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Le Rouge et le Blanc

Les pins

31 Janvier 2013 , Rédigé par Béthune

 

Les pins [sont] comme les hommes parfaits et les lettrés irréprochables. Bien qu’ils aient la grâce du dragon caché au fond de l’eau qui embellit la vallée solitaire, ils possèdent un aspect de sévérité et de dignité inaccessible. Ceux qui peignent les pins doivent conserver cette pensée dans leur cœur. Alors, sous le pinceau, naîtront d’elles-mêmes des choses extrêmement belles.


Kiai-tseu-yuan Houa Tchouan [Jieziyuan huazhuan].

Les Enseignements de la Peinture du Jardin grand comme un Grain de Moutarde. Traduction et commentaires : Raphaël PETRUCCI. Première édition française : Henri Laurens, Paris, années 1910. link

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Un petit esprit ne comprend pas ce qu'un grand esprit embrasse... (Tchouang tseu, Zhuangzi)

31 Janvier 2013 , Rédigé par Béthune

Chêne foudroyé du site mésolithique des Vindrins nov 201

 

Un petit esprit ne comprend pas ce qu'un grand esprit embrasse. Une courte expérience ne s'étend pas aux faits éloignés. Le champignon qui ne dure qu'un matin ne sait pas ce que c'est qu'une lunaison. L'insecte qui ne vit qu'un été n'entend rien à la succession des saisons. Ne demandez pas, à des êtres éphémères, des renseignements sur la grande tortue dont la période est de cinq siècles, sur le grand arbre dont le cycle est de huit mille années. Même le vieux P'eng tsou ne vous dira rien de ce qui dépasse les huit siècles que la tradition lui prête. A chaque être, sa formule de développement propre.

Tchouang tseu,  Zhuangzi, I

 

Une fable zen dit aussi la même chose:" Quand un homme montre la lune du doigt, le fou regarde ledoigt et le sage la lune." 

 


 

oiseaux volant sur la neige

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Femme (poème chinois du IIIe siècle)

25 Janvier 2013 , Rédigé par Béthune

Très belle jeune fille chinoise taoiste

 

 

Quelle tristesse d'être femme!

Rien sur terre n'a moins de valeur;

Les garçons, eux, se penchent à la fenêtre

Tels des dieux tombés des cieux.

Leur coeur embrasse les Quatre Océans,

La poussière et le vent de dix millions de lieues.

Mais nul ne se réjouit lorsque naît une fille.

D'elle la famille fait peu de cas.

Devenue grande, elle se cache dans sa chambre

Effrayée à l'idée de regarder un homme.

Personne ne pleure - sauf elle - lorsqu'elle quitte la maison.

Rapide comme le nuage quand s'arrête l'averse,

Elle baisse la tête, se compose un visage

Ses dents mordent sa lèvre rouge, elle salue, s'agenouille,

Son amour est bien loin plus loin que les étoiles.

L'héliotrope pourtant se tourne vers le soleil.

Son coeur est divisé comme le feu l'est de l'eau.

Mille maux l'accablent; son visage qui reflète

Le changement des ans porte amplement son âge.

Son Seigneur trouvera d'autres trésors.

Ceux qui, jadis, étaient comme l'arbre et son ombre

Sont maintenant éloignés comme Hu l'est de Ch'in*

Ou comme Ts'an l'est de Ch'en**.

 

 

* Deux noms de lieux.

** Deux étoiles.

 

Poème chinois du IIIe siècle, cité par Lawrence Durrell dans son livre "Le sourire du Tao" (Gallimard, 1982).

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La France, l'Allemagne, le capitalisme et les réalités de l'intégration européenne (Annie Lacroix-Riz)

24 Janvier 2013 , Rédigé par Béthune

Extrait de l'entretien avec Annie Lacroix-Riz, Professeur d'histoire contemporaine à l'université Paris VII - Denis Diderot. Publié sur le site Réseau Voltaire (22 janvier 2013): link

 

 

Alors que Paris et Berlin célèbrent le cinquantenaire du Traité de l’Élysée et la réconciliation franco-allemande, le professeur Annie Lacroix-Riz, s’appuyant sur l’étude des archives diplomatiques, établit une toute autre version des faits. Selon ces documents, le rapprochement franco-allemand répond moins à une volonté de réconciliation après la Seconde Guerre mondiale, qu’à un projet ancien de collaboration des élites économiques et financières. En outre, ce rapprochement, parrainé par Washington, s’est effectué de manière à associer le capitalisme européen aux besoins du militarisme US.

