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Le Rouge et le Blanc

Connaissez-vous le Père Leonardo Castellani (1899-1981) ?

31 Mai 2011 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

 

 

 

Ya que los cuerdos no hablan, 

hablará el loco. 

Yo, un loco que ha amado su locura, 

sí, más que los cuerdos sus libros 

sus bolsas y sus hogares tranquilos 

o su fama en boca de los hombres. 

Un loco que en todos sus días 

nunca ha hecho una cosa prudente. 

Nunca ha calculado el costo 

ni contado lo que otra cosechaba 

el fruto de su ingente siembra 

contento con desparramar la semilla. 

Un loco que es impenitente 

y que pronto al final de todo 

reirá en su corazón solitario 

cuando el grano maduro caiga en los graneros, 

y los pobres sean llenos que andaban vacíos, 

aunque él ande hambriento...     [*]

 

P. Leonardo Castellani, S.J.

 

 

 

Conocer la Verdad en este mundo
no es fácil. Cierto. Defenderla menos.
Pero ella sola funda los serenos
templos del Cristo siempre moribundo.

 

P. Leonardo Castellani

 

 

 

L. Castellani: Como sobrevivir intelectualmente al siglo XXI ? : link

 

link

 

link

 

link

 

La Ermita del Padre Castellani (site du P. Juan Carlos Ceriani, qui a donné sa démission de la FSSPX en 2009: link) : link

 

 

Et surtout: link

 

Es sólo a partir de Su Majestad Dulcinea (1956), como bien afirma el máximo historiador de la filosfía argentina (4), donde su pensar se transforma, poco a poco, en expresión de su propia existencia. "On note son analyse de la douleur chez I'homme religieux, mais aussi son style généralement jovial" afirmará, al mismo tiempo, un historiador europeo de la filosofía (5).

Hay que recordar acá la persecución de que es objeto el Ermitaño Urbano por parte de las autoridades de la orden jesuita a partir de 1946, su prisión en Manresa, su fuga y su posterior expulsión.


 

 

"Su majestad Dulcinea. Historia pueril-profético-policial-prodigioso-político-religiosa del fin de este siglo extraída de las memorias de Luis Sancho Vélez de Zárate Namuncurá (a) el Cura Loco; Primer Patriarca del Neo-Virreynato del Río de la Plata por Edmundp Florio y Jerónimo del Rey". Ilustraciones de Ballester Peña y Juan Francisco Lanosa. Buenos Aires, Ediciones Cintra, 1956, sin foliación. 

Segunda edición: Buenos Aires, Ediciones Patria Grande, 1972, 300 pp. 

 

 

Norberto Ceresole jugeait que le roman d'anticipation "Sa Majesté Dulcinée" décrivait si bien le monde de terreur organisée dans lequel nous vivons aujourd'hui qu'en comparaison "1984" d'Orwell était "des sottises" (tonterias).

 

 

dulcinea.jpg

 

Agencia de Noticias Hispanoamérica: link

 

 

 

“El eje de la historia argentina es la pugna entre el Liberalismo y la Tradición Española. El Liberalismo no es solo una teoría política o económica sino sobre todo una doctrina religiosa herética: esta “Religión de la Libertad” supone la ignorancia del Pecado Original y la necesidad de la gracia para remediar la condición averiada del hombre, niega el Reino de Cristo y pone en su lugar el mito del “Progreso”  que conduce a un Paraíso Terrenal Laico, y todos sus razonamientos y promesas ocultan el designio de entregar a  las naciones al poder del Dinero, el rival por excelencia de Dios. "

P. Leonardo Castellani

 

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Le Congrès brésilien livre l'Amazonie à la déforestation

26 Mai 2011 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

Vista aérea de una zona deforestada de la Amazonia

 

 

 

El Congreso aprueba una amnistía que la presidenta Rousseff considera una "vergüenza" para el país - Victoria del sector campesino sobre el ecologismo

FRANCHO BARÓN - Río de Janeiro - 26/05/2011

"De poco ha servido que la semana pasada el Gobierno de Brasil hiciese público un alarmante aumento de los niveles de deforestación del Amazonas. Sacudido por una fuerte polémica, el Congreso aprobó en la noche del martes, por aplastante mayoría, una reforma del Código Forestal brasileño que establece una amnistía general para todos aquellos que incurrieron en delitos contra la vegetación hasta 2008. La nueva normativa también incluye la ampliación de las áreas de uso agropecuario susceptibles de tala y, en general, una flexibilización de las normas medioambientales. La presidenta Dilma Rousseff, que durante su campaña electoral prometió que su Gobierno no consentiría ninguna amnistía en beneficio de los deforestadores, ha calificado la medida aprobada de "vergüenza para Brasil" y ha adelantado que vetará su entrada en vigor." (...)

Le leader conservationniste Joao Claudio Ribeiro da Silva et son épouse sont assassinés:

"Esa misma mañana, Brasil se despertaba con la noticia del asesinato a tiros del líder medioambiental Joao Claudio Ribeiro da Silva y su esposa, ambos activistas por la preservación del Amazonas. Da Silva había denunciado que sufría amenazas de muerte por parte de madereros y ganaderos del Estado amazónico de Pará, donde vivía. Los mismos que probablemente brindaron tras la aprobación del nuevo código.

