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Le Rouge et le Blanc

Kosovo

24 Février 2008 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

 



Le dimanche 17 février 2008, L'Etat du Kossovo proclame son indépendance, reconnue aussitôt par les gouvernements des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et de la France.


"Si aujourd'hui l'Union européenne adopte une position unie (sur la reconnaissance du Kosovo, ndlr) ou si l'Otan dépasse son mandat au Kosovo, ces organisations vont défier l'ONU et nous allons alors nous aussi partir du fait que nous devons utiliser une force brutale qu'on appelle une force armée, pour qu'on nous respecte", a affirmé le représentant de la Russie à l'Otan Dmitri Rogozine, cité par l'agence Interfax.
"Nous n'avons aucun doute que prochainement des bases militaires de l'Otan seront déployées au Kosovo", a-t-il ajouté, cité par Itar-Tass au cours d'une vidéoconférence depuis Bruxelles. 
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http://www.lesalonbeige.blogs.com/

26 février 2008

Le Kosovo, un Etat mafieux au coeur de l'Europe


Les dirigeants kosovars, à commencer par le Premier ministre Hashim Thaçi, sont étroitement liés aux réseaux mafieux de la région. Vladimir Ovtchinski, expert en criminologie et ancien directeur du bureau russe d’Interpol, l'écrit :
"nous sommes en réalité face à un Etat mafieux en plein cœur de l’Europe. En octobre 1997, [...] le secrétariat général international adressait à l’ensemble des pays membres un rapport spécial qui [...] soulignait [que les clans mafieux du Kosovo] avaient pris le contrôle de 60 % à 80 % du trafic d’héroïne en Suisse, en Autriche, en Allemagne, en Hongrie, en République tchèque, en Suède et en Norvège. [...]
[E]ntre 1991 et 1999, la mafia kosovare et ses antennes de la diaspora avaient offert au mouvement séparatiste du Kosovo quelque 1,5 milliard de marks [près de 750 millions d’euros], de l’argent essentiellement en provenance du trafic de drogue. Après 1997, [...] la mafia albanaise instaura un impôt de 3% sur les revenus des foyers albanais de l’étranger et du Kosovo. Les sommes ainsi extorquées servirent à armer et à faire fonctionner l’UCK [...]. Selon Interpol et Europol, en 1999 et 2000, les bandes mafieuses des Albanais du Kosovo auraient engrangé quelque 15 milliards de marks [environ 7,5 milliards d’euros].
Durant la même période, cette mafia s’est diversifiée, se lançant dans la traite des êtres humains et la prostitution. [...] Le Kosovo et les territoires serbes attenants furent alors frappés par une vague d’enlèvements de jeunes femmes, qui furent contraintes de se prostituer (http://sisyphe.org.article.php3?id_article=1120) [...]. En Allemagne, [...] des "réfugiés" albanais du Kosovo ont fait entrer des kalachnikovs en quantités industrielles et se sont attelés à la fabrication de faux billets. Leur mafia a également conquis les Etats-Unis. Un réseau nommé "la Corporation" a pris le contrôle des jeux clandestins dans près de la moitié de la ville de New York. [...]
Hashim Thaçi [...] s’est entiché de marxisme radical et de socialisme nationaliste alors qu’il était étudiant dans l’Albanie voisine. Lorsque la Yougoslavie a éclaté, il s’est engagé dans les premières formations armées clandestines d’Albanais du Kosovo, où il a aussitôt réalisé l’union des nationalistes et des mafieux." 

bondsteel.jpeg

"Le Camp Bondsteel se trouvant au Kosovo (non loin d’un important pipeline…) a vocation à devenir la plus grande base étasunienne en Europe, après celle de Ramstein en Allemagne." (Démographie et souveraineté, le triste exemple du Kosovo, http://ch.novopress.info/?p=1772#more-1772 )
 
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La révolution a été le châtiment des fautes et des péchés de l'Ancien Régime

8 Février 2008 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles Publié dans #France

"Je ne viens pas défendre l'Ancien Régime, le roi et la noblesse: Je viens plutôt les accuser... Averti par le temps, nous pouvons dire que la Société est frappée et s'en va à cause des erreurs et des vices qu'ils ont laissé pénétrer dans son sein... Si la royauté fut toujours restée royale, la Révolution ne l'eût pas renversée... Le peuple ici n'a jamais tort. Ses crimes sont nos châtiments. les peuples ne sont que les derniers coupables, puisque les rois ont été faits pour les défendre et les conduire."

