cause de sa taille et de son poids exagérés (lame de 18cm, 450g !, étui solide mais mal conçu).

Cette perte douloureuse m'a amené à reconsidérer les choses et de retour dans mon village de Sorata, sur les hauteurs du versant amazonien des Andes boliviennes, entre le Lac Titicaca et l'Illampu (6421 m), j'ai dessiné le couteau idéal: lame assez large mais pointue (piquante: indispensable pour percer), solide et bien tranchante, longue de 10 centimètres environ, manche confortable en bois, soie traversante, poids léger, prix raisonnable. Je pensais le faire réaliser par un artisan, mais de retour en Europe, je l'ai trouvé. Car ce couteau existe, c'est le puukko nordique traditionnel.

Aujourd'hui, je me sers donc principalement de deux couteaux de chasse, un Helle "Futura"* (Norvège), lame sandwich inox très tranchante, et un Roselli "Hunter" (Finlande) à lame en acier au carbone (non inox), très robuste. Tous les deux ont un beau manche en bouleau madré (curly birch: Betula pendula) et une lame de 10 cm environ, suffisante pour la plupart des activités dans la nature, sauf le bricolage. Ce sont des couteaux légers, une qualité essentielle pour les longs déplacements dans la nature, en montagne surtout, où il faut être le plus léger possible. Le Hunter de Roselli a un manche plus long, avec une excellente prise en main, surtout en hiver avec des gants.

Evidemment, les artisans, surtout Finlandais, présentent des puukko merveilleux, notamment les tommi traditionnels, à manche de bouleau et de bois d'élan ou de renne.  Mais ils sont onéreux et il ne faut pas les perdre! Ou peut-être faut-il simplement commencer par l'un d'entre eux et ne plus en changer... Si l'on veut broder ou philosopher là-dessus, c'est comme pour les femmes: l'attachement et la reconnaissance envers l'épouse légitime n'empêche pas que l'on tombe amoureux des autres...

 

Sur les couteaux nordiques, voir: https://nordiskaknivar.wordpress.com/

 

Il y a beaucoup d'affinités entre les couteaux nordiques, spécialement finlandais, et japonais: forme, matériaux, techniques, etc. Un sujet qui mériterait tout un développement...

Comme couteau de tous les jours, j'ai eu un Helle "Folkekniven" à manche de bouleau et lame en acier inoxydable (important pour les aliments) Sandvik simple couche de 8,8 cm à soie traversante, léger, parfaitement coupant et d'une excellente prise en main. Et puis je l'ai offert un jour à une amie, qui s'en sert depuis quotidiennement ...

A noter que les couteaux Helle sont si bien faits qu'ils ne s'affûtent pour ainsi dire jamais, mais s'affilent seulement de temps en temps sur un cuir. Ils ne s'usent donc pratiquement pas. La soie est relativement mince, de sorte qu'en cas d'effort violent, elle pliera, mais ne se brisera pas, ce qui est aussi un gage de sécurité. Etuis en cuir solide, épais, bien faits et durables.

Pour la sculpture sur bois (tasses, etc), j'ai un Roselli "Carpenter", qui fait parfaitement son office: très tranchant, pointu, solide, manche en "curly birch" au toucher soyeux, avec une excellente prise en main. Mais étui en cuir médiocre, comme celui du Hunter.

J'avais aussi un puukko à manche traditionnel de bouleau madré, lame d'acier au carbone et virole de cuivre de l'artisan finlandais Johantsi Hurre, acheté chez lui à Ilomantsi (Carélie), fin janvier 1996. Léger, solide, bien coupant et très pointu (bout relevé). Je l'ai donné à l'un de mes fils.

J'ai eu aussi un très bon puukko de Tappio Wirkkala à manche en micarta (voir photo en bas) que j'ai malheureusement perdu à la chasse sur la Basse Côte-Nord du Québec avec mon ami Siméon Mestenapéo, de la communauté innue d'Unamen-Shipu (La Romaine). Il ne tenait pas assez bien dans son étui. Je l'ai beaucoup regretté car il était excellent: forme, taille, tranchant. Je l'avais acheté assez cher.

Pour le bricolage à la maison, comme couteau à tout faire y compris pour racler, j'utilise mon vieux puukko nordique de marque inconnue, à soie traversante, lame courte et très solide de 9 x 2,1 cm et 3mm d'épaisseur et manche de bouleau madré verni en forme de tonneau aplati, exceptionnellement confortable, acheté dans les années 1980 et toujours en parfait état. Mais j'ai poli la lame, beaucoup plus belle et pointue maintenant. Une insulte à l'obsolescence programmée!*

Profitons-en pour dire qu'un couteau est un outil simple. S'il est de bonne qualité, il restera tel que je l'ai acquis. Je pourrai l'entretenir moi-même, voire le réparer. Ce n'est pas comme une machine, sutout informatique, dont le mécanisme échappe totalement à la plupart des utilisateurs. Avec mon puukko, pas de piles, pas de batterie, pas de fil électrique, pas d'électronique, pas de connexion internet, pas de licence d'utilisation, pas de mise à jour, pas de virus, pas de bugs, pas de panne, pas d'obsolescence programmée ! l'efficacité, la disponibilité, la confiance, la liberté !