L'article de El Pais: link

 

 

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Jeanne de Béthune et Jeanne de Luxembourg, protectrices de Ste Jeanne d’Arc durant sa captivité au château de Beaurevoir (1430)

26 Mai 2011 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

 

Bandeau A moi Bethune

  

 

 

"Cependant, Jean de Luxembourg, prévenu de la tentative [d'évasion de Jeanne du château de Beaulieu], comprit que, pour conserver sa proie, il fallait trouver mieux qu'une prison banale, aux soins d'une garnison quelconque. D'ailleurs, la démarche faite au nom de l'Inquisiteur de France auprès du duc de Bourgogne ainsi que les dépêches du chancelier son frère, lui avaient ouvert les yeux, s'il en était besoin, sur le prix que les Anglais attachaient à la possession de la Pucelle et sur les efforts qui seraient tentés sous prétexte ecclésiastique, c'est-à-dire à titre gratuit, pour la lui arracher. Or, toujours à court d'argent, ce guerroyeur n'avait nulle envie de renoncer à la large aubaine qu'il escomptait depuis que le sort des armes avait fait tomber Jeanne en son pouvoir.. Il songea alors à la demeure où résidait sa famille. Cette imprenable forteresse, perdue dans les forêts du Cambrésis, à l'abri d'un coup de main des Anglais comme d'une expédition française, serait la meilleure retraite pour cacher son trésor. Il faut remarquer, en effet, que, à partir de ce moment, le secret entourant la prisonnière devient de plus en plus profond et que des circonstances providentielles ont pu seules permettre qu'un coin du voile épais, qui six mois durant va se dérober à notre regard, fût soulevé de temps à autre.



Juin commençait à peine quand Jean de Luxembourg communiqua à Philippe le Bon, son souverain, l’intention qu’il avait de transférer la jeune fille du château de Beaulieu à la forteresse de Beaurevoir. Le duc de Bourgogne ne vit probablement aucun motif pour s’opposer au projet du comte de Ligny ; il lui fit toutefois remarquer que la duchesse, sa femme, venant de Noyon le 6 de ce même mois, tiendrait à connaître celle dont on parlait dans toute l’Europe. Luxembourg, lui, n’avait qu’à accéder au désir de son prince ; aussi est-ce vraisemblablement dans la journée du 6 juin que l’héroïne fut enlevée clandestinement de Beaulieu pour être transférée à Noyon, où elle passa la nuit dans une prison d’Etat, circonstance que les bourgeois de cette ville ignorèrent complètement. Le lendemain, après que la duchesse de Bourgogne eût satisfait sa curiosité, une escorte conduisit la Pucelle, toujours avec le même mystère, au château de Ham, propriété des Luxembourg ; de là, sans que l’on sache où se fit l’étape intermédiaire, la captive semble avoir été dirigée vers le château de Wiège, dont le comte de Ligny s’était emparé en 1424. Enfin, la petite troupe atteignit Beaurevoir.

L'habitation de Jean de Luxembourg était une forteresse, dont les tours massives, construites suivant les règles de l’architecture militaire des Anglais, se dressaient au sommet d’une colline située au milieu des forêts ; de puissants ouvrages de défense, capables d’arrêter l’effort d’une armée, en protégeaient les approches.

Au pied du terrible manoir, entre les haies embroussaillées, chantent des sources aux eaux limpides. L’Escaut, le grand fleuve flamand, prend là son point de départ vers la mer du Nord.

Au moment de l'arrivée de la Pucelle, les arbres des bois venaient de revêtir leur plus belle parure, et leurs feuilles d'un vert tendre formaient un fond clair sur lequel ressortait d'une façon plus impressionnante encore le gris terreux et uniforme des hautes murailles du château. En franchissant la voûte d'entrée, Jeanne, qu'une longue journée d'été avait mise en moiteur, frissonna sous l'humidité qui se dégageait de ces amas de pierres. Son âme ressentit l'effroi qu'éprouverait un vivant pénétrant dans un séjour de mort. Elle cherchait à réagir contre ces lugubres pensées, lorsque, contraste gracieux avec la sévérité de la demeure, trois têtes de femmes, penchées aux fenêtres de la salle d'honneur, attirèrent et charmèrent son regard. C'était d'abord une jeune fille de son âge, dont les traits lui rappelaient ceux de ses fraîches compagnes de Domremy, puis une dame qui paraissait être la mère de la "gente demoiselle"; enfin, entre elles deux, partageant leur désir d'apercevoir la nouvelle venue, s'avançait une figure à la fois énergique et pieuse, auréolée de cheveux blancs...

Ce ne fut qu'une vision, car déjà les soldats, pressés de se reposer, dirigeaient la prisonnière vers le réduit qu'on leur avait désigné, et Jeanne se trouva seule sur les dalles froides de son cachot.

