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Le Rouge et le Blanc

Articles récents

Du nouveau au réacteur 2 de Fukushima Daiichi (Pierre Fetet/Fukushima-blog)

10 Février 2017 , Rédigé par POC

Les investigations menées par Tepco fin janvier 2017 ont permis de visualiser une partie de l’intérieur de l’enceinte de confinement du réacteur 2 de Fukushima Daiichi. A cette occasion, Tepco a fait semblant de s’étonner de deux choses pourtant très prévisibles : 1) le corium a pu faire un trou dans une plateforme métallique située juste en dessous de la cuve du réacteur. 2) l’endroit est excessivement radioactif : 530 Sieverts/h (dose létale quasi immédiate), mesure de radioactivité la plus haute jusqu’à présent révélée par Tepco.

Pierre Fetet

Lisez sur Fukushima-Blog l'intégralité de cet article: 

http://www.fukushima-blog.com/2017/02/du-nouveau-au-reacteur-2-de-fukushima-daiichi.html

Du nouveau au réacteur 2 de Fukushima Daiichi (Pierre Fetet/Fukushima-blog)
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L'Alliance entre Jacobins et Chicago Boys

9 Février 2017 , Rédigé par POC

Source: Horizons et Débats (Suisse) No 3/4, 6 février 2017 http://www.zeit-fragen.ch/fr.html

Source: Horizons et Débats (Suisse) No 3/4, 6 février 2017 http://www.zeit-fragen.ch/fr.html

S'appuyant sur les travaux d'Augustin Cochin (link), Igor Chafarévitch analyse dans son lumineux ouvrage "Russophobie" la captation du pouvoir, dans les Etats et les systèmes politiques issus de la Révolution française, par un "petit peuple" tyrannique aux intérêts indépendants du "grand peuple" (majorité) qu'il est censé représenter.

P.OC.

"Les vues examinées dans les deux précédents chapitres se fondent en un système unique. Qui plus est, leur fondement est constitué par tout une philosophie de l'Histoire - une vision particulière du caractère du processus historique. Il s'agit en l'occurence de savoir si l'Histoire est un processus organique, comparable à celui de la croissance d'un organisme vivant qu'on appelle l'évolution biologique, ou si elle est consciemment construite par les hommes comme une sorte de mécanisme. En d'autres termes, la question est de savoir si une société est un organisme ou bien un mécanisme, si elle est morte ou vivante (1).

Selon le premier point de vue, c'est à la faveur d'une [lente] évolution que la société humaine se seraient constituées des "normes de comportement" (au sens large: des normes technologiques, sociales, culturelles, morales et religieuses). Ces "normes de comportement" ne sont, en règle générale, l'invention consciente de personne, elles sont apparues à la suite d'un processus très complexe dont chaque nouvelle étape se fonde sur toute l'histoire antérieure. L'avenir est le fruit du passé, de l'Histoire, et non de supputations. Pas plus qu'un nouvel organe chez un animal n'apparaît parce que celui-ci a préablement acquis la conviction de son utilité, aucune institution sociale nouvelle n'est créée consciemment, et dans un but précis.

Le second point de vue consiste à affirmer qu'une société est construite par les hommes d'une façon logique, d'après des critères d'utilité et sur la base de de résolutions prises à l'avance. Là, on est autorisé et bien souvent forcé d'ignorer les traditions historiques, le caractère des peuples, les systèmes de valeurs élaborés au cours des siècles (une parole de Voltaire semble typique à cet égard: "vous voulez avoir de bonnes lois? Brûlez les vôtres et faites-en de nouvelles")(2). En revanche, un rôle décisif est joué par ceux qui détiennent les connaissances et le savoir-faire requis. Ce sont les véritables créateurs de l'Histoire. C'est à eux qu'appartient la rude tâche d'élaborer des plans pour l'avenir afin d'y plier ensuite l'insaisissable élan de la vie. le peuple n'est plus qu'un matériau entre leurs mains. Tels des charpentiers travaillant le bois ou des ingénieurs coulant le béton armé, ils érigent avec ce matériau [vivant] une construction nouvelle dont le schéma a été préalablement élaboré. Il va de soi qu'une telle vision des choses creuse un véritable gouffre entre le "matériau" et les "créateurs". Ces derniers ne peuvent considérer le "matériau" comme leur semblable (cela entraverait leur travail): en revanche, ils sont tout à fait enclins à éprouver à son égard de l'antipathie, voire de l'irritation si ce "matériau" refuse de remplir son rôle. Le choix de l'une ou de l'autre de ces conceptions détermine deux morphologies différentes. Celui qui adopte le premier point de vue se considère comme une sorte d'auxiliaire et de collaborateur des puissances qui surpassent de loin ses limitations individuelles. Celui qui se sent attiré par la seconde conception peut être enclin à se prendre pour un créateur indépendant de l'Histoire, un démiurge, un petit dieu et, en fin de compte, unvioleur car c'est en suivant une telle voie qu'on aboutit à une société privée de liberté, quelles que soient les vélléités démocratiques d'une telle idéologie.