Pour découper les filets de poisson, j'ai un excellent couteau Hellefisk, de Helle, flottant, à manche de liège.

En forêt et pour remplacer avantageusement la machette au Pérou, un leuku fabriqué spécialement pour moi en Laponie (Ivalo) par le forgeron et guide de chasse Parssi Hurttila. Beaucoup plus tranchant qu'une machette colombienne, moins long et encombrant et pouvant donc être rangé dans le sac à dos pour ne pas bringuebaler à la ceinture, il sert aussi de hachette à l'occasion. Lame en acier au carbone, épaisse (5mm) et lourde, beau manche en bouleau madré, bois d'élan et laiton. Bel et solide étui en cuir. Fabrication et finition excellentes. A l'origine, le leuku sert à couper le menu bois de feu de la toundra forestière, ébrancher, écorcer et lisser les perches pour les tentes et celles qui servent pour conduire les rennes... et aussi pour fabriquer les copeaux de bois de bouleau qui servaient traditionnellement de papier toilette dans les vastes étendues du Subarctique (comme les Nenet font encore en Sibérie: voir photo) !

Evidemment, je ne pratique jamais le "batoning" comme ont voit sur les vidéos de "survie" et de "bushcraft": c'est une surprenante ineptie. Un couteau sert à couper avec l'effort de la main. Une hache sert à fendre. On fend du bois avec une hache ou avec un coin et un merlin, pas avec un couteau. Sinon on le détériore ou on le détruit.

 

J'ai deux haches Gränsfors Bruks: la hache de chasse "Hunter", d'une taille très pratique (on la range facilement dans un sac à dos), très maniable et coupante comme un rasoir, et la Scandinavian forestière longue, légère, équilibrée, efficace pour ébrancher et même pour abattre des arbres de taille raisonnable. J'ai eu un jour un problème avec la Hunter: en la jetant doucement par terre, dans la forêt, la lame a heurté un caillou que je n'avais pas vu au milieu des feuilles. Résultat: un tout petit éclat est parti au bord inférieur du tranchant: pas grand-chose, j'ai pu le rattraper en limant à la maison, mais quand même: cet acier au carbone est fragile, trop fragile.
Notons que ces haches traditionnelles en acier très carboné sont conçues pour les bois tendres des pays nordiques: conifères (sapin, pin sylvestre), bouleau, mais pas pour les bois plus durs des pays tempérés, du sud (chêne, charme, etc.) et de la montagne. Ceux qui ont bûcheronné comme moi dans le Jura à 1200 m d'altitude et coupé des hêtres ou des sorbiers durs et lourds comme de la pierre savent de quoi je parle.
(2017). En coupant quelques os et de chevreuil l'os du crâne à la base d'un des bois (pas très gros, brocard de 3 ans), j'ai abîmé le tranchant de la lame de ma Hunter (voir photo ci-dessous). Pas sérieux pour une hache de chasseur nordique...
Autre chose: j'ai remarqué des sortes d'amorces de fissures dans le manche en hickory "choisi" de la Scandinavian Forest. Les veines du bois sont en biais à cet endroit et j'ai peur qu'un jour il ne se fende et casse.

Le manche de la Hunter est plus court et plus épais. Fibres bien dans le sens de la longueur, apparemment très solide. Je n'ai eu aucun problème avec.

J'ai une très bonne hache Ochsenkopf Gold 1400, avec un manche en hickory américain, robuste et aux fibres bien dans l'axe, qui me rassure infiniment plus que celui de la Gransfors Scandinavian.

J'ai aussi un merlin éclateur Fiskars, dont je me sers tout le temps pour fendre mon bois, et une hachette Fiskars X7, également avec manche synthétique/fibre de verre, extrêmement coupante. Le fer est étonnamment solide. Je n'ai jamais eu le moindre problème avec. Outils de fabrication industrielle d'excellente qualité et d'un prix modique. Et d'un si bon rapport qualité-prix que je n'hésite pas à dire qu'en matière de haches, on pourrait s'équiper uniquement avec Fiskars et Ochsenkopf, car les Gransförs Bruks sont des outils de luxe, coûteux et, je le répète, fragiles.

Enfin, last but not least, j'ai toujours sur moi, sauf dans la nature, un canif pliant Victorinox Soldier (modèle 1961-2008) en alox (lame, poincon, ouvre-boîte, décapsuleur): un outil parfait. Je l'accroche à ma ceinture avec un génial et inusable mousqueton-griffe Wichard en inox (invention et fabrication françaises !) fixé au bout d'une courte sangle, le tout glissé dans la poche de mon pantalon à la bonne longueur pour ne pas percer le fond.

(Mars 2017: l'anneau de suspension a lâché et j'ai failli perdre à jamais mon canif : voir 2e photo ci-dessous !)