 

(...)

 

german-foreign-policy.com : Pourquoi la France a-t-elle choisi l’intégration européenne ?

Annie Lacroix-Riz : C’est le grand capital qui règle le sort de la France comme le sort de tous les pays européens. La concentration de capital et l’élévation consécutive de la composition organique du capital qui en résulte ont pour conséquence la baisse du taux de profit. Le grand capital est donc conduit à une guerre des salaires permanente, prévue d’emblée par les hauts fonctionnaires : ceux-ci ont annoncé, dès mai 1950, le « dumping social » d’aujourd’hui (en utilisant l’expression même), c’est à dire la baisse permanente des salaires. Nous sommes parvenus au point qu’ils prévoyaient alors, avec une baisse particulièrement violente du « travail payé », seul moyen de maintenir voire (pour le capital le plus puissant) d’augmenter le profit. Les textes de 1950-1955 fournissent le descriptif exact de l’intégration européenne d’aujourd’hui et balaient la thèse d’une « dérive » récente qui aurait gâché le beau projet d’une « Europe sociale ». L’« Europe sociale » est conforme à ce qu’ils avaient annoncé, et si les populations ne réagissent pas, triomphera le programme affiché par un récent patron de Peugeot, clamant qu’il n’y a pas de limite à la baisse des prix de revient...

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La réconciliation franco-allemande et l’Europe sociale cachent une réalité plus prosaïque : l’association du capitalisme européen à la guerre permanente des Etats-Unis
©Présidence de la République

german-foreign-policy.com : Quel rôle a joué le Traité de l’Élysée dans ce développement ?

Annie Lacroix-Riz : Le Traité de l’Élysée, c’est surtout une étape politique ou idéologique dans cette intégration européenne, importante pour la légende de la « réconciliation », qui interdit entre autres l’accès de la population à la véritable histoire des relations franco-allemandes : un des sous-produits en a été le « manuel d’histoire européen » qui malmène l’histoire scientifique, mais auquel les manuels d’histoire français tendent à ressembler. La propagande qui suivi 1963 a permis de masquer aux peuples, français et allemand, la réalité et les conséquences de la reconstitution de la puissance allemande avec le soutien américain, tout comme après la Première Guerre mondiale. En fait de paix permanente, le capitalisme européen s’associe à la guerre permanente, dans une apparente alliance idyllique entre Europe et États-Unis. En réalité, la crise systémique qui dure depuis près de 40 ans nous ramène à la « crise générale de l’impérialisme » qui a, il y a un siècle, débouché sur la Première Guerre mondiale (et mis fin à la crise ouverte en 1873). La crise systémique suivante a débouché sur la Deuxième Guerre mondiale. La virulence de la phase actuelle de la crise actuelle nous ramène à cette histoire. On ne saurait trop conseiller à vos lecteurs de lire ou de relire une réédition de L’impérialisme, stade suprême du capitalisme de Lénine (1917), lecture propice à l’éveil sur les réalités. Sans parler de l’analyse de Marx du capital...

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Prorussia.tv

22 Janvier 2013 , Rédigé par Béthune

link

 

L'islam, la France, la Syrie. Loin du discours tyrannique et menteur qui a pris le pouvoir en France.

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Le sourire du Tao (Lawrence Durrell)

20 Janvier 2013 , Rédigé par Béthune

 

 

"Le taoïsme est une branche si privilégiée de la philosophie orientale que l'on a raison de la considérer come une vue esthétique et non purement institutionnelle de l'univers. Le taoïste est le joker du jeu de cartes, le poète du foyer. Son attitude dépend d'une proposition bien simple, à savoir que ce monde est un Paradis et qu'il est de notre devoir de le rendre le plus présent possibe avant de le quitter."

Lawrence Durrell, le sourire du Tao. Récit traduit de l'anglais par Paule Guivarch. NRF Gallimard, col. Du monde entier, 1980. Titre original: A smile n the mind's eye (1980)


 

 

Lawrence Durrell: Images de France. Rencontre avec l'écrivain à Sommières, dans le midi de la France. Reportage: Jean d'Ormesson et  Miriam Cendrars (vidéo INA): link


 

Le sage est droit et pourtant ne se mêle point de redresser les autres.

