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Le Rouge et le Blanc

Les plantations d'arbres ne sont pas des forêts

19 Août 2015 , Rédigé par POC

L’Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) commet une erreur fondamentale depuis trop longtemps : elle considère les forêts comme un simple « couvert arboré ».

Avec sa définition, la FAO n’estime ainsi pas qu’il y a déforestation (perte nette de forêts - no net deforestation) lorsque des forêts tropicales à la riche biodiversité sont défrichées et remplacées par des plantations d’hévéas ou d’eucalyptus. Et lorsque des prairies sont détruites ou des terres paysannes sont accaparées pour développer des monocultures industrielles d’arbres, l’organisation onusienne nomme cela boisement (afforestation).

Le refus de la FAO de définir la forêt par sa diversité biologique, sociale, culturelle et spirituelle a pour conséquence de favoriser l’expansion des plantations à grande échelle au détriment des communautés locales, des forêts véritables et des autres écosystèmes.

Même les plantations d’arbres génétiquement modifiés, à l’instar des eucalyptus transgéniques, sont appelées à tort forêts.

Les Nations unies provoquent de fausses solutions au réchauffement climatique en considérant les forêts uniquement comme des puits de carbone. Organisations non gouvernementales, mouvements sociaux et scientifiques dénoncent de longue date cette définition incorrecte.

Du 7 au 11 septembre prochain, la FAO accueillera le Congrès forestier mondial à Durban, une rencontre dominée par les représentants de l’industrie forestière. Au même moment se déroulera la contre manifestation Programme alternatif de la Société civile (CSAP). Sauvons la forêt y manifestera aux côtés d’ONG et de mouvements sociaux du monde entier contre les causes réelles de la déforestation et ses responsables.

La pétition sera remise au cours du Congrès forestier mondial. Merci de la signer et de nous aider à la diffuser !

Source et pétition: Sauvons la forêt : https://www.sauvonslaforet.org/

Sur le même sujet et sur le même blog: L'homme a besoin de la forêt mais la forêt n'a pas besoin de l'homme, par Pierre-Olivier Combelles : http://pocombelles.over-blog.com/2015/06/l-homme-a-besoin-de-la-foret-mais-la-foret-n-a-pas-besoin-de-l-homme.html

Texte repris dans le Courrier des lecteurs du Courrier de la Nature N°290 (Société nationale de Protection de la Nature): http://www.snpn.com/spip.php?article2424

http://pocombelles.over-blog.com/2015/08/la-deforestation-s-accelere-dans-le-monde-wwf-the-guardian.html

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Les effectifs d’oiseaux de mer ont chuté de plus de 60 % depuis soixante ans

19 Août 2015 , Rédigé par POC

Fou varié (Sula variegata) mort, visiblement en état d'inanition, sur la plage Lobos marinos, à 127 km au sud de Lima, au Pérou. Mai 2012. Ph.: Pierre-Olivier Combelles. http://pocombelles.over-blog.com/article-les-oiseaux-meurent-au-perou-105025096.html

Fou varié (Sula variegata) mort, visiblement en état d'inanition, sur la plage Lobos marinos, à 127 km au sud de Lima, au Pérou. Mai 2012. Ph.: Pierre-Olivier Combelles. http://pocombelles.over-blog.com/article-les-oiseaux-meurent-au-perou-105025096.html

Information de Reporterre:

http://www.reporterre.net/spip.php?page=redirect&id_article=7883

La planète compte 200 millions d’oiseaux de mer en moins. C’est ce que révèle une recherche universitaire publiée dans la revue scientifique PlosOne.

Les chercheurs du projet « Sea around us » se sont penchés sur plus de 300 espèces, qui constituent environ 20 % des populations totales d’oiseaux marins. D’après eux, cet échantillon est « représentatif » car les données ont été récoltées sur différents sites côtiers à travers le monde. Les conclusions sont implacables : 69,7 % des effectifs d’oiseaux marins auraient disparu sur une période de 60 ans, entre 1950 et 2010.

- Source (en anglais) : Sea around us

 

Population Trend of the World’s Monitored Seabirds, 1950-2010

Michelle Paleczny ,Edd Hammill , Vasiliki Karpouzi, Daniel Pauly.

PLOS. Published: June 9, 2015
DOI: 10.1371/journal.pone.0129342.

Abstract

"Seabird population changes are good indicators of long-term and large-scale change in marine ecosystems, and important because of their many impacts on marine ecosystems. We assessed the population trend of the world’s monitored seabirds (1950–2010) by compiling a global database of seabird population size records and applying multivariate autoregressive state-space (MARSS) modeling to estimate the overall population trend of the portion of the population with sufficient data (i.e., at least five records). This monitored population represented approximately 19% of the global seabird population. We found the monitored portion of the global seabird population to have declined overall by 69.7% between 1950 and 2010. This declining trend may reflect the global seabird population trend, given the large and apparently representative sample. Furthermore, the largest declines were observed in families containing wide-ranging pelagic species, suggesting that pan-global populations may be more at risk than shorter-ranging coastal populations."

Introduction

Human activities such as fisheries and pollution are threatening the world’s marine ecosystems [1], causing changes to species abundance and distribution that alter ecosystem structure, function and resilience [2–4]. In response, increasing numbers of marine biologists and managers seek to achieve management measures allowing the persistence of healthy, productive and resilient ecosystems [5]. Such ecosystem-based management requires better understanding of ecosystems pre-disturbance, as baselines of harvested and/or otherwise impacted species such as fish, marine mammals, and seabirds have shifted from their historical levels [6–9].

Seabird population changes are good indicators of long-term and large-scale change in marine ecosystems because seabird populations are relatively well-monitored, their ecology allows them to integrate long-term and large-scale signals (they are long-lived, wide-ranging and forage at high trophic levels) [10–11], and their populations are strongly influenced by threats to marine and coastal ecosystems. These threats include entanglement in fishing gear, overfishing of food sources, climate change, pollution, disturbance, direct exploitation, development, energy production, and introduced species (predators such as rats and cats introduced to breeding islands that were historically free of land-based predators) [12]. Knowledge of changes in seabird populations is also inherently important because seabirds play important roles in island and marine ecosystem processes, function and resilience, by acting as predators, scavengers, cross-ecosystem nutrient subsidizers, and ecosystem engineers [2, 13–16].

Despite the global importance of seabirds, both to marine ecosystems and as indicators of marine ecosystem status, analysis of their population trends is typically limited to the relatively small spatial and temporal scales at which data are collected. The only global assessment of seabird population status, based on extinction risk as assessed by the IUCN Red List of Threatened Species, indicates that one third of seabird species are threatened with extinction, one half are known or suspected to be in decline, and at least four species are extinct [12].

To investigate overall patterns in the world’s seabird population data over an ecologically-relevant timeframe, we assembled a global database of seabird population size records and applied multivariate autoregressive state-space (MARSS) modeling to estimate the global trajectory of all seabird populations with sufficient data (i.e., at least five records of population size between 1950 and 2010).

(...)

Source et suite de l'article: http://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0129342

 

Sur le même blog: http://pocombelles.over-blog.com/article-les-oiseaux-meurent-au-perou-105025096.html

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Sur Jean Claude Michéa: "L'enseignement de l'ignorance" (Florent Jullien/Collectif Racine)

18 Août 2015 , Rédigé par POC

De nombreux penseurs par ailleurs pertinents ne parviennent pas à dépasser la factice opposition droite-gauche, qui stérilise le débat politique de notre temps. Il n’y aura pas de sursaut politique tant que nous n’aurons pas montré aux Français l’inanité de ce théâtre d’ombres, dont les querelles de pacotille toujours nous ramènent, par un triste ruban de Mœbius, au règne unique de l’UMPS.