  (...) Ce phénomène social pourrait sans doute devenir plus intelligible pour nous si nous le remplaçons dans un cadre historique plus vaste. Nous connaissons, en effet, au moins une situation historique où un phénomène semblable a été minutieusement et très clairement décrit - il s'agit de la Grande révolution Française. Parmi les chercheurs qui se sont penchés sur cette période, l'un des plus intéressants, tant par l'originalité de ses idées que par son extraordinaire érudition, est sans conteste l'historien français Augustin Cochin. Dans ses travaux (3), il a accordé une attention toute particulière à une certaine couche sociale et intellectuelle qu'il a appelée le "Petit Peuple". D'après Cochin, un cercle restreint de personnes formées au sein de sociétés de pensée, d'académies, de loges maçonniques, de clubs et de cellules a joué un rôle décisif dans le déroulement du processus révolutionnaire en France. Ces cercles n'avaient d'autre environnement intellectuel et spirituel que le leur: ce fut un "Petit Peuple" au milieu du "Grand Peuple", voire même une sorte d'"anti-peuple", puisque sa vision du monde était diamétralement contraire à celle du "Grand Peuple". On y forgeait un type d'homme entièrement nouveau, enclin au renversement [des valeurs]: tout ce qui constituait les racines, l'"échine spirituelle" de sa nation devait lui sembler profondément étranger: ainsi, il ne devait faire aucun cas de la foi catholique, du code de l'honneur, de la fidélité au souverain, de sa fierté historique, de l'attachement aux usages et aux privilèges de sa province natale non plus que de son état ou de sa guilde. Les "sociétés" autour desquelles se groupait le "Petit Peuple" se chargeaient de créer à l'intention de leurs membres une sorte d'univers clos à l'intérieur duquel se déroulait leur existence toute artificielle. Par exemple, si dans le monde ordinaire, c'est l'expérience qui constituait le critère ultime en matière de jugement (l'expériencehistorique), dans leur monde clos, c'était l'opinion générale. N'était réel que ce que les autres membres de la "société" tenaient pour tel, et de même pour ce qu'ils disaient et approuvaient. L'ordre naturel des choses se trouvait ainsi renversé: la doctrine n'était plus une conséquence [de l'expérience], mais sa cause. Le mode de recrutement des ces "sociétés" obéissait à la maxime : "se libérer du poids mort", c'est-à-dire des gens soumis aux lois du "monde ancien", i.e. des gens d'honneur, de parole et de foi. C'est pour cette raison que toutes ces "sociétés" connaissaient des épurations périodiques (qui correspondent aux "purges "de notre époque). Ceci dans le but de forger un "Petit Peuple" de plus en plus pur, pour marcher vers la "liberté", c'est-à-dire une libération de plus en plus grande par rapport aux modes de penser du "Grand Peuple" qui n'étaient en l'occurence que des préjugés tels que le sentiment religieux ou monarchique, saisissables seulement en vertu d'un contact spirituel [avec les réalités que ces mots recouvrent]. Ce processus purificateur se trouve illustré chez Cochin d'un bel exemple, celui du "bon sauvage", très répandu dans la littérature de l'époque des "Lumières" avec le Prince persan de Montesquieu ou le Gourou de Voltaire, etc. Il s'agit le plus souvent d'un individu possédant tous les accessoires matériels ainsi que toutes les connaissances théoriques offertes par la civilisation, mais totalement privé de lacompréhension de l'esprit qui anime tout cela, et c'est pourquoi tout le choque, tout lui paraîtstupide et illogique. D'après Cochin, ce personnage n'a rien d'une fiction, il fait partie de la vie: cependant il n'habite pas les forêts de l'Ohaïo, on le trouve tout simplement au sein des académies philosophiques et des loges maçonniques, il est l'image de l'homme [nouveau] qu'elles voulaient créer, être paradoxal pour qui son environnement naturel équivaut au vide, tout comme ce même milieu représente pour d'autres le monde réel. Il voit tout mais ne comprend rien, et c'est justement la profondeur de cette incompréhension qui fait toute la valeur du personnage. Après avoir entièrement parcouru le cursus éducatif offert à lui, c'est une existence pleine de merveilles qui attend le jeune représentant du "Petit Peuple": toutes les difficultés de la vie réelle disparaissent pour lui, tout lui semble alors simpleet clair, comme s'il était définitivement libéré des chaînes de la vie. Mais il y a l'envers de la médaille: l'apprenti-sorcierne sait guère vivre en dehors de son milieu d'adoption, dans l'univers du "Grand Peuple" il suffoque tel un poisson hors de l'eau. Ainsi, le "Grand Peuple" devient une menace pour l'existence du "Petit Peuple": c'est le début d'une lutte: les Lilliputiens tentent d'enchaîner Gulliver. D'après Cochin, cette lutte traversa les années qui précédèrent la révolution ainsi que la période révolutionnaire elle-même. 1789-1794, c'était le quinquennat du pouvoir du "Petit Peuple" sur le "Grand Peuple". Celui-ci ne reconnaissait de peuple que lui-même et ce sont ses propres droits qu'il a formulés dans les fameuses "Déclarations". Ce fait explique cet apparent paradoxe, lorsque le "peuple vainqueur" se retrouva en minorité et les "ennemis du peuple" en majorité(cette affirmation revenait sans cesse dans la bouche des révolutionnaires).
Nous sommes là confrontés à une vsion du monde étonnamment proche de celle qui fait l'objet de notre analyse dans le présent travail. Elle consiste entre autres à ne
considérer son histoire nationale que sous l'angle de l'échec, à la tenir tout entière pour une scène de boucherie: voyez toutes ces Henriade et Pucelle d'Orléans... Il s'agit de rompre tout lien avec la tradition historique et cela par n'importe quel moyen: changements de noms des villes, du calendrier, etc. L'idée prévaut que tout ce qui est raisonnable doit être emprunté à l'extérieur, en l'occurence à l'Angleterre: cette conviction inspire, entre autres, les Lettres Philosophiques de Voltaire (qu'on appelle parfois Lettres anglaises). On estime en particulier devoir emprunter à un système politique étranger - le parlementarisme anglais.Nous sommes d'avis que cette façon de voir les choses ne s'applique pas seulement à la Révolution Française mais il est susceptible d'éclairer un ensemble de faits historiques beaucoup plus large. Chaque période de crise dans la vie d'un peuple voit apparaître un "Petit Peuple" porteur d'une idéologie diamétralement opposée à celle de la majorité. Tous les éléments organiques de la structure sociale, les racines spirituelles de la nation, sa tradition politique, ses principes moraux, son mode de vie original, tout cela est rejeté en bloc et traité comme un ramassis d'âneries, de préjugés grotesques et malpropres destinés à être élagués sans compromis.

