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Le Rouge et le Blanc

Articles avec #religion tag

A propos du créationnisme

23 Septembre 2010 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles Publié dans #religion

Les personnes d'expérience et de bon sens qui entendent pour la première fois parler du créationnisme pensent qu'il s'agit là d'une ânerie, d'une absurdité, d'une folie de quelques "illuminés". Prétendre que la Terre et le Monde ont été créés il y a 4500 ans (années réelles et non symboliques) comme le dit la Bible dans la Genèse, qu'Adam et Eve sont les deux ancêtres biologiques dont l'humanité est issue, en tous points semblables à ce que nous sommes aujourd'hui, que la lignée des hommes est indépendante de celle des hominiens, que les dinosaures et les hommes sont contemporains, que le Soleil tourne autour de la Terre*, que les observations sédimentologiques de M. Berthault ont "révolutionné" la géologie et rendu caduque la datation scientifique** moderne, que le pétrole n'est pas d'origine organique mais métamorphique et donc inépuisable, que la fin du monde en 2012 a été prévue dans le calendrier maya, etc., cela ne paraît pas sérieux.

En examinant d'un peu plus près cet étrange phénomène et en y réfléchissant; en cherchant à découvrir son sens et sa raison d'être, on arrive à la conclusion qu'il ne s'agit pas d'une simple lubie sans conséquence mais d'un aspect d'une politique beaucoup plus vaste et bien réelle et qui est l'instauration d'une nouvelle religion mondiale pour les non-juifs, mais dominée par le judaïsme, qui est le noachisme. La science et les conceptions cosmiques doivent se conformer littéralement à l'Ancien Testament et éventuellement sur des extrapolations d'éléments venant d'autres religions, présentes ou passées. Ce qui est mythique devient vérité scientifique, réelle.

Ce dogme se diffuse de préférence dans les milieux conservateurs attachés aux formes traditionnelles de la religion: protestants "fondamentalistes" républicains aux Etats-Unis d'Amérique (qui soutenaient la politique belliciste contre l'"Axe du Mal" sous l'ancien président Bush fils), mais aussi dans les milieux nationalistes et catholiques "traditionnalistes" d'Europe. Les uns et les autres sont les pharisiens chrétiens en somme: modèles de vertu au départ, mais facilement aveuglés par l'orgueil et le manque de charité. Les fondamentalistes ne sont qu'une assez petite partie des catholiques traditionnalistes et sédévacantistes. Ils considèrent que l'Ancien Testament est la vérité absolue, puisque c'est la parole de Dieu sortie par la bouche des prophètes, et qu'il doit être accepté et compris littéralement. Comme on sait, ce qui compte, ce n'est jamais le nombre mais le pouvoir et l'autorité de ceux qui vont entraîner le reste par le moyen de l'obéissance. Il faut dire que depuis Vatican II et Mgr Lefebvre, les catholiques traditionnalistes ont évolué à 180°. La majorité d'entre eux, obéissant à leurs évêques et à leurs prêtres, reconnaissent maintenant Benoît XVI*** comme le Pape. Les sédévacantistes résistent. D'où l'intérêt de propager ces théories débilitantes dans ces fortes têtes.

Les personnes qui se considèrent pieuses, vertueuses, cultivées, intelligentes, informées et ipso facto supérieures, courent le risque de verser dans l'orgueil. Et comme on ne peut pas tout savoir, elles ont souvent - c'est humain- un côté stupide ou conformiste pour certaines choses: "qui veut faire l'ange fait la bête", remarquait Pascal. Les voilà donc qui abdiquent soudain leur bon sens, qui est à la fois la chose la plus rare et la plus commune. Ou qui, placées devant le dogme créationniste, n'osent pas réagir ou protester, par timidité ou lâcheté face à ceux qui l'affirment, par respect pour les Saintes Ecritures ou simplement parce que leur raison vacille et qu'ils ne se sentent pas sûrs d'eux-mêmes.

Le créationnisme est une idéologie au service de la classe dominante, la ploutocratie, celle qui a le droit de savoir. C'est une façon différente de s'attaquer au christianisme mais également à ce pilier de l'Europe et de l'Occident (la partie du monde façonnée par l'Europe), qui est la science. Car dans la théocratie, c'est la science toute entière qui est soumise à la théologie, instrument du pouvoir politique. Et il s'agit bien d'une théocratie. Le créationnisme et le noachisme font partie du projet théocratique du Nouvel Ordre Mondial. Nous touchons là à une chose très intéressante: la politique n'est-elle pas d'essence religieuse; peut-elle vivre sans la religion et la fin de la religion ne serait-elle pas aussi la fin du politique, ce qui n'est possible que par la fin de l'humanité ? ****

Béthune

 

 

* Il ne faut pas confondre le mouvement réel et le mouvement apparent. Même si les hommes et la nature vivent comme si c'était le soleil qui tourne autour de la terre, dans la réalité, c'est bien la terre qui tourne autour du soleil.

** Toute science ou connaissance véritable est une approximation et une lutte constante contre les limitations de la connaissance, les erreurs de toutes sortes, l'oubli, etc. On dit parfois qu'un savant est quelqu'un qui sait ce qu'il ignore.

*** Chef du "parti catholique" dans l'"Assemblée oecuménique noachide".

**** "Tous les concepts prégnants de la théorie moderne de l'État sont des concepts théologiques sécularisés" (Carl Schmitt, Théologie politique, ch. 3).

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L'inversion cosmique de Vatican II

9 Août 2010 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles Publié dans #religion

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Sceau de l'ordre des Jésuites (Christogramme)

 

Seul est un catholique accompli celui qui édifie la cathédrale de son âme sur une crypte païenne.