Bien entendu, la saine philosophie de l'outil parfait et durable (reliable, en anglais: sur lequel on peut compter) n'est pas réservée à l'Europe. En matière d'outils tranchants, les Japonais ont un savoir-faire merveilleux, inégalable. C'et pourquoi mon couteau de cuisine préféré est japonais, soigneusement rangé dans un étui en bois que j'ai fabriqué moi-même.

Je suis comme l'Eskimo d'autrefois: peu d'outils mais les meilleurs les plus durables possible. Et puis je l'avoue: j'aime mes outils. Ce sont des compagnons de tous les jours. Leur fidélité est réciproque: je les soigne et je les entretiens parfaitement. La liste que j'ai présentée n'est ni une panoplie ni une collection: tous me servent et sont faits pour servir; mais seulement le résultat du choix patient, raisonné et comparé d'instruments qui m'étaient indispensables dans ma vie de naturaliste de terrain et aussi de "bricoleur".

 

Pierre-Olivier Combelles

Naturaliste, écrivain.

Terrains: France, Jura suisse, Labrador québécois, Andes du Pérou et Bolivie (où j'ai vécu une partie de ma vie)

Prix Guy de Beauchêne 1992 (Société de Géographie, Paris)

 

* Le Helle Futura a une lame de 10,5 cm, large de 2,5 cm et épaisse de 3 mm. Il pèse seulement 85 g. (140 g. avec son fourreau).
** Sur l'obsolescence programmée, moteur de la croissance: entretien avec le philosophe Jean-Claude Michéa (minute 23) : https://www.youtube.com/watch?v=5r-tlZfGPW0

 

Sur le même sujet et sur le même blog:

De la forge à la maison de rondins traditionnelle: l'aventure d'une hache de charpentier en Suède, suivie de quelques réflexions

http://pocombelles.over-blog.com/article-de-la-forge-a-la-maison-de-rondins-traditionnelle-l-aventure-d-une-hache-de-charpentier-en-suede-81854758.html

En haut: femme Nenet de Sibérie raclant un tronc de bouleau avec son leuku pour faire des copeaux qui serviront de papier toilette. Source: internet. En bas: chasseur inuit avec sa lance et son harpon, ses kamik de fourrure d'ours blanc et ses bottes imperméables en peau de phoque. Photo: P.O. Combelles, il y a longtemps dans un  ouvrage de Pierre Robbe (?)
En haut: femme Nenet de Sibérie raclant un tronc de bouleau avec son leuku pour faire des copeaux qui serviront de papier toilette. Source: internet. En bas: chasseur inuit avec sa lance et son harpon, ses kamik de fourrure d'ours blanc et ses bottes imperméables en peau de phoque. Photo: P.O. Combelles, il y a longtemps dans un  ouvrage de Pierre Robbe (?)

En haut: femme Nenet de Sibérie raclant un tronc de bouleau avec son leuku pour faire des copeaux qui serviront de papier toilette. Source: internet. En bas: chasseur inuit avec sa lance et son harpon, ses kamik de fourrure d'ours blanc et ses bottes imperméables en peau de phoque. Photo: P.O. Combelles, il y a longtemps dans un ouvrage de Pierre Robbe (?)

Mes deux haches Gransförs Bruks: en haut la Hunter, en bas la Scandinavian Forest.

Mes deux haches Gransförs Bruks: en haut la Hunter, en bas la Scandinavian Forest.

Amorces de fissures inquiétantes sur le manche en hickory de la Scandinavian Forest.

Amorces de fissures inquiétantes sur le manche en hickory de la Scandinavian Forest.

(2017): comment le tranchant de ma Gransförs Bruks Hunter s'est sérieusement abîmé en coupant quelques os de chevreuil sur un billot, et en essayant de détacher un des bois des os du crâne.... travail que j'ai rapidement terminé avec une scie. Quelle déception !  Décidément, l'acier de cette hache est beaucoup trop fragile et elle  ne mérite pas la réputation qui lui est faite.

(2017): comment le tranchant de ma Gransförs Bruks Hunter s'est sérieusement abîmé en coupant quelques os de chevreuil sur un billot, et en essayant de détacher un des bois des os du crâne.... travail que j'ai rapidement terminé avec une scie. Quelle déception ! Décidément, l'acier de cette hache est beaucoup trop fragile et elle ne mérite pas la réputation qui lui est faite.

Croquis pour un couteau de chasse. P.O. Combelles, 1996.

Croquis pour un couteau de chasse. P.O. Combelles, 1996.

Mes couteaux nordiques avec le petit Victorinox "Soldier". A droite, on remarque le Hellefisk de Helle, avec son manche flottant en liège, parfait pour lever les filets de poisson.

Mes couteaux nordiques avec le petit Victorinox "Soldier". A droite, on remarque le Hellefisk de Helle, avec son manche flottant en liège, parfait pour lever les filets de poisson.

Mon vieux et fidèle puukko nordique de marque inconnue  à côté d'un morceau d'écorce de bouleau pour allumer le feu et de quelques plumes de Buse provenant d'un oiseau tué par un renard ou une martre. Photo: P.O.C.

Mon vieux et fidèle puukko nordique de marque inconnue à côté d'un morceau d'écorce de bouleau pour allumer le feu et de quelques plumes de Buse provenant d'un oiseau tué par un renard ou une martre. Photo: P.O.C.

