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Le Rouge et le Blanc

Le Tao des racines

31 Décembre 2014 , Rédigé par POC

Chercher le TAO et le ZEN c'est le retour naturel à sa racine. Il est dit dans le TAO TE KING : "Le grand veut dire éloignement. Eloignement veut dire disparition. Disparition veut dire le retour..." ensuite " le grand carré sans angle".  Ce mot grand en chinois n'est pas un seul mot, mais une nouvelle appellation "Grandcarré",-  that is why it is no more a square,-   c'est pourquoi il n'est plus un carré, mais une énergie pour aller jusqu' à "l'underground" où se cachent les racines invisibles. En chinois les deux mots ensemble grand carré (ta fang  ) signifient généreux, naturel et au contraire les deux mots petit air (xiao qi  ) signifient esprit étroit, mauvaise qualité, mesquin, minable.

Source: site personnel de Tchen Gi-Vane, une artiste chinoise vivant en France : http://www.tchen-gi-vane.com/fra8.htm

 

Devant l'agitation fourmillante des êtres ne contemple que leur retour.

De la multitude des êtres chacun fait retour à sa racine.

Retourner à sa racine, c'est s'établir dans la quiétude.

S'établir dans la quiétude, c'est revenir à sa condition originelle.

Revenir à sa condition originelle, telle est la loi commune.

Tao tö king, 16.

 

wuwei

Wu Wei: ne rien faire qui contrecarre l'action de la nature.

Cette devise était gravée sur le trône des Empereurs de Chine, jusqu'au dernier d'entre eux

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Homo "sapiens" ?

30 Décembre 2014 , Rédigé par POC

De fait, nous n'avons jamais été aussi lucides quant aux nuisances de la logique libérale (et quant au monde inhumain vers lequel elle nous emporte à une vitesse accélérée), mais jamais, cependant, notre sentiment d'impuissance collective n'a été aussi profond et pathétique.

Jean-Claude Michéa, Le Complexe d'Orphée. Champs-essais, Flammarion (2011) 2014, p. 161.

 

Juge et partie, l'homme (occidental, il faut préciser) s'est lui-même qualifié de "sage, intelligent, qui connaît", et même du superlatif "sapiens sapiens" par opposition aux "bêtes", censées être le contraire, comme leur nom l'indique: stupides et ignorantes. Ne parlons pas des végétaux, qui sombrent pour lui dans un mépris incommensurable: ils ne sont qu'un matériau. La déforestation systématique depuis le Néolithique en est un exemple. Un matricide pour ce descendant de petits mammifères arboricoles. J'aimerais savoir pour ma part comment les animaux et les plantes qualifieraient (ou qualifient, car nous ne savons pas ce qu'ils savent et disent de nous...*) notre espèce.

Un article fort intéressant de Jean-Dominique Lebreton (de l'Institut) http://www.academie-sciences.fr/academie/membre/Lebreton_JD.htm, La malédiction des espèces longévives, paru dans le numéro 284 (juillet-août 2014) de l'excellente revue naturaliste et écologiste Le Courrier de la nature http://www.snpn.com/spip.php?article2065, nous apprend que depuis la fin de la dernière glaciation, "près de 5000 espèces de vertébrés terrestres, soit près de 20%, ont disparu sous l'action de l'Homme au cours des 15.000 années. Si l'on estime la durée de vie d'une espèce à 1 million d'années, on peut en déduire que le taux d'extinction naturel a été multiplié par un ordre de grandeur voisin de 100!" (p. 31).

Jean-Dominique Lebreton ne parle pas des autres espèces: marines, invertébrées, végétales, etc. ni de toutes celles que la science ne connait pas ou n'a pas encore inventoriées (les forêts tropicales primaires, en voie de destruction complète par l'Homme sur la Terre, abritent la majorité de la biodiversité terrestre). Il faut donc revoir ce chiffre à la hausse...

Il n'y a pas de limite à la folie humaine.

