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Le Rouge et le Blanc

Articles récents

Thoreau l'Indien

8 Décembre 2016 , Rédigé par POC

Thoreau l'Indien
Henry David Thoreau, Journal. Préface de Kenneth White

Henry David Thoreau, Journal. Préface de Kenneth White

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La destruction de l'agriculture vivrière en Colombie: 9.70 (Victoria Solano)

7 Décembre 2016 , Rédigé par POC

En Colombie, la loi 9.70 oblige les agriculteurs à utiliser des semences "certifiées" qui viennent des USA grâce au Traité de Libre Commerce. Toutes les semences privées et indigènes sont interdites et doivent être détruites.

C'est le sujet du remarquable documentaire filmé de Victoria Solano: 9.70

 

(...) L’année dernière, les autorités colombiennes ont pris d’assaut les entrepôts et des camions de riziculteurs dans Campoalegre, dans la province de Huila, et ont violemment détruit 70 tonnes de riz qui, selon elles, n’avaient pas été traitées conformément à la loi. Cette intervention militarisée pour détruire des semences paysannes a choqué de nombreuses personnes, et a amené une jeune militante chilienne, Victoria Solano, à faire un film sur ce sujet. Le film s’appelle « 9.70 » parce que c’est le numéro de la loi adoptée en 2010 qui énonce le droit pour l’État de détruire les semences paysannes si elles ne sont pas conformes.

Aujourd’hui, grâce à la force, la ténacité et la légitimité de la protestation des agriculteurs, des gens de tous les milieux de la société colombienne discutent de ce film, comme on peut le voir dans les médias, les réseaux sociaux et dans les rues, et demandent pourquoi le gouvernement mène ces politiques insensées. (...)

Lisez l'article complet ici: http://pitunilla.over-blog.com/article-la-destruction-de-l-agriculture-vivriere-en-colombie-119959125.html

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L'EFFACEMENT DE LA VIE SAUVAGE. Actualité d'une psychose française (Michel Sennepin)

6 Décembre 2016 , Rédigé par Béthune

(Source: http://europe-tigre.over-blog.com/2016/12/le-vent-de-la-steppe.html

 

LE CAS DES BETES LIBRES. Le 5 août 2016,  la Direction Départementale des Territoires de l'Oise publie son rapport relatif à la consultation du public sur l'autorisation de tirs de nuit du renard. Après avoir analysé les commentaires reçus, la DDT assène ses réponses : ainsi, elle avance la nécessité d'exercer une régulation sanitaire, en évoquant tour à tour :

- la rage (qui n'existe plus en France ni dans aucun pays frontalier)

- la gale du renard (qui ne se transmet ni à l'être humain ni à d'autres mammifères)

- la leptospirose (qui ne concerne pas le renard, mais le surmulot ou rat gris, dit "rat d'égout")

- et même la maladie de Lyme, (transmises par les tiques!).

Pauvre renard, comme il doit être malade! Mais, à (pseudo) malade, malade et demi : ainsi, la DDT écrit sans trembler que "la chasse du renard s'inscrit dans une démarche de préservation de la biodiversité." Et cerise sur le gâteau : l'absence de prédateurs  naturels du renard dans l'Oise, tels que l'ours* (sic!), le loup et l'aigle royal rend nécessaire une régulation par l'homme. Serait - ce un appel implicite à la réintroduction de ces espèces dans l'Oise?!

J'ajoute qu'il est bien connu depuis déjà plusieurs années que les massacres de renards, toujours et partout, augmentent la vigueur et l'étendue des zoonoses (rage autrefois, échinococcose alvéolaire aujourd'hui).

Bien - sûr, la motivation principale, c'est - à - dire soustraire le petit gibier à ses prédateurs naturels, n'est pas oubliée, mais en la noyant dans tout ce fatras d'insanités, et sans préciser qu'il s'agit d'abord et avant tout de gibier d'élevage payé par les sociétés de chasse!

Et c'est pour cela que le préfet de l'Oise, comme tant d'autres en France, astreint les lieutenants de louveterie à des cadences infernales afin de prêter main forte aux chasseurs pourtant déjà autorisés, au titre de l'arrêté "nuisibles", à exterminer ce magnifique animal** pratiquement tout au long de l'année. 

Ainsi, l'arrêté préfectoral du Loiret, daté du 11 août 2016, qui prend acte d'une permission de lâchers de perdrix d'élevage inscrite dans le "schéma départemental de gestion cynégétique", document entièrement rédigé par la fédération de chasse et ratifié en commission administrative CDCFS (tu parles!) par les mêmes représentants des chasseurs. Et le code de l'environnement dans tout ça? chiffon de papier!

