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Le Rouge et le Blanc

Benjamin Franklin et la naissance des républiques, par Bonald

24 Septembre 2008 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

Une vérité incontestable est que toutes les républiques, anciennes ou modernes, grandes ou petites, ont dû leur naissance à l'ambition du pouvoir. L'oppression n'a jamais été qu'un prétexte. En Amérique, quelques droits modiques sur le thé servirent de prétexte, à défaut d'un motif plus grave ; et pour payer cette boisson malsaine quelques sous de moins, l'Amérique fut dépeuplée, fut ruinée, la guerre s'alluma dans les deux mondes, le sang humain coula à grands flots ; et le grand homme, qui n'exposait sa vie qu'au danger des indigestions des dîners de Paris, s'applaudissait des progrès de l'incendie qu'il avait allumé ; et tandis qu'il riait en secret de la sottise des peuples, il s'extasiait en public sur l'énergie républicaine et les progrès de l'esprit humain. On ne contestera pas sans doute que la démocratie française ne doive sa naissance à l'ambition réduite à inventer les prétextes les plus absurdes, lorsque les intentions bien connues du malheureux Louis XVI, et les dispositions non équivoques de tous les ordres de l'État ne permettaient pas d'alléguer des motifs.

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Pensées de Bonald

23 Septembre 2008 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles Publié dans #Lettres

Dans toutes les révolutions il y a un dessous de cartes, qui n'est pas toujours connu, parce que les meneurs périssent souvent dans les troubles inséparables de la révolution, et emportent avec eux leur secret que des événements ultérieurs auraient dévoilé. Cependant les effets arrivent, parce que l'impulsion est donnée ; mais le voile reste sur les causes, et la foule imbécile, qui ne les soupçonne pas, imagine du merveilleux pour expliquer les effets.

 Bonald

 

Quelques pensées de Bonald trouvées aussi sur le site http://royalartillerie.blogspot.com/2007/10/bonald-lautre-monarchiste.html  qui lui consacre un bon article :

 

L'homme pense sa parole avant de penser sa pensée.

 

L'homme a plus de prévoyance à mesure qu'il a moins de mémoire.

 

Un recueil de pensées ressemble à ces lignes militaires trop étendues que l'ennemi peut percer en mille endroits.

 

Dans une société bien réglée, les bons doivent servir de modèle et les méchants d'exemple.

 

L'homme n'est riche que de la modération de ses désirs.

 

A un homme d'esprit, il ne faut qu'une femme de sens ; c'est trop de deux esprits dans une maison.

 

Les bibliothèques, ces cimetières de l’esprit humain, où dorment tant de morts qu’on n’évoquera plus.

 

Il y a des gens qui ne savent pas perdre leur temps tout seuls : ils sont le fléau des gens occupés.

 

Il faut, quand on gouverne, voir les hommes tels qu'ils sont, et les choses telles qu'elles devraient être.

 

Dans les crises politiques, le plus difficile pour un honnête homme n'est pas de faire son devoir, mais de le connaître.

 

L'irréligion sied mal aux femmes; il y a trop d'orgueil pour leur faiblesse.

 

La littérature est l'expression de la société, comme la parole est l'expression de l'homme.

 

Les hommes qui, par leurs sentiments, appartiennent au passé et, par leurs pensées à l'avenir, trouvent difficilement place dans le présent.

 

On ne devrait assembler les hommes qu'à l'église ou sous les armes; parce que là, ils ne délibèrent point, ils écoutent et obéissent.

 

Depuis l'Evangile jusqu'au Contrat Social, ce sont les livres qui ont fait les révolutions.

 

Dieu commande à l'homme de pardonner, mais en prescrivant à la société de punir.

 

Premiers sentiments, secondes pensées, c'est, dans les deux genres, ce qu'il y a de meilleur.

 

L'obéissance doit être active pour être entière, et la résistance passive pour être insurmontable.

 

L'homme n'existe que par la société et la société ne le forme que pour elle.

 

Les gens qui aiment la dispute devraient ne disputer que sur ce qu'ils ne peuvent jamais éclaircir ; alors la dispute serait intéressante, parce qu'elle serait interminable. Mais disputer sur l'existence de Dieu, l'immortalité de l'âme, la vie future, etc., ce n'est pas la peine. Il n'y a qu'à attendre.

 

L'homme naît perfectible, l'animal naît parfait.

 

 

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Définition du gentleman, par Gerard Manfred Hopkins (1844-1889)

19 Septembre 2008 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles Publié dans #Lettres

 

" Si un gentleman sent que le fait d’être ce que nous appelons un gentleman est chose essentiellement plus haute que d’être un artiste ou un penseur, si grand soit-il, sans être un gentleman : ou si, pour présenter les choses autrement, un artiste ou un penseur sent qu’en atteignant à la grandeur de cette manière il restera essentiellement inférieur à un gentleman qui ne serait ni artiste ni penseur – s’il en est ainsi, combien plus l’art et la philosophie et les manières doivent-ils être inférieurs au moindre degré de véritable vertu ! C’est cette chasteté d’esprit qui semble résider au fond même du cœur et être la mère de tout autre bien, le fait de voir dès l’abord ce qui est le meilleur, de s’y tenir et de ne permettre à quoi que ce soit ne serait-ce que de plaider en faveur du contraire. (…) Cette retenue [du Christ Jésus] m’apparaît comme la racine de toute sa sainteté, et l’imitation de cette retenue comme la racine de tout bien moral chez les autres hommes. Je tiens donc comme vous, et avec véhémence, qu’un gentleman, s’il existe rien de tel sur la terre, est en droit de mépriser le poète, fût-il Dante ou Shakespeare, fût-il Angelo ou Apelles, pour tout ce qui n’est pas chez lui d’un gentleman. Il est en droit de le faire, dis-je, mais s’il est un gentleman, c’est qu’il ne le fera sans doute pas. "

