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Le Rouge et le Blanc

Articles récents

Les Inuit du Nunavik et les Montagnais contaminés par les polluants

27 Mars 2015 , Rédigé par POC

Enfants montagnais de la Basse Côte-Nord du Québec. Rassemblement de protestation des Montagnais contre le projet de harnachement du Lac Robertson (Basse Côte-Nord), octobre 1992. Photo: Pierre-Olivier Combelles.

Enfants montagnais de la Basse Côte-Nord du Québec. Rassemblement de protestation des Montagnais contre le projet de harnachement du Lac Robertson (Basse Côte-Nord), octobre 1992. Photo: Pierre-Olivier Combelles.

Les enfants inuits du Nunavik, tout comme les enfants montagnais de la Basse et Moyenne-Côte-Nord, ont des taux de BPC quatre fois plus élevés que les enfants blancs du Sud du Québec.

 

La nouvelle guerre froide

Des polluants émis à des milliers de kilomètres de l'Arctique menacent la vie traditionnelle et la santé des Inuits.

par Jean Hamann

 

"Dans les années 1950, au plus fort de la Guerre froide, les Inuits ont vu surgir sur leur territoire un étrange réseau de 58 radars pointés vers le ciel du Nord. Connu sous le nom de ligne DEW (Distant Early Warning), ce système de défense militaire servait d'avant-poste pour détecter toute invasion aérienne venant du pôle et menaçant la sécurité de l'Amérique. On imagine sans peine l'étonnement et le malaise des Inuits devant ces radars, symboles d'un conflit auquel ils étaient étrangers mais dont ils auraient pu devenir les premières victimes.

Aujourd'hui, la Guerre froide et la ligne DEW appartiennent au passé mais une nouvelle menace plane sur le peuple inuit. Cette fois, l'ennemi vient du Sud, par ciel et par mer, et il frappe au coeur même de leur culture: l'alimentation traditionnelle. Ses attaques silencieuses aux BPC* et autres contaminants ont une efficacité telle que les Inuits du Québec et du Groenland peuvent revendiquer le triste titre de populations les plus contaminées au monde, révèlent les travaux de l'Unité de recherche en santé publique du Centre de recherche du CHUL (URSP).

(...)

D'abord estomaqué, Éric Dewailly a rapidement trouvé une explication à ces surprenants résultats. «J'ai mis la main sur des études montrant que plusieurs animaux de l'Arctique accumulent des polluants dans leurs graisses et leurs viscères. Ces polluants se concentrent à chaque maillon de la chaîne alimentaire. Au sommet de celle-ci se retrouvent des carnivores à longévité élevée tels que l'ours blanc, le béluga, le morse, le narval et le phoque, tous des animaux qui figurent encore aujourd'hui au menu des Inuits. Les contaminants accumulés dans l'organisme des femmes qui consomment ces gibiers sont libérés lors de l'allaitement.» L'ampleur du problème que le chercheur venait de soulever lui sauta instantanément aux yeux: toutes les populations qui pratiquaient la chasse de subsistance risquaient d'être exposées à de dangereuses doses de polluants industriels. La distance n'avait plus d'importance."

Suite de l'article sur Contact (Hiver 1999), le magazine des diplômés et des partenaires de l'Université Laval (Québec): http://www.scom.ulaval.ca/contact/hiver99/art_06.html

 

* (NDLR) Les polychlorobiphényles (PCB), aussi appelés biphényles polychlorés (BPC), ou encore parfois improprement dits « pyralènes » (du nom commercial d'un produit de Monsanto à base de PCB autrefois très utilisé en Europe dans les transformateurs) forment une famille de 209 composés aromatiques organochlorés dérivés du biphényle.
Ils sont industriellement synthétisés, et chimiquement proches des polychloroterphényles, polychlorodibenzo-furanes et des dioxines.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Polychlorobiph%C3%A9nyle

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L'ultime vérité

24 Mars 2015 , Rédigé par POC

"L'ultime vérité ?

- Le chant d'un pêcheur qui s'éloigne dans les roseaux."

 

Wang Wei, Réponse au magistrat Tchang.

In: La montagne vide. Anthologie de la poésie chinoise IIIe-XIe siècle. Traduite et présentée par P. Carré et Z. Bianu.

Albin Michel, Paris, 1987.

T'ang Yin : Hermit Fisherman in Streams and Mountains. Ming dynasty handscroll / ink and color on silk. Source: http://www.nigensha.co.jp/kokyu/item.html?id=52

T'ang Yin : Hermit Fisherman in Streams and Mountains. Ming dynasty handscroll / ink and color on silk. Source: http://www.nigensha.co.jp/kokyu/item.html?id=52

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Pierre-Joseph Proudhon: la place de la femme dans le société

23 Mars 2015 , Rédigé par Béthune

Pierre-Joseph Proudhon
La Pornocratie
Ed. Kontre Kulture
Présentation d'Alain Soral