Peut-être songea-t-elle alors aux trois personnes entrevues un instant, les premières qui depuis sa captivité eussent réchauffé son coeur souffrant par leur expression sympathique.

 

La tour du Guet : c'est tout ce qu'il reste du château du Vermandois, construit dès 1310 puis démoli sous Louis XIV.

La Tour du Guet, seul vestige du château de Beaurevoir: link


Dieu voulait que sa servante repris des forces sur le chemin de son calvaire. Le culte, au château de Beaurevoir, avait une organisation importante. dès 1314, Valeran de Luxembourg y avait établi par fondation quatre chapelains; leur nombre ultérieurement s'éleva jusqu'à sept. Plusieurs fois par jour le Saint Sacrifice se célébrait dans le sanctuaire féodal; on y chantait quotidiennement, à heure fixe, une messe votive du Saint-Esprit, qu'on remplaçait le vendredi par celle de la Passion, et le samedi par une messe de la sainte Vierge. La Pucelle put donc satisfaire ses plus chères dévotions.

Son angélique pitié fut remarquée par les nobles dames du château et lui attira toute leur bienveillance. Celles-ci habitaient ensemble l’antique demeure. La plus âgée, née en 1365, ne s’était jamais engagée dans les liens du mariage. Sœur du bienheureux Pierre de Luxembourg, évêque de Metz et cardinal, elle fut demoiselle d’honneur d’Isabeau de Bavière et l’une des marraines de l’enfant royal que devint Charles VII. Vivant au foyer de son neveu, aimée et respectée de tous, elle gardait néanmoins au fond de son cœur des sentiments français. Sa nièce par alliance, Jeanne de Béthune*, vicomtesse de Meaux, avait aussi l’âme attachée au parti national ; elle soignait et écoutait comme une mère sa vénérable tante.

D’abord épouse de Robert de Bar, tué à Azincourt en 1415, la jeune femme était restée veuve à la fleur de l’âge, puis, sur les instances du duc de Bourgogne, elle avait contracté de nouveaux liens avec Jean de Luxembourg, le 23 novembre 1418. Cette seconde union ne lui avait pas donné d’enfants, mais de la première était née une fille, la même année que Jeanne d’Arc (1412). De race lorraine comme l’héroïne, elle portait avec sa tante adoptive et sa mère le même prénom que la Libératrice. Peut-on s’étonner, dans ces conditions, qu’un courant de profonde sympathie ait rapproché les grandes dames de leur prisonnière ?

Les termes dont la Pucelle se servira plus tard en parlant de ses aimables hôtesses ne laissent aucun doute sur ses sentiments à leur égard. Elle affirmera, en effet, qu’à l’exception de la reine de France, personne au monde n’eut plus d’empire sur son cœur que les dames de Luxembourg.

Il n’est point d’adoucissement que, dans leur sollicitude, les châtelaines n’aient apporté au sort de la pauvre enfant. Si elles ne pouvaient lui enlever ses gardes, du moins lui permirent-elles de jouir, sous leur surveillance, d’une liberté relative. Une tradition locale prétend même que, sans la dispenser, bien entendu, de cette surveillance obligatoire, elles emmenaient Jeanne au château de la Mothe, résidence d’été située dans le vallon, près des sources de l’Escaut, à un quart de lieue de la forteresse. "

 

(...)

 

Jeanne d'Arc tente de s'évader par la fenêtre de la tour de Beaurevoir où elle est gardée prisonnière. La corde qu'elle s'était fabriquée rompt et elle tombe  d'une hauteur de soixante pieds dans la courtine. Elle guérit.

 

 

 

"Cependant, un courrier avait volé vers Compiègne pour annoncer à Luxembourg ce qui s'était passé à Beaurevoir. L'avide geôlier de la Libératrice de la France éprouva à cette nouvelle une terrible émotion: il entrevit comme possible l'effondrement de ses espérances: les monceaux d'or anglais qu'il escomptait déjà avaient été si près de lui échapper...

Décidément, sa captive n'était pas facile à garder, et il lui tardait de l'échanger contre les dix mille livres que lui avait promis l'évêque de Beauvais. Mû par un sentiment d'avarice, Luxembourg n'hésita plus et signa l'acte de vente de la prisonnière. Son consentement était parvenu à Rouen le 2 septembre, car les Anglais, qui voulaient en finir promptement, donnèrent ce jour-là l'ordre de lever sur le duché de Normandie un impôt de cent vingt mille livres tournois, dont dix mille étaient affectés "au payement de l'achat de Jeanne la Pucelle, que l'on dit être sorcière, personne de guerre, conduisant les armées du Dauphin".

Dans l'intervalle, les dames de Luxembourg étaient rentrées à Beaurevoir: elles avaient trouvé leur jeune amie pâle et affaiblie et lui avaient reproché avec douceur sa tentative inconsidérée. Apprenant de sa bouche les motifs qui l'avaient déterminée à agir ainsi. Les châtelaines la calmèrent et lui promirent d'intervenir en sa faveur auprès du sire de Ligny.