 Nicolas Gomez Davila

 

Il me semble que ni dans le "Bref Examen critique sur le Novus ordo missae" signé des cardinaux Ottaviani et Bacci (et rédigé par Mgr Guérard des Lauriers), ni dans les ouvrages critiques sur Vatican II comme "Complot contre l'Eglise" de Maurice Pinay, "Ils l'ont découronné" de Mgr Lefebvre, ni ailleurs, on ait fait remarquer que le renversement à 180° de l'autel dans les églises catholiques était une révolution cosmique et historique en plus d'être une révolution religieuse.
Les églises chrétiennes sont en effet toutes orientées à l'est; le porche d'entrée étant situé de l'autre côté, à l'ouest, du côté du soleil couchant. Dans la messe traditionnelle, le culte sacrificiel s'effectue face à l'autel, au fond de l'abside, à l'est, dans la direction du soleil levant.
Depuis Vatican II, la messe dite de Paul VI n'est plus un sacrifice à Dieu, le Christ étant désormais considéré seulement comme homme (et non comme le vrai Messie, qui est toujours attendu par les Juifs), mais une commémoration de la Cène présidée par le prêtre. La communion, repas partagé symboliquement, est reçue debout par les fidèles et non plus à genoux comme l'était le Corps du Christ dans la messe traditionnelle (1). Cette nouvelle messe est célébrée sur une table-autel, au centre de l'église, face aux fidèles, c'est à dire face à l'ouest. Or, pour les peuples d'origine celtique comme pour la plupart des peuples de la terre; l'ouest, direction du soleil couchant, a toujours été le symbole de la mort.
Cette inversion d'une importance symbolique essentielle bouleverse donc l'ordre cosmique: source de lumière, de chaleur et de vie, le soleil ordonne la vie quotidienne des hommes, des animaux, des plantes et de toutes les créatures. Le Christ, "Soleil de justice", "Lumière de vérité", est aussi la personnification divine du soleil.
Elle rompt non seulement avec la tradition chrétienne et humaine mais aussi avec la continuité de l'histoire. En effet, la conversion de Constantin au christianisme en 312 a mis fin au règne de Sol Invictus (Le Soleil Invincible) comme dieu de l'Etat romain. Constantin, qui avait été un adepte convaincu de ce culte, institua par décret du 7 mars 321 "Dies Solis", le Jour du repos, qui devint "Dimanche" et "Sunday" ("Jour du Soleil" en anglais) (2).

Notons à ce propos que l'adoption du christianisme comme religion officielle et unique de Rome et donc de l'empire romain est une rupture avec le polythéisme antique (et universel) et en même temps avec la sagesse libre, indépendante et universelle du Christ face au pouvoir politique et religieux. Nous entrons donc dans une nouvelle ère: celle de l'intolérance.

L'empereur Héliogabale (218-222) avait institué un festival s'achevant le 25 décembre par le "dies natalis solis invicti" (jour de la naissance du soleil invincible). Le culte de Sol Invictus,  qui emprunta certainement beaucoup à ceux d'Apollon et de Mithra, devint religion officielle avec l'empereur Aurélien (270-275). 

Le 25 décembre, date où l'allongement de la durée du jour devient visible après le solstice d'hiver (21 ou 22 décembre), et de facto premier jour de la renaissance du soleil, est devenu Noël, jour de la naissance du Christ. Selon la tradition, c'est le pape Libère qui a fixé en 354 le jour de la naissance du Christ à cette date.

La messe célébrée vers l'ouest dans l'hérésie conciliaire (3) ou "noachisme" (4) est donc une Nuit et une Mort et non une Lumière et une Résurrection. 

 

Béthune

 

(1)  "La génuflexion, c'est l'adoration; elle est due à Dieu, et à Dieu seul. "Que tout genoux fléchisse sur la terre". Nous qui y sommes, nous qui adorons la présence réelle du Verbe incréé dans les espèces consacrées, il nous incombe de perpétrer sur terre cette tradition de la génuflexion." Mgr Guérard des Lauriers, dernière homélie prononcée le 3 janvier 1988 en la fête du Saint Nom de Jésus.   

(2) C'est pour cela que la messe célébrée le samedi pour ceux qui sont absents le dimanche est une imposture. Le samedi est le jour du Sabbat des Juifs!

(3) On ne peut parler de religion pour cette hérésie qui a usurpé le nom et le lieux de culte catholiques après Vatican II car toute religion suppose un culte et un sacrifice offerts à un dieu ou à plusieurs. Pour celle-ci (noachisme), Jésus-Christ n'est plus Dieu. Toute la théologie officielle depuis Vatican II va dans le sens de l'humanité de NSJC et  dans l'abandon et la négation de sa divinité.

(4) Noachisme: "Hérésie où le christianisme est subordonné au judaisme, ce dernier étant considéré non plus comme simplement antérieur mais comme supérieur" (...) "Noachisme : de Noah (Noé en hébreu), doctrine selon laquelle la Révélation christique (ou le prophétisme mahométan) n'a nullement résilié l'Alliance entre Dieu et le peuple juif, mais a permis aux gentils (non juifs) d'avoir enfin une justification, cette justification supposant toutefois la subordination des non juifs au peuple de Dieu, Messie et Rédempteur. Bref, la Nouvelle Alliance ne modifierait pas le rôle prédominant des enfants fidèles de Sem sur leurs frères infidèles (Mahométans), mais surtout sur les enfants de Japhet et de Cham. Le développement, même descriptif, de cette théorie (illustrée jadis par Gougenot des Mousseaux, dans Le Juif et la judaïsation des peuples chrétiens, Paris, 1869 et 1886) semble impossible en France, eu égard à la législation répressive en vigueur (voir La Francophobie, p. 39-85). On lira avec intérêt, sur ce sujet, l'article publié récemment en Italie dans la revue Sodalitium, n° 34, janvier 1993, édition française, Località Carbignano, 36, I-10020 Verrua Savoia (To.), Italie." (in Eric Delcroix:LA POLICE DE LA PENSÉE CONTRE LE RÉVISIONNISME DU JUGEMENT DE NUREMBERG A LA LOI FABIUS-GAYSSOT")

 

Site internet Noahide.org: link

 

Définition du noachisme sur le site anglais noachide.org.uk:  link

 

"The Noachide Code: The Seven Commandments of the Covenant of Noah, the universal moral code for all mankind.