N'ayant plus de liens sprirituels avec son peuple d'origine, cette petite "élite" considère celui-ci comme un matériau: le travail  sur ce matériau n'est plus qu'une question d'ordre TECHNIQUE sans rapport avec la moindre norme morale, dénuée de toute sympathie (le verbe grec sunpathéo signifie littéralement "souffrir avec" NdT), de toute pitié. Cochin fait observer que cette vision du monde trouve son expression dans le symbole fondamental du mouvement maçonnique (qui a joué un rôle important dans la préparation de la Révolution Française): la construction du Temple, où les individus ne sont que les pierres que l'on assemble mécaniquement en suivant le plan des "architectes". (chapitre IV: Le petit peuple)

Igor Chafarévitch


de l'Académie des Sciences de Russie
de l'Académie des Sciences et des Arts des USA
de l'Académie Nationale Américaine des Sciences
de l'Académie Léopoldine d'Allemagne
de l'Académie Nationale italienne des Lynx
de la British Royal Society of London
Ancien rapporteur au Comité des Droits de l'Homme en URSS
Lauréat du Prix Lénine
Lauréat du Prix Heinemann


(1) C'est à Platon qu'appartient la comparaison du législateur avec un maître d'oeuvre. Il élabore le plan d'un Etat idéal dans la République et les lois. De son côté, Aristote considère l'Etat comme le résultat d'une évolution naturelle comparable à celle de la famille (Cf.: Politique 1252a). Dans Culture de la Renaissance en Italie, J. Burckardt affirme qu'il était courant de penser, à l'époque de la Renaissance, que l'Etat représentait une construction artificielle. La théorie du "contrat social" de Hobbes et de Rousseau est une belle illustration du point de vue "constructiviste". En revanche, le point de vue qui considère un Etat comme une sorte d'"organisme" vivant a conduit certains à imaginer une "physiologie sociale", une "anatomie sociale", voire d'appliquer la théorie de Darwin aux phénomènes sociaux: cf l'ouvrage de Karl Menger: Untersuchungen über die Sozialwissenschaften und der politischen Ökonomie.. Leipzig, 1883. De nos jours, le point de vue "organiciste" est développé dans l'oeuvre de Hayek. De manière générale, ce sont les historiens qui soutiennent la théorie "organique", tandis que celles des "mécanismes sociaux" appartiennent en propre aux sociologues et aux politiciens (par exemple l'expression d'"ingénierie sociale").
(2) Phrase retraduite du russe, l'auteur n'ayant fourni aucune indication quant à sa source. (NdT).

(3) Les sociétés de pensée et la démocratie, Paris 1921.

Texte extrait de: "La Russophobie". Traduit du russe par Alexandre Volsky et publié sous la direction de Christian Jansen. Editions Chapitre Douze SER (1993)

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Faire ou être

7 Février 2017 , Rédigé par POC

Faire ou être
Robert Gessain: Ammassalik ou la civilisation obligatoire (Flammarion, 1969)

Robert Gessain: Ammassalik ou la civilisation obligatoire (Flammarion, 1969)

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GAO QIPEI (1660-1734)

6 Février 2017 , Rédigé par POC

GAO QIPEI (1660-1734)

(A propos d'un article de Ching-Lang Hou, dans la Revue du Louvre n° 3-1981, sur le Cahier des Faucons entré dans les collections du Musée Guimet)

"Le pinceau laisse des traces, c'est pourquoi je l'ai abandonné"

Phrase gravée sur un sceau du peintre dont une impression se trouve sur le rouleau "Oiseau perché sur un vieil arbre" (Musée du Vieux Palais de Pékin).

"Négligeant ses fonctions publiques pour se consacrer à la peinture, il fut démis de son poste en 1712  cause de sa mauvaise gestion des finances..."

"Il ne vendait jamais ses peintures, car elles étaient pour lui des cadeaux précieux, preuve d'une affection sincère entre amis ou collègues. Quand n lui envoyait du papier d'excellente qualité et de fabrication ancienne, ll le renvoyait avec une oeuvre peinte sur du papier courant, montant par là sa modestie. A cette période, se regroupèrent autour de lui des disciples auxquels il enseignait la peinture au doigt."

ANNEXE

Gao Qipei: La Peinture des Mille automnes (Musée Cernuschi, Paris): 

http://www.cernuschi.paris.fr/fr/collections/peinture-des-mille-automnes

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Corps, écriture, loi (Pierre Clastres)

4 Février 2017 , Rédigé par POC

Les Indiens Mayoruna descendent du jaguar.

Les Indiens Mayoruna descendent du jaguar.

De la Torture dans les sociétés primitives, par Pierre Clastres L'Homme  Année 1973  Volume 13  Numéro 3  pp. 114-120  . Source: http://www.persee.fr/doc/hom_0439-4216_1973_num_13_3_367366

De la Torture dans les sociétés primitives, par Pierre Clastres L'Homme Année 1973 Volume 13 Numéro 3 pp. 114-120 . Source: http://www.persee.fr/doc/hom_0439-4216_1973_num_13_3_367366

"We have never tattooed an enemy before, and we consider all white people to be our enemies. They have taken our lands, raped our women, and abducted our children."  Jemy Kaiabi, Indien de la rivière Xingu dans l'Amazonie brésilienne. Source:   http://larskrutak.com/the-kayabi-tattooers-of-the-brazilian-amazon/