Lao Tseu

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Le président Biélorusse Lukashenko parle de la Syrie à la BBC

17 Janvier 2013 , Rédigé par Béthune

 

 

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Un chemin de mille lieues commence par un pas (He Andao/Sanyuang.org)

8 Janvier 2013 , Rédigé par Béthune

Un jour, vous avez croisé le mot Tao. Vos yeux se sont posés sur le symbole du yinyang. Ou votre professeur de taiji a prononcé quelques paroles sur une vieille sagesse chinoise remontant à la nuit des temps. Vous vous êtes demandé : " Le taoïsme, qu'est-ce que c'est ? ". C'est pour apporter un début de réponse à cette question que le site Sanyuan a vu le jour. Si vous craignez d'être entraînés sur des rivages neufs, passablement mystérieux , libres et exigeants, capables de secouer vos certitudes, alors ne lisez pas davantage…

Après la Bible, le Tao Te King -Daodejing , en pinyin - est le texte le plus traduit du monde. Si vous l'avez feuilleté, une sentence - pertinente, profonde, énigmatique - a pu retenir votre attention. Peut-être avez-vous été frappé par l'extrême concision de ces vers qui tiennent de la berceuse et par la pluralité des domaines auxquels ils semblent s'appliquer. Les sinologues estiment que leur auteur Lao Tseu - Laozi, en pinyin - a vécu au 4ème siècle avant notre ère. Mais une bonne partie du texte est beaucoup beaucoup plus ancienne.

 

La Voie dont on parle

 

Comment situer le taoïsme à l'aide de nos catégories ? Est-ce une philosophie? Certains de ses thèmes sont nettement philosophiques. Mais la réponse est négative si l'on entend par philosophie une doctrine fondée sur la raison. Une religion ? Les vieux textes se réfèrent au monde des esprits et à des voyages mystiques. Et lorsque le bouddhisme s'est installé en Chine au premier siècle, des communautés taoïstes, des écritures sacrées, une organisation ecclésiastique et des rituels se sont mis en place. Cependant appellerons-nous religion une doctrine qui ne pose ni Dieu personnel, ni foi, ni credo, ni dogmes et qui a toujours fui le prosélytisme? Pouvons-nous concevoir qu'une religion ait contribué a faire naître la connaissance scientifique ? Joseph Needham a montré la somme impressionnante des apports du taoïsme à la science. Réciproquement, nombre de savants ont fait des déclarations qui " sonnent " taoïstes. Galilée: " Le grand livre de l'univers est constamment ouvert devant nos regards admiratifs et étonnés ". Einstein : " Il me suffit de contempler le mystère de la vie consciente se perpétuant de toute éternité ; de méditer sur la merveilleuse structure de l'univers telle que nous pouvons confusément la percevoir, et d'essayer humblement de comprendre ne fût-ce qu'une infime partie de l'intelligence qui se manifeste dans la nature ". Cette phrase est remarquable : elle semble taoïste non seulement dans son expression générale mais jusque dans le choix des mots! Les taoïstes partagent le même émerveillement, le même éveil, la même humilité devant le mystère cosmique et manifeste le même enthousiasme à déchiffrer ses lois. Dirons-nous alors que le taoïsme est une sagesse ? Il est vrai que Laozi ressemble à Héraclite, Parménide, Empédocle… les " sages " d'avant Socrate . Mais c'est tout autant un art de vivre total.

" Me voilà bien avancé ! ", direz-vous. " Si le taoïsme est si difficile à cerner, qu'en est-il du Tao ou de la Voie? ". Réponse classique : le début du Daodejing: " La Voie dont on parle n'est pas la Voie. Les noms qu'on lui donne ne sont pas son nom. " Mais rassurez-vous, Laozi a ajouté cinq mille mots à sa déclaration liminaire ! Et des millions de personnes ont mis leur pas dans les siens… bien qu'il ait écrit : " Qui marche bien ne laisse pas de traces ". Et en Chine, le taoïsme a imprégné les arts martiaux la poésie, la calligraphie et la peinture, les rites et la cuisine, la médecine, les pratiques de santé et de longévité, le jardinage… (Exercice : que signifie la maxime citée dans chacun de ces domaines ?)

Notre souhait est de rendre compte des différentes courants dans leur diversité et leur originalité, leurs pratiques et leurs expériences, leur plus ou moins grand syncrétisme avec le bouddhisme et le confucianisme. Nous souhaitons rassembler chercheurs et passionnés pour ouvrir un dialogue avec eux en dehors des cénacles académiques. Nous avons aussi le projet – utopique? - de ne pas rester seulement virtuels.