 Most people have heard of the so-called ‘Ten Commandments’, but what they don't know is that 'Ten Commandments' is a mistranslation. In the original Hebrew, ‘Aseret HaDibrot' correctly translates as ‘Ten Statements’, and it was ten statements that Moses brought down from Mount Sinai, carved in two stone tablets. Likewise many people are also unaware that Judaism is a religion of duel covenants, one for Jews and another for Non-Jews. According to Jewish tradition (which comes from the Divine revelation to Moses at Mount Sinai), the Torah of Moses contains a covenant binding on the Jewish people consisting of 613 commandments, and another known as the ‘Covenant of Noah’ consisting of 7 commandments which is binding on all the peoples of the world who are not Jewish.

 One of the commandments given to the Jewish people was to become ‘a light unto the (non-Jewish) nations’, and as part of fulfilling this task they have preserved in the Talmud the universal code of seven noachide commandments.

 People who observe the Covenant of Noah are considered by the Rabbis to be ‘Righteous Gentiles’ and are known as Noachides or Bnai Noach in Hebrew, both these terms mean ‘descendants of Noah.’

 The biblical covenant of Noah (symbolized by the rainbow) is a Divine promise to never again destroy humanity. The Jewish tradition informs us that in return for this promise, all humanity must observe the seven universal Noachide commandments. This is the Divine plan for world peace."

 

(6) La "pax deorum" des Romains. Celui qui la compromettait était passible de mort, car il mettait la Cité en péril.

 

sol-invictus1

 

Monnaie de l'empereur romain Probus (circa 280), coiffé d'une couronne de rayons solaires. 

Au revers, on peut voir le dieu solaire monté sur le quadrige, avec les mots "Sol Invictus". 

 

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Mosaïque représentant le char solaire de Sol Invictus. IIIe ou IVe s.

Mausolée M de la Nécropole de la Basilique de St-Pïerre de Rome.

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La barrière de sang des aristocraties et des monarchies héréditaires (Maurice Pinay)

22 Mai 2010 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles Publié dans #religion

Défenseur de l’Etat et de la religion nationale, la noblesse était encore, sous l’Ancien Régime, le rempart du pouvoir politique contre les juifs. Après les Révolutions anglaise et française, ces derniers s’infiltrèrent dans l’aristocratie européenne par mariages, particulièrement en Angleterre. Le concile Vatican II et les lois mémorielles après la 2e Guerre mondiale achevèrent la soumission de l’Occident chrétien et des catholiques.

Maurice Pinay*, auteur du fameux ouvrage « Complot contre l’Eglise » publié à Rome en 1962 à l’intention des Pères conciliaires pour les avertir des dangers de Vatican II, a consacré un passage à la « barrière de sang » que constituaient la monarchie et la noblesse héréditaire. En raison de son importance, nous le reproduisons intégralement.

Béthune

 

« Ce pouvoir occulte se heurtait cependant à de sérieux obstacles dans l’établissement de sa domination sur le monde chrétien. En premier lieu, la monarchie et la noblesse héréditaire, où le titre était l’apanage de l’aîné, rendait difficile aux juifs secrets une escalade rapide du poste de chef de l’Etat. Ils pouvaient gagner la confiance des Rois, parvenir à être ministres, mais il leur était pratiquement impossibles de devenir Rois. En second lieu, leur position dans le gouvernement royal était peu sûre : ils y étaient exposés à être destitués d’un jour à l’autre par le monarque qui les nommait, et à perdre ainsi le pouvoir obtenu par de longues années de préparation et d’efforts.

En outre, seuls des princes de sang royal pouvaient épouser des princesses de sang royal, de sorte que les trônes étaient protégés par une sorte de muraille de sang, qui rendait impossible ou quasiment impossible l’accès du trône pour des plébéiens. Dans ces conditions, si les israélites pouvaient s’infiltrer tout au plus dans les postes dirigeants, cette muraille de sang royal les empêchait d’accéder aux trônes. Il en fut de même pendant plusieurs siècles avec la noblesse. Mais, comme nous l’avons vu, les juifs dans quelques cas d’exception parvinrent à franchir le mur de sang aristocratique, ce qui constitua un désastre pour la société chrétienne, car, par ces mariages mixtes avec des personnes de la noblesse, ils purent accéder à d’importantes positions, grâce auxquelles ils favorisèrent leurs schismes ou leurs révolutions.

Mais l’aristocratie du sang restait encore dans certains pays une caste fermée et difficile à pénétrer pour les plébéiens, et c’est pourquoi il leur fallut un travail de plusieurs siècles avant d’arriver à l’infiltrer et à en prendre le contrôle comme en Angleterre. Dans d’autres pays en revanche, comme l’Italie, l’Espagne et la France, ils firent à certaines époques de grands progrès dans cette pénétration de l’aristocratie, mais l’Inquisition leur fit ensuite perdre leurs conquêtes ou du moins les réduisirent beaucoup. Ils finirent cependant par acquérir suffisamment de force au XVIIIème et au XIXème siècles pour faciliter le triomphe des révolutions maçonnico-libérales qui renversèrent les monarchies.

Reste qu’en quelque manière la noblesse héréditaire représentait une barrière de sang, qui, dans de nombreux pays gêna l’infiltration des juifs dans les hautes sphères de la société, et que la monarchie héréditaire était l’obstacle majeur qui empêchait les juifs masqués en chrétiens de s’emparer de la direction de l’Etat. C’est pourquoi dans toutes les occasions où ils tentèrent de s’infiltrer, ils échouèrent pratiquement chaque fois, à l’exception de l’Ethiopie, où ils réussirent à installer une dynastie juive, et de l’Angleterre où ils affirment avoir judaïsé la monarchie.

Il est donc bien compréhensible que les Israélites du XIIème siècle cessèrent alors d’espérer que finisse par porter fruit le long et désespérant travail d’infiltration progressive des dynasties royales et aristocratiques ; c’est pourquoi, sans pourtant jamais cesser de le poursuivre, ils eurent cependant l’idée d’une voie plus rapide pour atteindre l’objet de leurs désirs, celle consistant à détruire par la révolution les monarchies héréditaires et les aristocraties de sang, et de remplacer ces régimes par des républiques, dans lesquelles les juifs pouvaient s’emparer plus facilement et rapidement du poste de chef de l’Etat.