Les consultations du public préalables à la décision du préfet sont souvent purement et simplement escamotées. Lorsqu'elles sont organisées, elles donnent 9 fois sur 10 une écrasante majorité aux opposants à ces crimes contre - nature, que la DDT s'empresse de contrecarrer systématiquement : les arrêtés meurtriers sont publiés dans la foulée, la plupart du temps sans modification, ou, exceptionnellement, à la marge. Dans le cas de l'Oise cité ci - dessus, le rapport de forces entre opposants et partisans était inversé (une fois n'est pas coutume), ce qui a bien - sûr pu encourager la DDT à multiplier avec gourmandise les salves d'arguments débiles.

Et maintenant, zoom arrière : cela fait maintenant plusieurs années qu'une nouvelle phase de bouffées délirantes (phénomène malheureusement récurrent dans l'histoire de notre pays) s'est emparée des pouvoirs publics Français au détriment des fleurons de la faune sauvage, toutes espèces confondues et quel que soit les statuts respectifs de celles - ci : "protégé", "gibier", ou "nuisible", avec toujours les mêmes litanies à la clé : priorité aux lâchers de gibier d'élevage, monoculture du maïs, état sanitaire du bétail, et autres assertions plus ou moins loufoques invoquant la sacro - sainte sécurité.

Depuis fin 2002, de furieux coups de boutoirs avaient déjà nettrement fragilisé la législation d'une part, la volonté de protection d'autre part. Mais depuis 2013, les observateurs ne peuvent que déplorer l'orchestration par les pouvoirs publics d'une débauche de sauvagerie sans précédent depuis la création du ministère de l'environnement (1971), à l'exception de l'effroyable épisode de "lutte contre la rage" (1968 - 1988).

Pour l'essentiel, je m'en tiendrai ici (et seulement à gros traits) à la période touchant directement notre génération (j'ai 54 ans) et pour le reste, je renvoie au fort édifiant : "Du paléolithique au CPNT", recueil d'articles parus  au cours des premières années de ce siècle, et dont l'auteur (Alain Sennepin, architecte du projet "Dragon Vert" et responsable du blog "Retour du tigre en Europe") annonçait en détail les modalités de la crise actuelle après en avoir décortiqué les racines historiques (voir en particulier le 6ème volet : "Les racines du mouvement CPNT", paru dans "Naturallier" N° 85, du 3ème trimestre 2002).

Alors que la "lutte contre la rage" battait son plein, à la fin des années 70 et au début des années 80, le rapport de forces entre partisans et adversaires de la faune sauvage avait pourtant commencé à évoluer, irrégulièrement et de façon chaotique, mais sensiblement en faveur des premiers jusqu'aux environ de l'orée 2000, et ce, bien que les seconds conservaient encore un très net avantage.

Le blocage de toutes les politiques de protection et ce surcroit d'intolérance qui ravagent aujourd'hui si violemment les petits peuples libres, commencèrent dès la fin 2002, suite à environ 15 années de tintamarre grotesque orchestré par CPNT (Chasse Pêche Nature et Traditions), mais largement relayé dans les médias ainsi que par de nombreux politiciens, pas fâchés de donner une bonne raclée à "ces mauviettes d'écolos".

Du coup, la législation protectionniste, encore flambant neuve, et qui avait juste commencé à produire ses effets au compte - gouttes, se vit déjà détricotée. A la longue, cela coïncidera, d'autre part, avec un essoufflement et une péjoration continus des institutions européennes, rendant largement inopérante la féconde stratégie juridique servie avec panache par nos associations durant plus de 2 décennies.

A ce stade, et alors que la Vème république française reste, de très loin, de tous les régimes politiques en Europe, et probablement aussi dans le monde, le plus hypnotisé à la fois par le lobby agricole et le lobby des chasseurs, certaines parmi nos associations, désormais constamment sur la défensive, se détournèrent de ces dossiers pourris, puant la charogne. D'autres, jouant sur leurs capacités d'expertise, adoptèrent une "positive attitude" à l'égard du public, tout en appliquant à ces mêmes dossiers pourris une stratégie de la discrétion, laquelle devait s'avérer calamiteuse à la longue. En effet, nos partenaires institutionnels ne firent preuve à notre égard que d'une politesse de façade (dans le meilleur des cas!) tandis que nos partisans s'éparpillèrent, désespérés par l'image d'astre mort que renvoie logiquement cette stratégie de la discrétion.