Pierre-Olivier Combelles

* Ce serait l'objet d'une intéressante science, dont j'ai inventé le nom: la zooethnogie (étude du savoir des animaux et des êtres vivants, par opposition à l'ethnozoologie) et dont j'avais construit les prémisses dans de passionnantes conversations, où se croisaient nos expériences au Québec-Labrador et en Afrique, avec feu mon collègue et ami le Professeur Hubert Gillet, au Laboratoire d'Ethnobiologie-Biogéographie du Muséum national d'Histoire naturelle, dans les années 1990.

Un exemple de la déforestation au XXIe siècle (Province de Jambi, dans l'île indonésienne de Sumatra). D'après Francis Hallé, les forêts tropicales primaires abritent 70 % des espèces terrestres, principalement dans leur canopée. Cette destruction est commise par des hommes inconscients équipés de machines avec lesquelles ils abattent en quelques minutes un arbre de 70m de hautqui a mis plusieurs siècles à pousser et où vivent une multitude de plantes et d'animaux, en grande partie inconnus. Source de la photo: internet.

Un exemple de la déforestation au XXIe siècle (Province de Jambi, dans l'île indonésienne de Sumatra). D'après Francis Hallé, les forêts tropicales primaires abritent 70 % des espèces terrestres, principalement dans leur canopée. Cette destruction est commise par des hommes inconscients équipés de machines avec lesquelles ils abattent en quelques minutes un arbre de 70m de hautqui a mis plusieurs siècles à pousser et où vivent une multitude de plantes et d'animaux, en grande partie inconnus. Source de la photo: internet.

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Noblesse oblige

28 Décembre 2014 , Rédigé par Béthune

Je laboure mon champ avec des taureaux. Purani Churiquimbaya (Sorata), Bolivie, année 2000. Vers 3000 m d'altitude. Photo: Katia Humala Tasso de Combelles

Je laboure mon champ avec des taureaux. Purani Churiquimbaya (Sorata), Bolivie, année 2000. Vers 3000 m d'altitude. Photo: Katia Humala Tasso de Combelles

Ces réflexions sur la noblesse pourront paraître désuètes ou complètement hors de la réalité et même de l'histoire contemporaine - voire moderne- à certains, et ils auront raison. Mais ce qui m'intéresse, ici, ce n'est pas ce que les choses sont devenues, mais ce qu'elles doivent être: ce n'est pas parce qu'il fait nuit qu'on ne doit pas parler du soleil. (Béthune)

« Dans une nation de galanterie, dans une nation composée d'hommes d'honneur et de chevalerie, je crois que dix mille épées seraient sorties de leurs fourreaux pour la venger (la Reine) même d'un regard qui l'aurait menacée d'une insulte ! Mais le siècle de la chevalerie est passé. Celui des sophistes, des économistes et des calculateurs lui a succédé : et la gloire de l'Europe est à jamais éteinte ». R.H. Edmund Burke (1729-1797), Reflections on the Revolution in France (1790).

"Les riches ne sont inoffensifs que là où ils sont exposés au dédain d'une aristocratie." (Nicolás Gómez Dávila)

"La noblesse est, aux yeux du peuple, une espèce de religion dont les gentilshommes sont les prêtres; et, parmi les bourgeois, il y a bien plus d'impies que d'incrédules." (Rivarol)

"Quiconque laboure le matin chevauche le soir vers la place des tournois". (Dicton du Moyen-Âge. Cité par Oswald Spengler: Le Déclin de l'Occident - Esquisse d'une morphologie de l'histoire universelle, Vol. II, p. 308.)

 

"Si la noblesse doit être fonction, elle ne doit pas être pouvoir; encore moins doit-elle être métier: donc elle ne doit pas commercer. Le désir d'acquérir des richesses est le désir d'en jouir; le désir de jouir est le désir de vivre; et le désir de vivre s'accorde mal avec une profession qui ordonne de compter la vie pour rien, et son devoir pour tout."

