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Le Rouge et le Blanc, ou le Fil d'Ariane d'un voyageur naturaliste

amerique du sud

Omixochitl

5 Février 2021 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles Publié dans #Amérique du sud, #Art, #Nature

Omixochitl

Cette plante aux fleurs blanches, un peu charnues, un peu épaisses, d'un blanc mat un peu cassé comme la farine, au parfum capiteux, envoûtant, qu'elles libèrent le soir après le coucher du soleil, c'est la tubéreuse (Polianthes tuberosa), que Louis XIV aimait particulièrement et dont on faisait des bouquets à la Cour de Versailles.

La tubéreuse n'est pas originaire d'Europe, mais du Mexique, d'où elle a été rapportée par les Conquistadores. Son vrai nom, c'est omixochitl, la "fleur-os", en nahuatl, la langue des Aztèques (omitl: os, xochitl: fleur).

Cette Agavacée semble être originaire du désert du Sonora, où on ne la trouve plus à l'état sauvage. Amoureux des fleurs et de la musique, beautés éphémères de la vie fugitive, les princes Aztèques en ornaient leurs jardins et paraît-il, mélangeaient ses fleurs au chocolat (chocolatl) pour le parfumer.

Voici pourquoi aujourd'hui un bouquet d'omixochitl orne mon vase en bambou d'ikebana et parfume mes journées.

P.-O.C.

Sur le même sujet et sur le même blog:

https://pocombelles.over-blog.com/2019/02/homenaje-a-xochipilli-de-la-primavera-en-los-andes-del-peru.html

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Alexandre Douguine : "Nous avons besoin d'un socialisme de l'esprit"- Interview pour l'émission "Pisando em Brasa" (Brésil) (Club d'Izborsk, 26 décembre 2020)

26 Décembre 2020 , Rédigé par Le Rouge et le Blanc Publié dans #Alexandre Douguine, #Club d'Izborsk (Russie), #Amérique du sud, #Philosophie, #Politique, #Russie

Alexandre Douguine : "Nous avons besoin d'un socialisme de l'esprit"- Interview pour l'émission "Pisando em Brasa" (Brésil)  (Club d'Izborsk, 26 décembre 2020)

Alexandre Douguine : Nous avons besoin d'un socialisme de l'esprit

 

26 décembre 2020

 

https://izborsk-club.ru/20437

 

 

Interview pour l'émission "Pisando em Brasa" (Brésil).

 

- Quelle est l'idée principale de la quatrième théorie politique ? Cette théorie convient-elle à toutes les nations ou a-t-elle été créée spécialement pour les Russes ?

 

- La quatrième théorie politique n'est pas seulement pour les Russes. L'idée principale est la décolonisation de la conscience politique et l'atteinte d'un nouveau niveau de conscience de soi.

 

Nous pensons à la politique dans un système de coordonnées strictement défini. Ce système de coordonnées s'est formé en Europe occidentale au Nouvel Âge, à l'époque de la Modernité. C'est comme une tache historique et géographique. La particularité de cette politique est le rejet de la verticalité - du platonisme et de son idée transcendantale et de la téléologie d'Aristote. La politique n'a pas de dimension spirituelle. La politique n'a pas de but. Tout ne se fait pas du haut vers le bas et du centre vers la périphérie. Tout se fait de bas en haut et de la périphérie vers le centre.

 

Une telle théologie politique (selon Carl Schmitt) se distingue du Moyen Âge européen et des civilisations non européennes.

 

Cette compréhension de la politique s'est d'abord développée dans les pays protestants. Puis elle s'est étendue à toutes les autres nations. Avec la colonisation et l'occidentalisation, ce matérialisme politique a dépassé l'Europe et s'est étendu à toute l'humanité.

 

Au cours des deux derniers siècles, la modernité politique européenne a pris trois formes principales. Libéralisme, Socialisme, Nationalisme. Ils sont tous modernes et ils sont tous européens.

 

Il y a donc eu une colonisation totale de la pensée politique. Dans le monde entier, la "politique" a été comprise comme quelque chose qui a émergé en Europe occidentale au cours des temps modernes.

 

Au XXe siècle, ces trois idéologies se sont affrontées. Tout d'abord, le libéralisme et le communisme ont vaincu le fascisme. Puis, pendant la guerre froide, le libéralisme a vaincu le communisme. Il y avait donc une idéologie politique parmi les trois. Elle a été la base de la mondialisation dans les années 90 du XXe siècle.

 

La Russie est devenue une victime de cette colonisation sous l'influence de l'Occident. Cela a conduit à la révolution bolchevique. En l'an mille neuf cent quatre-vingt-onze, la Russie s'est retrouvée sous le joug du libéralisme.

 

Mais la Russie tente de se soustraire à l'influence de l'hégémonie idéologique occidentale. Et cherche une issue. D'où cette analyse de la politique. Et la conclusion de la nécessité d'une quatrième théorie politique.

 

Mais ce n'est pas seulement le choix de la Russie. De nombreuses personnes dans le monde, à l'Ouest comme à l'Est, ne sont pas d'accord avec le libéralisme. Mais ce désaccord les renvoie dans la modernité politique. Soit au communisme, soit au nationalisme. Nous sommes donc toujours prisonniers du matérialisme politique.

 

Par conséquent, non seulement la Russie doit rechercher la quatrième théorie politique, mais aussi tous les peuples, États et sociétés qui cherchent à lutter contre le libéralisme. Pour vaincre le libéralisme, il faut aller au-delà de la colonisation des consciences.

 

Pour le Brésil et plus largement pour l'Amérique latine, la quatrième théorie politique est très pertinente.

 

- Quelle est la particularité de la quatrième théorie politique ? En quoi diffère-t-elle le plus des autres théories et idéologies politiques ?

 

- La particularité de la quatrième théorie politique est qu'elle va au-delà de toute la modernité politique et ne se contente pas de critiquer le libéralisme. Ce n'est le cas nulle part ailleurs. Un tel dépassement de la pensée politique coloniale est possible grâce au traditionalisme, à un retour au Moyen Âge et à l'Antiquité (d'où les projets du Nouveau Moyen Âge et de la Nouvelle Antiquité). Cependant, cela est également possible grâce à un pas en avant, par la radicalisation du postmoderne.

 

Cette combinaison de l'archaïque et de l'ultramoderne est unique.

 

- Pourquoi, comme on le sait, aimez-vous tant le Brésil ? Qu'est-ce qui vous attire dans la culture brésilienne ? Qu'ont en commun le Brésil et la Russie ?

 

- Pour être honnête, je ne sais pas pourquoi j'aime tant le Brésil. Je suis fasciné par la langue portugaise, par la langue elle-même. C'est comme la musique. La musique brésilienne - bossa nova, MPB et autres genres - est à mon avis le sommet de la culture musicale.

 

Je suis également attiré par la dimension impériale de l'histoire du Brésil - le fait de déplacer la capitale du Portugal à Rio de Janeiro. Les versions de la théorie eschatologique du Cinquième Empire en relation avec le Brésil sont extrêmement intéressantes. La révolte traditionaliste des Contestado et des Canudus.

 

Glauber Rocha a exprimé ces tendances de manière très subtile dans son film Dieu et le diable au pays du soleil.

 

Je vois le Brésil comme une énigme, un vague signe d'un avenir paradoxal. Le destin du nouveau siècle et de toute l'Amérique latine est en quelque sorte lié au Brésil. Mais je ne peux pas être plus précis. Pour parler des logos brésiliens, il faut une langue spéciale.

 

- Quelle est l'anthropologie de la quatrième théorie politique ? Reconnaît-il l'essentialisme ? Comment la quatrième théorie politique explique-t-elle les transformations et les comportements humains dans l'histoire ?

 

- L'anthropologie de la quatrième théorie politique est basée sur Heidegger et la doctrine de Dasein. Ce n'est pas de l'essentialisme. L'homme est une existence ouverte, une existentialité, une présence territoriale pensante. Au centre de l'homme se trouve l'abîme. L'homme peut devenir n'importe quoi, puisqu'il est absolument libre. Plus précisément encore, l'homme est une pure liberté. C'est ce qui fait de lui ce qu'il est. Dans un sens, tout et rien.

 

L'homme doit donc avant tout se créer lui-même. Il n'est pas un acquis, il est une tâche. Mais ici, nous n'abordons pas simplement la négation de l'essence (comme dans le relativisme libéral, le nominalisme et l'anti-essentialisme), mais l'idée d'"essence ouverte". Il est accepté de comprendre l'essence comme une loi logique de l'identité A=A. Mais chez Aristote lui-même, cette loi n'est applicable qu'à l'éternité, à Dieu, à l'immortalité. Tout cela est dialectique. L'essence de l'homme n'est donc pas égale à elle-même. C'est un processus, un processus de devenir spirituel.

 

La quatrième théorie politique est basée sur une anthropologie ouverte. L'homme ne devient humain que dans le processus de dépassement de soi. Il ne doit pas s'arrêter, il n'est toujours qu'un chemin - le chemin vers la vraie patrie, vers son "lieu naturel". C'est l'existence authentique du Dasein.

 

L'anthropologie de la quatrième théorie politique est existentielle, et non pas technique. Ceux qui partagent notre approche sont avec nous. Et la chose la plus importante dans notre approche est la liberté absolue.

 

- Quel est le lien entre la catégorie la plus importante de la quatrième théorie politique Dasein et la catégorie des personnes ? Comment la notion de peuple est-elle liée à la diversité ethnique, qui est typique de pays comme le Brésil et la Russie ?

 

- Dasein du peuple et Dasein en tant que peuple. Deux thèmes proches mais toujours différents. Le Dasein n'est, à proprement parler, ni individuel ni collectif. C'est comme l'espèce selon Aristote. Et l'espèce désigne à la fois le singulier et le collectif, ne coïncidant avec aucun des deux. Tout comme l'"esprit" (=Geist) de Hegel, dans lequel le "je" coïncide avec le "nous", le privé avec l'universel.

 

Par "peuple", j'entends "l'esprit du peuple", ce qui fait qu'un peuple est un peuple. La nation n'est pas une masse, ce n'est pas une population. Une nation n'est pas constituée d'individus, comme une somme. Le peuple est toujours et à la fois le tout. Et c'est elle qui prend la décision. La décision principale : exister de manière authentique ou non. Si les gens prennent la décision d'exister authentiquement, ils activent leur esprit. S'il choisit le contraire, il est possédé par das Man, le Malheur, l'Intelligence Artificielle. L'existence authentique n'est possible que dans un peuple libre. Un esclave ne peut pas exister authentiquement. L'existence authentique nécessite donc une décolonisation de la pensée, une décolonisation de la conscience.

 

Le libéralisme et la modernité politique en général sont synonymes d'existence non authentique. Les trois idéologies politiques des Modernes sont totalitaires. Avec le communisme et le fascisme, et c'est évident. Mais aujourd'hui, nous constatons de première main que le libéralisme - en particulier le libéralisme mondialiste du parti démocrate américain - est un système purement totalitaire. Le mondialisme, c'est l'aliénation totale, la déshumanisation, le cyber-esclavage électronique. Le but du mondialisme est d'abolir complètement le Dasein. C'est le but de toute modernité politique. C'est pourquoi il faut exactement une quatrième théorie politique - et non pas le communisme ou le fascisme. L'existence authentique d'un peuple n'est possible qu'en dehors de tout dogmatisme - y compris et même surtout du dogmatisme libéral.