C’est pour cela qu’est si importante la révolution organisée à Rome par Giordano Pierleoni, qui s’empara avec rapidité du plus haut poste de direction de la petite république. Bien que cette révolte n’ait pas été dirigée contre un roi, ce coup de force de placer en quelques jours au sommet du pouvoir le frère de l’antipape juif avait été un exemple démonstratif  pour le Judaïsme universel, lui enseignant ainsi comment transpercer et détruire cette barrière de sang constituée par les monarchies héréditaires.

Lors de certaines hérésies du Moyen-Âge et ensuite de la Réforme, il fut déjà projeté de renverser les monarques et d’exterminer la noblesse, mais c’est aux temps modernes qu’ils y sont parvenus, en brandissent l’arme de la démocratie et de l’abolition des castes privilégiées.

Cependant au Moyen-Âge, le fait de chercher à atteindre autant d’objectifs à la fois ne réussit qu’à unir davantage le Roi, la noblesse et le clergé, qui, aussi longtemps qu’ils restèrent unis, firent échouer les tentatives révolutionnaires du Judaïsme. Devant ces échecs, ils finirent par comprendre qu’il n’était pas possible d’atteindre d’un seul coup des objectifs aussi ambitieux. Aussi, les juifs ayant le talent de retenir et d’appliquer les leçons du passé, dans la nouvelle révolution qu’ils feront éclater au XVIème siècle, ils ne s’attaqueront pas alors à la fois aux rois, à la noblesse et au clergé, mais tout au contraire ils essaieront de subjuguer et de transformer l’Eglise avec l’aide des monarques et des aristocrates, pour ensuite par de mouvements révolutionnaires renverser ces derniers »

 

Maurice Pinay, Complot contre l'Eglise (1962)

 

* Pseudonyme du jésuite mexicain Joaquin Saenz y Arriaga et d'un groupe d'écclésiastiques sous sa direction

 

 

Texte complet sur internet:

  http://www.aaargh.codoh.info/fran/livres8/PINAYfr.pdf

 

 

Il existe une version imprimée de cet ouvrage, avec quelques notes de l'éditeur, parue en 2006 aux Editions Saint-Remi, en deux volumes:


BP 80, 33410 Cadillac. Tel   05 56 76 73 38. Voir aussi France Livre, 6 rue du petit pont, Paris 6°

http://editions.saint-remi.chez-alice.fr/

 

"Voici enfin, après trente ans d'attente, une version francaise du célèbre ouvrage de Maurice Pinay "Complot contre l'Eglise" paru à Rome en 1962 et distribué alors aux Pères conciliaires dans l'espoir des auteurs que cette somme d'informations prémunirait les Pères contre les tentatives de reniement annoncées de la Tradition et des enseignements de vingt siècles. Il n'en fut hélas rien.
[... ] Lors de la parution de la première édition en italien en 1962, cet ouvrage fut qualifié de "pamphlet" dans une recension calomnieuse signée d'un rédacteur de l'hebdomadaire du Vatican Corriere della Domenica, ce qui témoignait de l'esprit déjà alors en vigueur au Vatican et du personnel nouveau en place. Le lecteur jugera si ce monument d'érudition historique érudite est un "pamphlet".
Ce livre sans aucun doute suscité par plusieurs membres de la Curie fidèles fut l'oeuvre collective de clercs érudits, sous la direction d'un savant Père Jésuite, aidé d'équipes de chercheurs travaillant tant auprès des facultés Romaines que de plusieurs universités d'Amérique du Sud, notamment celle de Guadalajara au Mexique. A la présente édition française, traduite de la réédition espagnole de 1968 des Editions Mundo Libre de Mexico, les éditeurs ont cru bon de donner le titre de : "2000 ans de complots contre l'Eglise"...

Ce dossier sur le communisme, la franc-maçonnerie et surtout les pressions et les infiltrations juives, qui remontent très haut, a été présenté aux participants du concile de Vatican II. Il avait été rédigé par un groupe d'ecclésiastiques, dont on connait l'abbé mexicain Joaquin Saenz y Arriaga (décédé en 1976). Ils n'ont pas pu empêcher le véritable coup d'Etat qui s'est produit alors, et qui explique la longue litanie des renoncements de l'Eglise et son asservissement progresif aux demandes - incessantes - des rabbins colonialistes et expansionnistes."

 

 

Article Wikipedia en anglais sur le P. Saénz y Arriaga:

 http://en.wikipedia.org/wiki/Joaqu%C3%ADn_S%C3%A1enz_y_Arriaga

 

 

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La religion des Français

10 Mai 2010 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles Publié dans #religion

"Tout le peuple gaulois est très religieux."

 

"Tous les Gaulois se prétendent issus de Dis Pater: c'est, disent-ils, une tradition des druides".

 

César, Guerre des Gaules, livre VI, 16-18.

 

 

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Le dieu Taranis (chaudron celte de Gundestrup, Musée de Copenhague)


 

"Les Gaulois étaient polythéistes, donc croyaient en plusieurs dieux. Le druide était un personnage important aux multiples facettes. Il était prêtre, maître d'école, médecin et juge. Les "vates" secondaient les druides en remplissant la fonction de sacrificateurs.

La société gauloise était régie par des classes : clergé, noblesse, peuple. Le clergé, composé de prêtres, nommés druides, la noblesse, composée des guerriers les plus riches et les plus braves, dirigeaient le peuple. Les druides enseignaient l’immortalité de l’âme et adoraient les forces de la nature.

Ils étaient fort respectés, car seuls, parmi les Gaulois, ils faisaient de longues études et possédaient quelque instruction. Ils enseignaient que l’âme ne meurt pas avec le corps. Ils ne s’occupaient pas seulement du culte religieux, mais ils étaient encore juges, professeurs, médecins.