L’importance majeure de Jean-Claude Michéa tient à ce qu’il met à nu cette facticité dans une série d’ouvrages où s’allient vigueur théorique et analyse concrète. Il oppose une philosophie politique digne de ce nom aux penseurs borgnes de notre temps, qui ne voient pas que le libéralisme économique qu’ils défendent est la cause des errances libertaires qu’ils pourfendent (ou vice-versa). Michéa montre la complicité essentielle de l’économiste justifiant les licenciements boursiers et du sociologue légitimant la violence des délinquants : ils ont le même mépris de la morale. C’est par une revalorisation de cette morale, discréditée pour ses valeurs tellement archaïques et si peu compétitives, que la politique pourra reprendre ses droit.

Nous présentons ici un résumé de L’enseignement de l’ignorance, paru aux éditions Climats en 1999. Ce livre a eu le mérite, après le visionnaire De l’École (1984) de Jean-Claude Milner, mais avant bien d’autres, de révéler et penser la catastrophe organisée qui frappe l’École de la République, depuis une quarantaine d’années maintenant, sous les gouvernements de droite comme de gauche. Son format est bref, et certaines des affirmations peuvent parfois paraître rapides. Mais il expose avec force la plupart des intuitions qui seront approfondies et systématisées ensuite, notamment dans Impasse Adam Smith (2006) et L’Empire du moindre mal (2007).

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On constate de façon évidente le progrès de l’ignorance, à la fois comme défaut de savoir structuré, de capacité théorique élémentaire, et comme manque de sens critique, de jugement moral autonome.

Or l’ignorance des élèves ne constitue pas un dysfonctionnement, mais est un élément nécessaire et une condition du développement de nos sociétés modernes.

La cause en est que notre modernité se définit par la systématisation du capitalisme. L’Économie politique veut ordonner la vie humaine de façon purement « rationnelle ». Elle prend pour modèle la mécanique newtonienne, et considère les individus comme des atomes unifiés par le Marché autorégulateur.

C’est le dogme capital de la doctrine libérale : laissé à lui-même, le Marché nous conduirait au Bonheur. Les réformes veulent donc supprimer tout ce qui lui fait obstacle, dans les lois et dans les mœurs.

Il faut donc, pour nos apôtres de la Révolution libérale permanente, (re)faire de l’homme ce qu’il est : un individu parfaitement « libre », c’est-à-dire parfaitement égoïste et ignorant. Aucune valeur absolue, affective ou morale, l’attachant à une terre et des hommes ou à des principes, ne doit venir entraver en lui le calcul des valeurs d’échange.

Or, si le capitalisme a pu se développer jusqu’à présent, être viable voire émancipateur, c’est en conservant une sphère d’action limitée, et en sachant s’appuyer sur les réserves de sociabilité des communautés traditionnelles. Mais vouloir rendre son règne absolu, supprimer tout ce pour quoi l’homme est capable de sacrifier son intérêt, c’est en finir avec la culture, avec l’humanité comme valeur. L’histoire de cette volonté est pourtant celle des trente dernières années.

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Pour créer l’homo œconomicus que postule et veut la théorie, il faut donc que l’École cesse de transmettre des principes théoriques et moraux archaïques, qu’elle en finisse avec la culture classique et les humanités.

En France, l’esprit de Mai 68 permet la destruction de tout ce qui pouvait résister au capitalisme. Les naïfs libertaires servent le cynisme libéral en détruisant les valeurs qui ne sont pas d’échange, des autorités qui ne sont pas boursières. Ils offrent au système capitaliste l’élément anthropologique qui lui manquait en instituant le règne du consommateur, porté par la seule immédiateté de ses désirs.

Les réformes de l’École, dictées par les institutions internationales et les multinationales, fournissent ainsi à l’économie :

    une minorité d’excellence, où les enfants de l’élite continuent d’être éduqués de façon valable (i.e. où la valeur de la discipline et l’autorité du savoir conservent tout leur sens) ;
    un ensemble de cadres d’exécution, formés pour des routines dépendant du contexte technologique, se réadaptant grâce aux stages et didacticiels de l’enseignement continu ;
    mais pour les 4/5 de la population, voués à être inutiles économiquement, et dont on doit pourtant assurer la gouvernabilité, tout savoir serait inutile ou dangereux. Il convient donc d’enseigner l’ignorance, ce qui ne va pas de soi. Les professeurs en particulier doivent être rééduqués ; soumis aux gardes rouges des « sciences de l’éducation », ils doivent renier leur savoir, et devenir les animateurs d’une École-Lieu de vie grande ouverte à la société civile, à ses pulsions, ses intérêts, ses modes publicitaires.

Gauche libertaire et Droite libérale se donnent la main d’une façon qui n’est qu’apparemment paradoxale pour répondre aux exigences des soixante-huitards et du patronnat. Les pédagogistes les mieux-pensants organisent la fin de la distinction par les humanités bourgeoises, et ouvrent la vieille École au monde moderne de la communication, de l’affiche publicitaire et de la culture d’entreprise. En fait, c’est bien la Gauche et son obsession du mouvement qui peut le mieux en finir avec la transmission des valeurs du passé, c’est-à-dire avec l’éducation. Elle nous abandonne ainsi, décomplexés, invertébrés, au marketing du présent.

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La crise actuelle de l’École consiste en une situation contradictoire, où elle est encore, selon le modèle républicain, le lieu de transmission de valeurs non capitalistes, mais aussi déjà le produit trentenaire des réformes libérales-libertaires qui ont pour but d’éradiquer ces valeurs.

Les manifestations étudiantes récurrentes reflètent cette crise. Elles sont couramment analysées comme des révoltes à l’encontre de la systématisation capitaliste. Mais c’est peut-être ne pas voir à quel point les réformes ont déjà en grande partie accompli leur œuvre, et produit le nouveau jeune, parfait consommateur, aux récriminations intéressées.

En effet la destruction de l’École s’accompagne, de façon plus efficace encore, d’un dressage anthropologique orchestré par les médias et les industries de loisir. Une culture jeune s’impose dans les esprits qui uniformément se veulent les hédonistes rebelles prônés par les multinationales du « tittytainment ». Si par malheur le capitalisme a déjà produit en quantité suffisante l’homme nouveau conforme à sa vision ; si la domination spectaculaire a pu élever une génération pliée à ses lois et replier sur nous la boucle de l’ignorance ; si les charlatans sont déjà parvenus à conformer le réel à leurs dogmes absurdes — alors le vrai aura bien été un moment du faux, et toute résistance est devenue illusoire.

Florent Jullien

Source: Collectif Racine - Les enseignants patriotes http://www.collectifracine.fr/blog/2013/07/08/jean-claude-michea-lenseignement-de-lignorance/

Jean-Claude Michéa, L’Enseignement de l’ignorance (et ses conditions modernes) (Climats, 1999)

Jean-Claude Michéa, L’Enseignement de l’ignorance (et ses conditions modernes) (Climats, 1999)

 

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La mort des Samoyèdes (Kai Donner)

16 Août 2015 , Rédigé par POC

Hutte samoyède en cours d'installation ou de démontage. Photographie: Kai Donner.

Hutte samoyède en cours d'installation ou de démontage. Photographie: Kai Donner.

"I have already described how the changing circumstances have transformed the manner of living of the southern Samoyed, how their economic equilibrium was upset, and how different diseases quickly spread among them. Also they are not able to compete successfully with the immigrants. For hundreds, perhaps thousands of years they have led their lives in the wilderness, where nature afforded them rich gifts, even abundance. They have never to fight or work for their daily bread, and underthe completely changed conditions of life their existence is now all the more difficult. Surrounded on all sides by the quickly appearing civilization which has taken them unawares, they have neither been able to digest it nor adapt themselves to it. Of necessity they have gotten into a situation from which their only recourse is their own destruction. Thus they die aout and disappear without leaving behind a trace in the wilderness of their fathers or in the blood or in the culture of the invaders. The details of this tragedy are not always edifying, but their fate in its whole scope is deeply moving."