L.A. de Bonald, Théorie de l'éducation sociale (1796)

" On a exagéré les vices ou les défauts dont les nobles ne sont pas plus exempts que les autres hommes ; jamais, que je sache, on n’a donné la véritable raison de la noblesse.

Les uns ont fait de la noblesse un meuble de la couronne, comme le sceptre ou le manteau royal; les autres en ont fait une illusion de la vanité, ou une usurpation des temps féodaux. La noblesse n’est ni un ornement, ni une décoration, ni un préjugé, ni une usurpation : elle est une institution naturelle et nécessaire de la société publique, aussi nécessaire, aussi ancienne que le pouvoir lui-même ; et c’est par cette raison qu’elle existe, comme le pouvoir, sous une forme ou sous une autre, dans tout état de la société, et sous toutes les formes de gouvernement. " (...)

" Ainsi, le nobles sont les serviteurs de l’Etat, et ne sont pas autre chose : ils n’exercent pas un droit, ils remplissent un devoir ; ils ne jouissent pas d’une prérogative, ils s’acquittent d’un service. Le mot service, employé à désigner les fonctions publiques, a passé de l’Evangile dans toutes les langues des peuples chrétiens, où l’on dit le service, faire son service, servir, pour exprimer que l’on est occupé dans la magistrature ou dans l’armée. Quand Jésus-Christ dit à ses disciples : " Que le plus grand d’entre vous ne soit que le serviteur des autres ; - quel est le plus grand de celui qui sert ou de celui qui est servi ? " Il ne fait que révéler le principe de toute société, ou plutôt de toute sociabilité, et nous apprendre que tout dans le gouvernement de l’Etat, pouvoir et ministère, se rapporte à l’utilité des sujets, comme tout dans la famille, se rapporte au soin des enfants ; que les grands ne sont réellement que les serviteurs des petits, soit qu’ils les servent en jugeant leurs différends, en réprimant leurs passions, en défendant, les armes à la main, leurs propriétés, ou qu’ils les servent encore en instruisant leur ignorance, en redressant leurs erreurs, en aidant leur faiblesse : le pouvoir le plus éminent de la société chrétienne ne prend d’autre titre que serviteur des serviteurs ; et si la vanité s’offense des distinctions, la raison ne saurait méconnaître les services. " (...)
"Sans doute les talents naturels se trouvent en plus grand nombre dans la classe la plus nombreuse, je le crois; et néanmoins on peut remarquer que ce sont, en général, les nobles qui ont le mieux écrit sur la politique et l'art militaire, comme les magistrats sur la jurisprudence, et les évêques sur les matières religieuses. Aux Etats-Généraux, où tant de forts esprits se trouvèrent en présence, la noblesse ne parut pas inférieure en talent aux autres ordres, et, s'il faut en juger par l'expérience, elle se montra supérieure à tous en connaissances politiques. Tous les autres arts, toutes les autres sciences, appartiennent à l'homme privé plus qu'à l'homme public, et meublent plutôt les académies qu'elles ne défendent la société; elles peuvent être pour la noblesse un délassement, mais elles sont hors du cercle de ses devoirs.

Excudent alii spirantia mollius era,
Credo equide
m, etc, etc.
(Enéide, I, IV)

Je le répète: la noblesse héréditaire n'est que le dévouement de la famille exclusivement au service de l'Etat. Ce qu'on appelle la naissance, une haute naissance, n'est que l'ancienneté de ce dévouement; et si la noblesse n'était que cela, elle ne serait rien, et le nom même n'en serait pas dans notre langue. Toutes les familles pouvaient, devaient même parvenir, avec le temps, à cet honorable engagement. La société les y invitait, et aucune loi n'excluait aucune famille française même du trône, en cas d'extinction de la famille régnante." (Louis-Gabriel-Ambroise, vicomte de Bonald (1754-1840), Considérations sur la noblesse.)