Pierre-Joseph Proudhon (1809-1865) est un journaliste, économiste et sociologue français qui se qualifiait lui-même d’anarchiste. Issu d’un milieu très modeste, il ira au collège grâce à une bourse, puis après avoir travaillé comme correcteur, fondera une petite imprimerie qui publiera son premier essai sur la grammaire. En 1838, il gagne un concours offrant une pension lui permettant de reprendre des études d’économie. En 1840, il publie Qu’est-ce que la propriété ? qui lui vaut une rapide notoriété. En 1846, après une courte relation avec Marx, il rompt avec lui qui, à sa Philosophie de la misère, répondra par Misère de la philosophie. Viscéralement hostile à toute violence, il soutient les insurgés de 1848, mais désapprouve l’action révolutionnaire et pense que la transformation de la société doit être avant tout morale.
Élu à l’Assemblé constituante, il s’oppose à la fermeture des Ateliers nationaux destinés à fournir du travail aux chômeurs parisiens, tout en rappelant que la charité ne résout pas la question sociale. En 1849, il tente de mettre en place, sans succès, une Banque du Peuple accordant des crédits à très faible taux d’intérêt et émettant des « billets d’échange » pour remplacer la monnaie basée sur l’or. Parallèlement, il participe à différents journaux qui seront tous successivement condamnés et fermés, et sera emprisonné de 1849 à 1852 pour délit « d’offense au président de la République ».
Conscient des contradictions nécessairement engendrées par tout système économique, très critique envers le capitalisme sans pour autant adhérer aux thèses du socialisme qu’il considère au mieux comme une utopie, au pire comme un système autoritaire, il cherche une troisième voie qu’il nommera « anarchie positive » ou « fédéralisme autogestionnaire ». Sa phrase, « la propriété, c’est le vol » est restée célèbre ; pourtant, elle ne donne pas la mesure exacte de sa conception de la propriété qui est la principale de ces contradictions éternelles sur lesquelles s’appuie toute la réflexion proudhonienne. Ainsi dira-t-il aussi : « La propriété, c’est la liberté », selon qu’il songe aux propriétaires oisifs ou aux travailleurs, le travail étant la seule source légitime de la propriété.
Ce n’est qu’assez tard dans sa vie qu’il s’intéressera à la question de la place de la femme dans la société, dans son livre la Justice, dans lequel il concluait au couple androgyne comme unité sociale, sans toutefois attribuer une valeur équivalente aux deux parties qui la constituent. Cette thèse lui attira de nombreuses critiques, parmi lesquelles celles de deux femmes écrivains. C’est à elles que Proudhon s’adresse en rédigeant La Pornocratie, qu’il n’aura pas le temps de terminer avant sa mort, et dans lequel il précise sa vision organique d’une société reposant sur la dualité des sexes. Pour lui, sans dualité des sexes, point de mariage, sans mariage point de familles, sans familles, point de société et finalement : « L’égoïsme pur, la guerre civile et le brigandage. » Car l’unité, le un, l’individu n’existe pas : tout est constitué de sous-parties liées entre elles par une relation d’interdépendance. Il démontre ainsi pourquoi une société dans laquelle seul compte l’individu – qui lui-même n’est guidé que par ses intérêts et ses jouissances – aboutit, exactement comme une société dans laquelle seul compte le groupe, mais par des voies différentes, au même résultat, à savoir la tyrannie.
À l’heure de l’apologie d’un mariage sans dualité des sexes, aboutissement logique d'un libéralisme prônant les vertus de l’addition des égoïsmes particuliers, il est bon de relire ce qui sonne aujourd’hui comme une prophétie :
- Communauté, promiscuité, confusion des sexes ;
- Dégradation de l’homme qui s’effémine ;
- Dégradation de la femme qui se prostitue ;
- Dissolution du corps social qui tombe en tyrannie et sodomie.

Cet ouvrage inachevé est ici suivi des notes et pensées que l’auteur n’a pas eu le temps de mettre en forme pour le terminer.

Alain Soral

http://www.kontrekulture.com/produit/la-pornocratie

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Algunas escolias de Nicolás Gómez Dávila

23 Mars 2015 , Rédigé par Béthune

Philippe Billé a été le premier Français à traduire et à publier sur internet* les écrits de Nicolas Gomez Davila**. Tous ceux qui ont eu la surprise de découvrir au début des années 2000 ce fin et intelligent écrivain moraliste colombien, frère moderne de Montaigne par la plume et le sang (ce qui désigne le territoire et la tour-librairie d'où il parle), lui doivent reconnaissance.

Nicolas Gomez Davila excelle à décrire le monde contemporain dans lequel nous vivons, mais il ne cherche jamais  à expliquer les causes de ce qu'il critique. C'est pourquoi il doit être compris aussi entre les lignes: c'est le "texte implicite" (texto implicito), titre de son oeuvre.

 

«Pour le progressiste moderne, la nostalgie constitue l’hérésie suprême».

 

"En ce siècle de foules transhumantes qui profanent tout lieu illustre, le seul hommage qu’un pèlerin respectueux puisse rendre à un sanctuaire vénérable est de ne pas le visiter."

   

"Pour le lecteur des historiens antiques, la guerre moderne est chose familière.