En effet, celui-ci ne tarda pas à recevoir des dépêches de sa tante, qui l'avait choisi comme unique héritier, de préférence à son aîné, le comte de Saint-Pol. La noble demoiselle le suppliait de ne pas livrer Jeanne d'Arc à ses pires ennemis. Elle était si désireuse d'être écoutée, que, dans un codicille ajouté à son testament le 10 septembre, elle renouvelait cette recommandation à son neveu, en même temps qu'elle lui léguait les comtés de Saint-Pol et de Ligny, recueillis par elle trois semaines auparavant.

Le sire de Beaurevoir ne voulait à aucu prix contrister sa riche parente, mais il tenait également à gagner les dix mille livres offertes en échange de sa prisonnière. Il confia donc son embarras à son frère le chancelier d'Angleterre; celui-ci imagina un compromis fort adroit.. Les Anglais, d'ailleurs, se défiaient eux aussi d'un geôlier si malhabile, et tellement cupide, qu'une proposition plus avantageuse que la leur, venant des Français, aurait eu des chances d'être acceptée par lui.

Ils voulaient que leur ennemie fût brûlée comme hérétique et sorcière, ainsi que venait de l'être pour le même motif l'humble servante de la Pucelle, Pierronne la Bretonne. Pour avoir soutenu sans vouloir en démordre que "Jeanne était bonne, agissait bien et selon Dieu", elle était montée sur le bûcher, le dimanche 3 septembre, en plein Paris.

La combinaison de Louis de Luxembourg consistait à remettre la captive entre les mains du duc de Bourgogne. Ce dernier était là comme un intermédiaire naturel et très opportun; il gardait au coeur sa haine non encore assouvie contre Charles VII; sa foi était à l'Angleterre; il exerçait sur Jean de Luxembourg une suzeraineté incontestée et fort appréciée pour l'heure, puisque le comte lui devait le commandement de l'armée bourguignonne sous les murs de Compiègne. Philippe le Bon fut donc prié, à la satisfaction commune des parties contractantes, de conserver dans ses prisons Jeanne d'Arc, jusqu'au jour où, la rançon étant touchée par Luxembourg, celui-ci autoriserait son suzerain à livrer la victime à ses ennemis.

Grâce à ce stratagème, le sire de Ligny pouvait cacher à sa tante et à sa femme le marché honteux qu'il venait de conclure avec l'envahisseur. La remise de la Pucelle à Philippe le Bon s'expliquait suffisamment pour elles par des raisons de politique générale.

Il semble bien que la nouvelle du transfert de l'héroïne fut annoncée sous cette forme au château de Beaurevoir. Le pressentiment d'un séjour interminable dans les cachots traversa sans doute l'esprit de la malheureuse jeune fille, et c'est dans ce sens qu'elle commença à interpréter la phrse mystérieuse que ses Voix du Ciel murmuraient déjà à son oreille: "Ne t'inquiète pas de ton martyre; tu viendras enfin au royaume du Paradis."

Un fait positif nous confirme dans cette supposition. Dans le courant de septembre, Jeanne, avec l'aide des dames de Beaurevoir, fit passer une lettre aux magistrats de Tournai. Quelques jours plus tard, le receveur général des finances tournaisiennes écrivait dans son livre de comptes que ses compatriotes avaient reçu un "sûr message" de la Pucelle, enchaînée pourtant et bien gardée.

Les lignes où se trouve résumée cette lettre font pleurer: la pauvre enfant abandonnée demande, "en la faveur du roi notre sire et des bons services qu'elle lui avait faits, que ladite ville lui voulut envoyer de vingt à trente escus d'or pour employer à ses nécessités....."

 

(...)

 

Mgr. Henri Debout, Prélat de la Maison de Sa Sainteté, Lauréat de l’Académie française. Histoire admirable de la Bienheureuse Jeanne d’Arc. Paris, Maison de la Bonne Presse, 5 rue Bayard, 1909.

 

* Jeanne de Béthune († 1450), fille de Robert VIII de Béthune, vicomte de Meaux, et d'Isabelle de Ghistelles. De son mariage en 1409 avec Robert de Bar, comte de Marle puis de Soissons, était née une fille : Jeanne (1415 † 1462), comtesse de Marle et de Soissons, mariée en 1435 à Louis de Luxembourg (1418 † 1475), comte de Saint-Pol et de Ligny.

 

Note:

  

"Le moment où Jeanne est livrée aux Anglais [NDLR : 21 novembre 1430] coïncide avec la mort de la "dame de Luxembourg", que sans doute son neveu, Jean, comte de Luxembourg-Ligny, hésitait à mécontenter."

Régine Pernoud: Jeanne d'Arc par elle-même et par ses témoins. Seuil, 1962.