Mon puukko de l'artisan finlandais Johantsi Hurre (Karjalan Kaiku) à Ilomantsi, en Carélie (fin janvier 1996) L'étui est celui de mon pukko Tapio Wirkkala perdu au Québec-Labrador. Celui-là encore, je l'ai offert... Photo: P.O. Combelles

Mon puukko de l'artisan finlandais Johantsi Hurre (Karjalan Kaiku) à Ilomantsi, en Carélie (fin janvier 1996) L'étui est celui de mon pukko Tapio Wirkkala perdu au Québec-Labrador. Celui-là encore, je l'ai offert... Photo: P.O. Combelles

Johantsi Hurre dans son atelier à Ilomantsi, en Carélie finlandaise (fin janvier 1996). Le puukko qu'il montre est le mien, sauf l'étui que je n'avais pas acheté parce que trop cher. Photo: P.O.Combelles

Johantsi Hurre dans son atelier à Ilomantsi, en Carélie finlandaise (fin janvier 1996). Le puukko qu'il montre est le mien, sauf l'étui que je n'avais pas acheté parce que trop cher. Photo: P.O.Combelles

Mon Futura planté dans un coussin de Distichia sp. dans les Andes péruviennes, à 4700 m d'altitude.

Mon Futura planté dans un coussin de Distichia sp. dans les Andes péruviennes, à 4700 m d'altitude.

Mon Futura dans sa gaine. Un mousqueton d'alpinisme permet de l'accrocher facilement à la ceinture ou à un cordon autour du cou et de le détacher rapidement.

Mon Futura dans sa gaine. Un mousqueton d'alpinisme permet de l'accrocher facilement à la ceinture ou à un cordon autour du cou et de le détacher rapidement.

"Craignez-vous de voir ma lame nue ?" (Cyrano de Bergerac). Le beau manche satiné de mon Helle Futura a même un grain de beauté noir... décidément, entre l'homme et son couteau, il y a toute une histoire d'amour ! Et la lame coupe, coupe ! Photographié sur une fourrure d'écureuil.

"Craignez-vous de voir ma lame nue ?" (Cyrano de Bergerac). Le beau manche satiné de mon Helle Futura a même un grain de beauté noir... décidément, entre l'homme et son couteau, il y a toute une histoire d'amour ! Et la lame coupe, coupe ! Photographié sur une fourrure d'écureuil.

Mon Helle Futura est un très beau et très bon couteau! Je l'aime ! Quand je pars en voyage, je l'emmène toujours avec moi ! Avec sa lame inox très tranchante, il sert à tout.

Mon Helle Futura est un très beau et très bon couteau! Je l'aime ! Quand je pars en voyage, je l'emmène toujours avec moi ! Avec sa lame inox très tranchante, il sert à tout.

Helle Futura: lame et manche parfaitement dessinés et farbiqué; excellents matériaux. Je l'ai depuis 2010 et m'en sers tout le temps: état impeccable. "A thing of beauty is a joy for ever" (Oscar Wilde)

Helle Futura: lame et manche parfaitement dessinés et farbiqué; excellents matériaux. Je l'ai depuis 2010 et m'en sers tout le temps: état impeccable. "A thing of beauty is a joy for ever" (Oscar Wilde)

J'affile mes couteaux sur un cuir que j'ai fabriqué moi-même et que j'enduis légèrement de pâte à polir.

J'affile mes couteaux sur un cuir que j'ai fabriqué moi-même et que j'enduis légèrement de pâte à polir.

Mon Hellefisk pour fileter les poissons. Manche en liège (malheureusement granulés, pas rondelles comme les premiers que Helle faisait. Dommage). Mais un excellent couteau, indispensable. Comme les autres, je ne l'aiguise jamais, je l'affûte seulement sur un cuir après chaque fois que je m'en sers.

Mon Hellefisk pour fileter les poissons. Manche en liège (malheureusement granulés, pas rondelles comme les premiers que Helle faisait. Dommage). Mais un excellent couteau, indispensable. Comme les autres, je ne l'aiguise jamais, je l'affûte seulement sur un cuir après chaque fois que je m'en sers.

Mou couteau de chasse Roselli "Hunter". Lame en acier au carbone non inoxydable. Léger, robuste, efficace. Photo: P.O.C.

Mou couteau de chasse Roselli "Hunter". Lame en acier au carbone non inoxydable. Léger, robuste, efficace. Photo: P.O.C.

Jamais aux champignons sans mon Roselli Hunter bien aiguisé. Cèpes, septembre 2017. Photo: PO Combelles

Jamais aux champignons sans mon Roselli Hunter bien aiguisé. Cèpes, septembre 2017. Photo: PO Combelles

Excellente prise en main du Roselli Hunter, avec son manche long et large,  ici pour fabriquer un bouffadou en sureau. Photo: Pierre-Olivier Combelles

Excellente prise en main du Roselli Hunter, avec son manche long et large, ici pour fabriquer un bouffadou en sureau. Photo: Pierre-Olivier Combelles

Parfait pour écorcer et racler (tant avec le dos qu'avec la lame elle-même, à angle droit). Après, je réaffûte le fil au cuir, c'est tout. Toujours, ici, dans la fabrication de quelques bouffadoux en sureau dans les bois. Photo: Pierre-Olivier Combelles.