 

Etat des lieux

 

Vous déambulez place d'Italie. Un Chinois, vieux comme Lu Dongbin, avec une barbichette couleur de neige, pose sa main ridée sur votre épaule et vous susurre à l'oreille: " Quand le disciple est prêt, le maître apparaît… " Stop ! Réveillez-vous! Vous rêviez ! Les maîtres taoïstes, cœur en paix, gestes parfaits, ne courent pas les rues parisiennes. Aucun ne passe au journal de TF1 ni même sur Arte.

En Chine, battu en brèche depuis des siècles et surtout depuis l'instauration de la République, le taoïsme a été persécuté durement. Ses communautés et ses temples ont été presque totalement détruits. La palme de l'oppression iconoclaste revient, bien sûr, à la " révolution culturelle " : pendant dix ans, destruction systématique des lieux de culte, des écrits, de la mémoire de tout un peuple. Et d'envoyer moines et nonnes, ces paresseux exploiteurs de la crédulité populaire, dans les campagnes à fumer les champs. Certains ont fui à Taiwan, à Hong-Kong… Aujourd'hui, les dirigeants ont compris que la Chine ne peut pas briser totalement avec son passé. Les touristes et les dollars resteraient chez eux. Certains temples sont restaurés, les religieux, taoïstes ou bouddhistes, sont tolérés – surtout s'ils ajoutent à la couleur locale et servent de guides. Pour sa restauration, le bouddhisme trouve des aides précieuses hors de Chine. Il est préoccupant que le taoïsme ne reçoive l'aide que d'une seule association extérieure. Cependant le renouveau est indéniable. Mais les maîtres sont rares et âgés. Les nouveaux adeptes auront-ils assez de temps pour assimiler les enseignements dont la chaîne ne s'était jamais rompue? Rien ne peut remplacer l'expression directe de bouche à oreille et l'expérience. Pour les taoïstes, les livres sont essentiels mais le langage est un instrument qui ne peut tout transmettre. Heureusement, les maîtres vivent vieux.

 

Si j'avais un grain de sagesse

 

Beaucoup de gens ont une vague connaissance du taoïsme. Un sympathisant tel l'écrivain Laurence Durrell, dans Le Sourire du Tao, livre d'une lecture par ailleurs très aimable, situe ses origines… en Inde ! Pour nous, amateurs éclairés, les livres fournissent à présent, en français et en anglais, une mine d'approches intellectuelle, technique, sapientielle, ethnologique, imaginative... John Blofeld, Peter Goullart, Jean-François Billeter, Deng Ming-Dao et d'autres auteurs comblent nos attentes. Nous lisons les classiques – Laozi, Zhuangzi, Liezi – et des études d'ensemble - Isabelle Robinet, Kristoffer Schipper, ou Eva Wong (voir bibliographie) - les polars de Van Gulik, des BDs et la traduction des textes essentiels par des philologues ou des fervents.

 

Celui qui pratique l'Art n'essaie point d'être comble

 

Un peu plus loin sur le chemin, nous potasserons le mandarin. Nous surferons – tâche improbable ! – à la recherche d'ermites taoïstes sur leurs montagnes. Nous rêverons sur les photographies de Patrice Fava parues dans John Lagerwey, Le Continent des Esprits, La Chine dans le miroir du taoïsme. Dans notre société de " mondialisation " où domine l'argent fou, la pléthore des uns et la disette des autres, la compétitivité, le chacun pour soi, le quart d'heure de célébrité, l'emballage et le spectacle, nous rêvons d'une vie qui viserait à la simplicité, la quiétude et l'harmonie. Pourrions-nous nous réconcilier avec la nature – pas seulement la nature extérieure, mais celle qui est en nous ? Vivre frugalement et joyeusement selon les rythmes des saisons ? Reprendre cette aventure que nous avons abandonnée avec l'enfance : retrouver la source de notre nature propre et la réaliser, restaurer notre spontanéité et notre créativité ? Bref, nourrir la vie en nous. Pouvons-nous réaliser cela aujourd'hui ? Pour tenter l'aventure, nous apprenons de nouveaux concepts et de nouvelles images: le jeûne du cœur, wuwei, le retournement dynamique, ziran, la création sans créateur, le bloc de bois brut, la soie grège, le Vide, Ciel-et-Terre, les trois joyaux, les immortels, Connais le blanc garde le noir, l'alchimie intérieure, la femelle mystérieuse... Nous découvrons – scandale ! – que Laozi appelle le Tao " la mère ". A l'évidence, il est trop tôt pour que notre siècle soit disposé à accepter l'importance du féminin dans le taoïsme ! Nous apprenons aussi que celui-ci n'est pas la panacée, qu'il n'a pas réponse à tout, qu'il a été le réservoir où s'est déversé tout ce que les courants officiels refusaient et contient donc le meilleur et… tout un bataclan de dieux (voir Panthéon), de pratiques magiques et de talismans. Mais, sur place, cela ne semble faire problème à personne. N'attendez pas des taoïstes qu'ils s'étripent en des guerres de religion pour savoir si, dans l'hostie, la présence du divin est réelle ou symbolique !