(Lettre à Bridges, Stonyhurst College, Blackburn, 3 février 1883. Poèmes et proses de Gerard Manley Hopkins, traduit de l’anglais par Pierre Leyris. Points-Seuil, 1980.)

 
 Gerard Manley Hopkins (1844-1889), poète jésuite anglais converti au catholicisme

 

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Béthune!

18 Septembre 2008 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles Publié dans #Béthune


 


BETHUNE !

(crié à la bataille d'Azincourt, 1415)


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Le Pen: les préparatifs d'une guerre contre l'Iran. 16 septembre 2008

18 Septembre 2008 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

Le Pen : les préparatifs d’une guerre contre l’Iran

 

 

(Discours de clôture de l’université d’été du Front national)

 

Alors, mesdames et messieurs, je vous le dis sans détour : nous n’avons pas à participer à une quelconque guerre religieuse ou politique contre l’Iran.

 

A l’heure où je vous parle en effet, d’importants mouvements militaires américains, anglais et Français se dessinent en direction du Golfe Persique, tandis que le Congrès américain discute sur le projet d’imposer un blocus maritime à l’Iran.

 

Le blocus maritime, c’est toujours la première étape vers la guerre, comme le précédent irakien l’a bien montré.

 

Une importante armada alliée est désormais positionnée dans l’Océan indien.

 

Elle comprend deux des plus gros porte-avions de l’US Navy, deux porte aéronefs, dont l’un des Marines, un sous marin nucléaire Français ainsi que l’ensemble de leurs groupes de combat associés.

 

Des navires d’assaut amphibie des Marines et leurs groupes expéditionnaires font partie de la Task Force ainsi que des unités des forces spéciales de l’US Navy.

 

Les porte-avions USS Ronald Reagan et USS Roosevelt, flanqués de leurs groupes d’attaque, ont quitté leurs bases respectives du Japon et de Virginie.

 

Ils se sont déployés dans la zone qui s’étend du Golfe Persique à l’océan indien occidental.

 

Six porte avions et l’ensemble de leurs navires d’escorte sont désormais à proximité du Golfe.

 

En comptant les unités déployées pour les missions de surveillance des côtes somalies, de soutien au déploiement en Afghanistan et de contrôle du Golfe, ce sont plus de 100 bâtiments de combat qui sont sur zone ou à proximité, et plus de 1500 avions de combat, concentrés dans un rayon utile pour un bombardement massif.

 

C’est là une concentration navale sans précédent depuis 1991, date de la première guerre contre l’Irak.

 

Les essais de la nouvelle bombe américaine anti-bunkers, la MOP, sont terminés depuis début juillet, ainsi que les exercices de bombardements réalisés sur Guam.

 

Le Koweit a mis ses forces armées en état d’alerte et il ya quelques jours, la diplomatie de Sarkozy a fort opportunément détaché de l’Axe du Mal le seul allié potentiel de l’Iran dans la région, c’est-à-dire la Syrie, comme pour mieux isoler Téhéran.

 

Alors, au nom de l’opinion mondiale, qui a le droit de savoir, je pose la question aux autorités américaines : de quoi s’agit-il exactement ?

 

D’une intervention sans l’aval de l’ONU ?

 

Est-ce que l’armada alliée est là pour imposer un blocus sur les produits pétroliers ?

 

Et sur le fondement de quel mandat international ?

 

S’agit-il, au travers de cette concentration de troupes, de créer les conditions d’un incident avec les Pasdarans, les Gardiens de la Révolution iranienne, pour engager une épreuve de force ?

 

Je pose également la question à Nicolas Sarkozy :

 

Pourquoi un sous-marin nucléaire français est-il engagé au côté des américains ?

 

Pourquoi un groupe de six avions Rafale de l’aéronavale française est-il à bord du porte-avions USS Roosevelt ?

 

C’est la première fois, mesdames et messieurs, je dis bien la première fois, que des chasseurs bombardiers français sont opérationnels sur un porte-avion américain. Le 17 juin dernier, à l’occasion de la réception de la Commission du Livre Blanc, le Chef de l’Etat déclarait pourtant : " La France ne placera jamais aucun contingent militaire sous commandement de l’OTAN en temps de paix ".

 

Là, il ne s’agit même pas de placer nos troupes sous l’égide d’une organisation internationale comme l’OTAN mais de les mettre sous l’autorité d’une autre nation, les Etats-Unis d’Amérique !

 

Nos maigres moyens devraient être exclusivement au service de la défense des intérêts français.

 

 

 

 

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