Kai Donner, Among the Samoyeds (1911-13) 1926.

http://pocombelles.over-blog.com/article-kai-reinhold-donner-1889-1935-par-aurelien-sauvageot-85345885.html

http://pocombelles.over-blog.com/article-ra-63234384.html

 

He who has seen life in his more original form will never forget what he has seen, and once he has left the infinite plains the memory becomes a shining revelation to him from which he can never tear himself away again. He has become an individual with double life, something of him has remained in the wilderness.
Kai Donner, Among the Samoyeds (1911-13) 1926
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"Mes jeunes gens ne travailleront jamais" (Smohalla)

15 Août 2015 , Rédigé par POC

Mes jeunes gens ne travailleront jamais, les hommes qui travaillent ne peuvent rêver; et la sagesse nous vient des rêves.

Vous me demandez de labourer la terre.Dois-je prendre un couteau et déchirer le sein de ma mère ? Mais quand je mourrai, qui me prendra dans mon sein pour reposer ?

Vous me demandez de creuser pour chercher la pierre. Dois-je aller sous sa peau chercher ses os ? Mais quand je mourrai, dans quel corps pourrai-je entrer pour renaître ?

Vous me demandez de couper l'herbe, de la faner et de la revendre et de devenir riche comme les hommes blancs. Allons! comment oserais-je couper les cheveux de ma mère ?

 

Smohalla,fondateur dela religion des rêveurs, a vu le jour entre 1815 et 1820; il faisait partie des Sokulks, une petite tribu des Nez-Percés habitant près de Priest Rapids sur la rivière Columbia à l'est de l'Etat de Washington. Smohalla se distingua comme guerrier et commença à prêcher vers 1850. Il a constamment rejeté la civilisation de l'homme blanc et ses enseignements. La religion des rêveurs était un retour à des concepts indigènes, particulièrement à ceux de la Douce Mère la Terre qui font du rêve l'unique source du pouvoir surnaturel. La doctrine dont quelques détails sont révélés dans la déclaration qui précède, attira beaucoup d'adeptes. Au nombre des plus dévots "rêveurs" on doit compter Chef Joseph et ses Nez Percés.

Pieds nus sur la terre sacrée. Textes rassemblés par T.C. McLuhan. Photos de Edward S. Curtis. Traduit de l'américain par Michel Barthélémy. Denoël, Paris, 1974.

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Emil Cioran: sur le travail

13 Août 2015 , Rédigé par POC

"Les hommes travaillent généralement trop pour pouvoir encore rester eux-mêmes. Le travail : une malédiction que l’homme a transformée en volupté. Œuvrer de toutes ses forces pour le seul amour du travail, tirer de la joie d’un effort qui ne mène qu’à des accomplissements sans valeur, estimer qu’on ne peut se réaliser autrement que par le labeur incessant — voilà une chose révoltante et incompréhensible. Le travail permanent et soutenu abrutit, banalise et rend impersonnel. Le centre d’intérêt de l’individu se déplace de son milieu subjectif vers une fade objectivité ; l’homme se désintéresse alors de son propre destin, de son évolution intérieure, pour s’attacher à n’importe quoi : l’œuvre véritable, qui devrait être une activité de permanente transfiguration, est devenue un moyen d’extériorisation qui lui fait quitter l’intime de son être. Il est significatif que le travail en soit venu à désigner une activité purement extérieure : aussi l’homme ne s’y réalise-t-il pas — il réalise."

  • Sur les cimes du désespoir, Emil Cioran, éd. L'Herne, 1990, p. 194.
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Le sionisme indigéniste du Dr. Isaac Humala Nuñez (Pérou)

11 Août 2015 , Rédigé par POC

"Staline a fait du mépris un système" Nicolas Werth. Métropole d'une religion de salut temporel, l'URSS de Staline fut un empire, élevé sur les ruines des nations européennes après deux guerres mondiales, et la propagandiste d'un message, apparemment universel, qui fascina des peuples du tiers monde ou des intellectuels, autant qu'il répandit une sorte de terreur partout ailleurs. Nicolas Werth explore les méandres de l'univers soviétique sous Staline. Il montre en quoi le stalinisme, dans la suite logique du léninisme, impose une ligne du parti fixée d'en haut, expérimente une véritable ingénierie sociale et propose aux Soviétiques la vision d'un monde peuplé de forces bonnes - les staliniens - et mauvaises - tous les autres, à noyer dans le sang. Mais cette extraordinaire violence du système ne se nourrit-elle pas d'une frustration permanente à contrôler un corps social éclaté ? Au croisement de l'histoire politique et d'une histoire sociale, cet ouvrage propose une nouvelle manière de penser le stalinisme. - 4e de couverture - Voir aussi: http://www.fonjallaz.net/Ukraine-Grand-Famine/Holodomors/Stalin-terreur-werth.html

"Staline a fait du mépris un système" Nicolas Werth. Métropole d'une religion de salut temporel, l'URSS de Staline fut un empire, élevé sur les ruines des nations européennes après deux guerres mondiales, et la propagandiste d'un message, apparemment universel, qui fascina des peuples du tiers monde ou des intellectuels, autant qu'il répandit une sorte de terreur partout ailleurs. Nicolas Werth explore les méandres de l'univers soviétique sous Staline. Il montre en quoi le stalinisme, dans la suite logique du léninisme, impose une ligne du parti fixée d'en haut, expérimente une véritable ingénierie sociale et propose aux Soviétiques la vision d'un monde peuplé de forces bonnes - les staliniens - et mauvaises - tous les autres, à noyer dans le sang. Mais cette extraordinaire violence du système ne se nourrit-elle pas d'une frustration permanente à contrôler un corps social éclaté ? Au croisement de l'histoire politique et d'une histoire sociale, cet ouvrage propose une nouvelle manière de penser le stalinisme. - 4e de couverture - Voir aussi: http://www.fonjallaz.net/Ukraine-Grand-Famine/Holodomors/Stalin-terreur-werth.html

Le sionisme indigéniste du Dr. Isaac Humala Nuñez (Pérou)
Staline vu par de Gaulle, dans le livre de l'Amiral Philippe de Gaulle: "C'était mon père"

Staline vu par de Gaulle, dans le livre de l'Amiral Philippe de Gaulle: "C'était mon père"

Affiche de propagande de Mao Tse Toung. "Il est normal que les imbéciles profèrent des imbécilités comme les pommiers produisent des pommes, mais moi qui ai vu chaque jour depuis ma fenêtre le fleuve Jaune charrier des cadavres, je ne peux accepter cette présentation idyllique par Madame de la Révolution culturelle. " Simon Leys (Emission Apostrophes, à Marie-Antonietta Macciocchi)

Affiche de propagande de Mao Tse Toung. "Il est normal que les imbéciles profèrent des imbécilités comme les pommiers produisent des pommes, mais moi qui ai vu chaque jour depuis ma fenêtre le fleuve Jaune charrier des cadavres, je ne peux accepter cette présentation idyllique par Madame de la Révolution culturelle. " Simon Leys (Emission Apostrophes, à Marie-Antonietta Macciocchi)

Idéologie: Système de croyances et de représentation du monde et de la société, à prétention universelle, pouvant refléter des intérêts particuliers qu'il sert à justifier et à pérenniser.

C.- D. Echaudemaison et al.: Dictionnaire d'Economie. Nathan, Paris, 1989, 1993.

Les idéologies ont été inventées pour que celui qui ne pense pas puisse donner son opinion.

Nicolás Gómez Dávila (1913-1994, Colombie)

La fonction première du mode de penser idéologique est bien de neutraliser tout sens commun en enfermant ses "victimes" dans une bulle spéculative - l'adoption d'un jargon stéréotypé (ou d'une "langue de bois") jouant évidemment un rôle essentiel dans ce processus d'autoenfermement.

Dans l'histoire du XXe siècle, le représentant le plus accompli de cette pathologie intellectuelle (ou de cette perversion) est certainement l'intellectuel stalinien.

Jean-Claude Michéa, Le Complexe d'Orphée - La gauche, les gens ordinaires et la religion du progrès. Champs-Essais/Flammarion, 2011.

A Jew is a person professing a particular religion. A Zionist is a person pushing a particular political agenda.