La guerre totale est la guerre que l’humanité a toujours connue.

Parvenir à soumettre la guerre, pendant quelques siècles, à certaines exigences morales et esthétiques, fut une entreprise miraculeuse et fragile.

L’homme actuel frémit devant les mêmes horreurs que l’humanité millénaire a contemplées avec une résignation angoissée."

 

"Les mémoires et les maximes semblent être des genres nettement aristocratiques."

 

"La civilisation moderne : cette invention d’ingénieur blanc pour roi nègre. "

 

"La civilisation est tout ce que l’université ne peut pas enseigner."

 
"La résistance est inutile quand tout se conjure dans le monde pour détruire ce que nous admirons. 
Il nous reste toujours, cependant, une âme intègre pour contempler, pour juger, et pour mépriser."

 
"La messe peut être célébrée dans des palais, ou des chaumières, mais pas dans des quartiers résidentiels."


"L’ineptie et la niaiserie du verbiage épiscopal et pontifical nous troubleraient, nous vieux chrétiens, si nous n’avions heureusement appris, depuis tout petits, à dormir pendant le sermon."

 

"Dieu a inventé les outils, le diable les machines."

 

"La magnificence de la cathédrale gothique cherche à honorer Dieu, la pompe du baroque jésuitique à attirer le public."

 

*******************************

* Studia davilana: link

** Escolios a un texto implícito (2 volumes, Bogotá, Instituto Colombiano de Cultura, 1977), Nuevos escolios a un texto implícito (2 volumes, Bogotá, Procultura, Presidencia de la República, Nueva Biblioteca Colombiana de Cultura, 1986), et enfin Sucesivos escolios a un texto implícito (Santafé de Bogotá, Instituto Caro y Cuervo, 1992; Barcelona, 2002).

Extrait d'un diaporama sur les 12 agglomérations les plus peuplées au monde.

Extrait d'un diaporama sur les 12 agglomérations les plus peuplées au monde.

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The Death Of The Pacific Ocean (Yoichi Shimatsu)

19 Mars 2015 , Rédigé par POC

Otarie (Otaria flavescens) morte sur la plage Lobos marinos, au bord du Pacifique, à une centaine de km au sud de Lima (Pérou). Photo: Pierre-Olivier Combelles, mai 2012. Cette année-là, un grand nombre d'animaux marins ont été trouvés morts sur les côtes du Pérou: otaries, petits cétacés, oiseaux marins. L'hécatombe continue: en janvier 2014, des centaines de dauphins sont trouvés morts sur les plages du Pérou (http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/southamerica/peru/10618536/Scientists-baffled-after-400-dead-dolphins-wash-up-on-Perus-beaches-p.html) et en novembre de la même année, 500 otaries sur une plage de Ancash, toujours au Pérou (http://www.rpp.com.pe/2014-11-23-policia-ecologica-halla-500-lobos-marinos-muertos-en-playa-de-ancash-noticia_744515.html). Bien entendu on peut accuser la pollution du littoral par les rejets des grandes villes côtières comme Lima (10 millions d'habitants), les produits chimiques de l'agriculture et de l'élevage industriels sur la côte, la contamination par les mines (mercure, cyanure, etc.) des rivières des Andes qui se jettent dans le Pacifique, les explosions sismiques sous-marines de l'exploration pétrolière, la sur-exploitation des ressources halieutiques et en particulier de l'anchois ("anchoveta", le poisson-fourrage). Mais le facteur "Fukushima" ne peut être écarté. De  toutes façons, il s'inscrit dans l'ensemble des nuisances à l'environnement qui sont la conséquence du "développement" des pays riverains du Pacifique (Amérique du nord, Amérique centrale, Amérique du sud, Asie, Océanie) qui pratiquent la même économie libérale et qui sont liés par de multiples traités de libre-échange, actuels ou en cours (TPP).

Otarie (Otaria flavescens) morte sur la plage Lobos marinos, au bord du Pacifique, à une centaine de km au sud de Lima (Pérou). Photo: Pierre-Olivier Combelles, mai 2012. Cette année-là, un grand nombre d'animaux marins ont été trouvés morts sur les côtes du Pérou: otaries, petits cétacés, oiseaux marins. L'hécatombe continue: en janvier 2014, des centaines de dauphins sont trouvés morts sur les plages du Pérou (http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/southamerica/peru/10618536/Scientists-baffled-after-400-dead-dolphins-wash-up-on-Perus-beaches-p.html) et en novembre de la même année, 500 otaries sur une plage de Ancash, toujours au Pérou (http://www.rpp.com.pe/2014-11-23-policia-ecologica-halla-500-lobos-marinos-muertos-en-playa-de-ancash-noticia_744515.html). Bien entendu on peut accuser la pollution du littoral par les rejets des grandes villes côtières comme Lima (10 millions d'habitants), les produits chimiques de l'agriculture et de l'élevage industriels sur la côte, la contamination par les mines (mercure, cyanure, etc.) des rivières des Andes qui se jettent dans le Pacifique, les explosions sismiques sous-marines de l'exploration pétrolière, la sur-exploitation des ressources halieutiques et en particulier de l'anchois ("anchoveta", le poisson-fourrage). Mais le facteur "Fukushima" ne peut être écarté. De toutes façons, il s'inscrit dans l'ensemble des nuisances à l'environnement qui sont la conséquence du "développement" des pays riverains du Pacifique (Amérique du nord, Amérique centrale, Amérique du sud, Asie, Océanie) qui pratiquent la même économie libérale et qui sont liés par de multiples traités de libre-échange, actuels ou en cours (TPP).