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Illustrations: Henri Wallon, Jeanne d'Arc (1879), Livre VI: link

 

 

 

Jeanne de Béthune, vicomtesse de Meaux (1397-1450): link

Jeanne de Luxembourg-Saint-Pol: link

 

Beaurevoir, par Charles Poëtte: link

 

***

 Site stejeannedarc.net: link

 


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Le "Petit Peuple" et le "Grand Peuple"

25 Mai 2011 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

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Augustin Cochin

 

(…) Parmi les chercheurs qui se sont penchés sur cette période [supra: la Grande Révolution Française], l’un des plus intéressants, tant par l’originalité de ses idées que par son extraordinaire érudition, est sans conteste l’historien français Augustin Cochin. Dans ses travaux, il a accordé une attention toute particulière à une certaine ouche sociale et intellectuelle qu’il a appelée le «Petit Peuple». D’après Cochin, un cercle restreint de personnes formées au sein de sociétés de pensée, d’académies, de loges maçonniques, de clubs et de cellules a joué un rôle décisif dans le déroulement du processus révolutionnaire en France. Ces cercles n’avaient d’autre environnement intellectuel et spirituel que le leur: ce fut un «Petit Peuple» au milieu du «Grand Peuple», voire même une sorte d’ «anti-peuple», puisque sa vision du monde était diamétralement contraire à celle du «Grand Peuple». On y forgeait un type d'homme entièrement nouveau, enclin au renversement [des valeurs]: tout ce qui constituait les racines, l'«échine spirituelle» de sa nation devait lui sembler profondément étranger: ainsi, il ne devait faire aucun cas de la foi catholique, du code de l'honneur, de la fidélité au souverain, de sa fierté historique, de l'attachement aux usages et au privilèges de sa province natale non plus que de son état ou de sa guilde. Les «sociétés» autour desquelles se groupait le «Petit Peuple» se chargeaient de créer à l'intention de leurs membres une sorte d'univers clos à l'intérieur duquel se déroulait une existence tout artificielle. Par exemple, si dans le monde ordinaire,c'est l'expérience qui constituait le critère ultime en matière de jugement (l'expérience historique), dans leur monde clos, c'était l'opinion générale. N'était réel que ce que les autres membres de la «société» tenaient pour tel, et de même pour ce qu'ils disaient et approuvaient. L'ordre naturel des choses se trouvait ainsi renversé: la doctrine n'était plus une conséquence [de l'expérience], mais sa cause.

Le mode de recrutement de ces «sociétés» obéissait à la maxime: «se libérer du poids mort», c'est-à-dire des gens soumis aux lois du «monde ancien», i.e. des gens d'honneur, de parole et de foi. C'est pour cette raison que toutes ces «sociétés» connaissaient des épurations périodiques (qui correspondent aux «purges» de notre époque). Ceci dans le but de forger un «Petit Peuple» de plus en plus pur, pour marcher vers la «liberté», c'est-à-dire ne libération e plus en plus grande par rapport aux modes de penser du «Grand Peuple» qui n'étaient en l'occurence que des préjugés tels que le sentiment religieux ou monarchique, saisissables seulement en vertu d'un contact spirituel [avec les réalités que ces mots recouvrent]. Ce processus purificateur se trouve illustré chez Cochin d'un bel exemple, celui du «bon sauvage», très répandu dans la littérature de l'époque des «Lumières» avec le Prince persan de Montesquieu ou le Gouron de Voltaire, etc. Il s'agit le plus souvent d'un individu possédant tous les accessoires matériels ainsi que toutes les connaissances théoriques offertes par la civilisation, mais totalement privé de la compréhension de l'esprit qui anime tout cela, et c'est pourquoi tout le choque, tout lui paraît stupide et illogique. D'après Cochin, ce personnage n'a rien d'une fiction, il fait partie de la vie: cependant l n'habite pas les forêts de l'Ohaïo, on le trouve simplement au sein des académies philosophiques et des loges maçonniques, il est l'image de l'homme [nouveau] qu'elles voulaient créer, être paradoxal pour qui son environnement naturel propre équivaut au vide, tout comme ce même milieu représente pour les autres le monde réel. Il voit tout mais ne comprend rien, et c'est justement la profondeur de cette incompréhension qui fait toute la valeur du personnage. Après avoir entièrement parcouru le cursus éducatif offert à lui, c'est une existence pleine de merveilles qui attend le jeune représentant du «Petit Peuple »: toutes les difficultés et les contradictions de la vie réelle disparaissent pour lui, tout lui semble alors simple et clair, comme s'il était définitivement libéré des chaînes de la vie. Mais il y a l'envers de la médaille l'apprenti-sorcier ne sait guère vivre en dehors de son milieu d'adoption, dans l'univers du « Grand Peuple » il suffoque tel un poisson hors de l'eau. Ainsi le « Grand Peuple » devient une menace pour l'existence du « Petit Peuple »: c'est le début d'une lutte: les Lilliputiens tentent d'enchaîner Gulliver. D'après Cochin, cette lutte traversa les années qui précédèrent la révolution ainsi que que la période révolutionnaire elle-même. 1789-1794, c'était le quinquennat du pouvoir du « Petit Peuple » sur le « Grand Peuple ». Celui-ci ne reconnaissait de peuple que lui-même et ce sont ses propres droits qu'il a formulés dans les fameuses « Déclarations ». Ce fait explique cet apparent paradoxe, lorsque le « peuple vainqueur » se retrouva en minorité et les « ennemis du peuple » en majorité (cette affirmation revenait sans cesse ans la bouche des révolutionnaires .