 

- Quel rôle jouent les idées et les théories d'un auteur traditionaliste comme Julius Evola ? Comment concilier Evola et les exigences de la justice sociale ?

 

- Julius Evola est important en tant que porteur d'un traditionalisme offensif. Il ne s'arrête pas à affirmer que la modernité est mauvaise et perverse. Il appelle à le combattre jusqu'à la dernière goutte de sang. C'est une position active d'un homme complet. Ce qu'Evola valorisait le plus était la liberté, que l'homme est appelé à réaliser dans son moi supérieur. Et toutes les tentatives des libéraux ou des communistes pour obtenir la liberté par des méthodes extérieures ne font qu'aboutir à une nouvelle forme d'esclavage. Evola a également critiqué la troisième voie. C'est pourquoi il est le précurseur de la quatrième théorie politique. Sa critique du nationalisme en tant que phénomène bourgeois est extrêmement importante.

 

Enfin, Evola est important en tant que philosophe, qui a formulé le principe du "traditionaliste sans tradition". C'est une figure proche de l'image du Sujet radical. Le sujet radical est le noyau éveillé de l'homme intérieur qui se rebelle contre la Modernité. Non pas parce que cette personne appartient au passé par inertie, mais en raison du rejet absolu du présent. Le rejet du Moderne ne se fonde pas sur la Tradition, car la vraie Tradition est cachée dans les "temps sombres", mais sur la haine et la répulsion envers le monde moderne. C'est-à-dire qu'il s'agit de l'éveil du noyau profond de l'homme, non pas à travers les restes du "sacré", mais à travers le "nihilisme de droite", le rejet du "profane".

 

La justice sociale n'était pas une priorité pour Evola. Mais je vois la justice sociale comme la volonté du peuple de rejeter la hiérarchie matérielle, une protestation spontanée contre le capitalisme et le système de l'argent.

 

Le socialisme, cependant, doit être combiné avec l'esprit, détaché du matérialisme. C'est pourquoi nous avons besoin d'un nouveau socialisme - dans l'esprit d'Oscar Wilde et de son professeur John Ruskin. L'homme de travail ne doit pas seulement être libéré matériellement, il doit être élevé et anobli. Nous avons besoin d'un socialisme de l'esprit.

 

- Comment la quatrième théorie politique considère-t-elle le problème de la technologie ? Est-il possible de nous soumettre à la technologie ou sommes-nous condamnés à ce qu'elle nous soumette ? Est-il possible de modifier le rapport avec la technologie ? Quel est le rapport de l'homme avec la nature ?

 

- Le problème de la technologie n'est pas un problème technique. La technologie est une relation du sujet avec l'objet, et donc elle résume cette relation, devient son incarnation. Si nous perdons la dimension sous-jacente du sujet qui assure sa liberté absolue, nous construisons une idole extérieure à vénérer. Cette idole est un objet. Et nous le créons avec l'aide de la technologie. La technique a toujours été le médiateur entre l'homme et l'être qui l'entoure. Mais sur ce territoire intermédiaire, la liberté et l'idole aliénante, le monstre artificiel Léviathan se rencontre. Si la technologie est un art ou de la poésie, elle sert le sujet. Mais si le sujet s'affaiblit, il change de sens et commence à servir l'idole. Singularité et Intelligence Artificielle est le triomphe de l'Objet Radical, qui devient le nouveau maître de la technologie.

 

Le dépassement de la technologie consiste donc en un retour à la créativité pure du sujet. Le Dasein existe comme étant dans le monde. C'est l'art de l'existence, une technique existentielle. Mais l'objet original détruit le monde, le démembrant. La numérisation est l'atomisation de l'être et le démembrement de la conscience. D'où la schizo-analyse de Deleuze et Guattari. D'où la vénération que les spéculateurs réalistes portent à la technologie. La technique conduit au post-humanisme comme limite à l'aliénation de l'homme de son grain intérieur.

 

La tâche de la véritable Révolution est d'anéantir la relation technique à la technologie, en replaçant ce problème à sa juste place, dans le domaine de la métaphysique et de l'ontologie.

 

- Pourriez-vous nous parler brièvement de votre projet "Noomachia" ? Comment les thèmes de la Noomachia et de la théorie des trois Logos sont-ils en corrélation avec la quatrième théorie politique ? Que pouvez-vous dire sur les logos du Brésil ?

 

- Noomachia est un ouvrage en vingt-quatre volumes. Il est difficile d'en parler brièvement. L'idée principale est qu'outre les origines apolliniennes et dionysiaques dans la culture, la civilisation, la philosophie, l'art et la vie en général, il existe un troisième commencement - le Logos de Cybèle. Auparavant, l'opposition entre Apollon et Dionysos nous faisait placer tout ce qui était chthonien, matériel et terrestre dans la zone de Dionysos. Ainsi, Apollon était opposé à Dionysos. Mais l'introduction du Logos de Cybèle change radicalement la donne. Dionysos est aussi différent de Cybèle, le Logos de la Grande Mère, qu'Apollon l'est de Dionysos. Il y a trois racines, trois Logos, pas deux. Ces Logos se livrent une guerre incessante entre eux. Cette guerre, c'est de l'histoire, de la culture, de la civilisation.

 

Dans toute civilisation, qu'elle soit archaïque ou moderne et complexe, il y a toujours les trois Logos. Mais leurs proportions sont différentes. De plus, ils peuvent changer - parfois très lentement et imperceptiblement, parfois presque instantanément, de façon spectaculaire. Par conséquent, chaque civilisation doit être étudiée comme un système indépendant ayant ses propres significations. Et déjà dedans pour étudier la structure de la Noomachia, la guerre des trois Logos et leurs proportions.

 

Dans la quatrième théorie politique, la Noomachia n'est pas nécessaire. Il s'agit de différents niveaux d'analyse.

 

La quatrième théorie politique affirme le principe de la pluralité des Dasein. Cela signifie que chaque nation, chaque civilisation et chaque culture a sa propre structure sémantique complètement autonome, son propre paradigme. Noomachia approfondit cette thèse en explorant systématiquement les structures de toutes les civilisations. C'est-à-dire que la Noomachia peut être considérée comme une justification théorique de la thèse sur la pluralité du Dasein. C'est à cela que sont consacrés presque tous les volumes de Noomachia : l'étude des cultures des peuples d'Europe, d'Asie, d'Eurasie, d'Afrique, d'Amérique et d'Océanie.

 

La Noomachia au Brésil a ses propres caractéristiques.

 

Dans la mesure où le Brésil est un pays occidental moderne avec une démocratie libérale, il est influencé par le Logos de Cybèle - comme l'ensemble de la Modernité. Mais la culture brésilienne - tant latine et catholique qu'amérindienne et africaine - est tout à fait particulière. Et ce conflit entre Modernité et Tradition définit la Noomachia brésilienne. Il me semble que le Logos de Dionysos est fort au Brésil - d'où la bossa nova et le carnaval d'une beauté fantastique, dernier écho des processions dionysiaques. Mais le logo du Brésil n'a pas encore été trouvé. Il doit exprimer correctement le Dasein brésilien.

 

Et ce par quoi nous avons commencé, la décolonisation de la conscience politique, est une condition absolument nécessaire pour cela.

 

 

Alexandre Douguine

http://dugin.ru

Alexandre G. Douguine (né en 1962) est un éminent philosophe, écrivain, éditeur, personnalité publique et politique russe. Docteur en sciences politiques. Professeur de l'Université d'État de Moscou. Il est le leader du mouvement eurasien international. Membre régulier du Club d’Izborsk.

 

Traduit du russe par Le Rouge et le Blanc

 

 

Présentation d'Alexandre Douguine par son éditeur en France Christian Bouchet: 

 

https://www.breizh-info.com/2020/12/27/156214/alexandre-douguine-un-alain-de-benoist-qui-a-laudience-dun-eric-zemmour-et-linfluence-dun-bernard-henri-levy/

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Leonid Ivahov: La guerre entre les États-Unis et la Chine : le rapport de force (Partyadela, 21.10.2020)

13 Décembre 2020 , Rédigé par Le Rouge et le Blanc Publié dans #Général Leonid Ivashov, #Guerre, #Chine, #Politique, #Russie, #Iran, #Amérique du sud, #USA

Leonid Ivahov: La guerre entre les États-Unis et la Chine : le rapport de force  (Partyadela, 21.10.2020)

Leonid Ivahov: La guerre entre les États-Unis et la Chine : le rapport de force

 

21.10.2020

 

https://partyadela.ru/blogs/ivashov-leonid/12032/

 

Pour la première fois dans l'histoire, les relations entre les États-Unis et la Chine ont atteint un nouveau niveau très dangereux.

Le 24 juillet, le secrétaire d'État américain Mike Pompeo a officiellement déclaré la "Deuxième Guerre froide" à la Chine. Il s'est prononcé très fermement contre "l'ennemi froid", faisant du Parti communiste chinois la principale cible de ses accusations.

 

Il s'agit du prochain cycle de relations entre les États-Unis et la Chine après la guerre commerciale qui a été lancée plus tôt par les États-Unis. Cela signifie que la confrontation acquiert une nouvelle qualité : en Amérique, ils considèrent la Chine non seulement comme un concurrent économique, mais aussi comme un adversaire idéologique du monde capitaliste, dont ils sont les leaders.

 

Les États-Unis répètent pratiquement la stratégie politique de G. Truman, qui a lancé après la Seconde Guerre mondiale la doctrine de l'endiguement du communisme, qui s'est ensuite transformée en doctrine de rejet du communisme d'Eisenhower et s'est terminée par la doctrine de destruction du communisme de Reagan.

 

Les initiatives américaines auraient pu s'expliquer par la rigidité de la course électorale de Trump et Biden, mais les actions des partis montrent qu'il ne s'agit pas seulement de l'élection présidentielle. La guerre commerciale a également été assez dure et la Chine a très bien réagi aux mesures de sanctions imposées par les États-Unis aux producteurs et investisseurs locaux. Aucun des deux camps n'a obtenu de supériorité dans la guerre commerciale, les deux économies ont souffert et un cessez-le-feu a été déclaré.

 

Nous voyons maintenant les parties au conflit rassembler leurs forces, former des alliances et des coalitions militaires. Ces circonstances augmentent sérieusement le risque d'une guerre chaude. Les États-Unis établissent une présence militaire près des eaux de la Chine, provoquant des incidents et alimentant les conflits entre la Chine et ses voisins.

 

La vieille technique américaine n'est pas de créer et de participer au conflit lui-même, mais de le faire par l’intermédiaire de ses satellites. Récemment, par exemple, Taïwan a abattu le dernier avion de chasse chinois Su-35, qui aurait violé l'espace aérien de Taïwan. Le pilote a été fait prisonnier. Taïwan n'avait jamais permis qu'une telle chose se produise auparavant.