"D'argent à la fasce de gueules" (Béthune)

"D'argent à la fasce de gueules" (Béthune)

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"Austérité" perpétuelle pour 90% de la population, pillage croissant pour 1%: portrait de la "civilisation" mondiale au début du XXIe siècle par James Petras

27 Décembre 2014 , Rédigé par Béthune

Les riches ne sont inoffensifs que là où ils sont exposés au dédain d'une aristocratie.

Nicolás Gómez Dávila

 

Dis-Accumulation on a World Scale: Pillage, Plunder and Wealth

By James Petras


12.03.2014 :: Analysis


Introduction: Over the past 30 years, wealth has grown exponentially and has become increasingly concentrated foremost in the upper .01%, then the .1%, followed by the 1% and the upper 10% - 20%.


The large scale, long-term concentration of wealth has continued through booms and busts of the real economy, the financial and IT crises. Wealth grew despite long-term economic recessions and stagnation, because the so-called recovery programs imposed austerity on 80% of the households while transferring public revenues to the rich.

The so-called ‘crises of capitalism’ has neither reversed nor prevented the emergence of an international class of billionaires who acquire, merge and invest in each other’s activities. The growth of wealth has been accompanied by the pillage of accumulated profits from productive sectors which are stored as wealth not investment capital.

The dispossession of capital and its conversion to private wealth subsequently led to the rapid expansion of the financial and real estate sector. Capital accumulation of profits has been the source of private accumulation of wealth at the expense of wages, salaries, public welfare, and state revenues.

The growth of private wealth at the expense of productive investments is a world-wide phenomenon which has been facilitated by an international network of banks, political leaders and ‘regulators’ centered in the United States and England.

The single most important aspect of private wealth accumulation on a world-scale is criminal behavior by the elites in multiple locations and involves the violation of multiple laws and regulations.

(...)

The plunder of the economy is accompanied by unending wars – because war contracts are a major source of illicit financial flows. Plunder oligarchs share with militarists a deep and abiding belief in pillage of countries and destruction of productive resources. The one reinforces the other in an eternal embrace – defied only by insurgents who embrace a moral economy and who proclaim the need for a total change – a new civilization.

Lisez la suite de l'article sur le site de James Petras: http://petras.lahaine.org/?p=2015

Sur le même sujet (Brésil): Brazil: President Rousseff Declares War on the Working Class by James Petras http://petras.lahaine.org/?p=2017

Introduction: The Brazilian working class is facing the most savage assault on its living standards in over a decade. And it is not just the industrial workers who are under attack. The landless rural workers, public and private salaried employees, teachers and health professionals, the unemployed and the poor are facing massive cuts in income, jobs and welfare payments.


Whatever gains were made between 2003 – 2013 will be reversed. Brazilian workers face a ‘decade of infamy’. The Rousseff regime has embraced the politics of “savage capitalism” as personified in the appointment of two of the most extreme advocates of neo-liberal policies

The “Workers Party” and the Ascendancy of Finance Capital

In early December 2014, President Rousseff appointed Joaquin Levy as the new Finance Minister - in effect the new economic czar to run the Brazilian economy. Levy is a leading member of the Brazilian financial oligarchy.

(...)

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Un entretien lumineux avec le philosophe anarchiste Jean-Claude Michéa

22 Décembre 2014 , Rédigé par POC

Lorsque les philosophes écrivent pour les philosophes, c'est un peu comme si les boulangers produisaient du pain pour les boulangers.

Ludwig Wittgenstein, cité par J.-C. Michéa

Extrait du lumineux entretien de Jean Cornil avec le philosophe Jean-Claude Michéa, auteur notamment des ouvrages : La double pensée, retour sur la question libérale (2008), Orwell, anarchiste tory (« L’adoption déculpabilisée d’un certain degré de conservatisme critique définit désormais l’un des fondements indispensables de toute critique radicale de la modernité capitaliste et des formes de vie synthétique qu’elle prétend nous imposer. Tel était, en tout cas, le message d’Orwell. »), Le complexe d'Orphée : la Gauche, les gens ordinaires et la religion du progrès (Climats,‎ 2011) etc.

https://www.youtube.com/watch?v=5r-tlZfGPW0

Jean-Claude Michéa (capture d'écran)

