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Le Rouge et le Blanc

Articles avec #bethune tag

Jeanne de Béthune et Jeanne de Luxembourg, protectrices de Ste Jeanne d’Arc durant sa captivité au château de Beaurevoir (1430)

14 Novembre 2009 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles Publié dans #Béthune

Bandeau A moi Bethune


" Juin commençait à peine quand Jean de Luxembourg communiqua à Philippe le Bon, son souverain, l’intention qu’il avait de transférer la jeune fille du château de Beaulieu à la forteresse de Beaurevoir. Le duc de Bourgogne ne vit probablement aucun motif pour s’opposer au projet du comte de Ligny ; il lui fit toutefois remarquer que la duchesse, sa femme, venant de Noyon le 6 de ce même mois, tiendrait à connaître celle dont on parlait dans toute l’Europe. Luxembourg, lui, n’avait qu’à accéder au désir de son prince ; aussi est-ce vraisemblablement dans la journée du 6 juin que l’héroïne fut enlevée clandestinement de Beaulieu pour être transférée à Noyon, où elle passa la nuit dans une prison d’Etat, circonstance que les bourgeois de cette ville ignorèrent complètement. Le lendemain, après que la duchesse de Bourgogne eût satisfait sa curiosité, une escorte conduisit la Pucelle, toujours avec le même mystère, au château de Ham, propriété des Luxembourg ; de là, sans que l’on sache où se fit l’étape intermédiaire, la captive semble avoir été dirigée vers le château de Wiège, dont le comte de Ligny s’était emparé en 1424. Enfin, la petite troupe atteignit Beaurevoir.

La demeure de Jean de Luxembourg était une forteresse, dont les tours massives, construites suivant les règles de l’architecture militaire des Anglais, se dressaient au sommet d’une colline située au milieu des forêts ; de puissants ouvrages de défense, capables d’arrêter l’effort d’une armée, en protégeaient les approches.

Au pied du terrible manoir, entre les haies embroussaillées, chantent des sources aux eaux limpides. L’Escaut, le grand fleuve flamand, prend là son point de départ vers la mer du Nord.

(…)

" Son angélique pitié fut remarquée par les nobles dames du château et lui attira toute leur bienveillance. Celles-ci habitaient ensemble l’antique demeure. La plus âgée, née en 1365, ne s’était jamais engagée dans les liens du mariage. Sœur du bienheureux Pierre de Luxembourg, évêque de Metz et cardinal, elle fut demoiselle d’honneur d’Isabeau de Bavière et l’une des marraines de l’enfant royal que devint Charles VII. Vivant au foyer de son neveu, aimée et respectée de tous, elle gardait néanmoins au fond de son cœur des sentiments français. Sa nièce par alliance, Jeanne de Béthune, vicomtesse de Meaux, avait aussi l’âme attachée au parti national ; elle soignait et écoutait comme une mère sa vénérable tante.

D’abord épouse de Robert de Bar, tué à Azincourt en 1415, la jeune femme était restée veuve à la fleur de l’âge, puis, sur les instances du duc de Bourgogne, elle avait contracté de nouveaux liens avec Jean de Luxembourg, le 23 novembre 1418. Cette seconde union ne lui avait pas donné d’enfants, mais de la première était née une fille, la même année que Jeanne d’Arc (1412). De race lorraine comme l’héroïne, elle portait avec sa tante adoptive et sa mère le même prénom que la Libératrice. Peut-on s’étonner, dans ces conditions, qu’un courant de profonde sympathie ait rapproché les grandes dames de leur prisonnière ?

Les termes dont la Pucelle se servira plus tard en parlant de ses aimables hôtesses ne laissent aucun doute sur ses sentiments à leur égard. Elle affirmera, en effet, qu’à l’exception de la reine de France, personne au monde n’eut plus d’empire sur son cœur que les dames de Luxembourg.