 

La Chine, guidée par une sagesse ancienne : "ne fais jamais ce que ton ennemi veut", s'est limitée à une note de protestation. Les destroyers américains ont commencé à passer par le détroit de Taïwan, les Chinois ont protesté. Il y a eu des affrontements entre les militaires indiens et chinois dans les zones frontalières de conflit, les Chinois ont insisté sur une trêve. Tout cela souligne la réticence de Pékin à s'engager dans une guerre avec l'Amérique.

 

Dans le même temps, la Chine prend fortement le pas sur les intérêts économiques et politiques des États-Unis, ainsi que sur les communications et les technologies mondiales. Et les Américains comprennent clairement que leur leadership prendra fin bientôt si le dragon chinois n'est pas arrêté. Avec la fin du leadership, l'ère de la domination du dollar et de l'existence des États-Unis en tant qu'État pourrait prendre fin.

 

Mais jusqu'où l'élite américaine est-elle prête à aller pour tenter d'arrêter la Chine ? Eh bien, ce n'est pas encore clair. Premièrement, parce que la classe dirigeante aux États-Unis est très hétérogène. Il est important pour les propriétaires de capitaux financiers de préserver le dollar, et non le pays. A tout prix, même la perte du leadership américain. Biden dit déjà qu'il va retrouver de bonnes relations avec Pékin lorsqu'il sera président. Pour les partisans de Trump, la devise est "L'Amérique d'abord".

 

Quelles sont les mesures pratiques que les parties au conflit hybride prennent en dehors de ce qui précède ? Je mettrais la mobilisation de leurs propres forces et de celles de leurs alliés au premier plan. Les États forment rapidement une nouvelle configuration de l'alliance (de civilisation) anglo-saxonne, qui comprend le Canada, la Grande-Bretagne, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et Israël. En outre, une alliance militaire est prévue - les États-Unis, l'Inde, le Japon, la Corée du Sud (OTAN de l'Est). Une tentative de création d'une "mini-OTAN du Moyen-Orient" dirigée par l'Arabie saoudite s'intensifie. Dans le même temps, Washington déploie l'opposition chinoise interne à Hong Kong (les services de renseignements britanniques y travaillent), dans la région autonome ouïghoure du Xinjiang (la Turquie est responsable de cette région), dans certaines provinces du sud de la Chine (internationale financière et CIA). Le Département d'État américain forme un mouvement dissident contre le Parti communiste de Chine et le régime communiste.

 

La Chine, à son tour, est responsable des actions des États-Unis. D'abord, elle mobilise ses diasporas en Amérique, en Europe et en Asie du Sud-Est. Elle intensifie son travail en Amérique latine et nous pouvons nous attendre bientôt à une montée du sentiment anti-américain dans la région, qui affectera sans aucun doute le comportement des Latino-Américains aux États-Unis mêmes. Une étape importante est la promotion du "pacte de coopération" avec l'Iran, auquel Pékin a alloué plus de 400 milliards de dollars. Des investissements importants seront consacrés au développement des infrastructures (y compris militaro-stratégiques) et à l'énergie. Pour l'instant, l'Iran refuse une présence militaire chinoise sur son territoire et transfère une de ses îles à la Chine. Mais la Chine obtient un accès direct au golfe Persique, ainsi que des relations spéciales avec la Syrie et l'Irak et un moyen de pression sur la Turquie et l'Arabie Saoudite (alliés des Etats-Unis).

 

Il convient d'ajouter qu'il y a quelques jours, lors d'une visite dans la province de Guangdu, dans le sud de la Chine, le chef de la Chine, s'adressant aux militaires, a déclaré qu'il est aujourd'hui nécessaire "de concentrer toutes les pensées et les forces sur la préparation de la guerre et la garantie d'un état d'alerte élevé. D. Trump et M. Pompeo ne sont pas non plus timides en termes forts.

 

Si l'on parle de l'aspect économique de la guerre hybride mondiale, la Chine surpasse sérieusement les États-Unis en termes de rythme de développement et de volume de ses activités scientifiques et de production. En ce qui concerne la production d'acier, la Chine dépasse les États-Unis à 11 reprises (le volume mondial de production est de 1,8 milliard de tonnes, la Chine de 1 milliard - 54 %, les États-Unis de 87,9 millions de tonnes), l'énergie électrique - Chine 7504,9 terawat/heure ou 28 % de la production mondiale, les États-Unis - 4401, 3. Ciment : Chine - 2,323 milliards de tonnes, États-Unis - 0,085. En retard à 27 reprises. Machines : Chine - 30 % de la production mondiale, États-Unis - moins de 6 %.

 

La Chine contrôle la production et l'offre mondiales de terres rares - 71 % et 78 %, respectivement, du volume mondial. La Chine investit plus dans l'éducation et la science que tout autre pays au monde. Même aux États-Unis, plus d'un tiers des étudiants étrangers sont chinois. La Chine a plus que doublé le nombre de chercheurs par rapport aux États-Unis, ainsi que le nombre de brevets.

 

Quant au ratio "soft power" (qui sera probablement le principal calibre dans la prochaine guerre hybride), la Chine est au moins aussi bonne que l'Amérique. Il y a deux mille cinq cents ans, les Chinois avaient une théorie bien établie d'une telle guerre. Le grand Sun Tzu en était l'auteur. Voici quelques-unes de ses thèses : "La guerre est un chemin continu de ruse" ; "Cinquante fois pour s'engager dans une bataille et cinquante fois pour gagner, ce n'est pas une victoire. Se battre cent fois et gagner cent fois n'est pas une victoire. Gagner sans s'engager dans une bataille est une victoire".

 

Le monde est donc à la veille d'une grande bataille. Mais la question se pose, où se trouve la Russie dans cette guerre, quel est son rôle et de quel côté est-elle ? Aucune des deux parties ne nous appelle des alliés, nous sommes très peu fiables. Les Américains se contentent de susciter une série de conflits le long du périmètre des frontières de la Fédération de Russie - l'Ukraine, le Caucase, la Biélorussie, l'Asie centrale, la Moldavie est la suivante, les conflits internes. Ils bloquent l'approvisionnement de l'Europe en gaz et en pétrole et renforcent les sanctions. La Chine nous considère comme une logistique et une installation de production militaire. Et comment allons-nous aider la Chine ? Les armes nucléaires ne comptent pas, elles ne seront pas utilisées dans une guerre hybride, et nous n'avons pas d'autres moyens importants, ni d'alliés (le bataillon arménien et la compagnie kirghize affectés à l'OTSC - pas une force, mais seulement un symbole). Il est triste que l'Inde et l'Iran aient perdu. Ils étaient de véritables alliés. Mais la brutale tromperie de l'Inde pour lui fournir un porte-avions comme navire amiral de la marine indienne et son refus de produire conjointement des moyens modernes de lutte armée, ont fait leur part : l'Inde est partie en Amérique. L'Iran a été plus d'une fois rejeté et le Conseil de sécurité des Nations unies a voté les sanctions américaines contre Téhéran, a refusé (à la demande d'Israël) de fournir des complexes de défense aérienne S-400 et d'autres armes défensives, a refusé, dans le cadre d'actions conjointes visant à protéger la Syrie, le principe de l'intégrité territoriale, a permis aux Américains et aux Turcs d'occuper une partie du territoire syrien et a permis à Israël de bombarder librement les installations syriennes.

 

Ce n'est pas un adieu en géopolitique.

 

Leonid Ivashov

 

Traduit du russe par Le Rouge et le Blanc.

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L'imbécillité de la campagne contre la viande de chien au Vietnam

13 Octobre 2020 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles Publié dans #Amérique du sud, #Asie, #Environnement, #Société

Boucherie servant du chien rôti (Vietnam). Source: Le voyage de Lady Anne (blog de navigateurs autour du monde)

Boucherie servant du chien rôti (Vietnam). Source: Le voyage de Lady Anne (blog de navigateurs autour du monde)

Sous la pression de certains touristes et n'en doutons pas, d'associations et ONG subversives, les autorités d'Hanoï cherchent à interdire la consommation de la viande de chien, populaire au Vietnam:

https://www.lexpress.fr/actualites/1/styles/vietnam-les-habitants-de-hanoi-pries-de-ne-plus-manger-de-la-viande-de-chien_2034772.html

Le chien "sans poils et sans voix" est ou était élevé en Asie, dans le Pacifique et en Amérique centrale et du sud depuis des temps immémoriaux, pour être mangé.

Il est le résultat d'une longue sélection.

Les touristes qui rencontraient ces chiens étranges au Pérou, par exemple, où on ne les élève plus que comme animaux de compagnie ("mascotas"), ignorent tout de cette histoire.

Pourquoi juger les mœurs des autres peuples ?

Pourquoi chercher à détruire les traditions immémoriale des peuples sinon pour les uniformiser dans le creuset du mondialisme ? c'est criminel.

Remarquons que le goût particulier des hommes pour la viande de chien est partagé avec les tigres et les pumas, qui n'hésitent pas à s'approcher des habitations pour les capturer et les emporter pour les manger. Une anecdote est racontée par l'explorateur russe Vladimir Arseniev dans son inoubliable récit Dersou Ouzala, lorsque, par une nuit de tempête, sa chienne Alpa est enlevée par un tigre qui franchit les corps des voyageurs endormis autour du feu de camp par pour se saisir de l'animal. 

Personnellement, à plusieurs reprises, dans les Andes du Pérou et de la Bolivie, j'ai été le témoin d'enlèvements de chiens par des pumas entrés la nuit dans la cour des petites fermes paysannes. Tous les paysans andins savent que les pumas raffolent de la viande de chien.

Évidemment, ce n'est pas le magazine L'Express, champion du politiquement correct (n'est-ce pas, Valérie Lion ?), qui vous dira tout cela.

POC

Sur le même sujet:

http://bomarea.blogspot.com/2017/01/pour-labolition-du-betail-occidental-en.html

http://pocombelles.over-blog.com/na-wai-taua.html

Chien sans poils et sans voix ("perro chino", au Pérou). Pachacamac, près de Lima (Pérou). Elevé aux temps préhispaniques pour sa viande, comme en Amérique centrale et en Asie, il est devenu aujourd'hui un animal de compagnie. Il semble qu'il soit encore discrètement consommé dans certaines région, près de Huancayo par exemple, dans les Andes centrales du Pérou. On nomme en quechua "alqo micuna" ceux qui mangent du chien. Photo: Pierre-Olivier Combelles (2012)

Chien sans poils et sans voix ("perro chino", au Pérou). Pachacamac, près de Lima (Pérou). Elevé aux temps préhispaniques pour sa viande, comme en Amérique centrale et en Asie, il est devenu aujourd'hui un animal de compagnie. Il semble qu'il soit encore discrètement consommé dans certaines région, près de Huancayo par exemple, dans les Andes centrales du Pérou. On nomme en quechua "alqo micuna" ceux qui mangent du chien. Photo: Pierre-Olivier Combelles (2012)

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Alexander Dugin (en Argentina, 2019): "Estamos en la transición entre el mundo unipolar y el mundo multipolar"

31 Juillet 2020 , Rédigé par Le Rouge et le Blanc Publié dans #Amérique du sud, #Politique, #Russie, #Club d'Izborsk (Russie)

(7'28") Alexander Dugin: "Es la sexta columna la más peligrosa: son los liberales a dentro del sístema, leales a Putin..." (C'est la sixième colonne qui est la plus dangereuse, ce sont les libéraux à l'intérieur du système, ceux qui sont loyaux envers Poutine).