Jean-Claude Michéa (capture d'écran)

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25 décembre: Dies Natalis Solis Invicti

22 Décembre 2014 , Rédigé par POC

Blason de la Compagnie des Jésuites

http://www.jesuites.com/2011/09/ihs/

 

"Sol invictus n'a pourtant pas été complètement vaincu par le christianisme. Pendant les trois premiers siècles de notre ère, les chrétiens n'ont pas jugé nécessaire de fixer une date anniversaire pour la naissance de Jésus. Dans les communautés d'Orient, on prend l'habitude de célébrer le baptême du Christ le 6 janvier (date où se déroulaient des fêtes en l'honneur de Dionysos et d'Osiris). Au début du IVe siècle, le 6 janvier, jour de l'Épiphanie (manifestation), on fête à la fois le baptême et la naissance de Jésus. C'est entre 325 et 354 qu'en Occident la fête de l'Épiphanie est complétée par la commémoration de la naissance de Jésus le 25 décembre. On comprend bien l'intention qui a présidé au choix du 25 décembre par les chrétiens: le Dies Natalis Solis Invicti (Jour de Naissance du Soleil Invaincu) devient de la sorte le Dies Natalis du véritable Soleil, le Christ. Mais ce remplacement du dieu solaire par le dieu chrétien ne se fit pas sans difficulté: des Pères de l'Église (Ambroise de Milan, Augustin), des autorités religieuses (le pape Léon le Grand) blâment sévèrement dans leurs écrits ceux qui continuent à célébrer le 25 décembre l'anniversaire de la naissance du Soleil. "

LE CULTE DE SOL INVICTUS « SOLEIL INVAINCU »par Catherine Salles. Extrait de l’ouvrage: L'Empire romain de la mort de Commode au concile de Nicée, collectif coordonné par Yann Le Bohec. ISBN 2-84274-018-1 © éditions du temps, 1997. 70 rue Hermel, Paris 18e.

Source internet: http://lam.mithra.free.fr/doc/le_culte_de_sol_invictus.pdf

Sol invictus /Wikipedia.en: http://en.wikipedia.org/wiki/Sol_Invictus

 

Le 21 décembre est le jour du solstice d'hiver. Le 25 décembre, l'allongement du jour devient perceptible. C'était donc la Fête de la Renaissance du Soleil, qui devint Noël, l'anniversaire de la naissance du Christ, le Sauveur, le nouveau Soleil des Hommes.

P.O.C.

Lever de Soleil en forêt, début janvier. Photo: Pierre-Olivier Combelles

Lever de Soleil en forêt, début janvier. Photo: Pierre-Olivier Combelles

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Nanoparticules: mégarisques ! (Basta!, entretien avec Roger Lenglet))

18 Décembre 2014 , Rédigé par POC

Invisibles à l’œil nu, les nanoparticules envahissent le quotidien, depuis nos vêtements jusqu’à nos assiettes, sans aucun étiquetage ni traçabilité. Malgré les nombreuses études attestant de la toxicité de certaines de ces particules, les gouvernements refusent d’appliquer le principe de précaution et investissent des milliards d’euros en recherche et développement dans les nanotechnologies. Comment repérer et se protéger de ces nouvelles molécules high-tech ? Entretien avec le journaliste Roger Lenglet, qui décrypte dans son ouvrage Nanotoxiques les dessous de cette menace pour la santé publique.