Parfait pour écorcer et racler (tant avec le dos qu'avec la lame elle-même, à angle droit). Après, je réaffûte le fil au cuir, c'est tout. Toujours, ici, dans la fabrication de quelques bouffadoux en sureau dans les bois. Photo: Pierre-Olivier Combelles.

Mon Roselli "Carpenter". Lame en acier au carbone, non inoxydable. L'outil parfait pour travailler le bois. Photo: P.O.C.

Mon Roselli "Carpenter". Lame en acier au carbone, non inoxydable. L'outil parfait pour travailler le bois. Photo: P.O.C.

Mon leuku fabriqué par l'artisan Parssi Hurttila (Ivalo, Finlande). Photo: P.O.C.

Mon leuku fabriqué par l'artisan Parssi Hurttila (Ivalo, Finlande). Photo: P.O.C.

Mon ex-couteau pliant Mongin à lame inox et à  manche de corne. Photo prise à côté d'une racine de Lepidium fendue en deux, lors d'une mission botanique dans la puna de Junín (Pérou) vers 4000 m d'altitude. Couteau artisanal extrêmement bien fini, volé avec mon sac à dos en Bolivie l'année 2000. Mais la lame pas aussi coupante qu'on aurait espéré et s'émoussant assez vite. Mais pour porter tout le temps dans la poche et manger à table, le couteau pliant parfait. Essayons de ne pas avoir trop de regrets, comme le renard avec ses raisins "trop verts" !... Ph.: P.O. Combelles

Mon ex-couteau pliant Mongin à lame inox et à manche de corne. Photo prise à côté d'une racine de Lepidium fendue en deux, lors d'une mission botanique dans la puna de Junín (Pérou) vers 4000 m d'altitude. Couteau artisanal extrêmement bien fini, volé avec mon sac à dos en Bolivie l'année 2000. Mais la lame pas aussi coupante qu'on aurait espéré et s'émoussant assez vite. Mais pour porter tout le temps dans la poche et manger à table, le couteau pliant parfait. Essayons de ne pas avoir trop de regrets, comme le renard avec ses raisins "trop verts" !... Ph.: P.O. Combelles

Le couteau moustérien en silex que j'ai découvert un jour dans une forêt d'Ile de France. Il était emmanché sur un côté dans un morceau de bois d'arbre ou d'os ou de bois de cervidé (renne par exemple) et servait à couper comme à racler les peaux, exactement comme le "ulu"des Inuit. Collection PO Combelles

Le couteau moustérien en silex que j'ai découvert un jour dans une forêt d'Ile de France. Il était emmanché sur un côté dans un morceau de bois d'arbre ou d'os ou de bois de cervidé (renne par exemple) et servait à couper comme à racler les peaux, exactement comme le "ulu"des Inuit. Collection PO Combelles

Le couteau en silex à manche de frêne et étui en fibres d'ortie de l'homme d'Ötzi (Chalcolithique, vers 2500 ans av. J.C)

Le couteau en silex à manche de frêne et étui en fibres d'ortie de l'homme d'Ötzi (Chalcolithique, vers 2500 ans av. J.C)

Couteaux croche ("mukutan") Montagnais de La Romaine (Basse Côte-Nord du Québec) fabriqués et utilisés par les Indiens Montagnais Naskapi (Innuat) de la péninsule du Québec-Labrador pour le travail du bois (raquettes, canoës, tambours, arcs et flèches, etc.). Fabrication artisanale (et même personnelle car chaque chasseur montagnais savait le faire), au village. La lame est une lame de scie à métaux chauffée et courbée. On s'en sert en tirant vers soi, comme dans toute l'Asie et le Pacifique, et non pas en poussant vers l'extérieur, comme en Occident. Collection et photo: Pierre-Olivier Combelles.

Couteaux croche ("mukutan") Montagnais de La Romaine (Basse Côte-Nord du Québec) fabriqués et utilisés par les Indiens Montagnais Naskapi (Innuat) de la péninsule du Québec-Labrador pour le travail du bois (raquettes, canoës, tambours, arcs et flèches, etc.). Fabrication artisanale (et même personnelle car chaque chasseur montagnais savait le faire), au village. La lame est une lame de scie à métaux chauffée et courbée. On s'en sert en tirant vers soi, comme dans toute l'Asie et le Pacifique, et non pas en poussant vers l'extérieur, comme en Occident. Collection et photo: Pierre-Olivier Combelles.

En canoë avec mes guides Montagnais sur la chaîne des lacs Coacoachou, sur la Basse Côte Nord du Québec (1992). A ma ceinture à droite, mon puukko Tappio Wirkkala perdu l'été suivant à la chasse dans la région de La Romaine. Photo: L.E.