Servando Gonzalez: The Gay Movment and the CFR's anti-Russia psy-ops.

http://www.newswithviews.com/Gonzalez/servando111.htm

 

L'ethnonationalisme (etnonacionalismo, ou aussi etnocacerismo) est une idéologie indigéniste (et non pas aborigène), fruste et scientifiquement erronée, version andine du Mein Kampf d'Hitler, élaborée au Pérou par le Dr. Isaac Humala Nuñez, et inspirée des Incas (version idéalisée de Garcilaso de la Vega, du darwinisme politique, du stalinisme, du nazisme, du sionisme, du suprématisme juif, du maoïsme, du castrisme, de Pol Pot et des Khmers Rouges, de Platon, de la théorie américano-centrée de Florentino Ameghino (qui justifie le mythe de la "Terre Promise" judéo-américaine), des exemples et des méthodes des spéculateurs George Soros (que le Dr. Humala Nuñez appelle un "philanthrope"!) et Armand Hammer, etc., en vue de conquérir le "pouvoir", au nom de la "Civilisation" et du "Progrès". C'est avec ces idées, ces références et ces modèles que le Dr. Isaac Humala Nuñez se qualifie, sans rire, comme un "anti-système". C'est vraiment ce qu'on appelle en hébreu  "chutzpah": le culot. Ou bien, dans un autre terme, le "déni stratégique".

Nous allons voir dans cette analyse comment l'ethno-nationalisme du Dr. Humala est en réalité un fascisme sioniste au service du néo-libéralisme.

Le Dr. Humala Nuñez se présente comme un descendant de "curacas" (seigneurs) indigènes, d'origine aymara, établis depuis des temps immémoriaux dans la région d'Oyolo, village du département d'Ayacucho (province Paucar del Sara sara). Mais une grande partie de sa famille, et non des moindres, le conteste et affirme au contraire que le nom Humala est d'origine finnoise, à cause de l'ancêtre Feliciano Humala qui arriva dans cette région au XIXe siècle et épousa la belle et distinguée Presentación Vara, d'origine sépharade, comme son nom l'indique, fille des fondateurs d'Oyolo (cf: Eduardo Narrea: http://cuentosyleyendasperuanas.blogspot.fr/). Les Juifs Sépharades originaires de la Péninsule ibérique se sont vus attribuer récemment la nationalité espagnole ou portugaise http://www.exteriores.gob.es/Consulados/BOGOTA/es/Consulado/Paginas/Articulos/20150901_Noticia_.aspx.

Humala est un nom de famille commun en Finlande, Estonie et en Karélie russe. Il signifie d'ailleurs "houblon" (Humulus lupus), la plante qui sert à brasser la bière. Comme chaque paysan finnois cultivait du houblon dans sa ferme, c'est un nom typiquement terrien. En revanche, la totalité des noms maternels de la lignée Humala et des autres familles "bourgeoises" d'Oyolo et de la région sont hispaniques sépharades: Nuñez, Franco, Narrea, Aybar, Ledesma, Heredia, Vara, Villalobos, etc. Toutes ces familles étaient des terratenientes ou hacendados (propriétaires terriens ou d'haciendas), commerçants, puis avocats, ingénieurs, professeurs, médecins, maires, etc.: des notables. Arrivés au Pérou et établis dans les Andes (le climat le plus comparable à celui de l'Europe) à partir de 1492:

(...) "Los Humala sólo somos nosotros. El tronco primigenio es Feliciano Humala, el más lejano ancestro que conocemos. Nació a mediados del siglo XIX y hoy aún vive la única bisnieta que lo conoció. Lo recuerda como un hombre no muy alto y con aire de forastero en aquel paisaje de la sierra sur del Perú. Fue también el padre de Genaro Humala, quien nació a fines del mismo siglo, en Corculla, un distrito de la provincia de Paúcar del Sara Sara, en el departamento de Ayacucho. Este se casó con Presentación Vara, hija de los fundadores de Oyolo, un distrito aledaño. Se dice que Genaro Humala era alto y de piel rosada mientras que Presentación Vara era una cobriza imponente. Hay un óleo de ella donde luce como una ñusta, una princesa inca de belleza angulosa, y donde lleva un vestido elegante que delata no haber trabajado la tierra. Era, según cuenta mi madre, una señora distinguida y severa. El retrato ha alimentado el mito de ascendencia de nobleza inca que sienten algunos en la familia. Gracias a Presentación Vara, los Humala tenemos los rasgos faciales que nos permiten reconocernos unos a otros: el cabello lacio y negro, los ojos con una sombra alrededor y unas bolsas prematuras pendiendo de ellos. Nuestros dientes son tan grandes que sonreír resulta un ejercicio menos esforzado que cerrar la boca". (...)

Caroline Mercado (journaliste, membre de la famille Humala): La familia presidencial te invita a su fiesta : http://etiquetanegra.com.pe/articulos/la-familia-presidencial-te-invita-a-su-fiesta

Ils appartenaient doc bien à la classe sociale auto-dénommée au Pérou des "aristocrates", qui n'a presque rien à voir avec ce qu'on entend par ce terme dans l'Europe cultivée. Il ne sont pas aristocrates par la noblesse, mais seulement par le fait d'être des notables et de ne pas travailler de leurs mains, donc de faire travailler les autres: les Indiens.

Le "mensonge d'Ulysse" du Dr. Humala Nuñez est le mythe de ses propres origines qu'il a créé puis imposé par la force et le cynisme, d'abord à ses proches et à son clan puis à son pays tout entier, et qui justifie la légitimité de son ambition politique et de sa soif de pouvoir. A partir de cette "falsification de la réalité", cette mystification (ou/et affabulation, ou/et mythomanie, ou/et imposture ou/et encore, comme le Dr Isaac Humala le dit lui-même dans un délicieux euphémisme: "intuition historique") il a bâti une idéologie politique car “Quien controla el pasado controla el presente; quien controla el presente, controla el futuro” (George Orwell – “1984″)

Une idéologie est un instrument de pouvoir dominateur qui vise à soumettre les autres, par l'autorité, à une pensée qui nie la leur. C'est avec ce mythe et cette idéologie qu'il a séduit  et "lavé le cerveau" de ses proches et de sa clientèle politique.

Le nationalisme, c'est la politique de l'unification par la négation des différences et des libertés, au profit d'une oligarchie (le "petit peuple" dont parle Chafarévitch) aux commandes d'un État tout-puissant.

Deux conceptions totalement opposées à la vraie mentalité indienne, étrangère à toute idée de destruction totale d'un peuple et de sa culture (voir là-dessus les réflexions de Jacques Soustelle sur la conquête des Aztèques par les Espagnols, qu'il oppose aux guerres indigènes).

Dans l'éloge pro-domo qu'il fait du sionisme dans son entrevue avec Juan Luis Castiñeiras, le Dr. Isaac Humala Nuñez dit avec admiration qu'"un Juif n'est jamais salarié, ni ouvrier ni paysan (campesino)". Or au Pérou, campesino est synonyme d'Indien, et Indien est synonyme de campesino. Le campesino, c'est l'homme de la terre; qu'il soit d'ailleurs cultivateur des Andes ou chasseur d'une tribu amazonienne. Isaac Humala Nuñez dévoile là sa véritable identité et ses véritables intentions. Il n'est pas un Indien, mais il fait croire qu'il est un Indien pour parler et exercer un pouvoir au nom des Indiens et en même temps les faire taire et exploiter ou faire exploiter leurs terres. Il est soit-disant pour eux, mais en réalité il est contre eux et contre leur terre. Car le vrai Indien ne fait qu'un avec sa terre (qu'il habite et qui le nourrit), comme l'ont exprimé tant de chefs et de penseurs indiens en Amérique du nord au XIXe siècle (voir par exemple le beau recueil de T.C. McLuhan: Pieds nus sur la terre sacrée). On comprend que le Dr. Isaac Humala Nuñez est convaincu d'appartenir à une Race Élue, travestie sous le manteau de l'Indien Peau-Rouge et des Incas.