Les nobles se réunissaient pour gouverner leur tribu ou bien se choisissaient un chef. Ils avaient des compagnons d’armes qui devaient les suivre partout et même se tuer sur leur corps lorsqu’ils venaient à mourir. Ils avaient aussi de nombreux esclaves. Le peuple, en temps ordinaire cultivait la terre déjà fertile en blé, gardait les troupeaux, chassait et pêchait. Mais, en temps de guerre, il prenait les armes et partait en bandes, sans discipline, sans organisation. Pour cette raison, les guerriers gaulois étaient parfois vaincus, malgré leur grand courage.

Ils avaient un mépris complet de la mort, car ils croyaient que l’âme revit ensuite dans un autre corps. Ils n’adoraient pas, comme les autres peuples païens, des dieux de pierre ou de bois, mais tout ce qui leur semblait beau ou terrible dans la nature : le soleil, le tonnerre, les montagnes, et surtout Teutatès, dieu de la guerre. Les druides immolaient à leurs dieux des victimes humaines, des criminels ou des prisonniers de guerre. Ils les brûlaient dans des cages d’osier, en chantant pour étouffer leurs cris.

La plus connue de leurs cérémonies religieuses était la cueillette du gui auquel ils attribuaient la vertu de guérir toutes les maladies. C'était un travail long et minutieux que les druides exécutaient avec précision. Le premier jour de l’an, un druide en robe blanche, monté sur un chêne, coupait avec une faucille d’or le gui qu’il laissait tomber dans un drap blanc, tenu au pied de l’arbre par d’autres druides. On le partageait ensuite entre les druides, qui passaient la fin de la journée en festins et en réjouissances."

 

(Extrait de l'article Wikipedia sur les Gaulois: http://fr.wikipedia.org/wiki/Gaulois_(peuples)

 


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"Le Français a besoin de la religion plus que tout autre peuple; s'il en manque, il n'est pas seulement affaibli, il est mutilé.

Le christianisme a depuis tant de siècles et si profondément pénétré notre race qu'il a passé jusque dans nos moëlles, et s'est fait pour ainsi dire son âme, sa conscience et son bon sens."

 

Joseph de Maistre, Du pape.

 

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"Je ne sais si, à tout prendre, et malgré les vices éclatants de quelques-uns de ses membres, il y eut jamais dans le monde un clergé plus remarquable que le clergé catholique de France au moment où la Révolution l'a surpris, plus éclairé, plus national, moins retranché dans les seules vertus privées, mieux pourvu de vertus publiques, et en même temps de plus de foi: la persécution l'a bien montré."

 

Alexis de Tocqueville: L'Ancien Régime et la Révolution

 

 

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On n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ...

4 Mai 2010 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles Publié dans #religion

Évangile de N.-S. Jésus Christ selon saint Matthieu (5, 13-16)

+ Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait :
« Vous êtes le sel de la terre. Si le sel se dénature, comment redeviendra-t-il du sel ?
Il n'est plus bon à rien : on le jette dehors et les gens le piétinent.
Vous êtes la lumière du monde.
Une ville située sur une montagne ne peut être cachée.
Et l'on n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison.
De même, que votre lumière brille devant les hommes :alors, en voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. » +

 

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Papes et évêques au Jugement dernier (Châteaudun)

10 Avril 2010 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles Publié dans #religion

 

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Détail de la fresque du Jugement dernier, dans la chapelle du château de Châteaudun bâtie par Dunois, Grand Bâtard d'Orléans (1403-1468), compagnon de Jeanne d'Arc.

 

Erigée en Sainte Chapelle par décision du pape en 1468, elle conservait un fragment de la Vraie Croix que Dunois avait reçu de Charles VII (il trépassa en le serrant dans sa main). En bas et à droite de la partie consacrée aux Enfers, on voit un grand chaudron dans lesquels se pressent différents personnages parmi lesquels un roi coiffé de sa couronne, un évêque coiffé de sa mitre et un pape coiffé de sa tiare.

 

Alors que dans ce Moyen-Âge si religieux et si réaliste on n'hésitait pas à représenter un pape et un évêque condamnés à subir les tourments de l'enfer, dans notre XXIe siècle, les ignorants, les clercs aveuglés et les hypocrites avancent l'"infaillibilté", la "bonté" et voire le "martyre"  du pape Benoît XVI pour justifier un clergé hérétique dont la religion protestantisée, maçonnisée et judaïsée (la religion noachide) usurpe le nom et les lieux de culte catholiques.

 

C'est pourquoi le salut ne doit pas être aujourd'hui recherché dans l'Eglise catholique officielle ni dans les Ordres ou Fraternités qui lui sont rattachés, mais d'abord dans la foi personnelle et privée à Dieu et aux Saints.

 

Dunois et le  Moyen-Âge ne sont plus, mais dans cette admirable chapelle désaffectée, cette fresque est là pour rappeler depuis des siècles aux passants que la justice divine est pour tous:

 

Fecit poténtiam in brachio suo: dispérsit supérbos mente cordis sui.

 

Deposuit poténtes de sede, et exaltavit humiles.

 

Esurientes implévit bonis, et divites dimisit inanes.

 

 

Il a déployé la force de son bras; il a dispersé les orgueilleux, au coeur rempli d'eux-mêmes.

 

Il a renversé les potentats de leur trône, et exalté les humbles.

 

Il a rassasié de biens les affamés, et renvoyé les riches les mains vides.

 

(Magnificat, 6-8)

 

 

Béthune

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"Notre-Dame de Paris n'est ni une synagogue ni un temple maçonnique"

5 Avril 2010 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles Publié dans #religion

Invité par Mgr Vingt-Trois à prêcher le Carême à Notre-Dame de Paris le dimanche 21 mars, le rabbin Krygier a été obligé l'intervention d'un homme, suivi par plusieurs dizaines de catholiques traditionnalistes, à se réfugier dans la sacristie.

 L'Abbé de Cacqueray, Supérieur du District de France de la FSSPX a pris leur défense, déclarant que ND de Paris n'est "ni une synagogue ni un temple maçonnique".