En canoë avec mes guides Montagnais sur la chaîne des lacs Coacoachou, sur la Basse Côte Nord du Québec (1992). A ma ceinture à droite, mon puukko Tappio Wirkkala perdu l'été suivant à la chasse dans la région de La Romaine. Photo: L.E.

Ile du Petit-Mécatina, sur la Basse Côte-Nord du Québec, août 1989. A ma ceinture, à gauche, le Helle "Nying", très bon petit couteau à lame inox, que j'ai donné depuis. Capture d'écran du film documentaire "Grandeur Nature, dans le sillage de John James Audubon".

Ile du Petit-Mécatina, sur la Basse Côte-Nord du Québec, août 1989. A ma ceinture, à gauche, le Helle "Nying", très bon petit couteau à lame inox, que j'ai donné depuis. Capture d'écran du film documentaire "Grandeur Nature, dans le sillage de John James Audubon".

Pêche aux truites au filet lors d'une expédition scientifique dans l'intérieur des terres de la Basse Côte-Nord du Québec avec les Montagnais de la Romaine, en août 1992. Mon ancien Opinel N°10  donne l'échelle. Un couteau pratique mais mal adapté: la lame rouille, elle se bloque lorsque le bois gonfle, la virole et la fente se bouchent et s'encrassent, la lame d'acier au carbone, fine, se casse facilement. Donc dans le tiroir de la cuisine, du bureau ou de l'atelier, au jardin, aux champignons, mais certainement pas dans une expédition.Photo: Pierre-Olivier Combelles.

Pêche aux truites au filet lors d'une expédition scientifique dans l'intérieur des terres de la Basse Côte-Nord du Québec avec les Montagnais de la Romaine, en août 1992. Mon ancien Opinel N°10 donne l'échelle. Un couteau pratique mais mal adapté: la lame rouille, elle se bloque lorsque le bois gonfle, la virole et la fente se bouchent et s'encrassent, la lame d'acier au carbone, fine, se casse facilement. Donc dans le tiroir de la cuisine, du bureau ou de l'atelier, au jardin, aux champignons, mais certainement pas dans une expédition.Photo: Pierre-Olivier Combelles.

Mon magnifique ex-couteau Prairie II de Jean Tanazacq, fait spécialement pour moi avec un manche en micarta noir et qu'on m'a volé en Bolivie avec mon sac à dos. Très solide, mais trop grand et beaucoup trop lourd (450 g avec l'étui), avec une lame au fâcheux galbe incurvé dans le mauvais sens, vers l'intérieur (se serait accentué avec l'usure). C'est le style "romain". Je m'en servais essentiellement, comme machette, pour couper des échantillons de plantes... Même sa lame était trop épaisse pour trancher une pastèque, elle faisait pression, c'en était même dangereux. Photographié ici, pour donner l'échelle, avec une Passiflore, dans la vallée de Zongo, sur le versant amazonien des Andes de Bolivie, vers 1700 m d'altitude, dans les années 2000. Photo: Pierre-Olivier Combelle

Mon magnifique ex-couteau Prairie II de Jean Tanazacq, fait spécialement pour moi avec un manche en micarta noir et qu'on m'a volé en Bolivie avec mon sac à dos. Très solide, mais trop grand et beaucoup trop lourd (450 g avec l'étui), avec une lame au fâcheux galbe incurvé dans le mauvais sens, vers l'intérieur (se serait accentué avec l'usure). C'est le style "romain". Je m'en servais essentiellement, comme machette, pour couper des échantillons de plantes... Même sa lame était trop épaisse pour trancher une pastèque, elle faisait pression, c'en était même dangereux. Photographié ici, pour donner l'échelle, avec une Passiflore, dans la vallée de Zongo, sur le versant amazonien des Andes de Bolivie, vers 1700 m d'altitude, dans les années 2000. Photo: Pierre-Olivier Combelle

Mon canif Victorinox Soldier protographié sur une prairie du Jura suisse à côté de gentianes, vers 1200 m d'altitude (Pâques 2015). Photo: P.O. Combelles

Mon canif Victorinox Soldier protographié sur une prairie du Jura suisse à côté de gentianes, vers 1200 m d'altitude (Pâques 2015). Photo: P.O. Combelles

Mars 2017. Mon Victorinox (acheté en 2011 je crois,il doit donc avoir 6 ans) est tombé par terre en montant dans ma voiture en stationnement dans la rue. Je l'ai retrouvé le soir à la même place: personne n'avait fait attention (il faisait nuit). J'ai dû rouler dessus en manoeuvrant et plusieurs autres autos aussi qui s'étaient garées au même endroit. Fonctionne parfaitement: juste le relief qui s'est un peu écrasé au contact des graviers du macadam, sur la face au contact du sol, et l'anneau de suspension qui s'est cassé ... C'est solide, un Victorinox en alox !

Mars 2017. Mon Victorinox (acheté en 2011 je crois,il doit donc avoir 6 ans) est tombé par terre en montant dans ma voiture en stationnement dans la rue. Je l'ai retrouvé le soir à la même place: personne n'avait fait attention (il faisait nuit). J'ai dû rouler dessus en manoeuvrant et plusieurs autres autos aussi qui s'étaient garées au même endroit. Fonctionne parfaitement: juste le relief qui s'est un peu écrasé au contact des graviers du macadam, sur la face au contact du sol, et l'anneau de suspension qui s'est cassé ... C'est solide, un Victorinox en alox !