Ce qu'il dit à propos du sionisme dans cette entrevue est révélateur. C'est un éloge pro-domo, sans un mot pour le sort des Palestiniens, pourtant les habitants historiques, les vrais autochtones de toute cette région colonisée par Israël depuis 1949. Or les Indiens sont les Palestiniens d'Amérique: colonisés, chassés de leurs terres, spoliés, méprisés, parfois massacrés ou réduits en esclavage ou comme de nos jours employés comme main d'oeuvre immigrée ou comme domestiques. Pour les colons hispaniques, le Pérou est devenu une Terre Promise, un nouvel Israël, exploitable et corvéable à merci.

L'ethno-nationalisme du Dr. Isaac Humala Nuñez est donc un sionisme indigéniste.

Et lorsque dans la même entrevue, il évite habilement de condamner les crimes de la révolution bolchevique et du stalinisme, il se montre sa véritable nature de négationniste du Goulag et en même temps sympathisant de tous les abus, crimes et génocides politiques perpétrés contre le peuple (qu'il appelle "les masses", comme si le peuple était un matériau dépourvu d'esprit), quels qu'ils soient.

Et ceci pour une raison très simple, c'est qu'il est toujours du côté du plus fort, jamais du côté de la justice. Un avocat, ne l'oublions pas, est quelqu'un qui s'occupe du légal, pas du juste.

Juan Cruz Castiñeiras: Entrevista a Isaac Humala (Viernes, 11 de noviembre de 2011):  http://lahoradejuancruz.blogspot.fr/2011/11/entrevista-isaac-humala.html

(entrevue originellement parue dans le quotidien péruvien La Razón, alors dirigé par son ami le journaliste Uri Ben Schmuel http://rpp.pe/lima/actualidad/mujer-muere-al-caer-del-sexto-piso-de-un-edificio-en-san-isidro-noticia-757780, aujourd'hui au quotidien Expreso, où le Dr. Isaac Humala tient une chronique).

 

Et c’est beaucoup moins que le nombre de Français qui quittent Israël chaque année. Pourquoi ?

Dr. Christophe Oberlin. Je crois qu’il y en a beaucoup qui se rendent compte que c’est un pays fondamentalement raciste dans ses bases, et ce racisme est ressenti par toute personne qui a un peu de sensibilité. L’ambiance en Israël est détestable. Quand vous allez à Gaza, vous rencontrez des gens qui rigolent, en dehors des moments où ils se font bombarder. Ils ont une légitimité, des racines, une histoire, des relations sociales alors que les juifs israéliens sont un amalgame de personnes avec des mentalités complètement différentes, des histoires différentes et des motivations différentes aussi. http://www.silviacattori.net/spip.php?article5791

 

https://es.wikipedia.org/wiki/Etnocacerismo

https://es.wikipedia.org/wiki/Isaac_Humala

Ambition, politique et goût du désastre: entrevue de Marie Sanz (AFP) avec Isaac Humala en 2012:http://www.20minutes.fr/monde/984179-20120810-isaac-humala-pere-pourfendeur-president-peruvien-ollanta-humala

Pour en savoir plus sur Oyolo, le village d'origine des Humala dans les Andes du sud du Pérou, et sur la sanglante révolution indienne de 1930  contre les mistis (métis propriétaires terriens, notables, conmmercants). Les familles d'hacendados (liées entre elles par mariages), furent violemment chassées par les paysans qu'ils exploitaient et opprimaient: http://cronicasayacuchanos.blogspot.fr/2011/07/la-revolucion-social-de-oyolo-del-ano.html

https://twitter.com/uribenschmuel/status/472187696102658048

Ce nationalisme est donc une idéologie blanche, occidentale, qui prétend parler au nom des Indiens, sans distinction (cobrizos: les hommes rouges). Son matérialisme athée virulent  http://www.radioexitosa.pe/politica/expl72547-isaac-humala-las-puertas-de-mi-casa-estan-abiertas-para-ollanta est en contradiction flagrante avec la spiritualité et la religiosité des vrais Indiens, qui ne font qu'un avec leurs croyances comme avec la terre et le ciel. Comme son image d'un Etat despotique gouverné par une nomenklatura s'oppose aux cultures traditionnelles non-étatiques (celles des communautés paysannes andines comme  celles des tribus amazoniennes) et aux écosystèmes des peuples autochtones, ou vraies nations, dont ce pays est la mosaïque immémoriale:

  • L'Amazonie, domaine de la biodiversité maximale et des Ñaupa machu, ces "ancêtres vénérables" comme les Indiens paysans des Andes nommaient avec respect et crainte les tribus de chasseurs-pêcheurs-cueilleurs. Elle est dévastée à grande échelle par les mines d'or, l'exploitation pétrolière, les barrages hydro-électriques, l'agriculture et l'élevage industriels, les voies de communication trans-nationales. Or, le Dr. Humala Nuñez est devenu l'avocat et le défenseur des orpailleurs illégaux qui empoisonnent l'Amazonie et les Andes, en conflit d'une part avec l'Etat qui voudrait les contrôler pour les taxer et d'autre part avec les multinationales qui exploitent les gigantesques mines à ciel ouvert et qui aimeraient bien avoir le monopole de l'or...
  • Les Andes. Comme les apachetas le rappellent aux voyageurs, les montagnes sont sacrées car elles sont le séjour des Esprits (Apus) et des morts. Les tombes et les cimetières se trouvaient toujours sur les lieux élevés, dominant de vastes et beaux paysages. Des victimes, des présents étaient offerts sur les névés. Les montagnes sont les gardiennes du climat, de l'eau, des sources et de la fertilité. Leur destruction par l'archéologie, l'industrie minière ainsi que par l'érosion généralisée par les techniques agricoles et d'élevage introduites d'Occident et par la déforestation, est un sacrilège pour ceux qui ne sont pas des matérialistes athées. Les Andes ont été peuplées par les Hispaniques (essentiellement Sépharades) à partir du XVIe siècle qui ont rapidement accaparé les terres des Indiens pour les exploiter à la manière européenne, devenant commercants, avocats, prêtres et surtout hacendados, propriétaires fonciers, ce qui est justement le cas de la famille du Dr. Isaac Humala Nuñez.
  • Le littoral Pacifique. Baigné par les eaux froides du courant de Humboldt, siège de brillantes civilisations préhispaniques, c'est l'une des régions maritimes les plus poissonneuses et les plus riches en vie marine du monde. Elle est surexploitée par la pêche, polluée par la mégapole Lima et les autres villes, l'agriculture chimique côtière et et les rivières des Andes contaminées elles-mêmes par les mines et menacée par l'exploitation pétrolière.

Comme son homologue bolivien, l'"ethnonationalisme" péruvien ne s'est jamais opposé à ces destructions et à ces spoliations et ne les a jamais dénoncées. Au contraire, il les a encouragées et il en a fait la condition tacite de sa politique de droite au service de l'exploitation des "masses", de l'extractivisme et  du Profit, comme d'ailleurs le blason de la République du Pérou en est le triste symbole.

C'est exactement le contraire de la politique holistique dont les hommes et la nature ont besoin.

L'exploitation de la nature et des peuples aborigènes en vue du seul profit financier est symbolisée par les armoiries adoptées par la République du Pérou en 1825 et qui montrent en haut une vigogne (les Andes) et un arbre (la quinine d'Amazonie) et en bas une corne d'abondance d'où s'échappent des pièces d'or. Les Incas adoraient le soleil (sol en espagnol, Inti en quechua). Aujourd'hui, ils adorent l'Argent et le soleil (sol) est devenu le nom de leur monnaie. Quelle perversion ! Bien différent était le drapeau des Incas, la Wiphala: un arc-en-ciel en damier, différent pour chacun des quatre Suyu (côtés) et pour celui du Cuzco (le nombril: la capitale) du Tahuantinsuyu (l'empire des quatre côtés). Depuis la conquête hispanico-sépharade au XVIe siècle, règne l'inique principe romain: "La propriété est le droit d'user et d'abuser" en opposition totale avec le communautarisme et les religions aborigènes.