Suite de l'article sur Basta!: http://www.bastamag.net/Nanotechnologies-ces-redoutables

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Découvrir

15 Décembre 2014 , Rédigé par POC

Qu’est-ce que découvrir ? s’interroge Friedrich Nietzsche. ’Ce n’est pas d’apercevoir le premier quelque chose de nouveau, mais de voir, comme d’un œil neuf, la vieille chose depuis longtemps connue, que tout le monde a déjà vue sans la voir, qui distingue les esprits vraiment originaux.’ (in Humain trop humain)" (p. 87)

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Jean Malaurie: "l'écologie est spirituelle"

12 Décembre 2014 , Rédigé par POC

Apollon archer, dieu du Nord

 

Dans un court entretien filmé avec La Semaine.fr (Lorraine), le naturaliste, ethno-historien et spécialiste de l'Arctique Jean Malaurie, fondateur de la fameuse collection Terre Humaine chez Plon, condense l'expérience de sa longue vie au contact de la nature, des Inuit et de leur sagesse. Ce qu'il dit s'adresse à tous les hommes, car c'est un discours universel:

https://www.youtube.com/watch?v=435IvTZveho

Sur le site de Transpol'air, l'aventure polaire, lisez la fascinante étude de Jean Malaurie: LE MYTHE DU PÔLE NORD: LES HYPERBORÉENS, APOLLON, LA LICORNE DE MER ET L' ÉTOILE POLAIREhttp://transpolair.free.fr/routes_polaires/mythe.htm

 

"Nous sommes la première civilisation de l'Histoire sans repères. Sans repères sacrés, spirituels, sans respect pour le patrimoine culturel immatériel. Arthur Rimbaud l'avait annoncé: " Que les oiseaux et les sources sont loin! Ce ne peut être que la fin du Monde, en avançant".

Jean Malaurie, Terre mère, Editions du CNRS, 2008.

Jean Malaurie. Entretien avec La Semaine.fr. Capture d'écran.

Jean Malaurie. Entretien avec La Semaine.fr. Capture d'écran.

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Masanobu Fukuoka: l'agriculture du non-agir

9 Décembre 2014 , Rédigé par POC

wuwei

Wu Wei: non agir (ne rien faire qui contrecarre la nature)

Europe:

(...) Several years ago, I travelled around Europe. It seemed to me that Europe was very nice and beautiful, with lots of nature preserved. But three feet under the surface I felt desert slowly coming in. I kept wondering why. I realized it was the mistake they made in agriculture. The beginning of the mistake is from growing meat for the king and wine for the church. All around, cow, cow, cow, grape, grape, grape. European and American agriculture started with grazing cows and growing grapes for the king and the church. They changed nature by doing this, especially on the hill slopes. Then soil erosion occurs. Only the 20% of the soil in the valleys remains healthy, and 80% of the land is depleted. Because the land is depleted, they need chemical fertilizers and pesticides. United States, Europe, even in Japan, their agriculture started by tilling the land. Cultivation is also related to civilization, and that is the beginning of the mistake. True natural farming uses no cultivation, no plow. Using tractors and tools destroys the true nature. Trees’ biggest enemies are the saw and ax. Soil’s biggest enemies are cultivation and plowing. If people don’t have those tools, it will be a better life for everything.

Since my farm uses no cultivation, no fertilizer, no chemicals, there are many insects and animals living there within the farm. They use pesticide to kill a certain kind of pest, and that destroys the balance of nature. If we allow it to be completely free, a perfect nature will come back. (...)

Somalie, Ethiopie:

(...) I think it is better to send seeds to people in Somalia and Ethiopia, rather than sending milk and flour, but there isn’t any way to send them. People in Ethiopia and Somalia can sow seeds, even children can do that. But the African governments, the United States, Italy, France, they don’t send seeds, they only send immediate food and clothing. The African government is discouraging home gardens and small farming. During the last 100 years, garden seed has become scarce.

(...) The African governments and the United States government want people to grow coffee, tea, cotton, peanuts, sugar – only five or six varieties to export and make money. Vegetables are just food, they don’t bring in any money. They say they will provide corn and grain, so people don’t have to grow their own vegetables. (...)

Entrevue complète: http://www.context.org/iclib/ic14/fukuoka/
Greening The Desert
Applying natural farming techniques in Africa

An Interview With Masanobu Fukuoka, by Robert and Diane Gilman

One of the articles in Sustainable Habitat (IC#14)
Originally published in Autumn 1986 on page 37
Copyright (c)1986, 1997 by Context Institute

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