Igor Chafarévitch: La Russophobie. Traduit du russe par Alexandre Volsky. Editions Chapitre Douze SER - 1993


"La plupart du temps, un homme naît et meurt parmi son peuple. C’est pourquoi il appréhende son entourage comme quelque chose d’absolument naturel et qui ne suscite aucune question. En fait, un peuple constitue l’une des énigmes les plus extraordinaires de la Terre. D’où proviennent chez tant d’individus ces traits communs ? Quelle puissance les maintient pendant des siècles voire des millénaires ? Jusqu’ici toutes les tentatives pour répondre à ces questions ont manqué leur but, et nous ne pouvons nous défendre de penser que nous sommes en face d’un phénomène auquel les recettes standard de l’« explication» scientifique moderne ne sont absolument plus applicables. Il est infiniment plus aisé de montrer pourquoi les individus ont besoin des peuples. Le fait d’appartenir à son peuple fait de nous une partie de l’Histoire et de ses énigmes passées et futures. Nous ne sommes plus alors une infime particule de « matière vivante » égarée dans la gigantesque ronde de la Nature. Nous devenons alors capables de ressentir (quoique inconsciemment dans la plupart des cas) le sens et la justification supérieure de notre existence au sein de l’humanité.

Par analogie au « milieu biologique », le peuple constitue notre « milieu social », et c’est une merveilleuse création, formée et maintenue grâce à nos actions, mais non d’après l’idée que nous pouvons nous en faire. Cette création surpasse parfois de loin les possibilités de notre propre entendement mais souvent aussi elle se montre absolument désarmée devant notre intervention insensée. On peut regarder l’histoire comme un processus à double sens d’interaction entre l’homme et son « milieu social », le peuple. Ce que celui-ci donne à un individu, nous le savons déjà. Cependant c’est l’individu qui crée les forces nécessaires pour souder un peuple et garantir sa survie : ce sont la langue, le folklore, l’art, la conscience de son destin historique. Lorsque ce processus à double sens s’interrompt, il se passe la même chose que dans la nature : le milieu se transforme en un désert sans vie et avec lui périt aussi l’individu. Pour parler plus concrètement, Quand l’individu perd tout intérêt pour le travail et les destinées de son pays, la vie devient un poids dénué de sens, la jeunesse cherche une issue à travers des flambées de violence irrationnelle, les hommes deviennent alcooliques ou drogués, les femmes cessent d’engendrer et le peuple se décime…

Telle est l’issue vers laquelle nous entraîne le " Petit Peuple ", qui travaille sans relâche à détruire tout ce qui sert à maintenir l’existence du " Grand Peuple ". C’est pourquoi la création d’une armure spirituelle protectrice est une question de survie nationale. Une telle tâche est à la mesure d’un peuple. Mais il y a une tâche bien plus modeste, et que nous ne pouvons mener à bien qu’individuellement : elle consiste à DIRE LA VERITE, proférer à haute et intelligible voix ce que d’autres ont voulu taire craintivement. "

 

Igor Chafarévitch, La Russophobie, traduit du russe par Alexandre Volsky, Editions Chapitre Douze SER, 1993.

 

 

Igor Shafarevich

Igor Chafarévitch

Mathématicien russe, né en 1923 à Zhitomir. De l'Académie des Sciences de Russie, de l'Académie des Sciences et des Arts des USA, de l'Académie Nationale Américaine des Sciences, de l'Académie Léopoldine d'Allemagne, de l'Académie Nationale Italienne du Lynx, de la British Royal Society of London, ancien rapporteur au Comité des Droits de l'Homme en URSS, Lauréat du Prix Lénine, Lauréat du Prix Heineman.

 

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An qui amant ipsi sibi somnia fingunt (Béthune-Sully)

19 Mai 2011 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

 

AMBS

 

Dans la bibliothèque du très beau château du Mesnil Saint-Denis, autrefois propriété de la famille Habert de Montmor (aujourd'hui la mairie), dans les Yvelines, se trouve une cheminée monumentale qui semble provenir du Petit Château de Sully à Sully-sur-Loire (Loiret).

Sur le manteau de la cheminée, à droite du grand médaillon central, est sculpté un médaillon plus petit dans lequel figure un blason sommé d'une couronne ducale avec le monogramme AMBS, qui signifie certainement "A moi Béthune-Sully", cri de guerre de cette Maison.

Ces inscriptions, ainsi que d'autres éléments, se retrouvent en effet à l'identique sur la cheminée du Cabinet de travail de Sully au château de Sully-sur-Loire.

Mais c'est au centre du linteau que l'on peut lire, dans un cartouche, cette belle et pensive sentence:


An qui amant ipsi sibi somnia fingunt

(Ceux-là qui aiment réalisent-ils vraiment leurs rêves ?)


 

Josquin des Prés, Nymphes des Bois (Déploration dur la mort de Jean Ockenghem).