 

http://www.virgo-maria.org/articles_HTML/2010/004_2010/VM-2010-04-02/VM-2010-04-02-A-00-CRIF_contre_Cacqueray.html

 

Excellent commentaire d'un internaute, suivi de la vidéo prise à Notre-Dame:

 

"22 mars 2010
 
Dimanche après-midi, alors que le cardinal André Vingt-Trois venait de terminer son mot d’introduction afin d’accueillir le rabbin Krygier qui s’apprêtait à délivrer son intervention au titre des conférences de Carême à Notre-Dame, ce qui est proprement un scandale et une honteuse apostasie, un homme s’est courageusement levé, suivi par plusieurs dizaines de catholiques fidèles à la Tradition de l’Eglise, proposant à l’assemblée la récitation d’un chapelet « en réparation pour l’outrage », perturbant ainsi la petite mise en scène rêvée par le cardinal, et expulsant le rabbin de la nef de Notre-Dame.
 
Empêché de s’exprimer par la force des Ave Maria, la conférence du rabbin Krygier n’a donc pu se dérouler, ridiculement, que dans la sacristie, le cardinal Vingt-Trois, tout un symbole, tenant le micro du rabbin. Les fidèles récitant leur chapelet  étaient invités à sortir par le service de sécurité, mais opposaient une pieuse résistance et purent continuer à prier Notre-Dame afin d’empêcher l’acte blasphémateur. La pseudo conférence, en vidéo transmission depuis la sacristie transformée pour l’occasion en « camp retranché » afin de ne pas subir la violence des Ave Maria, visible sur KTO, permet d’entendre le rabbin, après une introduction emplie d’un vain superficiel discours conciliant, critiquer assez rapidement les positions de Benoît XVI.
A noter que La Croix, véritable Pravda conciliaire, sous la plume de Nicolas Senèze, désigne directement les auteurs de la perturbation comme étant des  »traditionalistes«  : « Des catholiques traditionalistes ont empêché la conférence de Carême du rabbin Krygier de se tenir dans la nef de la cathédrale. Un « petit groupe d’agitateurs » a perturbé la conférence de Carême de Notre-Dame du rabbin Rivon Krygier, dimanche 21 mars à Notre-Dame de Paris. Alors que le cardinal André Vingt-Trois venait de terminer son mot d’introduction et que le rabbin Krygier s’approchait du micro, un homme s’est levé proposant à l’assemblée la récitation d’un chapelet « en réparation pour l’outrage. » (…) Alors que l’abbé Régis de Cacqueray, supérieur du district de France de la Fraternité Saint-Pie-X parlait de « scandale », le site Perepiscopus s’interrogeait ouvertement : « Est-il normal qu’un non-catholique vienne prêcher une conférence de Carême dans une cathédrale ? Non. ». Sur certains forums, certains allaient même plus loin, parlant « d’abomination de la désolation » ou de « sacrilège » à l’idée de voir un rabbin s’exprimer à Notre-Dame. »
 
Pour ce qui nous concerne, nous avions en effet considéré comme un « scandale » qu’un rabbin vienne s’exprimer lors d’une conférence de carême, écrivant : « Est-il donc normal qu’un non-catholique qui rejette Jésus-Christ, qui croit que le Messie fut un imposteur, un menteur et un usurpateur, vienne prêcher une conférence de Carême dans une cathédrale ? Non ! Et pourtant ce sacrilège se déroulera dimanche 21 mars à l’invitation d’un archevêque ayant perdu le sens véritable de la religion. Quelle image nous donne l’Eglise moderne par ce geste abominable en plein Carême ! »
 
Nous ne pouvons donc que nous féliciter que ce forfait ait été fortement troublé dans son déroulement, obligeant le rabbin à quitter la nef où il devait parler, et que l’honneur de la foi catholique soit sauf, grâce à l’action de fidèles non oublieux des exigences de la sainte religion chrétienne ! "


 http://lebloglaquestion.wordpress.com/2010/03/22/le-rabbin-krygier-expulse-de-la-nef-de-notre-dame/

 

En empêchant ce sacrilège, ces fidèles ont fait leur devoir de chrétiens et ont suivi l'enseignement de Saint Louis, comme dans cette affaire similaire que notre grand roi raconta lui-même à Joinville, parce qu'elle était pour lui exemplaire:

 