If some evil genius, a modern-day Captain Nemo, were to plan the extermination of life on Earth, there could hardly be a better spot for hatching this nefarious plot than Fukushima.

Yoichi Shimatsu

 

The Death Of The Pacific Ocean
Fukushima Debris Soon To Hit American Shores

By Yoichi Shimatsu
Exclusive To Rense.com
Hong Kong-Based Environmental Consultant
Former General Editor Japan Times Weekly In Tokyo
12-16-11

 

"An unstoppable tide of radioactive trash and chemical waste from Fukushima is pushing ever closer to North America. An estimated 20 million tons of smashed timber, capsized boats and industrial wreckage is more than halfway across the ocean, based on sightings off Midway by a Russian ship's crew. Safe disposal of the solid waste will be monumental task, but the greater threat lies in the invisible chemical stew mixed with sea water.
 
This new triple disaster floating from northeast Japan is an unprecedented nuclear, biological and chemical (NBC) contamination event. Radioactive isotopes cesium and strontium are by now in the marine food chain, moving up the bio-ladder from plankton to invertebrates like squid and then into fish like salmon and halibut. Sea animals are also exposed to the millions of tons of biological waste from pig farms and untreated sludge from tsunami-engulfed coast of Japan, transporting pathogens including the avian influenza virus, which is known to infect fish and turtles. The chemical contamination, either liquid or leached out of plastic and painted metal, will likely have the most immediate effects of harming human health and exterminating marine animals.
 
The toxic mess won't stop at the shoreline. Many chemical compounds are volatile and can evaporate with water to form clouds, which will eventually precipitate as rainfall across Canada and the northern United States. The long-term threat extends far inland to the Rockies and beyond, affecting agriculture, rivers, reservoirs and, eventually, aquifers and well water." (...)

Suite ce cet article sur Rense.com: http://www.rense.com/general95/death.htm

 

Fou varié (Sula variegata) mort sur la plage de Lobos marinos, au bord du Pacifique, à une centaine de km au sud de Lima. L'oiseau était en état d'inanition. De très nombreux  Fous ont été trouvés morts cette année-là sur les côtes péruviennes, sans explications officielles satisfaisantes. Em 2014, les oiseaux continuaient à mourir en grand nombre (http://www.rpp.com.pe/2014-06-21-lambayeque-piqueros-mueren-en-playas-de-santa-rosa-y-puerto-eten-noticia_702038.html) . Photo: Pierre-Olivier Combelles, mai 2012.

Fou varié (Sula variegata) mort sur la plage de Lobos marinos, au bord du Pacifique, à une centaine de km au sud de Lima. L'oiseau était en état d'inanition. De très nombreux Fous ont été trouvés morts cette année-là sur les côtes péruviennes, sans explications officielles satisfaisantes. Em 2014, les oiseaux continuaient à mourir en grand nombre (http://www.rpp.com.pe/2014-06-21-lambayeque-piqueros-mueren-en-playas-de-santa-rosa-y-puerto-eten-noticia_702038.html) . Photo: Pierre-Olivier Combelles, mai 2012.

Les rochers de la Playa Lobos Marinos à une centaine de km au sud de Lima, au bord du Pacifique. On peut y observer, outre des otaries, des fous variés, des pélicans thage, des sternes inca, des becs-en-ciseaux, des cormorans, des goélands, des dauphins et la rare loutre de mer. Photo: Pierre-Olivier Combelles (mai 2012).

Les rochers de la Playa Lobos Marinos à une centaine de km au sud de Lima, au bord du Pacifique. On peut y observer, outre des otaries, des fous variés, des pélicans thage, des sternes inca, des becs-en-ciseaux, des cormorans, des goélands, des dauphins et la rare loutre de mer. Photo: Pierre-Olivier Combelles (mai 2012).

 Ruines du temple de Pachacamac au bord du Pacifique, près de Lima. Il fut agrandi par l'Inca Tupac Yupanki à la fin du XVIe siècle, après sa grande expédition à l'Ile de Pâques, en hommage à Mamacocha (en quechua: mama: mère et cocha: lac, mer), l'Esprit-Divinité féminine des eaux et de la Mer, épouse du Dieu Viracocha. La mer (comme la montagne) était un espace sacré pour les Préhispaniques. Comment auraient-ils imaginé qu'on puisse un jour les piller, les détruire et les souiller ? Photo: Pierre-Olivier Combelles (2012).