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Manlio Dinucci: Amazonie, les incendiaires crient au feu (2019)

28 Juillet 2020 , Rédigé par Le Rouge et le Blanc Publié dans #Environnement, #Amérique du sud

Devant la propagation des incendies en Amazonie, le Sommet du G7 a changé son agenda pour « affronter l’urgence ».

Les sept —France, Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Japon, Canada et États-Unis— ont joué, avec l’Union européenne, le rôle de pompiers planétaires. Le président Macron, en uniforme de pompier-en-chef, a lancé l’alarme : « notre maison est en flammes ». Le président Trump a promis le plus grand engagement états-unien dans le travail d’extinction.

Les projecteurs médiatiques se concentrent sur les incendies au Brésil, laissant dans l’ombre tout le reste. Avant tout le fait que la destruction ne touche pas seulement la forêt amazonienne (aux deux tiers brésilienne), réduite en 2010-2015 de presque 10 000 km2 par an, mais aussi les forêts tropicales d’Afrique équatoriale et d’Asie sud-orientale. Les forêts tropicales ont perdu, en moyenne chaque année, une superficie équivalente à celle totalisant Piémont, Lombardie et Vénétie. Bien qu’avec des conditions différentes d’une zone à l’autre, la cause fondamentales est la même : l’exploitation intensive et destructive des ressources naturelles pour obtenir le plus grand profit.

En Amazonie on abat les arbres pour en tirer du bois précieux destiné à l’exportation. Ces terrains très fragiles, une fois dégradés, sont abandonnés et ainsi de nouvelles zones se déforestent. La même méthode destructive est adoptée, provoquant de graves dommages environnementaux, pour exploiter les gisements amazoniens d’or, de diamant, de bauxite, de zinc, de manganèse, de fer, de pétrole et de carbone. La construction d’immense bassins hydroélectriques, destinés à fournir de l’énergie pour les activités industrielles, contribue aussi à la destruction de la forêt amazonienne.

L’exploitation intensive et destructrice de l’Amazonie est pratiquée par des compagnies brésiliennes, fondamentalement contrôlées à— travers des participations actionnariales, des mécanismes financiers et des réseaux commerciaux— par les plus grands groupes multinationaux et financiers du G7 et d’autres pays.

Par exemple JBS, qui possède au Brésil 35 sites de production de viandes où sont abattus 80 000 bovins par jour, a d’importants sièges aux USA, au Canada et en Australie, et est largement contrôlé via des quotas de dette par les groupes financiers créditeurs : JP Morgan (USA), Barclays (GB) et les groupes financiers de Volkswagen et Daimler (Allemagne). Marfrig, au deuxième rang après JBS, appartient à 93 % à des investisseurs états-uniens, français, italiens et d’autres européens et nord-américains.

La Norvège, qui aujourd’hui menace le Brésil de rétorsions économiques pour la destruction de l’Amazonie, provoque en Amazonie de graves dégâts environnementaux et sanitaires avec son propre groupe multinational Hydro (pour moitié de propriété publique) qui exploite les gisements de bauxite pour la production d’aluminium, si bien qu’il a été placé sous enquête au Brésil.

Les gouvernements du G7 et d’autres, qui aujourd’hui critiquent formellement le président brésilien Jair Bolsonaro pour se refaire une conscience face à la réaction de l’opinion publique, sont les mêmes qui en ont favorisé l’ascension au pouvoir pour que leurs multi-nationales et leurs groupes financiers aient les mains encore plus libres dans l’exploitation de l’Amazonie.

Les communautés indigènes, dont les territoires concentrent les activités illégales de déforestation, sont principalement attaquées. Sous les yeux de Tereza Cristina, ministre de l’agriculture de Bolsonaro, dont la famille de latifondiaires a une longue histoire d’occupation frauduleuse et violente des terres des communautés indigènes.

 

Manlio Dinucci

 

Traduction: Marie-Ange Patrizio

Source: Il Manifesto (Italie)

Publié à l'origine sur le site du Réseau Voltaire (3septembre 2019):

https://www.voltairenet.org/article207514.html

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La Réserve Nationale Tambopata (Madre de Dios, Pérou) envahie par les chercheurs d'or (David Hill, The Guardian)

19 Juin 2016 , Rédigé par POC Publié dans #Environnement, #Amérique du sud

 

Gold mining in Peru. Photo by Rhett A. Butler

Gold mining in Peru. Photo by Rhett A. Butler

The World Travel and Tourism Council predicts that travel and tourism’s “total contribution” to Peru’s GDP will exceed 11% by 2026, but how well, in the long-term, is Peru protecting its best tourist assets? Among foreign tourists easily the most popular destination in the country’s lowland Amazon region is the 274,000 hectare Tambopata National Reserve (TNR) - yet it currently stands invaded by gold-miners.

The TNR is in the Madre de Dios region in the south-east of Peru. Over 632 bird species, 1,200 butterfly species, 103 amphibian species, 180 fish species, 169 mammal species and 103 reptile species make it one of the most biodiverse places in the world, according to the Environment Ministry, but those numbers don’t compare to the gold-miners. According to Victor Zambrano, president of the TNR’s Management Committee and the recently-announced winner of the 2016 National Geographic Society/Buffett Award for Leadership in Latin American Conservation, there are 8,000 miners in the reserve itself and more than 35,000 in its buffer zone.

“Why is Peruvian patrimony that generates such income for the state not being defended?” Zambrano asks. “It isn’t being protected in the way that it should. It’s like we want to kill the goose that lays the golden egg.”

[...]

Gold-mining is one of the biggest causes of deforestation in Peru’s Amazon and Madre de Dios is the hardest-hit region of all. Over 50,000 hectares of forest had been cleared by 2012, hundreds of tons of mercury have been dumped into the rivers, and opponents assassinated. It involves people trafficking, 10,000s of child workers, prostitution, sexual exploitation of minors, and indications of forced labour, among other horrors.

[...]

“We have done everything humanly possible, everything humanly possible it is to do. However, the issue has always been that the central government has never given our protected natural areas the importance they deserve. When you make concrete decisions to correct something, it needs to come from the top, from the president. . . I see no results, my friend. I see no results.”

[...]

“There is widespread corruption that, unfortunately, means we need a re-engineering of government entities. . . Why are the miners not evicted [from the TNR]? Because they’re protected, obviously, by government entities and those at the top taking bribes. That’s the issue.”

Victor Zambrano

https://www.theguardian.com/environment/andes-to-the-amazon/2016/jun/19/top-peruvian-amazon-tourist-invaded-gold-miners

 

ANNEXES

 

Isaac Humala: “El gobierno de Ollanta Humala fue un total fracaso”. (USI)

http://peru21.pe/politica/isaac-humala-gobierno-ollanta-humala-fue-total-fracaso-2248527

El Comercio - Domingo 02 de marzo del 2014 | 22:01
Isaac Humala: "Los ministros de mi hijo me están saboteando"
El padre del presidente tenía planeado viajar a Madre de Dios para asesorar a mineros ilegales. Su vuelo fue cancelado:

http://elcomercio.pe/politica/actualidad/isaac-humala-ministros-mi-hijo-me-estan-saboteando-noticia-1713306

 

  • On Thursday night, Alfredo Ernesto Vracko Neuenschwander was gunned down at his home along the Interoceanic Highway.
  • Vracko, 58, was a woodworker who led a movement to resist forest invasions by illegal gold miners in Peru's biodiverse Tambopata region.
  • Illegal gold miners are suspected to be responsible for the murder.

Another prominent environmentalist has been killed in Peru.

https://news.mongabay.com/2015/11/environmentalist-gunned-down-by-illegal-miners-in-peru/

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Articles de Pierre-Olivier Combelles sur la philosophie politique de Charles de Gaulle (journal Ollanta, Pérou, 2002-2003)

3 Juillet 2011 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles Publié dans #Amérique du sud, #Politique

Los politicos que no hacen honor al compromiso asumido ante el Pueblo, son como aves de carrona, prestos a servirse de los cadaveres de quienes confiaron en ellos.

Colonel Mohamed Ali Seineldin 

 

En rigor de verdad, el mundo cultural francés deberá superar una doble derrota : la que se produjo frente a Alemania en 1940/41 y la derrota que significó ser una potencia ocupada por los anglonorteamericanos en 1945. Tal vez esta última sea la peor porque es la menos perceptible.

La nueva generación de pensadores franceses deberá revalorizar la fílosofía de la cooperación con Alemania, no necesariamente de la Kollaboration con Alemania. En todo caso deberá reflexionar, de cara a la profunda incertidumbre de futuro que provocan los hechos contemporáneos, sobre el amplio consenso social que logró, en forma casi automática, el régimen de Vichy. Ello incluye la necesidad de volver a estudiar a una parte del sistema ideológico a él ligado, que no fue conservador/petainista, pero que aún hoy continúa siendo un tema tabú en Francia.

Cuando hablamos de pensamiento francés estamos incluyendo en ese concepto, en forma muy especial, al pensamiento estratégico y militar francés, que debe superar el principal escollo que hoy existe entre Francia y Alemania : el presupuesto antialemán que aún hoy alimenta a la politica de defensa de Francia.

Norberto Ceresole, Politica nacional y Proyecto de País en un mundo apolar. FICTRI / El Bloque editorial, Buenos Aires, 1993.

 

 

Intégralité de mes articles consacrés à la philosophie politique du général de Gaulle, parus dans le journal politique péruvien OLLANTA* de 2002 à 2003, censuré sur internet après quelques années d'existence (sauf quelques pages: link , link , linklink)

J'avais eu l'idée de regrouper par thèmes ses paroles significatives, tirées principalement du livre d'Alain Peyrefitte: "C'était de Gaulle", sous le titre "C. de Gaulle, filosofo y protagonista del nacionalismo", en les traduisant en espagnol (une première, je crois.)

Je précise aux lecteurs français que le mot "nationalisme" en Amérique latine a un sens plus général qu'en France et signifie, comme je l'ai défini: "politique de la souveraineté" ou "politique de défense des intérêts de la nation".  Dans son livre: "Politica nacional y Proyecto de Pais en un mundo apolar" (1993), chapitre: "La revolucion peruana de 1968", Norberto Ceresole a donné  la définition suivante: " El nacionalismo militar latinoamericano es, ante todo, una ideologia militar especifica y enraizada con mucha fuerza en la historia politica de iberoamérica (y, mas recientemente, de Brasil). No es algo, en definitiva, que haya nacido ayer. Nacio con los mismos origenes de las patrias respectivas."