Blanc de Saint-Bonnet

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Le siècle de la chevalerie

8 Février 2008 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles Publié dans #France

"Le siècle de la chevalerie est passé. Celui des sophistes, des économistes et des calculateurs lui a succédé, et la gloire de l'Europe est éteinte à jamais. Jamais, non, jamais nous ne reverrons cette généreuse loyauté envers le rang et envers le sexe, cette soumisssion fière, cette obéissance, cette subordination du coeur, qui, dans la servitude même, conservaient l'esprit d'une liberté exaltée! L'ornement naturel de la vie, la défense peu coûteuse des nations, cette pépinière de tous les sentiments courageux et des entreprises héroïques..., tout est perdu. Elle est perdue cette sensibilité des principes, cette chasteté de l'honneur pour laquelle une tache était une blessure, qui inspirait le courage en adoucissant la férocité, qui ennoblissait tout ce qu'elle touchait et qui, dans le vice lui-même, perdait de son danger en lui faisant perdre sa grossièreté."

Edmund Burke, Révolution de France.

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Les Lois Fondamentales du Royaume de France

8 Février 2008 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles Publié dans #France

 
Dans le numéro d’avril-mai-juin 2007 de La Gazette Royale (Château de Bonnezeaux 49380 Thouarcé) a paru un article très important, signé de Bernard  La Tour: "De la Légitimité, de l'Orléanisme".
Formulant les principes de base de la nation et de l’Etat français, nous en donnons ici de larges extraits.
Ces principes sont, par essence, indépendants des contingences politiques et matérielles.
Les traités de Rome, Maastricht, Nice, Lisbonne et la ratification de ce dernier par l’Assemblée française afin d’adopter la Constitution européenne rejetée par les Français lors du référendum du 29 mai 2005, pour donner les exemples les plus récents, sont donc sans valeur.

P.-O.C.

(…)
 
" Les Lois Fondamentales du Royaume de France se divisent en principes. Leur nombre varie selon l’énumération qu’en font les auteurs qui se sont penchés sur le sujet. Nous pensons respecter la totalité de ces principes et leur spécificité en en retenant, pour notre part, quatre :
  1.  

  • Principe de Droit d’aînesse et de Primogéniture par les mâles.
  •  

  • Principe d’Indisponibilité et d’Inaliénabilité des droits de la Couronne.
  •  

  • Principe de Souveraineté statutaire de droit divin et de Dignité-Majesté de la Couronne.
  •  

  • Principe de Catholicité de la Couronne de France.

(…)
 
Le Principe d’Indisponibilité et d’Inaliénabilité des droits de la Couronne.

De même que l’éventualité de la descendance d’un roi sans un enfant mâle n’avait pas été envisagée avant la succession de Philipe IV le Bel, jamais n’avait été envisagée une situation comme celle résultant du Traité de Troyes (20-21 mai 1420).
Charles VI, pris de démence, accepte ce que son épouse Isabeau de Bavière a manigancé : le mariage (qui aura effectivement lieu) de leur fille Catherine avec le roi d’Angleterre Henri V, l’adoption par le Roi de France de son gendre, le roi d’Angleterre comme " vrai fils " et successeur immédiat. Cela, bien entendu, au détriment de son véritable fils, le dauphin Charles (futur Charles VII). Ce qui avait pu être évité en 1328 allait se réaliser : un roi d’Angleterre occupant le trône de France !
C’est alors qu’apparaît le juriste Jean de Terremerveille, originaire de Nîmes. Il défend la cause royale par un ouvrage imprimé sous le titre Joannes de Terra rubea contra rebelles suorum regnum. Il démontre, en partant du principe intangible de succession par les mâles qu’une succession royale ne relève pas du droit des particuliers, mais du droit public. Elle ne dépend pas d’une convenance personnelle du titulaire du trône, de son vivant, ni d’une disposition testamentaire. Le titulaire du trône ne peut déshériter son successeur mâle. Il s’agit d’un statut propre, spécifique, qui existe par lui-même et contre lequel personne ne peut rien, pas même l’héritier qui n’a aucun pouvoir ni pour refuser la couronne, ni pour démissionner ultérieurement de ses fonctions royales. Le Roi n’est pas propriétaire, la succession n’est pas patrimoniale.
C’est au nom du principe d’Indisponibilité et d’Inaliénabilité que la renonciation de Philippe d’Anjou (Philippe V d’Espagne) à la couronne de France, faite le 17 juin 1712 à Madrid, en présence des Ambassadeurs d’Angleterre et de Hollande, est sans valeur. Il ne pouvait se dépouiller d’un droit-devoir inhérent à sa naissance et son grand-père, Louis XIV, n’avait aucun pouvoir pour l’en défaire.
C’est au nom de ce même principe que l’abdication de Charles X, en 1830, était sans valeur et qu’alors l’accession au trône de Louis-Philippe d’Orléans (qui ne devait assumer que la Régence) était une violation des Lois Fondamentales du Royaume.