Comment enlever l'écorce des bouleaux tombés et morts pour allumer le feu. Couteau: Roselli Hunter, très très coupant. PH: PO Combelles.

Comment enlever l'écorce des bouleaux tombés et morts pour allumer le feu. Couteau: Roselli Hunter, très très coupant. PH: PO Combelles.

Bouleau écorcé pour allumer le feu... de la "bonne job", comme on dit au Québec!

Bouleau écorcé pour allumer le feu... de la "bonne job", comme on dit au Québec!

Finalement, le Roselli Hunter est un très bon couteau !

Finalement, le Roselli Hunter est un très bon couteau !

Couteau Nenet de Sibérie. Manche en bouleau madré, gaine en cuir de renne. Collection Alain Rastoin

Couteau Nenet de Sibérie. Manche en bouleau madré, gaine en cuir de renne. Collection Alain Rastoin

Le même couteau Nenet de la collection Alain Rastoin.

Le même couteau Nenet de la collection Alain Rastoin.

Mes deux flashlights Fenix achetées au Pérou en 2012 et qui  ont impeccablement fonctionné depuis (fin 2017). Excellente qualité, fonctionnent avec des piles AA ou des batteries rechargeablesd NiMH (4 pour la LD 41 et 2 pour la LD22), excellentes performances, merveilleuse autonomie (je ne les reecharge que tous les 2 mois environ !). J'ai offert la petite LD 22 et j'ai gardé la grosse LD 41 qui me sert tout le temps.

Mes deux flashlights Fenix achetées au Pérou en 2012 et qui ont impeccablement fonctionné depuis (fin 2017). Excellente qualité, fonctionnent avec des piles AA ou des batteries rechargeablesd NiMH (4 pour la LD 41 et 2 pour la LD22), excellentes performances, merveilleuse autonomie (je ne les reecharge que tous les 2 mois environ !). J'ai offert la petite LD 22 et j'ai gardé la grosse LD 41 qui me sert tout le temps.

J'ai transformé ma Fenix LD 41 en enroulant d'abord du cordonnet autour de la poignée pour une meilleure isolation du froid et une meilleure prise en main, j'ai enroulé autour de l'adhésif réfléchissant pour la retrouver plus facilement et pour mieux me signaler aux autos dehors. Enfin j'ai attaché une courroie de poignet plus pratique. En mode turbo, la puissance est comparable à un phare d'auto. Parfait pour faire baisser les pleins phares aux automobilistes qui me croisent lorsque je marche la nuit.

J'ai transformé ma Fenix LD 41 en enroulant d'abord du cordonnet autour de la poignée pour une meilleure isolation du froid et une meilleure prise en main, j'ai enroulé autour de l'adhésif réfléchissant pour la retrouver plus facilement et pour mieux me signaler aux autos dehors. Enfin j'ai attaché une courroie de poignet plus pratique. En mode turbo, la puissance est comparable à un phare d'auto. Parfait pour faire baisser les pleins phares aux automobilistes qui me croisent lorsque je marche la nuit.

En forêt de Rambouillet, dans les années 90, devant mon alisier torminal sauvé d'une coupe à blanc, mes fidèles Trinovid en bandoulière.

En forêt de Rambouillet, dans les années 90, devant mon alisier torminal sauvé d'une coupe à blanc, mes fidèles Trinovid en bandoulière.

Mes Leitz Trinovid 8x40 sur la Basse Côte-Nord du Québec en 1989

Mes Leitz Trinovid 8x40 sur la Basse Côte-Nord du Québec en 1989

Observant des buses pattues et prenant des notes dans mon carnet, les 8x40 Leitz Trinovid en bandoulière, sur l'île du Petit-Mécatina (basse Côte-Nord du Québec) en 1989. Capture d'écran du film Grandeur Nature.

Observant des buses pattues et prenant des notes dans mon carnet, les 8x40 Leitz Trinovid en bandoulière, sur l'île du Petit-Mécatina (basse Côte-Nord du Québec) en 1989. Capture d'écran du film Grandeur Nature.

En 2001 à La Paz, en Bolivie, on m'a volé avec mon sac à dos, dans ma voiture où se trouvaient deux stagiaires françaises de l'IHEAL,  mes excellentes et fidèles jumelles Leitz Trinovid 8X40 BGA. Cela n'a pu se faire qu'avec la complicité de certains de mes étudiants stagiaires de la Faculté d'Agronomie de l'Université San Andrés de La Paz. Naturaliste de terrain, elles étaient mon outil de travail. Elles m'avaient accompagné en France et dans de nombreux pays et régions lointaines. Cette perte a été une tragédie pour moi. De retour en France, je les ai remplacées par des 8x30 militaires russes d'occasion à mise au point séparée sur chaque oculaire, légères, solides et lumineuses. Puis, quelques années après, des Zeiss Jena Jenoptem 7x50 d'occasion, très lumineuses et précises aussi, mais lourdes et encombrantes. A tel point que je les laissais souvent à la maison quand j'allais sur le terrain.