Ces paroles ou pensées de  C. de Gaulle valent pour elles-mêmes et restent parfaitement actuelles; sans doute encore plus pour la France et l'Europe que pour le Pérou et l'Amérique latine, pays complexes et difficiles à comprendre, comme l'avait bien analysé Norberto Ceresole**, que je n'avais pas encore lu à l'époque.

Le modèle révolutionnaire et républicain français, anglais ou américain, pas plus que la "démocratie" au sens moderne, n'a rien à faire chez les peuples autochtones américains qui avaient des systèmes politiques et de gouvernement totalement différents. La monarchie espagnole respectait assez ces particularités. Le système républicain a tout détruit.

Le parallèle entre mes beaux-frères Ollanta et Antauro Humala Tasso et de Gaulle que j'avais développé dans mon premier et vibrant "appel" de février 2002 n'est donc qu'apparent (comme aurait été aussi tout parallèle entre eux et Juan Peron ou Mohamed Ali Seineldin en Argentine et, au Pérou, avec le Lt-Colonel et  Président Luis Miguel Sanchez Cerro ou avec le général Velasco Alvarado, chef de la révolution péruvienne de 1968, qui était alors rien de moins que Chef d'Etat Major Interarmées**). 

Comme a dit le grand moraliste colombien Nicolás Gómez Dávila: "La ferveur d'une âme noble peut se tromper d'objet sans se tromper de direction:"

Mon premier article de 2002 reproduit ci-dessous  reflète donc ce que je croyais à l'époque et absolument pas ce que je pense depuis.

Si l'aventure politique des Humala n'a strictement rien à voir avec le gaullisme, elle s'apparente à l'indianisme ou à l'indigénisme et à la subversion par une hypocrite "lutte des races"*** qui est celle des "révolutions de couleur". Les résultats et les faits sont là pour le montrer, et l'Histoire aussi, quand tout ce qui est dans l'ombre sera éclairci.

C'est une aventure athée, matérialiste et anti-chrétienne, avec un aspect messianique et millénariste bliblique. Nous sommes aux antipodes de la personnalité et de la politique de de Gaulle, un Président catholique par tradition familiale (monarchiste aussi) et par conviction, dans un pays majoritairement catholique à l'époque.

De Gaulle avait combattu pendant la première guerre mondiale, il était devenu professeur à l'Ecole de guerre, il était un historien et un écrivain. Il fut plusieurs fois prisonnier des Allemands et s'évada cinq fois, sans compter les multiples tentatives. Il s'est toujours battu pour la liberté, la sienne et celle des autres. 

Ces aventuriers de la politique sont aux antipodes également du colonel druze-argentin Mohamed Ali Seineldin, militaire, pieux et soldat dans l'âme, généreux, noble et héroïque:

http://pocombelles.over-blog.com/article-dios-patria-o-muerte-78991424.html

Le parallèle a été fait entre la famille Humala Tasso au Pérou et la famille Kennedy aux Etats-Unis. Rien de plus faux et de plus mensonger. La famille Kennedy était une famille d'origine irlandaise, catholique. Les liens entre les parents et les enfants étaient réels et très forts. Très croyant, Robert Kennedy était d'une loyauté totale envers son frère John et tous deux envers le peuple américain, sans distinction de couleur et de race. Tout le contraire des violentes et scandaleuses divisions internes des Humala.

La présidence d'Ollanta Humala Tasso, de 2011 à 2016 est symbolisée par un mot-clé qui revient constamment, tant dans la bouche du Président que sans sa politique: "Inclusion". Ce mot étrange, inconnu du peuple, issu de la  novlangue mondialiste est le symbole de la transformation sociétale, notamment par la mise en pratique de l'idéologie du genre, qui a effectivement commencé au Pérou durant sa présidence.

En septembre 2011, soit deux mois seulement après son entrée en fonctions (juillet 2011), le Président Ollanta Humala Tasso faisait entrer l'Etat péruvien dans l'organisation mondialiste "Open Gouvernment Partnership" financée notamment par la Fondation Ford et liée idéologiquement à Soros (sinon aussi financièrement ?):

https://www.opengovpartnership.org/stories/peru-aspiring-to-a-more-inclusive-process/

Suivant le chemin inverse, en 2016, la Hongrie a quitté l'OGP par rejet de la politique (notamment migratoire) que Soros menait à travers elle:

https://visegradpost.com/en/2016/12/16/hungary-quits-the-open-government-partnership/

Quant à la France, que cette republication soit aussi pour moi l'occasion de préciser qu'étant âgé de 13 ans seulement en 1968, je n'ai jamais été "gaulliste" ni "pétainiste". Mon goût est toujours allé vers la politique avec un grand "P", jamais avec un petit "p"; la politique politicienne et la manipulation du peuple au service d'intérêts occultes.

Malgré mon respect pour l'héritage historique que Pétain incarnait, ma sympathie est toujours allée vers de Gaulle, vers sa conception de la France et vers son combat. Ce n'est pas pour rien qu'il avait choisi la Croix de Lorraine comme symbole de la France libre, en souvenir de Jeanne d'Arc. Mais la France sous de Gaulle a été une France grande, libre, forte, souveraine en apparence seulement. Car le ver était dans le fruit et la chute de la France à partir de la "révolution de couleur" de mai 68 n'en a été que plus tragique. Le Traité de Nuremberg avait été le début d'un nouvel ordre mondial dominé par Israël et les Etats-Unis d'Amérique, auquel la France n'a pas échappé, l'oligarchie après de Gaulle passant de la collaboration avec les Allemands à celle avec les sionistes et les Américains et d'une manière générale avec la ploutocratie.

La France ne redeviendra libre que lorsque, dépassant ses contradictions, elle redeviendra elle-même, c'est à dire une terre de justice pour tous et par son exemple, pour les autres peuples. Souhaitons que ce soit aussi le cas du Pérou un jour.

 

Pierre-Olivier Combelles, 2011

 

* Le journal politique Ollanta a été fondé en 2001 à Lima par le major (er) Antauro Humala-Tasso, frère du nouveau président du Pérou Ollanta Humala-Tasso link et actuellement prisonnier politique au Pérou depuis l'étrange sédition d'Andahuaylas, dans les Andes, le 1er janvier 2005. Celle-ci fit six morts: deux réservistes de l'armée, membres du mouvement d'Antauro Humala Tasso et quatre policiers abattus, devant toute la population de la ville d'Andahuaylas, par des francs-tireurs armés de fusils à lunette ("snipers") postés sur les hauteurs de la ville. Arrêté quelques jours après, emprisonné avec plus de 200 réservistes dont plusieurs sont déjà morts  en raison des mauvais traitements, Antauro Humala Tasso a été jugé en septembre 2009 et condamné à 25 ans de prison. La défense ayant fait appel, sa peine a été réduite par les juges le 7 août 2011 à 19 ans (son frère étant Président du Pérou). Le journal Ollanta était distribué au Pérou par les réservistes  "ethnocacéristes" de l'armée, qui en avaient fait leur gagne-pain. Il a pris ensuite le titre de "Antauro". La présence d'emblèmes néo-nazis à côté d'Antauro Humala à Andahuaylas, par exemple, porte à réfléchir, surtout lorsqu'on pense à l'Ukraine, vivier néo-nazi de l'Alliance atlantique et modèle pour leurs opérations internationales (voir illustration ci-dessous et https://www.voltairenet.org/article211760.html).

 

** Sur la révolution péruvienne de 1968: "Uno de los generales de la época me hizo el siguiente comentario: "Tuvimos que optar entre tener que seguir reprimiendo al pueblo y continuar siendo los perros guardianes de una oligarquia que historicamente envilecio al ejercito, o hacer la revolucion que veniamos elaborando teoricamente."" (in: N. Ceresole, Politica Nacional y Proyecto de Pais en un mundo apolar, FICTRI/EL Bloque, Buenos Aires, 1993).

 

*** La lute des races et des genres (Politique de l'identité) a remplacé la lutte des classes marxiste pour diviser la société.

 

Pierre-Olivier Combelles invité d'Olivier Pichon sur Radio Courtoisie en 2006: link  et ensuite: "Le parcours littéraire et politique d'un Français des Andes" link

Ollanta Humala Tasso (gauche) et Antauro Humala Tasso (droite) lors du "soulèvement" de Locumba.

Ollanta Humala Tasso (gauche) et Antauro Humala Tasso (droite) lors du "soulèvement" de Locumba.

Source: Luis Vasquez Medina. EIR.

Source: Luis Vasquez Medina. EIR.

Antauro Humala Tasso à Andahuayla. A droite, l'enseigne néo-nazie. Sommes-nous dans les Andes ou en Ukraine ?

Antauro Humala Tasso à Andahuayla. A droite, l'enseigne néo-nazie. Sommes-nous dans les Andes ou en Ukraine ?

ANNEXE

 

Jugement de Norberto Ceresole sur Ollanta Humala

 

Jueves, 2 de noviembre de 2000

 

(...)

 

(Jesús Valente) —También quisiéramos conversar con usted sobre la situación del Perú, porque parece ser que ese país se está convirtiendo a su manera en un nuevo foco de perturbación regional. ¿Qué significado le da usted a ese intento de golpe de Estado del Teniente Coronel Ollanta Humala Tasso? 

(Norberto Ceresole)- Ninguno, esa es una maniobra de diversión que no tiene nada que ver con la realidad. Esto es un globo de ensayo que han tirado los Estados Unidos para ver cuánto Ejército apoya a Toledo. No tiene más importancia que esa, la de hacer una medición. Eso no es lo que realmente divide al ejército del Perú. Las cosas reales pasan por otro lado. 

 

(...)

 

—¿Puede en Perú surgir una cosa equivalente a lo que hubo en Ecuador, un movimiento de renovación y depuración de los mandos medios del Ejército? 

—En Ecuador no hubo un movimiento de depuración, hubo un movimiento natural de coroneles que habían llegado a su cargo por una carrera normal, pero no es que haya habido en ese país ningún intento de golpe como este seudo intento de golpe que hemos visto en Perú. Ese fue un muchacho que fue manipulado. 

—Es bien interesante eso que apunta, pues se trata de una perspectiva del asunto que no se ha planteado hasta el momento. 

—Ese fue un muchacho que fue manipulado para ver cuánto apoyo tiene Alejandro Toledo —que es un indio fabricado en Harvard—, y no tiene ninguno. 

—Y Perú sin el Ejército no se gobierna. 

—Por supuesto. Toledo no tiene nada de apoyo en el Ejército, y se acaba de ver ahora con este otro “seudo Inca” que ha salido ahora y que hasta su nombre parece fabricado en un teatro, Ollanta Humalla Tasso, un nombre teatral. 

 

Source: https://www.urru.org/papers/20001102_CeresoleChavezGanoVisitaFidel_JV.htm

  

Ollanta Humala

Ollanta Humala

Articles de Pierre-Olivier Combelles sur la philosophie politique de Charles de Gaulle (journal Ollanta, Pérou, 2002-2003)

OLLANTA, Febrero del 2002. Año 1, N° 03.)

 

De Charles de Gaulle a Ollanta Humala Tasso

EL DEBER DE DESOBEDECER

 

@ Pierre-Olivier Combelles (Francia)

 

La Constitución es el bien supremo de la República. Redactada con el total acuerdo de los ciudadanos, define los intereses generales de la colectividad y le permite entonces, a ésta, existir.