"We have never tattooed an enemy before, and we consider all white people to be our enemies. They have taken our lands, raped our women, and abducted our children." Jemy Kaiabi, Indien de la rivière Xingu dans l'Amazonie brésilienne. Source: http://larskrutak.com/the-kayabi-tattooers-of-the-brazilian-amazon/

"Infieles":ce sont les Indiens non convertis au catholicisme de l'Amazonie péruvienne, donc non "civilisés". Détail de la carte: "Mapa geographico del departamento de Junin - Formado en 1847 por su Prefecto D. Mariano F. de Rivero - 1855". Archives et photo: Pierre-Olivier Combelles

"Infieles":ce sont les Indiens non convertis au catholicisme de l'Amazonie péruvienne, donc non "civilisés". Détail de la carte: "Mapa geographico del departamento de Junin - Formado en 1847 por su Prefecto D. Mariano F. de Rivero - 1855". Archives et photo: Pierre-Olivier Combelles

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Akemashite omedeto

3 Février 2017 , Rédigé par POC

LE ROUGE ET LE BLANC: "Arrows in red and white, celebratory colours of vitality, to ward off evil spirits throughout the coming year." Photo: http://www.greenshinto.com/wp/page/2/

LE ROUGE ET LE BLANC: "Arrows in red and white, celebratory colours of vitality, to ward off evil spirits throughout the coming year." Photo: http://www.greenshinto.com/wp/page/2/

"The way Shinto and Buddhism complement each other is never more clearly seen than on the night of Dec. 31. Buddhism is other-worldly, concerned with individual salvation. Shinto is this-worldly, concerned with rites of passage and social well-being. At New Year the two religions come together like yin and yang, either side of midnight. Buddhism sees out the death of the old; Shinto celebrates the birth of the new. " (...)

Akemashite omedeto’ (Congratulations on the New Year) is heard on every side, as people toss coins into offertory boxes over the heads of those in front. Hot saké is served spiced with ginger, while young women in kimono stand huddled over their fortune slips. With the blessing of the kami, the Year of the Rooster will surely be a good one. (...)

Source: Green Shinto http://www.greenshinto.com/wp/page/2/

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Le dernier homme de Fukushima

2 Février 2017 , Rédigé par POC

"After the earthquake and resulting tsunami of March 2011, a word that has become popular in Japan is kizuna -to bond together or connect people." https://tashacowdy.wordpress.com/

"After the earthquake and resulting tsunami of March 2011, a word that has become popular in Japan is kizuna -to bond together or connect people." https://tashacowdy.wordpress.com/

"En lisant ce livre, j’ai rencontré un autre grand témoin de Fukushima, le photo reporter Antonio Pagnotta. Quand j’ai eu son livre dans les mains, j’ai été étonné de ne voir qu’une seule photo, celle du héros de Tomioka. Car paradoxalement, ce photographe n’a pas publié un album de ses œuvres, mais a tenu à écrire le récit de ses multiples rencontres avec Naoto Matsumura entre juin 2011 et novembre 2012. Et il a eu bien raison, car non seulement l’auteur a une écriture limpide, mais en plus le livre regorge d’informations très précieuses concernant la catastrophe de Fukushima : l’omnipotence de TEPCO, les fausses mesures du METI, la distribution d’iode retardée, les araignées radioactives, le trafic de voitures contaminées, les policiers sacrifiés, le lavage de cerveau des employés, le formulaire kafkaïen de dédommagement, le suicide de Mme Watanabe, les avortements cachés, etc. Tout en racontant l’histoire de Naoto Matsumura, Antonio Pagnotta décrit ainsi la catastrophe de Fukushima telle qu’elle se déroule depuis deux ans et dénonce sans contrainte la société de consommation à outrance et l’impasse du tout électrique nucléaire. (...)