Et les quelques associations qui assument encore avec vaillance ce fardeau de plus en plus lourd sont fatalement dépassées par l'ampleur et l'ingratitude de la tâche.

Nous en sommes là. Pensons donc d'abord à prendre soin de nos partisans, notamment en défendant nos convictions haut et clair.  Quant aux commanditaires de ces horreurs, ils feraient bien de réfléchir à toutes les conséquences de leurs actes : à force de déchiqueter impunément les petits peuples libres, eux aussi sont attendus au coin du bois...

Michel SENNEPIN, 1er septembre 2016.

Un temps et un espace NORMAUX. * Des ours, tels qu'ils apparaissaient autrefois dans une Amérique sauvage : "J'ai vu des ours noirs aussi blancs que neige, et j'ai vu des grizzlys aussi noirs que le plus noir des ours noirs. J'ai vu des ours noirs et des grizzlys de couleur brune. J'en ai vu de dorés et de jaunes des deux espèces." James Oliver Curwood. Le Grizzly.

** Des renards roux, tels qu'ils apparaissaient en Sibérie centrale (Museum de Novosibirsk).

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Mourir à soi-même ?

5 Décembre 2016 , Rédigé par POC

Chasseur inuit du Groënland avec ses amulettes. In: Robert Gessain, Ammassalik ou la civilisation obligatoire, Flammarion, Paris, 1969.

Chasseur inuit du Groënland avec ses amulettes. In: Robert Gessain, Ammassalik ou la civilisation obligatoire, Flammarion, Paris, 1969.

Evidemment c'est un problème, l'argent, c'est le problème de tous ceux qui sont venus après le Sakodo*. Ca ne sert plus à rien de savoir attraper les phoques, il faut apprendre à attraper l'argent. Mais ce n'est pas le plus facile, car il faut changer quelque chose dans son coeur et renier tout ce que pensaient les vieux. Pour entrer dans le cycle de l'argent et espérer posséder un jour les nouvelles techniques, il faut mourir à soi-même et à ce que furent les siens. (p. 103)
 
* C'est dans le monde dangereux dont les Inuit par leurs techniques, pendant des siècles, ont triomphé, et qu'ils avaient conçu comme un ordre stable et équilibré que fit irruption le premier Européen en 1884. le Sakodo (comme on nomme Gustave Holm à Amassalik, d'un mot signifiant: celui qui a beaucoup d'armes et d'outils), messager de cette richesse occidentale qui s'accroît de la course accélérée et triomphale où l'entraîne le déséquilibre permanent de son système. (p. 65)
 
Robert Gessain, Ammassalik ou la civilisation obligatoire, Flammarion, Paris, 1969.
 
L'auteur de ce blog a eu la surprise de créer l'article Wikipedia sur Robert Gessain qui n'existait pas avant. Aucun mérite pour cela, sinon justice pour celui dont le livre, Ammassalik ou la civilisation obligatoire, par son intelligence, sa lucidité, sa simplicité, son coeur et sa droiture, et bien entendu par son amour des Eskimos et des peuples "primitifs" ou "sauvages", est le meilleur livre de savoir-vivre que je connaisse pour tous ceux qui s'interrogent sur l'homme et sa place dans sa propre (pré) histoire et dans la nature. Je donnerais tous les livres des spécialistes des Inuit et même ceux de tous les ethnologues (à l'exception de La Société contre  l'Etat, de Pierre Clastres) et même une infinité d'autres pour celui-là. Ce qu'il écrit, d'expérience, est si vrai et condamne de manière si définitive ce qu'on appelle la Civilisation, le Capitalisme,  le Progrès, l'Argent, l'Occident, qu'on ne le lui a jamais pardonné. Une phrase de Gessain vaut tous ces autres livres. Mais attention, sa lecture est sans retour, comme "La rivière sans repos" de Gabrielle Roy.
 
Pierre-Olivier Combelles
 
 
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Haute-Saône (70) : prison ferme pour 2 ex-cadres de la fédération de chasse

2 Décembre 2016 , Rédigé par POC

L’ancien président de la fédération de chasse de Haute-Saône et son ancien directeur ont été condamnés à 1 an de prison ferme pour complicité de destruction et de transport d’espèces protégées.

https://www.lpo.fr/actualites/haute-saone-70-prison-ferme-pour-2-ex-cadres-de-la-federation-de-chasse

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Quatre pensées de Charles de Saint-Evremond

28 Novembre 2016 , Rédigé par POC

Tous les hommes, en général, ne sauraient se donner trop de préceptes pour être justes ; car il sont, naturellement, trop de penchants à ne l'être pas. C'est la justice qui a établi la société et qui la conserve. Sans la justice, nous serions encore errants et vagabonds, et sans elle, nos impétuosités nous rejetteraient bientôt dans la première confusion dont nous sommes heureusement sortis.