El deber de todo ciudadano es respetar y defender la Constitución y en consecuencia desobedecer al gobierno o individuo que se ilegitime violándola deliberadamente para favorecer intereses privados.

Para el filósofo griego Heráclites de Efeso («el pueblo debe combatir por su ley, por la que existe, así como por sus murallas») el reglamento militar estipula que el soldado debe obediencia a la Patria, no a un gobierno de turno ni a un individuo en particular.

Para servir a la Patria y devolver la dignidad a las instituciones, el Teniente-coronel Ollanta y el Mayor Antauro se sublevaron el 29 de octubre del 2000 contra la ilegalidad e ilegitimidad del gobierno de Fujimori y la corrupción en el Ejército. Ellos seguían el ejemplo del Mariscal Cáceres en la Guerra del Pacífico, quien emprendió una marcha por los Andes para organizar la resistencia con el apoyo de la población indígena.

Esta actitud fue similar a la del General de Gaulle, quién rechazando el armisticio firmado en 1940 entre el Mariscal Pétain y Alemania, se exiló en Inglaterra con un puñado de patriotas y fundó la “Francia Libre”. Esta desobediencia le valió ser condenado a muerte por el régimen de Vichy. Después de la Liberación de Francia y la instalación de un gobierno democrático, el Congreso pidió a de Gaulle asumir la Presidencia, creando así la V República que dió al país instituciones más conformes a sus convicciones.

La desobediencia de Gaulle no fue una casualidad sino el fruto de una gran fuerza de voluntad, nutrida por una amplia cultura, un ideal humano elevado y una herencia. En efecto, De Gaulle descendía por su madre del clan de los Mac Cartan de Irlanda, quiénes se ilustraron en la defensa de su país durante la conquista por Inglaterra.

El poder nunca fue para de Gaulle el medio para enriquecerse y siempre vivió en la austeridad, caracteres estos, de los verdaderos grandes hombres. De ahí su desprecio por la burguesía, cuyo apego exagerado a la propiedad había sido una de las razones principales de la colaboración francesa con la Alemania vencedora. “Estos burgueses prefirieron sus propiedades a su libertad”.

Como De Gaulle declarara en una entrevista con Alain Peyrefitte (político francés): “¿Quiénes fueron los primeros franceses libres?” “Gente sencilla y de buena voluntad como los pescadores de la Isla de Sein, quiénes poseían solamente su bote que llevaban consigo para pelear. Pero en aquéllos que tuvieron que escoger entre los bienes materiales y el alma de Francia, los bienes materiales escogieron por ellos. Los poseedores son poseídos por lo que poseen.”

Como sus otros hermanos y hermanas, el Teniente-coronel Ollanta y el Mayor Antauro son también el fruto de una educación rigurosa, humanista y patriota que tiene sus raíces en una antigua tradición familiar incaica por el lado paterno y caballeresca por el lado materno.

Rechazando parecerse a la juventud adinerada de las capitales sudamericanas, estupidamente fascinada por el modelo yanki y para la cual el placer y el lujo son los únicos objetivos en la vida, y renunciando a una cómoda carrera en las FFAA detrás de un pupitre, robando la comida y el uniforme de la tropa, firmando actas de sujeción con la mafia de turno, con el único sueño de comprarse un departamento o una mansión en Miami; los hermanos Humala-Tasso han demostrado publicamente las virtudes de coraje, abnegación y nobleza que eran las de sus ancestros y de los antiguos pueblos de América.

Como dijo el Rey de Esparta Archidamos («La Guerra del Peloponeso» de Tucydides): «Si nosotros nos gobernamos sabiamente, es porque no recibimos una educación suficientemente refinada para que despreciemos las leyes, sino más bien una educación rigurosa que nos hace demasiado razonables para no desobedecerlas”.

Habiendo los otros oficiales rechazado participar en la gesta, los primeros “peruanos libres” que se juntaron a la rebelión del 29 de Octubre fueron los humildes campesinos de Moquegua y los reservistas. Esos militares licenciados, desempleados, marginados, olvidados por el Estado, se organizaron espontáneamente en todo el país para desfilar orgullosamente en las ciudades y reunirse con los insurgentes.

Si la gesta de los hermanos Humala-Tasso, ampliamente apoyada por el pueblo peruano, ha sido coronada de éxito, ésta les ha dado también una justa fama porque «la virtud es el camino más corto hacia la gloria» (Heráclites).

Pero, mas allá de los cambios que ellos provocaron, el hecho más importante es sin duda el siguiente: Rechazando el conformismo y la fatalidad, como lo habían hecho Cáceres y de Gaulle, los hermanos Humala-Tasso han devuelto la esperanza a un pueblo oprimido, desmoralizado por una humillación secular y por la miseria.

Cuestionando la legalidad y la legitimidad del poder y denunciando las causas profundas de la corrupción, los hermanos Humala-Tasso cual “guardianes socráticos” de la Patria, han creado las bases de una nueva política adaptada a la necesidad de un Perú en donde todo está por reinventar y revalorizar después de 500 años de sujeción que nunca le han hecho totalmente bajar la cabeza. El sol nunca se oculta sin una esperanza.

 

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(OLLANTA, quincena del 15 al 30 de Junio del 2003. Año 2, N° 25.)

 

Charles De Gaulle: Filósofo y protagonista del nacionalismo(1)

SIN SOBERANÍA EL RESTO ES ILUSIÓN

 

 @ Pierre-Olivier Combelles (Francia)

 

" Cuando Francia vuelva a ser Francia, se continuará a partir de lo que he hecho, y no a partir de lo que se ha hecho desde mi salida " (de Gaulle).

En un articulo anterior ("De Gaulle y Humala-Tasso: El deber de desobedecer", OLLANTA N°3, FEB 2002), se trazó un paralelo entre por un lado la necesaria rebelión del Gral. de Gaulle contra la ocupación alemana y contra la colaboración del régimen traidor de Vichy, y por otro lado la rebelión de Ollanta y Antauro Humala Tasso contra la dictadura y la corrupción del régimen de Fujimori en un Perú vendido a los intereses extranjeros.

Por su pensamiento y sus acciones, Charles de Gaulle (1890-1971) es un modelo para todos aquellos militares, políticos o civiles que hayan escogido luchar por la independencia nacional y la dignidad de sus pueblos.

Escritor, filósofo, historiador (Francia y su Ejército -1938), su superioridad era más intelectual que militar ("Detrás de las victorias de Alejandro el Grande, hay siempre un Aristóteles"(2)), como en los espartanos .

 

LA SOBERANÍA

Hoy, cuando Francia acoge al Tte. Crl. Ollanta Humala en exilio y se enfrenta a EEUU, la hiperpotencia moderna, en los temas de la guerra de Irak y de la defensa del 3er. Mundo, nos parece útil recoger las enseñanzas del gran Hombre de Estado y Libertador francés.

El nacionalismo, es la defensa de los intereses del País (un pueblo, un territorio) y de su independencia política, militar, cultural, económica, financiera y demográfica. En otras palabras es la Política de su Soberanía.

 

MONARQUIA

Las amenazas que significaban para de Gaulle la hegemonía de EEUU e Israel, el proyecto de un Gobierno Europeo Supranacional, la ambición socialista, el liberalismo económico, la caída de la natalidad francesa, -podriamos dar otros ejemplos-, desgraciadamente se han realizado(3).

El Gral. de Gaulle era el dique que protegía Francia. El dique cayó en 1968 a causa de esas revueltas de las que los franceses son "especialistas". Su obra no fue continuada. "No puede haber Gaulismo sin de Gaulle", dijo el escritor André Malraux. La razón, el "Connétable"(4) la había dado: "No se hace algo grande sin grandes hombres, y éstos últimos lo son por haberlo deseado"(5).

De Gaulle era un genio solitario. Lo que faltó a su política ambiciosa fue la estabilidad en el tiempo y la continuidad en el Poder para las cuales la elección presidencial por sufragio universal, el septenato y el referendum no bastaban. La estabilidad y la continuidad son únicamente los atributos de la monarquía(6). De Gaulle era republicano por deber; sin embargo, su concepción de Francia corespondía a antes de 1789 (Revolución Francesa). Por eso, él se definía como un "Monarquista Republicano". Francia, gran pueblo de vieja y brillante cultura, los peruanos comprenderán estas palabras. Sobre todo aquellos que no han olvidado el Incario, Santa Cruz, Cáceres y Velasco, y que aspiran a vivir dignamente en una Patria fuerte y libre, sin tener que emigrar.

En esta época de guerras y profundos trastornos políticos planificados por el Gobierno de los EEUU de NA y la mafia de las oligarquías transnacionales(7) para finiquitar "su" respectivo Nuevo Orden Mundial y esclavizar a la humanidad "sobrante", entonces estudiar a de Gaulle es un deber.

 

LA NACIÓN

"Para existir como nación, una nación debe primero tomar conciencia de lo que la diferencia de las otras y debe poder asumir su destino" (ENE 1963).

" En general, las instituciones, las costumbres aseguran el orden. Pero, el orden real solo puede fundamentarse en la Independencia Nacional, las libertades públicas, el buen funcionamiento de la justicia y principalmente en la soberanía popular" (MAY 1963).

" Los temas de autoridad, subordinación y de orden social, se resuelven con la ley y el reglamento. Pero, cuando hay urgencia nacional, un peligro público, cuestiones que en principio se resuelven inmediatamente, pueden presentarse de nuevo en otros términos. El criterio de los criterios, es el interés del país, que siempre debe estar por encima de todo. El Estado debe ser el garante de ésto. Si la legalidad falla, la legitimidad debe sustituirla".

Sobre lo que jamás se debe ceder, es en la legitimidad, o sea en el interés superior de la Nación, la Soberanía. Primum omnium salus patriae (ante todo la salvación de la Patria). Los Franceses, son ellos mismos los que hacen Francia. Pero Francia es más que los Franceses del momento".

 

(1) El filo de la espada. Filosofo griego (384-322 AC), autor de la Lógica, Metafísica, Politica, Ética, Retórica, Poética, etc., Aristóteles era preceptor de Alejandro el Grande.

(2) Platón, Protagoras (342d).

(3) "Alemania ha tomado el relevo en economía, y por eso Francia ya no tiene economía nacional, ni derecho, ya que el derecho europeo prima sobre el derecho francés, Francia ya no tiene diplomacia se ha vuelto estaunidense, ya no tiene ejercito, el ejercito esta bajo control de la OTAN y finalmente Francia ya no tiene fronteras [por los acuerdos de Schengen]. Desde hace 15 a 20 años, Francia ha perdido todas las atribuciones de un estado soberano. " Gral Pierre-Marie Gallois, " Situación geopolitica y militar de Francia ", archivos Eurasia dic. 2002. Palabras recogidas por Xavier Cheneseau.

(4) Condestable : Nombre dado a de Gaulle por sus amigos. Hist.: Gran oficial de la Corona, Jefe Supremo del Ejército.Gaulle por sus amigos. Hist.: Gran oficial de la Corona, Jefe Supremo del Ejército.