Ce livre nous met face à nous-mêmes quand nous serons face à un accident nucléaire, en France ou ailleurs. Quand l’accident surviendra – et cet instant n’est pas imaginable – personne ne s’y sera préparé. Que ferons-nous ? J’ai toujours pensé qu’il y aurait deux types de réponse : la fuite ou le confinement. Faudra-t-il croire aux messages des autorités qui nous diront que ce n’est pas grave ? Faudra-t-il évacuer de force ? Et si oui pour combien de temps ? Et d’abord, que faudra-t-il emporter si on ne sait pas combien de temps on part ? Avec « Le dernier homme de Fukushima », on comprend qu’il existe aussi une troisième voie, celle de rester malgré les radiations. Qu’aurions-nous fait à la place de Naoto Matsumura ? Qu’aurions-nous fait, et surtout, que ferons-nous ?" (...)

Pierre Fetet

Source: http://www.fukushima-blog.com/le-dernier-homme-de-fukushima

 

Le dernier homme de Fukushima
Le Shinto et Fukushima. Extrait du livre d'Antonio Pagnotta

Le Shinto et Fukushima. Extrait du livre d'Antonio Pagnotta

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Tests PISA: l'uniformisation par l'éducation globale (Horizons et Débats)

1 Février 2017 , Rédigé par POC

Amérique latine: résistance accrue contre les tests PISA et le nivellement global de la formation

Un manifeste contre les tests PISA

http://www.zeit-fragen.ch/fr/editions/2017/no-1-9-janvier-2017/amerique-latine-resistance-accrue-contre-les-tests-pisa-et-le-nivellement-global-de-la-formation.html

gl. Neuf pays de l’Amérique latine ont participé à la dernière enquête PISA [«Programme international de l’OCDE pour le suivi des acquis des élèves»] de 2015 dont le Chili, le Mexique, l’Argentine, le Brésil, la Colombie et le Pérou. Entre-temps, on se demande aussi là-bas si, en matière de formation, de tels tests comparatifs standardisés au niveau mondial sont pertinents. Fondée en 1998 dans le but de protéger et d’améliorer l’enseignement public sur les deux continents américains, le «Red Social para la Educación Pública en las Américas (Red SEPA)» (Réseau pour l’enseignement public dans les Amériques) est une organisation faîtière composée de nombreuses organisations d’enseignants et de formation, aussi bien en Amérique du Nord que du Sud. Le comité de coordination réunit des représentants des organisations d’enseignants d’Argentine, d’Equateur, du Brésil, du Canada et de différentes organisations régionales dans le domaine de la formation des Caraïbes, de l’Amérique centrale et du Mexique ainsi que des organisations indigènes. 
Le Red SEPA, conjointement avec la Coalición Trinacional en Defensa de la Educación Pública (Mexique, Etats-Unis, Canada) vient de publier, en décembre 2016, le manifeste dont nous reproduisons le texte intégral. 
On vient de publier, pour la sixième fois en série, les résultats des tests PISA internationaux sur les acquis scolaires. Nous, soussignés, refusons catégoriquement ces tests ainsi que leurs versions nationales avec la contrainte qui en résulte d’unifier les différents systèmes nationaux d’enseignement public.
Le test PISA, est un test standardisé où sont impliqués, tous les trois ans, des élèves de 15 ans. Effectué pour la première fois en l’an 2000, il y a entre-temps plus de 70 pays qui y participent. Chacun de ces pays doit disposer de personnel spécialisé au niveau technique et subvenir aux coûts de réalisation des tests. En vue de la version 2018, l’OCDE qui réalise les enquêtes PISA, vient de signer un contrat avec l’entreprise multinationale de formation Pearson Foundation.
En outre, les résultats PISA sont considérés comme un indicateur important pour l’analyse de la compétitivité économique des pays.
Depuis sa première réalisation, nous avons constaté diverses anomalies:
1)    Dans le domaine de la politique d’enseignement public: les ministères de la formation publique n’ont qu’un contrôle restreint sur ces évaluations ce qui amène à des procédés et des mesures de plus en plus standardisés. Dans le monde entier, des organisations internationales, telles l’OCDE, contraignent de plus en plus les pays à adapter leurs procédés d’enseignement selon une certaine conception très réduite de ce qu’est le progrès. Ce nivellement comprend aussi l’adaptation des tests nationaux à des normes globales, suite aux pressions exercées par les listes de classement. D’autre part, ce nivellement a conduit à une forte participation d’entreprises privées remplaçant les activités de formation des ministères de l’enseignement public, des enseignantes et enseignants, des syndicats et des écoles. Puis, on a adapté tant la formation que la formation continue des enseignants aux évaluations standardisées. Finalement, cette logique réduit les processus d’enseignement et d’apprentissage basés sur le développement global et intégral des élèves et sur la conscience critique, tant sociale qu’historique.
2)    Dans le domaine technique: PISA favorise le palmarès des pays selon leurs résultats. Avec ce procédé, on tente de neutraliser les énormes disparités culturelles, linguistiques et des conceptions du monde dans les divers contextes nationaux. Cet élément implique aussi que ces tests ne remplissent pas les moindres exigences quant à leur validité et fiabilité.
3)    Dans le domaine pédagogique: l’impact massif qu’a ce système de tests standardisés et les processus qui s’en suivent, ont abouti à une transformation radicale de notre vie scolaire de tous les jours. Sa réduction au niveau des plans d’études a débouché sur l’élimination de matières telles les Arts, la Musique, la Philosophie et l’Histoire. Les horaires scolaires ont été réorganisés pour avoir davantage de temps pour un entraînement garantissant de meilleurs résultats dans ces tests. N’oublions pas que ces évaluations n’ont été soumises ni à une analyse sociale ni pédagogique. Ce procédé ne respecte donc ni le contexte social ni les disparités des valeurs, ni la pratique pédagogique.
4)    Dans le domaine social et psychologique: les évaluations PISA et leurs variantes nationales sont discriminatoires et répressives, car elles stigmatisent des régions, des pays et des peuples entiers en les comparant les uns aux autres. Les contrôles et la pression exercée pour atteindre de bons résultats sont finalement au détriment des communautés d’enseignants et d’élèves, car ils créent une situation stressante et tendue détruisant le bon climat scolaire et la stabilité émotionnelle au sein de nos écoles. Ces évaluations ont débouché sur l’accentuation des principes d’exclusion et de sélection dans nos écoles, privant ainsi le droit universel à la formation de son véritable sens.
Pour ces raisons, nous revendiquons la résiliation des contrats que divers gouvernements ont conclu avec l’OCDE. De même, nous revendiquons l’abandon des épreuves standardisées ayant de profondes répercussions négatives au niveau national.
Nous réitérons fermement notre engagement pour le droit social de maintenir un système d’enseignement public respectant dans tous ses éléments les différences sociales, historiques et culturelles de nos peuples.
Nous sommes persuadés de la nécessité que nos écoles continuent à défendre une formation en quête de justice sociale. Nous dénonçons également les mesures répressives prises actuellement par certaines autorités étatiques contre les organisations d’enseignants et d’étudiants manifestant contre les diverses formes de nivellement néo-libéral.
Les systèmes d’évaluation doivent être ancrés au niveau régional, doivent prendre en compte la complexité des contextes, doivent favoriser un enseignement global et respecter les droits humains et sociaux. 
Ce n’est qu’ainsi que nous pouvons former des citoyennes et des citoyens dignes de ce nom. 