"Ainsi le Mexique est-il redevenu, après tant de spoliations et de préjugés, une terre où la part indienne joue un rôle dans le fonctionnement de la fédération. Au Pérou, en Bolivie, au Brésil, le même mouvement semble avoir lieu. Aux Etats-Unis, dans les réserves des Pueblos, j'ai rencontré des invités venus de l'Amérique «latine», des Otavalos d'Equateur, des Tzotziles du Chiapas, des représentants des peuples de l'Amazonie brésilienne. Tout cela donne de l'espoir - pour ceux comme moi qui croient en l'avenir et en la nécessité des civilisations premières de l'Amérique."

J.M.G. Le Clézio. Entretien avec Francois Armanet (Le Nouvel Observateur), 2008

http://bibliobs.nouvelobs.com/essais/20081009.BIB2169/les-amerindiens-et-nous-par-le-clezio.html

On croit rêver... le "grand écrivain", Prix Nobel de Littérature en 2008, serait-il aveugle ? Au Mexique et dans tous les pays qu'il cite, les vrais autochtones, les aborigènes, les "gens de la terre", sont toujours spoliés ou persécutés et ne sont représentés ni en politique ni dans les médias. Ces Etats violent en permanence non seulement les principes amérindiens traditionnels mais la raison et le bon sens. Il semble que désormais on n'attribue plus le Nobel à quiconque... J.M.G. Le Clézio (biographie ici: https://leslecturesdasphodele.wordpress.com/2011/03/15/ritournelle-de-la-faim-de-j-m-g-le-clezio-prix-nobel-2008/) est un écrivain indigéniste. Un indigéniste est un intellectuel politique qui parle au nom des vrais indigènes (c'est-à-dire des aborigènes ou autochtones) ou qui en a fait son fond de commerce , et qui ne dit pas toute la vérité, afin d'en tirer d'abord un profit personnel.

Quelques exemples de la persécution des autochtones en Amérique latine:

07/09/2015 :: Mundo
Ecuador: ¿Por qué se levantan las comunidades indígenas?
x Silvia Arana    
Al suprimir la autonomía indígena educativa, el gobierno empobreció el carácter plurinacional y multicultural del Estado ecuatoriano http://www.lahaine.org/mundo.php/ecuador-ipor-que-se-levantan

La communauté maya Q’eqchi’ et San Juan Sacatepéquez sont les derniers témoins de la violente négation de l’autonomie des peuples autochtones au Guatemala: http://collectifguatemala.org/L-autonomie-des-peuples-niee-et

 

ANNEXES

 

Sur la politique d'Israël avec la Palestine en 2016:


Ehud Barak accuse le gouvernement Netanyahu d’installer l’apartheid
Réseau Voltaire | 17 juin 2016

La Conférence annuelle sur la sécurité d’Israël s’est ouverte le 14 juin à Herzliya. Alors que les travaux s’étaient englués dans des discours convenus (comme ceux des Français Jean-François Copé et Bernard-Henri Lévy), les murs ont tremblé au moment de la clôture.

L’ancien Premier ministre israélien Ehud Barak, retiré de la vie politique, a accusé le gouvernement Netanyahu de « fascisme » (mais pas au sens des années 30 et 40 a-t-il précisé).

Mettant en garde contre une politique qui conduit Israël à sa perte, il a détaillé le plan secret de son successeur :
- 1. Israël prévoit de contrôler pour toujours les territoires conquis en 1967.
- 2. Israël n’est pas intéressé par la solution à deux États, et s’oppose à la création d’un État palestinien à sa frontière.
- 3. Israël attend que le reste du monde s’adapte et accepte cette réalité. Il espère que des moments difficiles — comme les attaques terroristes en Europe, la situation en Syrie, et ainsi de suite — détourneront son attention.
- 4. Israël accepte l’autonomie pour les Palestiniens, mais pas le droit à un État.
- 5. Israël construit patiemment des colonies pour créer progressivement des faits irréversibles sur le terrain.

Ce programme, s’il est appliqué, a-t-il poursuivi sous des applaudissements nourris, conduira inévitablement Israël à devenir « un État d’apartheid ». « Dans les capitales du monde entier — à Londres et à Washington, à Berlin et à Paris, à Moscou et à Pékin — plus aucun dirigeant ne croit un mot qui sort de la bouche de Netanyahu ou de son gouvernement ». Notre situation, a-t-il conclut en appelant à la révolte, est comparable à celle du vieux Johannesbourg.

Source: http://www.voltairenet.org/article192386.html

 

Norberto Ceresole: l'indigénisme comme idéologie de la subversion:

VA: Otro tema: han habido muchas manifestaciones y protestas de indios. Hay un cierto indigenismo peruano soterrado, no revelado porque son muy sometidos. Hay un indigenismo organizado en Ecuador. Hay un cierto indigenismo en Chiapas, México. Hugo una reacción llamativa en Venezuela cuando Chávez en la Constituyente le dio oportunidad y se formó todo un lío porque prácticamente los convirtieron en pueblo ¿Tú no crees que podría haber ahí un germen, de alguna especie, de indigenismo fundamentalista?
Norberto Ceresole: Claro por supuesto que sí, y además organizado tradicionalmente por el Consejo Mundial de Iglesias, organización con sede en Amsterdam que ha descubierto en el indigenismo una fuente fantástica de poder. Yo soy completamente contrario al indigenismo como ideología porque es una manipulación de factores de poder perfectamente identificados, con los cuales yo estoy en total desarmonía. Entonces, yo deseo que la vertiente indígena de las futuras revoluciones no sea indigenista, que sea indígena.

 Venezuela Analítica - Entrevistas

 

"It is known that the greatest mass murderers of the past century -- Fascist Hitler, and Communists Stalin and Mao -- were Darwinists. It is not surprising, then, to discover that the would be mega-murderers of this century, the ones who have openly mentioned their plans to kill no less than the 85 percent of the population of this planet -- give or take a few billions -- are also Darwinists. They are the ones who have been financing, through their non-profit foundations, the Darwinist machinery in schools, universities, research labs, and the academic and mainstream presses.
------Since Darwinism became a tool of the eugenicists, the goal of its promoters has not been finding any type of scientific truth, but denying the existence of an intelligent design. By eliminating the main ethical obstacle against killing other human beings -- who, according to evolution theory are just evolved pieces of inanimate matter -- the most important moral obstacle for eugenics automatically disappears. Darwinism is a good moral justification for people planning to kill other people."

Servando Gonzalez: Darwinism's Green Box, 2007

http://www.intelinet.org/sg_site/articles/sg_darwinists.html

 

[...] la pre­mière divi­sion, et celle qui fonde en fin de compte toutes les autres, c’est la divi­sion entre ceux qui com­mandent et ceux qui obéissent, c’est-à-dire l’état, parce que fon­da­men­ta­le­ment c’est ça, c’est la divi­sion de la société entre ceux qui ont le pou­voir et ceux qui subissent le pouvoir.

Une fois qu’il y a ça, c’est-à-dire la rela­tion commandement/obéissance, c’est-à-dire un type ou un groupe de types qui com­mandent aux autres qui obéissent, tout est pos­sible à ce moment-là ; parce que celui qui com­mande, qui a le pou­voir, il a le pou­voir de faire faire ce qu’il veut aux autres, puisqu’il devient le pou­voir pré­ci­sé­ment, il peut leur dire : tra­vaillez pour moi, et à ce moment-là l’homme de pou­voir peut se trans­for­mer très faci­le­ment en exploi­teur, c’est-à-dire en celui qui fait travailler les autres. [...]

Pierre Clastres, entretien paru dans le n° 9 de la revue L’Anti-Mythes en 1975

http://www.critique-sociale.info/331/pierre-clastres-lanthropologie-%E2%80%A8politique/

 

TíRESlAS.