(5) C. de Gaulle : El filo de la espada (1944): " El politico y el soldado."

(6) De Gaulle dijo a Emmanuel d'Harcourt, embajador de Francia en Irlanda y Compañero de la Liberación, cuando estuvo en ese país en 1971 : " La pena de mi vida es de no haber hecho la monarquia, es que no haya habido un miembro de la Casa de Francia para esto."

(7) Council of Foreign Relations, Trilateral Commission, Bilderberg Group, Masonería, etc.

 

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(OLLANTA, quincena del 01 al 21 de Julio del 2003. Año 2, N° 26.)

 

Charles De Gaulle: Filósofo y protagonista del nacionalismo (II)

EL PENSAMIENTO Y LA ESPADA

 

 @ Pierre-Olivier Combelles (Francia) - Compilación de escritos de De Gaulle.

 

" Cuando Francia vuelva a ser Francia, se continuará a partir de lo que he hecho, y no a partir de lo que se ha hecho desde mi salida " (de Gaulle).

En un articulo anterior ("De Gaulle y Humala-Tasso: El deber de desobedecer", OLLANTA N°3, FEB 2002), se trazó un paralelo entre por un lado la necesaria rebelión del Gral. de Gaulle contra la ocupación alemana y contra la colaboración del régimen traidor de Vichy, y por otro lado la rebelión de Ollanta y Antauro Humala Tasso contra la dictadura y la corrupción del régimen de Fujimori en un Perú vendido a los intereses extranjeros.

Por su pensamiento y sus acciones, Charles de Gaulle (1890-1971) es un modelo para todos aquellos militares, políticos o civiles que hayan escogido luchar por la independencia nacional y la dignidad de sus pueblos.

Escritor, filósofo, historiador (Francia y su Ejército -1938), su superioridad era más intelectual que militar ("Detrás de las victorias de Alejandro el Grande, hay siempre un Aristóteles"(2)), como en los espartanos .

 

EL EJÉRCITO

"En la antigua monarquía francesa, la nobleza no ignoraba los grandes asuntos, prodigando sus hijos al Ejército. Además, el soberano, personificando todos los poderes, simbolizaba su armonía (por eso en las Constituciones se refiere que "personifica a la Nación" N. de R.). Resultaba de esta perpetua ósmosis una comprensión recíproca de la toga y de las armas, que ya no existe en el espíritu de nuestra época." (El Filo de la Espada: El político y el soldado - 1944).

"La resistencia (NDLR: contra la ocupación alemana en Francia), es decir la Esperanza Nacional, se sostuvo pendiente de 2 polos que en ningún momento cedieron: Uno fue la espada, el otro el pensamiento nacionalista francés".

"No necesitamos ser ricos para ser dignos. Existe honor en ser pobre. El mariscal francés Gilles de Rais(2) tomó por divisa, para animar a sus hombres: "Gloria y riqueza". Pero Juana de Arco(3) le replicó: "El hombre que habla así, es el peor hombre". Gloria y riqueza, es también lo que Bonaparte prometía al Ejército de Italia. Nosotros escogimos para la Francia Libre(4), "Honor y Patria": éramos pobres y teníamos lo esencial en nosotros: Honor".

"Una Nación sólo puede mantenerse de pie si tiene cerebro, esqueleto y columna vertebral. El cerebro, es el Gobierno. El esqueleto es el Estado. La columna vertebral de ese Estado (Nación jurídicamente organizada - N. de R.), es el Ejército. En las crisis graves, el Ejército juega un rol capital a condición que tenga mando en función a la Nación antes que en función al Gobierno. Si no, el Ejército vive para sí mismo, separándose del cuerpo de la Nación, haciendo pesar sus intereses particulares antes que los del país. Si el Gobierno no asume la defensa del cuerpo, o sea la Nación, si abandona sus responsabilidades a los norteamericanos (De Gaulle se refiere a la coyuntura de la Guerra Fría en la que EEUU hegemonizó su poderío en la OTAN - N. de R.), el Gobierno pierde su legitimidad, y por ende su autoridad. Ya no tiene derecho de decidir puesto que ha renunciado al DEBER de Mando." (aunque no necesariamente al "Poder de Mando" - N. de R.).

"Napoleón decía que los franceses eran un chapoteo de olas. Si queremos impedir que las olas, chocando entre si, degeneren en tempestad, se necesitan rompeolas. El Ejército es el principal rompeolas. Si éste cede, los rompeolas secundarios cederán también: La justicia, la policía, la administración, etc. Poco a poco, todo lo que debe mantenerse se derrumbará y la tempestad arruinará todo".

"La justificación esencial de los Estados y en consecuencia de los Gobiernos, es de defender el país del que se hacen cargo. Entonces por ningún motivo deben de deshacerse de esa obligación. Estamos contra la integración(5), porque es el desmantelamiento, el abandono del Estado y en consecuencia del país".

 

EL PACIFISMO

"Los pacíficos saben que hay que defenderse. Los pacifistas rechazan defenderse, confiándose en la buena voluntad de los otros. En su piedad. Al final de cuentas son autores de guerras".

 

(1) Alain Peyrefitte (1925-1999), político, ministro de de Gaulle y escritor francés. Miembro de la Academia francesa (1977).

(2) Gilles de Laval, barón de Rais (1404-1440), mariscal de Francia (1429), compañero de Juana de Arco. Convicto de brujería, asesino de numerosos niños, fue colgado y quemado.

(3) Juana de Arco (1412-1431). Inspirada por Dios, combatió a los Ingleses e hizo coronar Rey de Francia al delfín Carlos VII. Entregada a los ingleses por los Borgogñones, fué quemada viva en la ciudad de Rouen. Su proceso fué revisado a partir de 1450. Beatificada en 1909, fué canonizada en 1920.

(4) La Francia libre: Grupo de voluntarios reunidos en Londres a partir de 1940 por el Gral, de Gaulle, quien, en JUL 1942, denominó esta organización: "Francia Combatiente".

(5) La integración: Entrelazamiento de las armas, unas con otras, bajo el mando estadounidense, es el principio de la organización OTAN y habría sido el de la Comunidad Europea de Defensa, rechazada por la Francia (De Gaulle) de 1954.

 

Charles De Gaulle: Filósofo y protagonista del nacionalismo (III)

"NINGUNA NACIÓN DEBE RENUNCIAR A SU PERSONALIDAD"

 

@ Pierre-Olivier Combelles (Francia)

 

Continuamos la publicación del pensamiento del Gral. de Gaulle (Francia, 1890-1971) iniciada en los Nros. 25 y 26 de "Ollanta" con los temas de Nación y Ejército. Por su pensamiento y acción, De Gaulle constituye un modelo para todo militar, político o civil que haya escogido luchar por la independencia nacional y dignidad de su respectivo pueblo.

Escritor, filósofo e historiador, su verdadera superioridad era más intelectual que militar: "Detrás de las victorias de Alejandro el Grande, hay siempre un Aristóteles(1) , como en los espartanos(2)".

 

EEUU de NA

"Mientras los estadounidenses pretendan que el dólar y el oro son la misma cosa, tenemos que tomarles la palabra. Cambiaremos nuestros dólares por oro. Pero, estoy seguro que un día, pondrán fin a este mito; el dólar cesará de ser convertible en oro(3). Veremos entonces que quieren extender su hegemonía al mundo entero. La venda caerá. Veremos la ley del más fuerte imponerse brutalmente. Depende de nosotros que los estadounidenses no sean los más fuertes. Para éso también se necesita que los europeos estén decididos a no humillarse. Lo cual no es evidente" (DIC 1962).

"Les guste o no, desde la 2da. Guerra Mundial, la expansión de los estadounidenses se ha vuelto irresistible. Es justamente por éso que hay que resistir. ¿O acaso se quiere que avancemos hacia el enriquecimiento omnímodo de los ricos y el empobrecimiento absoluto de los pobres? ¿Y quién mejor que Francia para hacer escuchar la voz de quienes no tienen voz?" (ENE 1963).

 

AMÉRICA LATINA

Durante su gira en América latina (21 SET al 16 OCT 1964), De Gaulle visitó 10 países, incluidos Perú y Bolivia:

"No olviden que en el momento de la Liberación de Francia (2da. Guerra Mundial), las campanas de América Latina también sonaron. Nuestra lucha nacionalista recogió más eco dentro de estos pueblos que en ninguna otra parte".

"América Latina es un continente en donde van a decidirse cosas importantes. Es esencial que Francia y Europa estén presentes. América Latina necesita de nosotros: Y debemos evitar la conversación a solas entre los indoamericanos del Sur y los angloamericanos del Norte" (ABR 1963).

"En la mayoría de países andinos, existen esencialmente 2 pueblos. Los criollos hispanos, liberados por Bolívar. Pero el Libertador no liberó a los indios, un pueblo montañés, casi inaccesible, que no se moderniza, y que está confinado en la miseria por gobiernos herederos del Poder Colonial. De lo que se desprende un problema contínuo, que agita a estos pueblos en lo más profundo de un nacionalismo autoliberador".

"Cómo quieren salir del subdesarrollo sin estabilidad? En un país miserable, la estabilidad y autoridad de un Gobierno son elementales. Basta con que el régimen respete los DDHH y sobre todo la dignidad del pueblo. En cuanto a nuestras formalidades políticas europeas, éstas no están hechas para estos pueblos. La originalidad es elemental".

 

EUROPA

Respecto a la Unión Europea, De Gaulle era partidario de una alianza a nivel de Jefes de Estado (Plan Fouchet). Este concepto era totalmente opuesto al plan del economista francés Jean Monnet (1888-1979) de una Federación de Estados Europeos (Inglaterra incluída) con un Gobierno Supranacional, que es lo que se está realizando actualmente:

"Lo que quieren los anglosajones, es una Europa sin riberas, una Europa que ya no tuviese la ambición de ser ella misma. La Europa sin fronteras. La Europa a la inglesa. La Europa en la que Inglaterra no hubiese superado ella misma sus viejas costumbres, para ser verdaderamente europea. Es en realidad la Europa de los estadounidenses. La Europa de las multinacionales. Una Europa que, en su economía, y mas todavía en su defensa(4) y en su política, sería puesta bajo una inexorable hegemonía estadounidense. Una Europa en la que cada país europeo, empezando por el nuestro, perdería su alma. EEUU trata de dominar en Europa, como busca dominar América Latina, Asia y África. EEUU, lo quiera o no, se ha vuelto una empresa de hegemonía mundial" (ENE 1963).

Después de su dimisión a la presidencia de la República, De Gaulle hizo un viaje a Irlanda, tierra de sus ancestros por el lado materno. Se entrevistó el 17 JUN 1969 con el presidente Eamon de Valera, de 85 años de edad, fundador de la República Irlandesa:

- E. de Valera: "Cuando estuve en EEUU hace tiempo, dije que se debiera desear los EEUU de Europa; luego regresé a mi país. He reflexionado y me he dado cuenta de mi error. Ningún individuo puede renunciar a su personalidad. Esto se aplica para una familia y para una Nación".