The Hilliard Ensemble

 

 

 

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Que faire après le "non" du peuple islandais ? (Horizons et Débats)

13 Mai 2011 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

Le président Olfar Ragnar Grimsson montre la voie

ww. Il y a trois semaines, les citoyens islandais ont refusé pour la deuxième fois très clairement que l’Etat rembourse les milliards de dettes de la Landsbanki maintenant nationalisée (dettes contractées par sa filiale Icesave). Horizons et débats a déjà évoqué ce dossier (no 12 du 28/3/11). Les Islandais ont suscité la colère des gouvernements de Londres et de La Haye qui veulent maintenant saisir la Cour de justice de l’AELE. La cheffe du gouvernement «rouge-vert» Sigurdardottir, qui veut conduire le pays dans l’UE, est favo­rable à cette solution. Elle s’est mise d’accord avec Londres et La Haye pour que l’Etat rembourse de manière échelonnée jusqu’en 2046 ces dettes de banques privées se montant à presque 4 milliards d’euros. Elle est déçue de l’issue de la consultation populaire et elle s’attend à une période difficile pour l’Islande.

Ce n’est pas le cas d’Olfar Ragnar Grimsson: Il propose aux Islandais une solution qui ressemble à un «jugement de Salomon» et qui sera certainement acceptée spontanément par la majeure partie de la population. L’Islande règlera ces dettes, a-t-il annoncé la veille du référendum. L’argent ne proviendra cependant pas des caisses de l’Etat mais des bénéfices de la grande banque Landsbanki, maintenant nationalisée (ou, le cas échéant, de l’actif de la faillite). Ainsi on obéirait au principe pollueur-payeur. Les contribuables ne seraient pas concernés et ne devraient pas endosser les pertes dues aux spéculations de la banque privée. La Cour de justice de l’AELE devra-t-elle trancher? Pour Grimsson, le peuple est le juge suprême de la validité des lois. 

Un président optimiste

Olfar Ragmar Grimsson ne voit l’avenir du pays pas de manière aussi pessimiste que la cheffe du gouvernement Sigurdardottir qui veut adhérer à l’UE. Bien que l’Islande soit durement touchée par la crise financière, elle a une base solide avec la pêche et l’industrie de transformation. Le tourisme se développe également. Le pays a en outre un atout solide: Il n’a pas de problème nucléaire car le courant vient de grandes centrales géothermiques qui produisent aussi de l’énergie destinée au chauffage. Le pays dispose également de suffisamment d’énergie hydraulique. Comme on compte avec une hausse mondiale des prix de l’électricité, l’Islande a un grand avantage concurrentiel. On peut y installer des industries qui ont besoin de beaucoup d’énergie électrique, par exemple celle de l’aluminium. En plus, le pays a un président qui n’oublie pas la population. L’Islande a payé chèrement son incursion dans le monde de la haute finance, mais elle ne s’est pas effondrée. 

L’Islande montre la voie

Les deux derniers référendums islandais sont très importants pour l’Europe et pour le monde entier, et cela pour deux raisons: 

1.    En Islande, trois grandes banques d’importance systémique ont fait naufrage et le total du bilan s’est monté à plusieurs fois le produit national brut. Les conséquences étaient désastreuses à maints égards mais le «système» ne s’est pas effondré pour autant. Les lumières ne se sont pas éteintes, comme l’a écrit Asgeir Jonsson, ancien chef économiste de la Kaupthing Bank, dans son livre «Why Iceland?». Le «scénario catastrophe», évoqué partout dans le monde pour justifier les plans de sauvetage massifs des Etats ne s’est pas réalisé. Les distributeurs automatiques de billets ont continué de fonctionner, les guichets des banques sont restés ouverts et les opérations financières n’ont jamais été interrompues. L’activité de la banque s’est poursuivie «avec de nouvelles structures», c’est-à-dire des structures réduites et avec de nouveaux propriétaires.

2.    Les deux référendums islandais sur la question de savoir si les contribuables devaient payer des dettes bancaires privées représentent un avertissement pour l’UE. Pourquoi? L’UE poursuit un projet semblable avec le Mécanisme européen de stabilité (MES) qui devrait entrer en vigueur en juillet 2013. Ce ne seront pas directement les contribuables qui devront rembourser les pertes dues aux spéculations des banques privées. Ils devront cependant se porter garant de la politique de dettes imprudente de certains pays, bien que les statuts de l’UE l’interdisent expressément (clause de no bail-out). En plus, les dettes des banques privées sont incluses dans la dette de l’Etat parce que certains pays, à l’instar de l’Islande, les ont nationalisées. Si l’on compte les paiements effectués jusqu’à présent dans le cadre du plan de sauvetage de l’UE pour la Grèce, l’Irlande et le Portugal, qui s’élèvent en tout à 620 milliards d’euros (calcul de Hans-Werner Sinn), cela donne un volume de garantie de 1300 milliards d’euros auquel les contribuables de la zone euro seront confrontés en juillet 2013. Doivent-ils payer parce que des banques privées ont pris trop de risques en spéculant, parce que des gouvernements se sont endettés imprudemment?