 

Comment parler de la mer à la grenouille du puits ?


Et puis, un jour, les paradoxes de Laozi et les paraboles de Maître Zhuang nous parlent davantage, paraissent moins opaques et fournissent plus de couches de sens que nous n'imaginions… Nous saisissons que tradition et originalité renvoient l'une à l'autre. Par la méditation - si nous méditons ! - nous acquérons une nouvelle sérénité, une plus grande clarté d'esprit, une réceptivité qui débouche sur le sentiment d'une présence intime auquel tout est relié : obscur, infime, évanescent, le Tao n'est pas loin : il est en toi. Et une nouvelle envie nous prend : aller jusqu'au bout de l'étude du Tao et donc aller là-bas où vivent les maîtres… Mais ceci est une autre histoire.

 

He Andao

 

http://www.sanyuan.org/

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L'infamie du projet de loi "Mariage et adoption pour tous"

8 Janvier 2013 , Rédigé par Béthune

Une famille lapone au XIXe siècle

 

Mariage: union d'un homme et d'une femme consacrée soit par l'autorité écclésiatique, soit par l'autorité civile, soit par l'une et l'autre.

Littré

 

Dans la lignée de ses prédécesseurs, le gouvernement du Président socialiste François Hollande a déposé un projet de loi "Mariage et adoption pour tous" pour légaliser (c'est-à-dire imposer et encourager) le mariage homosexuel et l'adoption pour les homo (et trans) sexuels.

Cet infâme projet de loi est un viol, une transgression du Code civil, de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, des principes de la religion catholique qui a été longtemps celle de la France, de ceux du peuple français et des peuples européens et non-européens depuis toujours, ainsi que des lois de la nature.

Il n'est pas particulier à la France. Il fait partie de l'"agenda" occidental et de son plan de domination du monde. Au même moment, par exemple, de l'autre côté de la planète, au Pérou, un pays encore majoritairement catholique, enchaîné aux USA, à l'UE et à l'Alliance du Pacifique pro-américaine, le Plan national du Conseil national des Droits de l'Homme du Ministère péruvien de la Justice et des Droits de l'Homme milite pour les "droits" des homosexuels et pour la légalisation de l'avortement link.

Pourquoi les chefs d'Etat, les gouvernements, les parlements et les partis politiques agissent-ils ainsi ?

C'est bien parce que le pouvoir politique occidental moderne ne s'obtient que par la transgression et le mensonge et ne se conserve que par la tyrannie. 

Le suffrage universel (obligatoire au Pérou) donne l'illusion aux habitants d'un pays qu'ils sont citoyens et que le représentant pour lequel ils ont voté; Président, député ou maire, va défendre leurs intérêts. A chaque fois, il n'en n'est rien. Les politiques modernes ne gouvernent pas, ce sont des histrions payés pour faire de la figuration et comme dans l'industrie du spectacle, ce sont les commanditaires qui encaissent les bénéfices. 

C'est que les peuples ont bien voté pour eux, mais ils ne les ont pas choisis. Ce choix leur a été imposé par d'autres, des inconnus: ceux que Augustin Cochin et Igor Schafarévitch à sa suite, ont appelé "le petit peuple".

Imposer les lois iniques d'une minorité à une majorité, de plus au nom de la "démocratie", c'est bien le fait de la tyrannie ou d'un gouvernement totalitaire où l'autorité naturelle et légitime a été renversée.

Dans les sociétés humaines traditionnelles comme dans toutes les populations animales, le rôle et le devoir du chef est de nourrir et de défendre la population et d'assurer sa conservation. La nourrir convenablement dans son territoire, la défendre contre les périls extérieurs et intérieurs et par la reproduction sexuée et l'éducation des jeunes, assurer sa pérénnité. 

C'est ce que, par instinct, toutes les populations humaines et animales demandent au chef. En lui donnant en retour obéissance, amour et privilèges. La famille étant la cellule de base de toute société, c'est naturellement le père et la mère qui sont les prototypes des chefs. Ils veulent le bien de leurs enfants comme les autres celui de leurs sujets et de leurs peuples.