- De Gaulle: "Es exactamente lo que pienso".

 

(1) C. de Gaulle, El filo de la espada (1932). Aristóteles: filósofo griego (384-322 AC), autor de la Lógica, Metafísica, Politica, Ética, Retórica, Poética, etc., y preceptor de Alejandro el Grande.

(2) Platón, Protágoras (342d).

(3) En 1971, bajo la presidencia de Richard Nixon.

(4) OTAN: Francia es miembro de la alianza política, pero ya no participa en el Sistema de Defensa integrado desde el 10 MAR 1966, pero se ha asociado desde MAR 1991; en ENE 1993 acepta poner a sus unidades del Eurocorp bajo el mando de la OTAN y tiene su sitio desde ABR 1993 en el Comité Militar con voto deliberativo.

 

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(OLLANTA, quincena del 24 de Agosto al 10 de Setiembre del 2003. Año 2, N° 28.)

 

Charles De Gaulle: Filósofo y protagonista del nacionalismo (IV)

¿QUÉ NUESTRA RAZA DESAPAREZCA?

 

 @ Pierre-Olivier Combelles (Francia) - Compilación y traducción de pensamientos del Gral. De Gaulle.

 

Continuamos la publicación del pensamiento del Gral de Gaulle iniciada en los números 25 y 26 y 27 de OLLANTA. Por su pensamiento y acción, De Gaulle (1890-1971) es un modelo para todos aquellos militares, políticos o civiles que hayan escogido luchar por la independencia nacional y la dignidad de sus pueblos.

Escritor, fílósofo e historiador, su verdadera superioridad era más intelectual que militar: "Detrás de las victorias de Alejandro el Grande, hay siempre un Aristóteles".

 

ECONOMÍA DE MERCADO

• "El Mercado, tiene de bueno. Obliga a la gente a desentumecerse, da una prima a los mejores, incentiva a dejar atrás a los demás y a superarse uno mismo. Pero, al mismo tiempo, genera injusticias, instala monopolios y favorece a tramposos. Entonces, no sean ciegos frente al Mercado. No se imaginen que solo arreglará los problemas. El Mercado no está por encima del Estado ni mucho menos de la Nación. ES LA NACIÓN, VÍA EL ESTADO QUIENES DEBEN DOMINAR EL MERCADO. Si el Mercado fuese el amo, los estadounidenses serían los amos, vía las multinacionales, las cuales no son más multinacionales que la OTAN (de inobjetable hegemonía del US Army - N. de R.). Todo esto, no es más que un simple disfraz de la hegemonía estadounidense. Si siguiésemos al mercado con los ojos cerrados, nos haríamos colonizar por los estadounidenses. Nosotros, los europeos, ya no existiríamos".

 

MUJER Y DEMOGRAFIA

• "El hombre y la mujer son iguales, pero nunca serán parecidos. En la mujer hay un aspecto sagrado. Puede ser madre. Una madre, es mucho más que un individuo. Es una descendencia. Se debe respetar en la mujer, los hijos que pudiera tener. El hijo no compromete al hombre tanto como lo hace con la mujer. Un espasmo, y se acabó. La mujer lo lleva en el vientre 9 meses. Como lo ha llevado en ella, es la mujer quien mejor puede hacerlo crecer. Además, siempre habrá suficiente cantidad de hombres. Un solo chorro bastaría para fecundar a miles de mujeres. El destino de la Nación depende de las mujeres".

• "¿La píldora? ¡Jamás! Mi gobierno jamás presentará semejante proyecto de ley (1). No se puede reducir a la mujer a ser una máquina de hacer el amor. Se iría contra lo que la mujer tiene de más preciado, la fecundidad. La mujer está hecha para amamantar! Si toleramos la píldora, ya no controlaremos nada, el sexo lo invadirá todo!".

• "¿Ud. quiere que anuncie que no me voy a oponer (a la presentación de un proyecto de ley para legalizar la píldora anticonceptiva)? ¿Ha pensado en lo que está en juego? Eso quiere decir que yo estaría aceptando que la población francesa en vez de crecer, disminuya. ¿Que nuestra raza desaparezca en 1 ó 2 siglos? Los nacimientos que aseguran la conservación de nuestra población, e incluso, desde la guerra, su progreso sensible se deben a embarazos no deseados. La mujer no sólo tiene obligaciones con ella misma sino también con su hogar y su país! Ella ha recibido el don de dar la vida; y debe devolver lo que ha recibido".

• Es su interés (de las mujeres), ellas alcanzan verdaderamente su plenitud sólo con la maternidad. Es el interés de Francia, cuya demografía se derrumbaría si adoptásemos la píldora (2), sería preferir algunas satisfacciones inmediatas a ventajas a largo plazo!

 

LA BURGUESIA, LA PRENSA Y LA COLABORACION

• "Lo que hizo que los franceses libres fueran tan pocos, fue el hecho de que tantos franceses fuesen propietarios. Tenían que escoger entre su propiedad (su casita, su jardincito, su tiendita, su tallercito, su granjita, su montoncito de libros o bonos del Tesoro, etc) o Francia. Prefirieron su propiedad. ¿Quiénes fueron los primeros franceses libres? Gente de buena voluntad como los pescadores de la Isla de Sein, quiénes sólo poseían sus barcas que llevaban con ellos, chicos sin familia, que no tenían nada que perder. Los que tuvieron que escoger entre bienes materiales y el alma de Francia, los bienes materiales escogieron por ellos. Los poseedores están poseídos por lo que poseen".

• "¿Burgués? Nunca lo fui. La burguesía, es la riqueza, la conciencia de tenerla o la voluntad de adquirirla. Mi familia y yo, siempre fuimos pobres... Nunca me sentí ligado a los intereses, a las aspiraciones de esta clase".

 

(1) El 29 OCT 1965, François Mitterand había presentado un proyecto de ley que autorizaba la propaganda anticonceptiva y desde aquel momento hace campaña por la abrogación de la ley de 1920 sobre el control de nacimientos y el aborto.

(2) El proyecto de ley finalmente fué adop-tado el 19 DIC 1967. Hoy sabemos que la natalidad positiva de Francia se debe sobretodo a los inmigrantes (principalmente magrebinos y negros de Africa).

 

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(OLLANTA, quincena del 19 de Setiembre al 04 de Octubre del 2003. Año 2, N° 29)

 

CHARLES DE GAULLE: FILÓSOFO Y PROTAGONISTA DEL NACIONALISMO (V)

 

@ Pierre-Olivier Combelles (Francia) - Compilación y traducción de pensamientos del Gral. De Gaulle.

 

Continuamos la publicación del pensamiento del Gral. de Gaulle iniciada en los números 25, 26, 27 y 28 de "Ollanta". Por su pensamiento y acción, Charles de Gaulle (1890-1971) es un modelo para todos aquellos militares, políticos o civiles que hayan escogido luchar por la independencia nacional y la dignidad de los pueblos. Escritor, fílósofo e historiador, su verdadera superioridad era más intelectual que militar: "Detrás de las victorias de Alejandro el Grande, hay siempre un Aristóteles(1)".

 

STALIN Y RUSIA

"Stalin, gigante rústico, lleno de pasión por Rusia. Stalin nunca hablaba de los soviéticos, sino más bien de los rusos. Era un hombre muy seguro de sí mismo, cosa que no fue el caso de sus sucesores, especialmente de Krutschev. Tenía una visión de Rusia. Para él, el comunismo era sólo un medio al servicio de la potencia rusa(2)"

 

LOS JUDIOS E ISRAEL

"Algunos temían que los judíos, hasta ahora dispersos pero que habían seguido siendo lo que fueron en todos los tiempos, es decir un pueblo de élite, seguro de sí mismo y dominador, no viniesen (...) una vez reunidos en el sitio de su antigua grandeza, a cambiar en ambición conquistadora, los deseos conmovedores que guardaban desde hace 19 siglos(3)".

"Cuando Ben Gurion(4) me habla de su proyecto de asentar a 4 ó 5 millones de judíos en Israel, con intención de extender las fronteras apenas se presente la ocasión, le invito a no hacerlo. Francia, le digo, le ayudará mañana, como le ayudó ayer, a mantenerse pase lo que pase. Pero, no está dispuesta a proporcionarle los medios de conquistar nuevos territorios. En vez de dejarse llevar por ambiciones que meterían el Oriente en turbulencias horribles y que le harían perder poco a poco las simpatías internacionales, conságrese a la revalorización de una región desértica y a trabar relaciones con sus vecinos, que por mucho tiempo, le serán de mucha utilidad.(5)"

 

LOS JUDÍOS Y FRANCIA

Después de los eventos de 1968, de Gaulle, delante de su colaborador Jacques Foccart, había atacado duramente al banquero Edmond de Rothschild, opositor declarado a su política nacionalista: "Vea Ud., este hombre se declara judío y francés pero PRIMERO ES JUDIO, LO QUE QUIERE DECIR EN REALIDAD QUE ES ISRAELITA...Ud. no lo puede considerar como un francés(6)."

 

PRINCIPIOS DEL GRAL. DE GAULLE

 

Aquel que no es padre no es hombre.

El orden y solamente el orden crea definitivamente la libertad. El desorden crea la servidumbre.

Lo más difícil es seguir siendo realista cuando se tiene un ideal, y de guardar su ideal ante la realidad.

El consentimiento que vuelve las leyes fecundas, por lo general sólo aparece a la luz del trueno.

La verdadera escuela del mando está en la cultura general. Ella permite al pensamiento de ejercer en orden, y respecto a las cosas, de discernir lo esencial de lo secundario, de percibir las prolongaciones de las interferencias, en resumen, de elevarse a cierto nivel en donde los conjuntos aparecen sin perjuicio de los matices. Ni siquiera hubo un capitán ilustre quien haya tenido el gusto y el sentimiento del patrimonio y del espíritu humano. Detrás de las victorias de Alejandro el Grande, hay siempre un Aristóteles(7).

 

(1) C. de Gaulle, El filo de la espada (1932). Aristóteles : filósofo griego (384-322 AC), autor de la Lógica, Metafísica, Politica, Ética, Retórica, Poética, etc., y preceptor de Alejandro el Grande.

(2) Archivos de Geoffroy de Courcel, Notas de Emmanuel d'Harcourt.

(3) Conferencia de prensa, 17 de noviembre de 1967.

(4) Ben Gourion : David Grün, dice (1886-1973). Político israelita. Participó en la creación del Estado de Israel (proclamado en 1948). Jefe de gobierno de 1948 a 1953 y de 1955 a 1963.

(5) C. de Gaulle, Memorias de esperanza : el renacimiento 1958-1962. París, Plon, 1970.

(6) J. Foccart, Le Général en mai, 1968-1969, Fayard/ jeune Afrique, 1998.

(7) C. de Gaulle, La France et son armée (1938).

Articles de Pierre-Olivier Combelles sur la philosophie politique de Charles de Gaulle (journal Ollanta, Pérou, 2002-2003)
Articles de Pierre-Olivier Combelles sur la philosophie politique de Charles de Gaulle (journal Ollanta, Pérou, 2002-2003)
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