Marché conclu sur le dos des contribuables

Le mécanisme européen de stabilité a bien été décidé à Bruxelles mais il doit encore être ratifié dans les pays membres. Etant donné la portée de cet amendement du Traité, des référendums seraient nécessaires dans divers pays (comme pour le Traité de Maastricht). En Allemagne, au Bundestag, une majorité qualifiée serait requise pour cet amendement constitutionnel. Mais cela devrait être évité en recourant à la «procédure simplifiée de modification du Traité». Dans certains pays, l’accord du Parlement sera de toute façon nécessaire, par exemple en Finlande. Ici, il y a quelques semaines, un mouvement de protestation, le Parti des Vrais Finlandais, a été élu au Parlement, provoquant un véritable raz-de-marée. Il s’est donné pour objectif, comme le mouvement citoyen «In Defence» en Islande – de combattre le «marché» conclu par l’élite de l’UE sur le dos des contribuables.

Même si cette élite craint comme la peste les consultations populaires, elle ne réussit pas tout à fait à agir à huis clos. Lorsqu’elle réussit à éviter un référendum, un mouvement de protestation ancré dans la population se fait élire au Parlement, comme en Finlande. L’UE doit s’attendre à des surprises, pas seulement en Finlande. L’Islande elle-même se trouve à un tournant: Si elle adhère vraiment à l’UE, comme le souhaite le gouvernement, elle risque, dans la question de la garantie des dettes étrangères (qui ne regardent en rien les contribuables), de tomber de Charybde en Scylla.   

Source: Horizons et Débats (Suisse) du 9 mai 2011: link

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Notre-Dame de Grâce

12 Mai 2011 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

 

Notre-Dame de Grâce

Languedoc, vers 1470, pierre calcaire polychromée. Musée des Augustins (Toulouse)

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Journée nationale contre l'enseignement totalitaire de la culture de mort (mai 2011)

10 Mai 2011 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

Dans un article précédent link, nous avons apporté notre soutien à M. Philippe Isnard, un enseignant français révoqué de l'Education nationale pour "avoir organisé comme nous l’ordonne les textes, un débat contradictoire en cours d’Education civique sur l’avortement."

Nous maintenons évidemment, et plus que jamais, notre soutien à Philippe Isnard.

Communiqué de Philippe Isnard sur “la journée nationale contre l’enseignement totalitaire de la culture de mort” mai 9 2011: link

Nous apprenons par hasard qu'un professeur de philosophie de l'Education nationale, M. Roland Chastain, en poste à Bamako (Mali), a adressé récemment et publié sur internet une lettre ouverte de protestation à M. Luc Chatel:

 De Bamako au Mali, Roland Chastain, professeur de philosophie, écrit à Luc Chatel, ministre de l’Education nationale en France - “Pilate face à ses responsabilités”… avril 7 2011

Lettre ouverte à M. le Ministre de l’Education nationale

Bamako, 4 avril 2011: link

Philippe Isnard et Roland Chastain ont agi en hommes libres car seuls sont libres ceux qui osent défendre publiquement la vérité. Honneur à eux.



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Claude Bourguignon, ingénieur agronome, parle de l'agriculture chimique moderne

4 Mai 2011 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

"Créé par Claude et Lydia Bourguignon, le LAMS est un laboratoire d'analyse de sol spécialisé dans l'étude écologique de profil cultural pour restaurer la biodiversité des sols de terroir afin d'améliorer la qualité et la typicité des vins et des denrées agricoles. Ainsi il nous sera possible de vous conseiller au mieux sur la gestion de vos sols : utilisation de BRF, semis direct sous couvert, travail du sol... "
Site internet du LAMS: link
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The Skye Boat (The Corries)

4 Mai 2011 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles


 

 

This Scottish folk song is about the escape of Bonnie Prince Charlie, over the sea to Skye, after his defeat at Culloden in 1746. The author of this song, often used as a lullaby, is unknown.

 

 

(Chorus)

Speed Bonnie boat like a bird on the wing

Onward the sailors cry

Carry the lad that's born to be king

Over the sea to Skye

 

Loud the wind howls, loud the waves roar,

Thunderclaps rend the air

Baffled our foes, stand by the shore

Follow they will not dare

 

(Chorus)

Speed Bonnie boat like a bird on the wing

Onward the sailors cry

Carry the lad that's born to be king

Over the sea to Skye

 

Many's the lad fought on that day

Well the claymore did wield

When the night came, silently lain

Dead on Culloden field

 

(Chorus)

Speed Bonnie boat like a bird on the wing

Onward the sailors cry

Carry the lad that's born to be king

Over the sea to Skye

 

Though the waves heave, soft will ye sleep

Ocean's a royal bed

Rocked in the deep, Flora will keep

Watch by your weary head

 

(Chorus)

Speed Bonnie boat like a bird on the wing

Onward the sailors cry

Carry the lad that's born to be king

Over the sea to Skye

 

Burned are our homes, exile and death

Scatter the loyal men

Yet e'er the sword cool in the sheath

Charlie will come again.

 

(Chorus)

Speed Bonnie boat like a bird on the wing

Onward the sailors cry

Carry the lad that's born to be king

Over the sea to Skye


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