Ruines du temple de Pachacamac au bord du Pacifique, près de Lima. Il fut agrandi par l'Inca Tupac Yupanki à la fin du XVIe siècle, après sa grande expédition à l'Ile de Pâques, en hommage à Mamacocha (en quechua: mama: mère et cocha: lac, mer), l'Esprit-Divinité féminine des eaux et de la Mer, épouse du Dieu Viracocha. La mer (comme la montagne) était un espace sacré pour les Préhispaniques. Comment auraient-ils imaginé qu'on puisse un jour les piller, les détruire et les souiller ? Photo: Pierre-Olivier Combelles (2012).

Après un long voyage et de nombreux détours dans le Pacifique nord, le long de la Californie, à travers l'Equateur et autour du Pacifique sud, une partie des eaux du courant japonais Kuroshio finit par se mêler au Courant de Humboldt. La radioactivité de Fukushima a-t-elle touché les côtes du Pérou ?

Après un long voyage et de nombreux détours dans le Pacifique nord, le long de la Californie, à travers l'Equateur et autour du Pacifique sud, une partie des eaux du courant japonais Kuroshio finit par se mêler au Courant de Humboldt. La radioactivité de Fukushima a-t-elle touché les côtes du Pérou ?

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Humanisme (Edward W. Saïd)

19 Mars 2015 , Rédigé par POC

Edward Wadie Saïd (Jérusalem, Palestine mandataire, 1er novembre 1935 - New York, 25 septembre 2003) enfant, à droite.

Edward Wadie Saïd (Jérusalem, Palestine mandataire, 1er novembre 1935 - New York, 25 septembre 2003) enfant, à droite.

"Par humanisme, je pense d'abord à la volonté qui poussait William Blake à briser les chaînes de notre esprit afin d'utiliser celui-ci à une réflexion historique et raisonnée. L'humanisme est également entretenu par un sentiment de communauté avec d'autres chercheurs, d'autres sociétés et d'autres époques; il n'existe pas d'humaniste à l'écart du monde. Chaque domaine est lié à tous les autres, et rien de ce qui se passe dans le monde ne saurait rester isolé et pur de toute influence extérieure. Nous devons traiter de l'injustice et de la souffrance, mais dans un contexte largement inscrit dans l'histoire, la culture et la réalité socio-économique. Notre rôle est d'élargir le champ du débat."

Edward W. Saïd, L'orientalisme (Préface 2003). Editions du Seuil, Paris (1978) 2003.

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Un voilier passe... (William Blake)

14 Mars 2015 , Rédigé par POC

La goélette Ripley devant la côte du Labrador, en 1833. John James Audubon garda toute sa vie, comme moi, la nostalgie de ce pays magique où nous reviendrons peut-être un jour ensemble. Crayons de couleur. Dessin par Pierre-Olivier Combelles (Sorata, Bolivie, 2001).

 

Un voilier passe…

 

Je suis debout au bord de la plage.
Un voilier passe dans la brise du matin,
et part vers l'océan.
Il est la beauté, il est la vie.
Je le regarde jusqu'à ce qu'il disparaisse à l'horizon.
Quelqu'un à mon côté dit : « il est parti ! »

Parti vers où ?
Parti de mon regard, c'est tout !
Son mât est toujours aussi haut,
sa coque a toujours la force de porter
sa charge humaine.
Sa disparition totale de ma vue est en moi,
pas en lui.

Et juste au moment où quelqu'un près de moi
dit : «il est parti !»
il en est d'autres qui le voyant poindre à l'horizon
et venir vers eux s'exclament avec joie :
« Le voilà ! »

C'est ça la mort !
Il n'y a pas de morts.
Il y a des vivants sur les deux rives.

 

William Blake (1757-1827)

Chants d'Innocence ; Le Mariage du Ciel et de l'Enfer ; Chants d'Expérience.

A diagramatic reconstruction of the ancient Sami world-view, showing the division of the world into Upper, Middle and Underworlds. Source:  Mulk, Inga-Maria & Tim Bayliss-Smith (2006) Rock Art and Sami Sacred Geography in Badjelánnda, Laponia, Sweden. Sailing Boats, Anthropomorphs and Reindeer. Archaeology and Environment 22 and Kungl. Skytteanska Samfundets handlingar 58, pp. 331-348. Umeå.

A diagramatic reconstruction of the ancient Sami world-view, showing the division of the world into Upper, Middle and Underworlds. Source: Mulk, Inga-Maria & Tim Bayliss-Smith (2006) Rock Art and Sami Sacred Geography in Badjelánnda, Laponia, Sweden. Sailing Boats, Anthropomorphs and Reindeer. Archaeology and Environment 22 and Kungl. Skytteanska Samfundets handlingar 58, pp. 331-348. Umeå.

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Baiser la joie qui vole

14 Mars 2015 , Rédigé par POC

Allegr'eau. Photographie par Evelyne Landau

Allegr'eau. Photographie par Evelyne Landau

Celui qui s'attache une joie

Détruit l'aile de la vie;

Mais celui qui baise la joie qui vole

Vit dans l'aurore éternelle.

 

William Blake (1757-1827)

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The use of the usefulness

14 Mars 2015 , Rédigé par POC

Epilobes (Epilobium angustifolium) dans une friche au bord de la route. Photo: LCHT/POC 2014.