C'est bien pour cela que dans les sociétés non révolutionnaires, les peuples étaient gouvernés par des familles, souvent des dynasties, qui symbolisaient, comme dans la fameuse expression française "Le roi est mort, vive le roi!" la pérennité de l'Etat et la continuité de la vie *. 

Dans la Chine ancienne, la fécondité de l'Empereur et de l'Impératrice et celle de la Terre (M. Granet, La pensée chinoise, p. 245) étaient symboliquement unies dans le rituel de la fête du premier labourage de l'année, une cérémonie encore pratiquée au Vietnam, par exemple.

Dans l'Occident moderne, l'image de la femme elle-même a été pervertie: elle n'est plus la jeune fille chantée par les poètes et les amants, la mère vénérée pour sa fécondité, la maîtresse de maison respectée, mais un objet sexuel, présentée sous un aspect cadavérique par la mode dépravée et une travailleuse soumise. Le lien avec la vie a été rompu.

 

President joins ploughing festival (photo)

 

President joins ploughing festival (photo)

 

President joins ploughing festival (photo)

 

 

President Truong Tan Sang on January 29 launched an order for ploughing the rice field at the beginning of the lunar new year at the annual Tich Dien (ploughing) festival in Doi Son commune, in the Red River delta province of Ha Nam.

 This year’s Tich Dien-Doi Son festival took place from Jan. 27-29 or from the fifth to the seventh day of the lunar new year, hoping for a bumper rice harvest in 2012 - the Year of the Dragon.

Source: Chaobuoisang.net Vietnam latest News link


Dans les "démocraties" occidentales, qui ne sont que des camps de concentration gouvernés par la ploutocratie, les "représentants" du peuple ne sont que des individus, souvent divorcés ou célibataires, et peut-être un jour homosexuels. 

Ils ne sont pas les amis du peuple, ni de la Terre ni du Ciel, pour employer les expressions traditionnelles en Asie et chez les peuples du Pacifique: ils sont leurs ennemis. C'est ce que l'instinct et la crédulité des hommes se refusent à admettre. Les politiques occidentaux le savent bien et c'est ce qui explique à la fois l'iniquité de leur politique et leur impunité. Impunité, pour le moment.

Béthune

* Voir, par exemple, la déclaration de Mgr le duc d'Anjou, fils du défunt Prince Alphonse de Bourbon: link

 

Info: sur le site d'Egalité et Réconciliation (Alain Soral): consulter le dossier consacré au "Mariage Gay": link, en particulier sur:

  • Les subventions du lobby homo à Paris et en Ile de France: link 
  • La missive de Vincent Peillon, Ministre de l'Enseignement, aur recteurs de France pour faciliter dans les établissements scolaires le débat sur le mariage gay au Parlement: link

 

Brame-harde-web.jpg

 

Harde de cerfs (photo: CIRAN link). Le mâle, armé d'une impressionnante ramure, défend la harde et le territoire et, par la reproduction, assure sa conservation. Quand il est absent, les biches âgées (bréhaignes) guident les jeunes. On peut remarquer que les politiques modernes, quand ils sont de sexe masculin, sont totalement dévirilisés. Ce sont des employés de bureau en chemise blanche, costume et cravate sombres, des clones de Men in Black, incapables de se battre et de faire la guerre comme faisaient nos rois, nos princes et notre noblesse d'autrefois. Relire à ce sujet les pages de Joinville sur le roi saint Louis à la guerre, le récit de la bataille de Bouvines avec Philippe-Auguste, etc.


 

 

 


 

Salim Laïbi parle du "mariage" homosexuel

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Quatre maximes de Nicolás Gómez Dávila

8 Janvier 2013 , Rédigé par Béthune

nicolas_gomez_davila.jpg

 

Nicolás Gómez Dávila

(Cajicá, Colombie, le 18 mai 1913 - Bogotá, le 17 mai 1994)

 

 

L’indépendance intellectuelle est aujourd’hui inaccessible à qui choisit une profession libérale. La société moderne déprave l’intelligence qui se donne à elle, fût-ce en location.


Le degré de civilisation d'une société se mesure au nombre de gestes usuels de politesse dans la vie quotidienne.


Sympathie et antipathie sont les antennes de l'intelligence. L'intelligence étudie les raisons de ce qui la repousse ou l'attire.


Celui qui se respecte ne peut vivre aujourd'hui que dans les interstices de la société.

 

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