Le Principe de Souveraineté statutaire de droit divin et la Dignité-Majesté de la Couronne.

Pour le grand juriste Jean Bodin, dans son œuvre magistrale de 1576, Les Six Livres de la République, il y a Etat s’il existe un gouvernement (un ordre juridique) lié à une autorité exprimée par la Souveraineté, d’où il découle que la Souveraineté, en laquelle est la puissance, est aussi la définition même et la substance de l’Etat. La Souveraineté est perpétuelle puisqu’elle est indépendante du type de gouvernement en place. Elle est absolue, mais le prince est soumis aux lois de la Nature et aux Lois Divines. Le Roi gouverne à l’image de Dieu. Il est l’image de Dieu sur terre. Le Roi peut donc faire ce qu’il veut " pourveu qu’il ne fasse rien contre la Loy de Dieu. Car si la justice est la fin de la Loy, la Loy œuvre du Prince, le Prince est image de Dieu, il faut par mesme suite de raison que la Loy du Prince soit faite au modelle de la Loy de Dieu ". Ses lois sont donc justes. "   (…) 
 
 
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Etre roi

7 Février 2008 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles Publié dans #religion

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Charles Ier d'Autriche (1887-1er avril 1922)


Le 30 décembre 1916, à Budapest, Charles de Habsbourg ceint la couronne que saint Etienne reçut du Pape Sylvestre II, en 1001. 
Il confie:


 
"Etre roi, ce n'est pas satisfaire une ambition, mais se sacrifier pour le bien du peuple tout entier".


*******



Entretien avec Otto de Habsbourg-Lorraine, aîné des huit enfants de Charles Ier d'Autriche et de la princesse Zita de Bourbon-Parme

À la fin de 2003, le Vatican a approuvé un miracle attribué à l'intercession du dernier empereur d'Autriche, Charles Ier de Habsbourg, père de huit enfants, mort à l'âge de 35 ans, le 1 avril 1922. Proclamé empereur d'Autriche en 1916, il abdiqua en novembre 1918, à la chute de l'Empire Austro-hongrois. Il s'exila sur l'île de Madère où il mourut.
Nous publions ci-dessous, un entretien avec l'aîné de ses fils, Otto de Hasbourg-Lorraine, président de l'Union Paneuropéenne Internationale. Otto de Habsbourg-Lorraine souligne les convictions chrétiennes qui animaient l'action politique de l'ancien empereur, à une époque marquée par la tragédie de la première guerre mondiale.


Q: Quel est selon vous le geste religieux le plus remarquable de l'empereur?

Otto: Le geste religieux le plus remarquable de mon père a été que c'est sans doute l'unique chef d'état dans la première guerre mondiale qui a véritablement recherché la paix mu par sa conscience de chrétien et qui a été au front, en personne. Il a d'ailleurs travaillé intimement avec le Pape pour obtenir une paix dans l'esprit chrétien.

Q: Comment votre père a-t-il vécu, du point de vue de sa foi, les circonstances politiques qu'il a dû affronter au cours de son mandat?

Otto: Mon père croyait dans son interprétation qui est différente des fausses interprétations de ce qu'on a appelé le droit divin. Le droit divin de la politique a été exprimé dans la réponse du Christ à Ponce Pilate où il lui dit qu'il n'aurait pas de pouvoir si celui-ci ne lui avait pas été donné d'en- haut. Cela signifiait pour lui que la tâche d'un souverain n'était pas de croire que c'est à sa personne que le pouvoir est attaché, mais que le pouvoir était pour lui une responsabilité suprême de faire tout ce qui est possible dans le sens de la volonté divine et dans l'esprit de notre religion. On l'a beaucoup critiqué à ce sujet, mais cela n'était pas justifié. Le droit divin est la plus forte limitation du pouvoir qui devient une tyrannie dès qu'il se libère de ces limites.

Q: Quelle est selon vous la leçon politique la plus importante de votre père?

Otto: Certainement celle que je viens d'indiquer, c'est-à-dire qu'il faut reconnaître qu'il y a une limitation du pouvoir. Ni un monarque, ni un dictateur, ni une majorité n'ont le droit de légiférer contre les droits inaliénables que l'homme possède par sa création à l'image du créateur. Dans ce sens il peut être un exemple pour les hommes politiques qui de plus en plus s'éloignent de cette idée et croient que dès qu'ils ont une justification par une majorité cela leur permet de violer les droits de l'homme.

Q: Vous avez vu votre père mourir à Madère. Quels souvenirs conservez-vous de ce moment?

Otto: Ayant eu la possibilité d'assister à sa mort je sais comment un chrétien peut mourir. C'est la leçon qu'il a voulu me donner et c'est une leçon que je n'oublierai jamais.
 

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