Dix-huit ans après (mars 2019), j'ai enfin remplacé mes anciennes Trinovid par les nouvelles Leica Trinovid 10x42 HD. J'en suis ravi: légères, solides, étanches, d'une clarté et d'une précision parfaites, extrêmement maniables. La perspective est un peu plus comprimée et la profondeur de champ plus faible qu'avec les anciennes 8x40 et mes actuelles Jenoptem 7x50, il faut que je m'y habitue, mais c'est le grossissement parfait pour l'observation de la faune, mammifères et oiseaux sauvages dans la nature, en plus d'une foule de choses. La mise au point très rapprochée (1m60 seulement) est très utile. La nouvelle courroie-sacoche en néoprène est déroutante d'abord et lente à défaire mais très confortable. Rien de plus désagréable qu'une paire de jumelles bringuebalantes sur la poitrine quand on est sur le terrain, en forêt ou en  montagne par exemple.

J'ai essayé mes nouvelles Trinovid la nuit, pour observer le ciel nocturne. Quelle surprise en regardant Jupiter ! C'est un nouveau spectacle. La planète est beaucoup plus grosse qu'avec mes anciennes jumelles, on distingue très bien les satellites, qui sont beaucoup plus écartés. L'image est très nette, précise et lumineuse.

Ces nouvelles Trinovid sont tellement bonnes et agréables à utiliser et à porter que je n'utilise plus les autres, que je jugeais pourtant excellentes.

J'ai pourtant remarqué un défaut, un désagréable halo jaune autour de l'objet qu'on observe dans des conditions de forte luminosité, par exemple un rapace volant dans le ciel bleu.

Ce défaut serait absent chez les Noctilux, beaucoup plus chères.

Juillet 2020. Excédé de perdre un temps fou à défaire l'étui-courroie chaque fois que veux utiliser mes jumelles, avec tout le temps un protège-lentille qui l'obture et que je dois ôter, je l'ai enlevé ainsi que les protège-lentilles et je l'ai remplacé par la courroie livrée par Leica avec les jumelles; forme sophistiquée mais lanières trop étroites et qui inspirent peu confiance. Et j'ai installé mes jumelles sans une sacoche en cuir de ma fabrication, d'où je peux les sortir en quelques secondes, comme avant avec mes vieilles Trinovid.

Je ne comprends pas pourquoi une marque aussi réputée que Leica et dont les produits sont aussi chers se lance dans des innovations discutables au lieu se suivre la tradition éprouvée. Une sacoche en vrai cuir et une solide et large courroie de cou (avec des passants assez larges de chaque côté des jumelles), voilà ce que Leica devrait livrer avec chaque Trinovid vendue.

Mes nouvelles Leica Trinovid 10x42 HD en 2019

Mes nouvelles Leica Trinovid 10x42 HD en 2019

En forêt avec mes nouvelles Leica Trinovid 10x42 HD.

En forêt avec mes nouvelles Leica Trinovid 10x42 HD.

En haut à gauche: les ZeissJena Jenoptem 7x50. A droite, les jumelles militaires russes 8x30. Devant, les Leica Trinovid 10x42 HD.

En haut à gauche: les ZeissJena Jenoptem 7x50. A droite, les jumelles militaires russes 8x30. Devant, les Leica Trinovid 10x42 HD.

A Pitunilla, notre domaine des Andes du Pérou, pour une sortie de quelques heures: mon fidèle et très solide petit sac à dos Eastpak (logo remplacé par un écusson fleurdelysé bordé de rouge pour dire que je suis de la France de toujours)  dans lequel je mets mes jumelles, mon appareil photo, mon carnet, un couteau de chasse, etc. Très pratique, le fond en cuir épais qui permet de le poser sur le sol sans l'abimer, le salir ou le mouiller. A côté, mon vieux et très efficace et solide piolet Charlet Moser "Goulotte" qui m'a accompagné partout dans les Andes du Pérou et de Bolivie. La partie plate me permettant de déterrer les plantes avec les racines pour mes collections.

A Pitunilla, notre domaine des Andes du Pérou, pour une sortie de quelques heures: mon fidèle et très solide petit sac à dos Eastpak (logo remplacé par un écusson fleurdelysé bordé de rouge pour dire que je suis de la France de toujours) dans lequel je mets mes jumelles, mon appareil photo, mon carnet, un couteau de chasse, etc. Très pratique, le fond en cuir épais qui permet de le poser sur le sol sans l'abimer, le salir ou le mouiller. A côté, mon vieux et très efficace et solide piolet Charlet Moser "Goulotte" qui m'a accompagné partout dans les Andes du Pérou et de Bolivie. La partie plate me permettant de déterrer les plantes avec les racines pour mes collections.

Dessin du génial astrophysicien Jean-Pierre Petit http://www.jp-petit.org/

Dessin du génial astrophysicien Jean-Pierre Petit http://www.jp-petit.org/

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