Red Social para la Educación Pública en las Américas (red SEPA)
Coalición Trinacional en Defensa de la Educación Pública
(Mexique, Etats-Unis, Canada), décembre 2016

Source: http://es.idea-network.ca/noticias/manifiesto-contra-pisa-y-la-logica-estandarizadora-de-la-educacion-en-el-mundo 
(Traduction Horizons et débats)

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Beau papillon près du sol... (Rilke)

30 Janvier 2017 , Rédigé par POC

Flambé. Photo: Pierre-Olivier Combelles

Flambé. Photo: Pierre-Olivier Combelles

XXXVI

 

 

Beau papillon près du sol

à l’attentive nature

montrant les enluminures

de son livre de vol.

 

Un autre se ferme au bord

de la fleur qu’on respire :-

ce n’est pas le moment de lire.

Et tant d’autres encor,

 

de menus bleus s’éparpillent,

flottants et voletants,

comme de bleues brindilles

d’une lettre d’amour au vent,

 

d’une lettre déchirée

qu’on était en train de faire

pendant que la destinataire

hésitait à l’entrée.

 

Rainer Maria Rilke, Les quatrains valaisans. NRF, Gallimard, 1926.

 

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De la pacification du peuple (Tao Tö King)

27 Janvier 2017 , Rédigé par POC

Tao Tö King. Traduction: Duyvendak

Tao Tö King. Traduction: Duyvendak

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