" Et le Roi me conta qu’il y eut une grande dispute de clercs et de Juifs au moutier de Cluny. Là, il y avait un chevalier à qui l’Abbé avait donné le pain bénit pour Dieu. Le chevalier requit à l’Abbé qu’on lui laissât dire la première parole et on le lui octroya avec peine. Lors il se leva, s’appuya sur la croix de son épée et dit que l’on fit venir le plus grand clerc et le plus grand maître des Juifs. Ainsi firent-ils. Il fit une demande qui fut telle :
" - Maître, fit le chevalier, je vous demande si vous croyez que la Vierge Marie qui porta Dieu en ses flancs et en ses bras, enfanta vierge et qu’elle est mère de Dieu ?
" Et le Juif répondit que de tout cela il ne croyait rien. Le chevalier lui répondit que moult avait été fou, quand il ne croyait pas en elle, ni ne l’aimait, d’être entré dans son moutier et dans sa maison :
" - Et vraiment, fit le chevalier, vous me le paierez !
" Lors, il haussa sa potence, frappa le Juif à l’oreille et le jeta à terre. Les Juifs tournèrent en fuite et emportèrent leur maître tout blessé. Ainsi demeura la dispute.
" Lors vint l’Abbé au chevalier et lui dit qu’il avait fait grande folie. Le chevalier dit que lui, Abbé, avait fait plus grande folie encore d’assembler telle dispute. Car, à l’homme laïc, quand il entend médire de la foi chrétienne, il ne doit défendre la foi chrétienne si ce n’est par l’épée, de laquelle il doit donner parmi le ventre dedans, tant comme elle y peut entrer. "
Cette histoire du chevalier de Cluny est donc racontée par le roi Saint Louis lui-même. Elle est même montée par lui en épingle et il lui donne une conclusion tout à fait universelle. Elle est très importante et Saint Louis la veut exemplaire. Nous pouvons y aller. Saint Louis est canonisé en bonne et due forme.
Trois siècles plus tard, la même histoire advint à un jeune Espagnol, Ignace de Loyola. Sur la route, il rencontra un Maure qui lui dit grand mal de la Sainte Vierge. Ignace hésita à tirer l’épée et finalement le laissa aller. On peut dire que ce jour-là le bouillant hidalgo était peut-être en route pour devenir saint Ignace de Loyola. Mais il avait absolument cessé d’être un chevalier. Il n’y a plus de chevaliers. Cela manque. Et s’il s’en devait lever un jour parmi de jeunes chrétiens, c’est plutôt auprès de Saint Louis que de Saint Ignace qu’ils devraient chercher leur règle de vivre et d’agir.
Ainsi donc, d’après Saint Louis, aux clercs appartiennent le dialogue et le débat pour définir et établir les raisons. Ces fonctions de dialogue et de débat pourraient même limiter et définir l’état de cléricature, et, débordant le sens purement sacral du moyen-âge, recouvrir l’état de philosophe et de tous ceux qui ont mission de parler et d’enseigner les vérités les plus humaines. Dispensés sont-ils d’utiliser d’autres armes que celles de leur sagesse.
Aux laïcs, -et dans la pensée de Saint Louis il s’agit évidemment des seuls chevaliers- appartiennent la force et l’efficacité justicières, qui affirment à leur manière les mêmes raisons. L’équilibre social de la chrétienté était composé de ces deux fonctions indispensables, nécessaires l’une à l’autre et complémentaires : le dialogue et l’efficacité justicière.
La disparition des chevaliers a nécessairement entraîné celle de la chrétienté, aussi sûrement que l’eût fait la disparition des théologiens qui ont pour mission d’assurer la mission du christianisme dans la culture. On peut retourner la chose comme on voudra. Tant qu’il n’y aura pas de nouveau des chevaliers à la main de fer et selon le cœur de Saint Louis toute construction de chrétienté ne sera que château en Espagne".
 
(R.P. Bruckberger. Joinville. In : Tableau de la littérature française, tome 1. Gallimard, 1962)

 

 


 

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Jünger: la victoire sur la crainte de la mort (Le traité du rebelle)

1 Avril 2010 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles Publié dans #religion

(Jeudi saint 1er avril 2010, Xto regnante)

 

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« La crainte humaine, en tous les temps, sous tous les cieux, en chaque coeur, n'est jamais qu'une seule et même crainte: la peur du néant, les épouvantes de la mort. Nous l'entendons déjà de la bouche de Gilgamesh; nous l'entendons dans le psaume XC, et nous en sommes demeurés là jusqu'à l'heure actuelle.

La victoire sur la crainte de la mort est donc, en même temps, le triomphe sur toute autre terreur ; elles n’ont toutes de sens que par rapport à cette question première. Aussi le recours aux forêts est-il, avant tout, marche vers la mort. Elle mène tout près d’elle- et, s’il le faut, à travers elle. La forêt, asile de la vie, dévoile ses richesses surréelles quand l’homme a réussi à passer la ligne. Elle tient en elle tout le surcroît du monde.

C’est à cette vérité que se réfère toute vraie direction de conscience : elle sait amener l’homme au point de discerner la réalité. On le voit surtout lorsque s’unissent la doctrine net l’exemple : quand le triomphateur de la crainte entre dans l’empire des morts, comme le montre le Christ, fondateur suprême. Le grain de froment n’a pas, en mourant, porté mille fois, mais infiniment plus de fruits. Il a puisé ainsi dans le surcroît du monde auquel se réfère toute génération : symbole temporel, mais en même temps acte où le temps est vaincu. Il n’a pas eu pour cortège que ces martyrs qui dépassaient en force le stoïcisme, et César et ces centaines de milliers d’hommes qui les enfermaient dans l’arène. Sa suite, ce furent ces milliards d’êtres, morts dans une ferme espérance. Elle agit, de nos jours encore, avec bien plus d’efficace qu’il ne nous semble à première vue. Quand même les cathédrales s’écroulent : il subsiste dans les cœurs l’héritage d’un savoir qui mine, comme feraient les catacombes, les palais de la tyrannie. Cette seule raison suffirait à nous assurer que la violence pure, exercée à l’image de l’antique, ne peut à la longue gagner la partie. Ce sang a imprégné l’histoire de sa substance : aussi le Christ est-il encore, à bon droit, le repère de nos dates, le point de flexion du temps. Il règne en lui la pleine fécondité des théogonies, un pouvoir mythique de génération. Le sacrifice se répète sur d’innombrables autels.

Hölderlin saisit dans le poème du Christ comme exaltation du pouvoir d’Héraclès et de Dionysios*. Héraclès est le prince des premiers âges, que les dieux mêmes doivent appeler à la rescousse dans leur lutte contre les Titans. Il assèche les marais, creuse des canaux et rend habitables les terres stériles en abattant les monstres et les fantômes. Il est le premier des héros sur les tombeaux desquels s’édifie la cité et dont le culte la conserve. Toute nation a  son Héraclès, et les tombeaux demeurent les foyers dont l’Etat tire une splendeur sacrée.

Dionysos est le seigneur des fêtes, le guide des cortèges solennels. Quand Hölderlin le nomme esprit de communion, il faut comprendre que les mots appartiennent à la communauté, et plus que les autres. D’où la lumière dont s’enveloppe la fête dionysiaque, la source la plus secrète de sérénité. Les portes du royaume des morts s’ouvrent toutes grandes, et tout l’or dont il regorge en jaillit. Tel est le sens de la vigne, en laquelle se marient les forces du Soleil et celles de la terre, et le sens des masques du grand changement et du grand retour. »

 

Ernst Jünger. Traité du rebelle ou le recours aux forêts. Traduit de l’allemand par Henri Plard. Points Seuil/ Christian Bourgois, [1980] 1981.