Bien está, pero sepas tú, a tu vez, que no vas a dar muchas vueltas, émulo del sol, sin que, de tus propias entrañas, des un muerto, en compensación por los muertos que tú has enviado allí abajo, desde aquí arriba, y por la vida que indecorosamente has encerrado en una tumba, mientras tienes aquí a un muerto que es de los dioses subterráneos, y al que privas de su derecho, de ofrendas y de piadosos ritos. Nada de esto es de tu incumbencia, ni de la de los celestes dioses; esto es violencia que tú les haces. Por ello, destructoras, vengativas, te acechan ya las divinas, mortíferas Erinis, para cogerte en tus propios crímenes. Y ve reflexionando, a ver si hablo por dinero, que, dentro no de mucho tiempo, se oirán en tu casa gemidos de hombres y de mujeres, y se agitarán de enemistad las ciudades todas los despojos de cuyos caudillos hayan llegado a ellas —impuro hedor— llevadas por perros o por fieras o por alguna alada ave que los hubiera devorado. Porque me has azuzado, he aquí los dardos que te mando, arquero, seguros contra tu corazón; no podrás, no, eludir el ardiente dolor que han de causarte.

(...)

CREONTE.

(A sus servidores.) Va, moved los pies, llevaos de aquí a este fatuo (por él mismo). (Imprecando a los dos cadáveres.) Hijo mío, yo sin quererlo te he matado y a ti también, esposa, mísero de mi... Ya no sé ni cuál de los dos inclinarme a mirar. Todo aquello en que pongo mano sale mal y sobre mi cabeza se ha abatido un destino que no hay quien lleve a buen puerto

Sacan los esclavos a Creonte, abatido, en brazos. Queda en la escena sólo con el coro; mientras desfila, recita el final el corifeo.

CORIFEO

Con mucho, la prudencia es la base de la felicidad. Y, en lo debido a los dioses, no hay que cometer ni un desliz. No. Las palabras hinchadas por el orgullo comportan, para los orgullosos, los mayores golpes; ellas, con la vejez, enseñan a tener prudencia.

 

FIN

 

Sofocles:Antigona

Apachetas  au col Janca Punta, vers 4500 m d'altitude, au pied du Huaguruncho, dans la cordillère orientale des Andes du Pérou, entre le lac Chinchaycocha (Junín) et Oxapampa. Les apachetas sont des cairns votifs formés des pierres que chacun apporte d'en bas, en souffrant. On y dépose aussi (toujours) des offrandes de feuilles de coca, d'alcool, de tabac, etc. Parfois, il y en a des centaines au même endroit. On retrouve la même tradition dans les montagnes d'Asie. Photo (détail): Pierre-Olivier Combelles (2012)

Apachetas au col Janca Punta, vers 4500 m d'altitude, au pied du Huaguruncho, dans la cordillère orientale des Andes du Pérou, entre le lac Chinchaycocha (Junín) et Oxapampa. Les apachetas sont des cairns votifs formés des pierres que chacun apporte d'en bas, en souffrant. On y dépose aussi (toujours) des offrandes de feuilles de coca, d'alcool, de tabac, etc. Parfois, il y en a des centaines au même endroit. On retrouve la même tradition dans les montagnes d'Asie. Photo (détail): Pierre-Olivier Combelles (2012)

La science contre la tradition et la religion. L'anthropologue profanateur professionnel Johan Reinhard (The Mountain Institute http://www.mountain.org/ ) au sommet du Llullaillaco (6723m) en Argentine, où il vient d'exhumer deux momies (terme inexact puis que c'est le froid qui les a conservés) d'enfants de l'époque des Incas. Arrachées à la montagne, elles ont été transportées  à l'Université de Salta en Argentine. Johan Reinhard a exploré une quarantaine de sépultures incaïques dans les Andes. Sciences et Avenir, novembre 1999. Aujourd'hui, les mines à ciel ouvert détruisent et empoisonnent au cyanure les montagnes sacrées des Andes. Sur le même sujet, voir aussi: http://pocombelles.over-blog.com/2014/05/le-sarasara-profane-parinacochas-est-livree-au-pillage-et-a-la-destruction.html

La science contre la tradition et la religion. L'anthropologue profanateur professionnel Johan Reinhard (The Mountain Institute http://www.mountain.org/ ) au sommet du Llullaillaco (6723m) en Argentine, où il vient d'exhumer deux momies (terme inexact puis que c'est le froid qui les a conservés) d'enfants de l'époque des Incas. Arrachées à la montagne, elles ont été transportées à l'Université de Salta en Argentine. Johan Reinhard a exploré une quarantaine de sépultures incaïques dans les Andes. Sciences et Avenir, novembre 1999. Aujourd'hui, les mines à ciel ouvert détruisent et empoisonnent au cyanure les montagnes sacrées des Andes. Sur le même sujet, voir aussi: http://pocombelles.over-blog.com/2014/05/le-sarasara-profane-parinacochas-est-livree-au-pillage-et-a-la-destruction.html

La mine d'or  à  ciel ouvert Breapampa (Newmont-Buenaventura), au sommet du Cerro Chumpi entre le village de Chumpi et la ville de Coracora, fief de la famille Humala, dans les Andes méridionales du Pérou (Parinacochas, Ayacucho). Traitement du minerai sur place au cyanure, par lixiviation.

La mine d'or à ciel ouvert Breapampa (Newmont-Buenaventura), au sommet du Cerro Chumpi entre le village de Chumpi et la ville de Coracora, fief de la famille Humala, dans les Andes méridionales du Pérou (Parinacochas, Ayacucho). Traitement du minerai sur place au cyanure, par lixiviation.

Hergé: Tintin et le temple du Soleil

Hergé: Tintin et le temple du Soleil

La Forêt primaire amazonienne ("Selva")

La Forêt primaire amazonienne ("Selva")

Homme de la NATION mayoruna avec ses parures,  dans l'Amazonie péruvienne. Au sens originel, nation veut dire peuple, avec ses coutumes, sa langue, sa religion, sa manière de vivre, ses caractères physiques, son territoire. Un Etat nationaliste est l'ennemi des peuples-nations traditionnels de son territoire.

Homme de la NATION mayoruna avec ses parures, dans l'Amazonie péruvienne. Au sens originel, nation veut dire peuple, avec ses coutumes, sa langue, sa religion, sa manière de vivre, ses caractères physiques, son territoire. Un Etat nationaliste est l'ennemi des peuples-nations traditionnels de son territoire.

Indian soldiers from the Coritiba Province escorting Native Prisoners. L'histoire complète du génocide amérindien reste à écrire, elle aussi. Une estimation prudente des effets de la colonisation - surtout espagnole - fait état d'un effondrement de la population autochtone, qui passe de 80 millions à 10 millions en moins d'un siècle. Le prélat dominicain Bartolomé de Las Casas parle de 15 millions de morts, rien qu'au Mexique, après seulement 50 années de domination espagnole. La traite des Noirs est, du moins en partie, la conséquence de cette forte mortalité "indienne". Les colonisateurs massacrent d'abord les populations locales, puis lorsqu'ils s'aperçoivent qu'ils n'ont plus personne pour travailler dans les mines, les plantations et les innombrables chantiers de construction, ils font venir des esclaves africains.

Indian soldiers from the Coritiba Province escorting Native Prisoners. L'histoire complète du génocide amérindien reste à écrire, elle aussi. Une estimation prudente des effets de la colonisation - surtout espagnole - fait état d'un effondrement de la population autochtone, qui passe de 80 millions à 10 millions en moins d'un siècle. Le prélat dominicain Bartolomé de Las Casas parle de 15 millions de morts, rien qu'au Mexique, après seulement 50 années de domination espagnole. La traite des Noirs est, du moins en partie, la conséquence de cette forte mortalité "indienne". Les colonisateurs massacrent d'abord les populations locales, puis lorsqu'ils s'aperçoivent qu'ils n'ont plus personne pour travailler dans les mines, les plantations et les innombrables chantiers de construction, ils font venir des esclaves africains.