Il n’est point d’adoucissement que, dans leur sollicitude, les châtelaines n’aient apporté au sort de la pauvre enfant. Si elles ne pouvaient lui enlever ses gardes, du moins lui permirent-elles de jouir, sous leur surveillance, d’une liberté relative. Une tradition locale prétend même que, sans la dispenser, bien entendu, de cette surveillance obligatoire, elles emmenaient Jeanne au château de la Mothe, résidence d’été située dans le vallon, près des sources de l’Escaut, à un quart de lieue de la forteresse. "

 

Mgr. Henri Debout, Prélat de la Maison de Sa Sainteté, Lauréat de l’Académie française. Histoire admirable de la Bienheureuse Jeanne d’Arc. Paris, Maison de la Bonne Presse, 5 rue Bayard, 1909.


"Le moment où Jeanne est livrée aux Anglais [NDLR : 21 novembre 1430]  coïncide avec la mort de la "dame de Luxembourg", que sans doute son neveu, Jean, comte de Luxembourg-Ligny, hésitait à mécontenter."
Régine Pernoud: Jeanne d'Arc par elle-même et par ses témoins. Seuil, 1962.



Consulter aussi:

Colonel de Liocourt: La mission de Jeanne d'Arc (chapitre: la captivité à Beaurevoir). Nouvelles Editions Latines.

Sur Jeanne de Marle, fille de Jeanne de Béthune et de Robert de Bar, qui épousa plus tard Louis de Luxembourg:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeanne_de_Marle

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Armand Louis François de Béthune (1770-1794)

11 Mai 2009 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles Publié dans #Béthune




A LA MEMOIRE

de

Armand Louis François de Béthune

Né le 5 avril 1770

Mort guillotiné à Paris le 28 avril 1794


PRIEZ POUR LUI !

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Jeanne de Béthune, dame de Beaurevoir, et la Demoiselle de Luxembourg, protectrices de Jeanne d'Arc lors de sa détention

26 Février 2009 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles Publié dans #Béthune




"A Beaurevoir résidait la femme de Jean de Luxembourg, Jeanne de Béthune, et sa tante, la vieille Demoiselle de Luxembourg, qui devait mourir avant Jeanne elle même, le 13 novembre 1430. Les deux femmes paraissent avoir manifesté quelque bonté à Jeanne qui gardait d'elles un souvenir sympathique.

 

"Aviez-vous été requise à Beaurevoir (de prendre l'habit de femme) ?

Jeanne: Oui, vraiment, et je répondis que je ne changerais point d'habit sans le congé [la permission] de Notre Seigneur. La demoiselle de Luxembourg et la dame de Beaurevoir m'offrirent un habit de femme ou de l'étoffe pour en faire, en me demandant de prendre cet habit, et je répondis que je n'en avsis pas permission de Dieu et qu'il n'en était pas encore temps... Si j'avais dû prendre l'habit de femme, je l'aurais fait plus volontiers à la requête de ces femmes que d'aucune femme qui soit en France, excepté ma reine... La dame de Luxembourg avais requis à monseigneur de Luxembourg que je ne fusse point livrée aus Anglais."


Régine Pernoud: Jeanne d'Arc par elle-même et par ses témoins. Seuil (1962).

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"Labourage et pâturage sont les deux mamelles de la France et les vrais mines et trésors du Pérou" Maximilien de Béthune

25 Novembre 2008 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles Publié dans #Béthune

 

Illus

 

Illustration de R. Follet dans la "Petite Histoire de France" de H. Servien (Editions de Chiré)

 

 

 

"Labourage et pâturage sont les deux mamelles de la France et les vrais mines et trésors du Pérou."

 

Maximilien de Béthune, duc de Sully, ministre du roi Henri IV

 

 

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Béthune!

18 Septembre 2008 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles Publié dans #Béthune


 


BETHUNE !

(crié à la bataille d'Azincourt, 1415)


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