Epilobes (Epilobium angustifolium) dans une friche au bord de la route. Photo: LCHT/POC 2014.

When Confucius visited Ch'u, Chieh Yu, the madman of Ch'u, wandered by his gate crying, "Phoenix, phoenix, how his virtue failed! The future you cannot wait for; the past you cannot pursue. When the world has the Way, the sage succeeds; when the world is without the Way, the sage survives. In times like the present, we do well to escape penalty. Good fortune is light as a feather, but nobody knows how to hold it up. Misfortune is heavy as the earth, but nobody knows how to stay out of its way. Leave off, leave off - this teaching men virtue! Dangerous, dangerous - to mark off the ground and run! Fool, fool - don't spoil my walking! I walk a crooked way - don't step on my feet. The mountain trees do themselves harm; the grease in the torch burns itself up. The cinnamon can be eaten and so it gets cut down; the lacquer tree can be used and so it gets hacked apart. All men know the use of the useful, but nobody knows the use of the useless!"

The Complete Works Of Chuang Tzu
Translated by Burton Watson

Section FOUR - IN THE WORLD OF MEN

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L'agriculture moderne en guerre contre la planète

11 Mars 2015 , Rédigé par POC

Pointes de flèches en obsidienne (sauf les deux en bas à gauche) trouvées dans le domaine de Pitunilla, dans la vallée du Tastamayo (Chumpi, Ayacucho, Andes méridionales du Pérou). Elles ont continué à être utilisées pendant tout le Néolithique, sans doute même encore à l'époque des Incas, pour chasser des animaux de grande taille comme les cervidés et les camélidés andins (guanacos, vigognes). Mais les chasseurs préhistoriques ont exterminé les grands animaux sauvages des Andes qui n'avaient pas peur de l'homme. Beaucoup d'espèces ont disparu, comme le Glyptodon, le Mégathérium ou les chevaux sauvages, ainsi que les grands super-prédateurs comme le tigre à dents de sabre. Les autres ont été domestiquées (lama, alpaga). Ces pointes de flèches antiques nous rappellent que si la femme était le pilier des sociétés agricoles traditionnelles, comme nous le signale une intervenante dans le film de Coline Serreau, c'est l'homme qui était le pilier des peuples chasseurs, pêcheurs et cueilleurs pendant tout le Paléolithique qui s'étend sur une durée beaucoup plus longue, depuis que les lointains ancêtres de l'homme, des Primates, quittèrent les arbres des forêts tropicales et sub-tropicales où ils vivaient de fruits, de feuilles et d'insectes, pour descendre à terre et chasser des animaux en groupe. Les Eskimos, descendants des Paléolithiques èmigrés à travers tout le nord de la Sibérie jusqu'à l'Amérique, pratiquaient encore l'infanticide des filles au début du XXe siècle, par nécessité. Mais les chasseurs nomades primitifs et les agriculteurs traditionnels vénéraient tous la Terre-Mère, la Pachamama des peuples andins...ou la Máttaráhkká des Sami (Lapons) de notre Eurasie. Photo: Pierre-Olivier Combelles, 2012.

Pointes de flèches en obsidienne (sauf les deux en bas à gauche) trouvées dans le domaine de Pitunilla, dans la vallée du Tastamayo (Chumpi, Ayacucho, Andes méridionales du Pérou). Elles ont continué à être utilisées pendant tout le Néolithique, sans doute même encore à l'époque des Incas, pour chasser des animaux de grande taille comme les cervidés et les camélidés andins (guanacos, vigognes). Mais les chasseurs préhistoriques ont exterminé les grands animaux sauvages des Andes qui n'avaient pas peur de l'homme. Beaucoup d'espèces ont disparu, comme le Glyptodon, le Mégathérium ou les chevaux sauvages, ainsi que les grands super-prédateurs comme le tigre à dents de sabre. Les autres ont été domestiquées (lama, alpaga). Ces pointes de flèches antiques nous rappellent que si la femme était le pilier des sociétés agricoles traditionnelles, comme nous le signale une intervenante dans le film de Coline Serreau, c'est l'homme qui était le pilier des peuples chasseurs, pêcheurs et cueilleurs pendant tout le Paléolithique qui s'étend sur une durée beaucoup plus longue, depuis que les lointains ancêtres de l'homme, des Primates, quittèrent les arbres des forêts tropicales et sub-tropicales où ils vivaient de fruits, de feuilles et d'insectes, pour descendre à terre et chasser des animaux en groupe. Les Eskimos, descendants des Paléolithiques èmigrés à travers tout le nord de la Sibérie jusqu'à l'Amérique, pratiquaient encore l'infanticide des filles au début du XXe siècle, par nécessité. Mais les chasseurs nomades primitifs et les agriculteurs traditionnels vénéraient tous la Terre-Mère, la Pachamama des peuples andins...ou la Máttaráhkká des Sami (Lapons) de notre Eurasie. Photo: Pierre-Olivier Combelles, 2012.