Bombardements israéliens à Gaza. Juan Cruz Castiñeiras: "Sobre el sionismo ¿Tiene alguna posición?  Isaac Humala Nuñez: Primero de admiración, de todos los nacionalismos el nacionalismo campeón es el de Israel, miles de años han existido sin tener territorio, es la única nación que ha existido sin territorio. Entonces en el sentimiento nacional es campeón, donde esta un judío está preocupado por el destino de la raza, de la etnia o del pueblo judío.   Hay una solidaridad tremenda, en todas partes tienen sus templos, su auxilio, no hay un judío que esté pidiendo limosna, no hay un judío que sea asalariado, obrero o campesino. (http://lahoradejuancruz.blogspot.fr/2011/11/entrevista-isaac-humala.html)

Bombardements israéliens à Gaza. Juan Cruz Castiñeiras: "Sobre el sionismo ¿Tiene alguna posición? Isaac Humala Nuñez: Primero de admiración, de todos los nacionalismos el nacionalismo campeón es el de Israel, miles de años han existido sin tener territorio, es la única nación que ha existido sin territorio. Entonces en el sentimiento nacional es campeón, donde esta un judío está preocupado por el destino de la raza, de la etnia o del pueblo judío. Hay una solidaridad tremenda, en todas partes tienen sus templos, su auxilio, no hay un judío que esté pidiendo limosna, no hay un judío que sea asalariado, obrero o campesino. (http://lahoradejuancruz.blogspot.fr/2011/11/entrevista-isaac-humala.html)

A l'occasion de la sorte de son livre "Quelle est la blancheur de vos Blancs et la noirceur de vos Noirs", le Dr. Christophe Oberlin (Professeur de médecine à l'Université Paris VII, chirurgien à l'hôpital Bichat, qui travaille depuis longtemps pour venir en aide aux Palestiniens de la Bande de Gaza) revient ici sur son parti pris pédagogique et ironique sur la notion de la "race humaine". Erreurs, absences de rigueur, confusion,idées préconçues, perversions, l'auteur expose les tares et les impasses de ce concept dans nos sociétés. Entretien.

Comme Paul Rivet et Eric de Bisschop l'avaient compris, les peuples aborigènes des rives et des îles du Pacifique appartiennent tous au même monde et partagent, sans le savoir, les mêmes racines physiques et culturelles. Le voyage de l'Inca Tupac Yupanki vers 1465 à l'île de Pâques et Mangareva était, ce roi le savait, un voyage aux origines. C'est pour cette raison, qu'à son retour au Tanhuantinsuyu (Pérou), il fit rénover et agrandir le temple de Pachacamac au bord du Pacifique. "Ko nga aitanga tane tatou kaloa" : Nous sommes tous les enfants de Tané. Affiche de la conférence ¿Na wai taua? de Pierre-Olivier Combelles au Muséum d'histoire naturelle (Université de San Marcos) à Lima en 2012. Le Dr. Isaac Humala Nuñez, présent à la conférence, n'a fait aucun commentaire sur le fond. Et pour cause, la vérité des origines est un tabou pour lui.ujet tab

Comme Paul Rivet et Eric de Bisschop l'avaient compris, les peuples aborigènes des rives et des îles du Pacifique appartiennent tous au même monde et partagent, sans le savoir, les mêmes racines physiques et culturelles. Le voyage de l'Inca Tupac Yupanki vers 1465 à l'île de Pâques et Mangareva était, ce roi le savait, un voyage aux origines. C'est pour cette raison, qu'à son retour au Tanhuantinsuyu (Pérou), il fit rénover et agrandir le temple de Pachacamac au bord du Pacifique. "Ko nga aitanga tane tatou kaloa" : Nous sommes tous les enfants de Tané. Affiche de la conférence ¿Na wai taua? de Pierre-Olivier Combelles au Muséum d'histoire naturelle (Université de San Marcos) à Lima en 2012. Le Dr. Isaac Humala Nuñez, présent à la conférence, n'a fait aucun commentaire sur le fond. Et pour cause, la vérité des origines est un tabou pour lui.ujet tab

Pierre-Olivier Combelles: "¿Na wai taua?" Conférence à l'Université Catholique sedes Sapientae à Lima en 2012. Conclusion par la citation d'une phrase du marin francais Eric de Bisschop: ""Una raza que retoma interés por su historia ancestral, que asume con orgullo y dignidad su pasado, es una raza que renace, una raza que mirar con confianza hacia el futuro". La race dont parlait était la race maorie mais cette dont je parle est la race américaine ABORIGÈNE, qui lui est apparentée. Source : https://www.facebook.com/photo.php?fbid=4148684405201&set=a.4148653444427.2167256.1526552484&type=3&theater

Pierre-Olivier Combelles: "¿Na wai taua?" Conférence à l'Université Catholique sedes Sapientae à Lima en 2012. Conclusion par la citation d'une phrase du marin francais Eric de Bisschop: ""Una raza que retoma interés por su historia ancestral, que asume con orgullo y dignidad su pasado, es una raza que renace, una raza que mirar con confianza hacia el futuro". La race dont parlait était la race maorie mais cette dont je parle est la race américaine ABORIGÈNE, qui lui est apparentée. Source : https://www.facebook.com/photo.php?fbid=4148684405201&set=a.4148653444427.2167256.1526552484&type=3&theater

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La Lune (Guy Georgy)

11 Août 2015 , Rédigé par POC

Photo: Pierre-Olivier Combelles

Photo: Pierre-Olivier Combelles

( à suivre)

 

Guy Georgy: La folle avoine, Flammarion, 1991.

 

http://pocombelles.over-blog.com/article-la-folle-avoine-guy-georgy-1918-2003-110809866.html

Guy Georgy (1918-2003) à l'inauguration de l'exposition sur la Maca à la Maison de l'Amérique latine (novembre 1997). Photo: Pierre-Olivier Combelles

Guy Georgy (1918-2003) à l'inauguration de l'exposition sur la Maca à la Maison de l'Amérique latine (novembre 1997). Photo: Pierre-Olivier Combelles

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La noblesse (Louis de Bonald)

11 Août 2015 , Rédigé par Béthune

"Si la noblesse doit être fonction, elle ne doit pas être pouvoir; encore moins doit-elle être métier: donc elle ne doit pas commercer. Le désir d'acquérir des richesses est le désir d'en jouir, le désir de jouir est le désir de vivre; et le désir de vivre s'accorde mal avec une profession qui ordonne de compter la vie pour rien, et le devoir pour tout."

Louis de Bonald, Théorie de l'éducation sociale (1796)

"La nature en prescrivant à la noblesse des substitutions et lui défendant le commerce, lui inspirait le soin de sa postérité et le mépris du luxe et des jouissances personnelles; elle mettait l'amour des autres à la place de l'amour de soi: l'homme, en restreignant la faculté de substituer et permettant le commerce au noble, détachait le noble de sa postérité, pour lui donner le goût de l'argent et d'un genre de propriété plus disponible pour le luxe et l'égoísme, et il mettait ainsi l'amour de soi à la place de l'amour des autres."

Louis de Bonald, Théorie de l'éducation sociale (1796)

"La noblesse ne doit donc pas commercer, encore moins agioter: si elle doit périr, qu'elle se détruise sans s'avilir, puisqu'aussi bien elle ne pourrait s'avilir sans se détruire."

Louis de Bonald, Théorie de l'éducation sociale (1796)

La noblesse (Louis de Bonald)
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The national Māori flag

11 Août 2015 , Rédigé par Béthune

The national Māori flag

Te Kawariki's account of its activities, 20 years of protest action 1979-1999, Te Kawariki, explains the elements of the Māori flag:

Black – represents Te Korekore, the realm of Potential Being. It represents the long darkness from whence the world emerged. It represents the heavens. The male element is formless, floating and passive.

White – represents Te Ao Marama, the realm of Being and Light. It is the Physical World. White also symbolises purity, harmony, enlightenment, and balance.

Koru – the curling frond shape, the Koru, represents the unfolding of new life. It represents rebirth and continuity, and offers the promise of renewal and hope for the future.

Red – represents Te Whei Ao, the realm of Coming into Being. It symbolises the female element. It also represents active, flashing, southern, falling, emergence, forest, land and gestation. Red is Papatuanuku, the Earth Mother, the sustainer of all living things. Red is the colour of earth from which the first human was made.

The design represents the balance of natural forces with each other. To live life is to live with nature. To appreciate life is to understand nature.

Source: http://www.nzhistory.net.nz/media/photo/national-maori-flag

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