 

 

 

*. « Hercule est tel que les princes. Esprit de communion : Bacchus. Mais Christ est la fin. Certes, il demeure autre nature ; mais accomplit ce qu’il manquait encore de présence céleste chez les autres… » (Der Einzige, seconde version, vers 94.) (N. d. T.)

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Anima Christi (Duse Kristova) - Vox imperfecta

7 Octobre 2009 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles Publié dans #religion

La célèbre prière attribuée à St Ignace de Loyola est interprétée en 2005, dans une incomparable composition anonyme (ou de P. Větrovec ?), par le choeur "Vox imperfecta", dans l'église de l'Assomption de la Vierge Marie, à Pilsen  (République tchèque).


Anima Christi, sanctifica me.

Corpus Christi, salva me.

Sanguis Christi, inebria me.

Aqua lateris Christi, lava me.

Passio Christi, conforta me.

O bone Jesu, exaudi me.

Intra tua vulnera absconde me.

Ne permittas me separari a te.

Ab hoste maligno defende me.

In hora mortis meae voca me,

Et jube me venire ad te,

Ut cum Sanctis tuis laudem te

In saecula saeculorum.

Amen.


 

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L'itinéraire de Michel de Castelbajac, protoprêtre orthodoxe français

2 Octobre 2009 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles Publié dans #religion



http://www.egliserusse.eu/blogdiscussion/LE-GASCON-Un-aristocrate-francais-parle-de-sa-paroisse-orthodoxe_a398.html 


[...] 


— "Père Michel, on dit en Russie que la société occidentale est dominée par une conscience laïque. Est-ce vrai ? Pourriez-vous qualifier votre pays de catholique ?

 

— Non. Hélas, la France est véritablement un pays athée. L’Eglise ici n’a aucune influence. C’est justement pour cela que se développent ici des religions qui ne sont pas traditionnelles pour les Français. Le chemin que j’ai parcouru est aujourd’hui assez typique. Il témoigne de la crise que traverse notre société.

Vous savez, j’ai beaucoup appris dans mon enfance en travaillant dans les champs. Il est écrit dans la Bible que Dieu maudit Adam en lui disant que l’homme gagnera son pain à la sueur de son front. Mais pour celui qui a appris à apprécier son labeur cela devient une bénédiction. Par cette sueur l’homme se rapproche de Dieu. Si l’homme ne pense qu’au moyen de gagner plus, il devient malheureux. Ces pensées nourrissent l’orgueil et l’égoïsme, et plus il y a d’égoïsme, plus l’homme est malheureux. A cause de lui nous croupissons dans notre solitude.

Les gens sont seuls dans la foule, seuls dans la vie. Ils ne font pas confiance à l’Eglise catholique, et en même temps ils ont un extrême besoin d’être soutenus. Aussi, ils se mettent à chercher ce qui pourrait les consoler, comme je le fis moi-même.

En outre, nombreux sont ceux qui, en " vol libre ", passent d’une religion à l’autre, sans trouver la vraie voie. C’est pourquoi, me semble-t-il, la tâche principale des Russes qui vivent aujourd’hui en France est de confesser l’orthodoxie. Ce sont vraiment vos compatriotes qui peuvent partager aux autres leur foi salvatrice.

Il y a quarante ans, lorsque je me convertis, c’était une autre époque. Mes proches ne savaient pas ce que signifiaient le mot " Orthodoxie ", mon père pensait que c’était un groupe de musique. Mais aujourd’hui n’importe quel Français qui s’intéresse à la religion est parfaitement informé de l’existence de l’Eglise orthodoxe. Beaucoup veulent en savoir plus sur elle. S’ils sont rares à fréquenter les églises orthodoxes, c’est, permettez-moi, la faute des Russes. Ils font de l’Orthodoxie leur propriété nationale, et n’accueillent pas volontiers les étrangers. Je me souviens qu’un jour, ma fille arriva dans un monastère orthodoxe. Quelqu’un, l’ayant entendu parler, lui demanda : " Pourquoi êtes-vous ici ? Vous êtes pourtant Française !". Le pauvre fut bien réprimandé par l’ami russe qui accompagnait ma fille…

"L’orthodoxie est une religion universelle, qui existe pour tout homme sur terre. Refuser à quelqu’un d’être orthodoxe à cause de sa nationalité est un péché.

Le Christ est le même pour tous. Il nous unit. Dans ce sens, il n’y a pas, dans l’Eglise, de nationalité.

 

— Et vous, qu’est-ce qui vous relie personnellement à la Russie et comment la voyez-vous aujourd’hui ?


— Vous savez, notre famille est liée à l’histoire de votre pays. Il suffit de dire que l’un de mes ancêtres fut le seul étranger qui reçut la Croix de Saint André des mains mêmes du tsar. Monsieur de Castelbajac était ambassadeur de France en Russie peu de temps avant la guerre de Crimée des années 1853-56. Il fit tout son possible pour éviter ce conflit, écrivit au gouvernement, tentant de montrer que déclarer la guerre à la Russie était un crime. Un beau jour il fut convoqué auprès de l’empereur Nicolas 1er. Le souverain lui dit : " La guerre aura lieu de toute façon, nous ne pouvons l’éviter. Mais je veux vous récompenser personnellement "…

La Russie me semble un pays fantastique ! Un exemple étonnant de ce que le Seigneur éprouve ceux qu’il aime. Comme dans le proverbe : " seul un vrai père bat son fils ". Car Dieu n’éprouve pas pour se venger ni inspirer la crainte. C’est une façon d’éduquer, de nous arrêter ou nous enseigner, nous les hommes.

Ainsi toutes les difficultés et tragédies auxquelles la Russie a été et sera confrontée confirment que vous vivez dans un pays élu de Dieu.

Regardez le vingtième siècle en Russie. Les guerres sanglantes et les révolutions, le pouvoir athée et les persécutions de l’Eglise ont donné au monde une foule de nouveaux saints. C’est justement grâce à leurs prières que la Russie est libre aujourd’hui."

 

(Traduction: Myriam Odaysky)

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