Chasseurs préhistoriques d'Amérique du sud à l'affût devant un Glyptodon, une espèce disparue.

Chasseurs préhistoriques d'Amérique du sud à l'affût devant un Glyptodon, une espèce disparue.

Tigre à dents de sabre attaquant un Mégathérium

Tigre à dents de sabre attaquant un Mégathérium

Semailles à la ferme Pitunilla dans les Andes méridionales du Pérou, à 3000 m d'altitude. Avec l'arrivée des Espagnols au XVIe siècle, les taureaux et l'araire, puis maintenant le tracteur là où c'est possible, ont progressivement remplacé la chaquitacclla (bêche andine) héritée des anciens colons océaniens et de leurs ancêtres asiatiques. Le bétail introduit d'Europe (bovins, chevaux, ânes, cochons, moutons, chèvres: animaux aux pieds durs qui usent le sol des pentes -contrairement aux pieds mous des lamas et des alpagas-et qui tondent toute la végétation) est en très grande partie responsable, avec la déforestation, de l'érosion généralisée des Andes jusqu'à 5000 m d'altitude. Engrais: fumier ("guano") de cuyes (cochons d'Inde) et de poules (élevées en liberté) de la ferme et "guano" de molle (terreau très meuble de fruits et feuilles desséchés tombées de l'arbre Schinus molle); pas de pesticides. Irrigation: rivière et pluie. Cultures: plusieurs variétés de maïs, de pommes de terre, quinoa, kiwicha, blé, orge. La production est seulement pour la consommation personnelle et locale. Photo: Pierre-Olivier Combelles.

Semailles à la ferme Pitunilla dans les Andes méridionales du Pérou, à 3000 m d'altitude. Avec l'arrivée des Espagnols au XVIe siècle, les taureaux et l'araire, puis maintenant le tracteur là où c'est possible, ont progressivement remplacé la chaquitacclla (bêche andine) héritée des anciens colons océaniens et de leurs ancêtres asiatiques. Le bétail introduit d'Europe (bovins, chevaux, ânes, cochons, moutons, chèvres: animaux aux pieds durs qui usent le sol des pentes -contrairement aux pieds mous des lamas et des alpagas-et qui tondent toute la végétation) est en très grande partie responsable, avec la déforestation, de l'érosion généralisée des Andes jusqu'à 5000 m d'altitude. Engrais: fumier ("guano") de cuyes (cochons d'Inde) et de poules (élevées en liberté) de la ferme et "guano" de molle (terreau très meuble de fruits et feuilles desséchés tombées de l'arbre Schinus molle); pas de pesticides. Irrigation: rivière et pluie. Cultures: plusieurs variétés de maïs, de pommes de terre, quinoa, kiwicha, blé, orge. La production est seulement pour la consommation personnelle et locale. Photo: Pierre-Olivier Combelles.

Chaquitaclla, la bêche andine, héritage des anciens colons océaniens arrivés en radeaux et en pirogues. Chemin de l'Inca de Huachon à Oxapampa, vers 3800 m d'altitude. Département de Pasco (Pérou). 2012. Photo: Pierre-Olivier Combelles

Chaquitaclla, la bêche andine, héritage des anciens colons océaniens arrivés en radeaux et en pirogues. Chemin de l'Inca de Huachon à Oxapampa, vers 3800 m d'altitude. Département de Pasco (Pérou). 2012. Photo: Pierre-Olivier Combelles

Travail collectif de retournement ("pachacuti" en quechua et en aymara) de la terre à la barre à mine (un outil de mineurs qui a remplacé l'antique chaquitacclla, la bêche andine) avec la communauté aymara de Laripata, pour semer ensuite des pommes de terre. A l'arrière-plan, l'Illampu (6421m), un des sommets de la cordillère des Andes boliviennes, côté amazonien. Plateau d'Apilpani, partie supérieure de Purani Churiquimbaya, au-dessus de Sorata (Dept. de La Paz) où Pierre-Olivier Combelles et Katia Humala Tasso avaient entrepris la réalisation d'un jardin botanique andin. Photo: Pierre-Olivier Combelles, 2001.

Travail collectif de retournement ("pachacuti" en quechua et en aymara) de la terre à la barre à mine (un outil de mineurs qui a remplacé l'antique chaquitacclla, la bêche andine) avec la communauté aymara de Laripata, pour semer ensuite des pommes de terre. A l'arrière-plan, l'Illampu (6421m), un des sommets de la cordillère des Andes boliviennes, côté amazonien. Plateau d'Apilpani, partie supérieure de Purani Churiquimbaya, au-dessus de Sorata (Dept. de La Paz) où Pierre-Olivier Combelles et Katia Humala Tasso avaient entrepris la réalisation d'un jardin botanique andin. Photo: Pierre-Olivier Combelles, 2001.

"Les pesticides sont issus de la guerre, les fertilisants sont issus de la guerre, la conception de l'agriculture comme une guerre contre la planète, est issue de la guerre. Tout cela doit être rejeté comme une aberration du siècle dernier. Nous devons commencer ce siècle en  retrouvant la sagesse ancienne qui nous apprenait comment vivre avec la terre."

Vandana Shiva, Physicienne (Inde)
Prix Nobel alternatif 1993
Association de défense des petits paysans indiens

Visionnez sur Youtube le film de Coline Serreau

Solutions locales pour un désordre global

https://www.youtube.com/watch?v=9MVKE3HbC98

Un film que tout le monde devrait avoir vu.

Les "pueblos jovenes" (favellas) s'étendent à perte de vue dans le désert autour de Lima, la capitale mégapole du Pérou: 10 millions d'habitants, le tiers de la population du pays (1 285 220 km2), la plupart sont des paysans descendus des Andes. Photo: Pierre-Olivier Combelles, 2012.

 

Faune et flore d’une vallée de la cordillère des Andes méridionales du Pérou par Pierre-Olivier Combelles et Katia Kusiqoyllur Humala-Tasso. Le Courrier de la Nature, numéro 226, mai-juin 2006) : 24-31.

Nouvelles du Pérou et de Pitunilla (2006-2014) par Pierre-Olivier Combelles (botaniste, écrivain, président de l’Institut andin d’études ethnobiologiques). Le Courrier de la nature (Société nationale de protection de la nature), N°283, mai-juin 2014 : http://www.snpn.com/spip.php?article2064

Le Jardin botanique Purani-Churiquimbaya par Pierre-Olivier Combelles. Le Courrier de la Nature, N°188 (Novembre-Décembre 2000) : 34-39.

La maca, une culture d’altitude millénaire, par Katia Kusiqoyllur Humala-Tasso et Pierre-Olivier Combelles.  Pour la Science N° 311 (septembre 2003) : 25-29.

 

Bandeau A moi Bethune

Labourage et pâturage sont les deux mamelles de la France

et les véritables mines et trésors du Pérou.

Maximilien de Béthune, duc de Sully, ministre du roi de France Henri IV.

Pitunilla et la vallée du Tastamayo vus de Huallywa, vers 3000 m d'altitude (Ayacucho, Andes du sud du Pérou). Au premier plan: maguey (Agave americana). Au second plan et au loin, les arbres sont des molle (Schinus molle, Anacardiaceae). L'érosion par le surpâturage est visible dans les montagnes. Photo: Pierre-Olivier Combelles, décembre 2012.

Pitunilla et la vallée du Tastamayo vus de Huallywa, vers 3000 m d'altitude (Ayacucho, Andes du sud du Pérou). Au premier plan: maguey (Agave americana). Au second plan et au loin, les arbres sont des molle (Schinus molle, Anacardiaceae). L'érosion par le surpâturage est visible dans les montagnes. Photo: Pierre-Olivier Combelles, décembre 2012.

Le Tastamayo (en quechua: tasta: une sorte d'arbre, Escallonia sp., une Verbenacée, et  mayo: rivière, torrent) à Pitunilla, pendant la saison des pluies (avril 2012). Au premier plan, avec des houppes blanches: Cortaderia riuduscula, une Poacée sauvage que l'on retrouve cultivée pour l'ornement dans les jardins d'Occident. La mine Breapampa a prévu d'exploiter le versant "Pocagallo" d'où naît le Tastamayo. Photo: Pierre-Olivier Combelles.

Le Tastamayo (en quechua: tasta: une sorte d'arbre, Escallonia sp., une Verbenacée, et mayo: rivière, torrent) à Pitunilla, pendant la saison des pluies (avril 2012). Au premier plan, avec des houppes blanches: Cortaderia riuduscula, une Poacée sauvage que l'on retrouve cultivée pour l'ornement dans les jardins d'Occident. La mine Breapampa a prévu d'exploiter le versant "Pocagallo" d'où naît le Tastamayo. Photo: Pierre-Olivier Combelles.

A quelques kilomètres de Pitunilla, au sommet de la montagne de Chumpi qui est le "château d'eau" de toute la région, la mine d'or Breapampa (Newmont-Buenaventura) exploitée depuis 2012, avec traitement du minerai par lixiviation, au cyanure. L'économie agricole de la région est détruite, et les sols, les cours d'eau et les nappes phréatiques contaminés. C'est la monstruosité de l'extractivisme, en plein boom au Pérou. Avant l'arrivée des Espagnols, les montagnes étaient sacrées.

A quelques kilomètres de Pitunilla, au sommet de la montagne de Chumpi qui est le "château d'eau" de toute la région, la mine d'or Breapampa (Newmont-Buenaventura) exploitée depuis 2012, avec traitement du minerai par lixiviation, au cyanure. L'économie agricole de la région est détruite, et les sols, les cours d'eau et les nappes phréatiques contaminés. C'est la monstruosité de l'extractivisme, en plein boom au Pérou. Avant l'arrivée des Espagnols, les montagnes étaient sacrées.

"Ce que la communauté demande, c'est qu'on respecte au moins la tête de bassin versant". " Le problème, c'est que où diable était la tête de bassin versant ?"

"Ce que la communauté demande, c'est qu'on respecte au moins la tête de bassin versant". " Le problème, c'est que où diable était la tête de bassin versant ?"

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