« A M. le Maréchal de Créqui » (1671), dans Œuvres mêlées de Saint Evremond, Saint-Evremond, éd. Les Grands Classiques Illustrés, ~1935?, p. 294

Il y a beaucoup moins d'ingrats qu'on ne le croit, car il y a bien moins de généreux qu'on ne pense.

Œuvres mêlées de Saint Evremond, Saint-Evremond, éd. Les Grands Classiques Illustrés, ~1935?, p. 296

L'ingratitude de l'âme est une disposition naturelle à ne reconnaître aucun bienfait, et, cela, sans considération de l'intérêt ; car l'esprit d'avarice empêche quelquefois la reconnaissance pour ne pas laisser aller un bien que l'on veut garder.

Œuvres mêlées de Saint Evremond, Saint-Evremond, éd. Les Grands Classiques Illustrés, ~1935?, p. 297

La simple curiosité nous ferait chercher, avec soin, ce que nous deviendrons après la mort. Nous nous sommes trop chers pour consentir à notre perte tout entière. L'amour-propre résiste, en secret, à notre anéantissement.

Œuvres mêlées de Saint Evremond, Saint-Evremond, éd. Les Grands Classiques Illustrés, ~1935?, p. 301

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Un arbre de paroles

28 Novembre 2016 , Rédigé par Pierre OLIVIER Combelles

Photo: P.O. Combelles

Photo: P.O. Combelles

Bas-relief aztèque. L'arbre fleuri avec des oiseaux, symbole de la poésie ( exprimé en nahuatl par le binôme "in xochitl in cuicatl, " la fleur, le chant" ou "le chant fleuri") chez les Aztèques. Illustration provenant de l'ouvrage de Jacques Soustelle: "Album de la vie quotidienne des Aztèques" (Hachette, 1959). http://pocombelles.over-blog.com/2016/08/pour-un-tout-petit-temps-seulement-nous-sommes-pretes-l-un-a-l-autre.html

Bas-relief aztèque. L'arbre fleuri avec des oiseaux, symbole de la poésie ( exprimé en nahuatl par le binôme "in xochitl in cuicatl, " la fleur, le chant" ou "le chant fleuri") chez les Aztèques. Illustration provenant de l'ouvrage de Jacques Soustelle: "Album de la vie quotidienne des Aztèques" (Hachette, 1959). http://pocombelles.over-blog.com/2016/08/pour-un-tout-petit-temps-seulement-nous-sommes-pretes-l-un-a-l-autre.html

Extrait du "Dialogue de l'Arbre" de Paul Valéry (1943): http://ugo.bratelli.free.fr/ValeryPaul/ValeryDialogueArbre.pdf   - MERCI au charmant, cultivé et littéraire botaniste tropicaliste Francis Hallé d'avoir parlé de ce texte dans son livre "Plaidoyer pour l'arbre"

Extrait du "Dialogue de l'Arbre" de Paul Valéry (1943): http://ugo.bratelli.free.fr/ValeryPaul/ValeryDialogueArbre.pdf - MERCI au charmant, cultivé et littéraire botaniste tropicaliste Francis Hallé d'avoir parlé de ce texte dans son livre "Plaidoyer pour l'arbre"

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Quelques maximes de La Rochefoucauld

27 Novembre 2016 , Rédigé par POC

Les vieillards aiment à donner de bons préceptes, pour se consoler de n’être plus en état de donner de mauvais exemples.

Les faux honnêtes gens sont ceux qui déguisent leurs défauts aux autres et à eux-mêmes ; les vrais honnêtes gens sont ceux qui les connaissent parfaitement, et les confessent.

La grâce de la nouveauté est à l’amour ce que la fleur est sur les fruits : elle y donne un lustre qui s’efface aisément, et qui ne revient jamais.

La plus véritable marque d’être né avec de grandes qualités, c’est d’être né sans envie.

La vieillesse est un tyran qui défend, sur peine de la vie, tous les plaisirs de la jeunesse.

La raillerie est une gaieté agréable de l’esprit, qui enjoue la conversation, et qui lie la société, si elle est obligeante, ou qui la trouble, si elle ne l’est pas.

Il y a deux sortes d’inconstances : l’une qui vient de la légèreté de l’esprit, qui, à tout moment, change l’opinion, ou plutôt de la pauvreté de l’esprit, qui reçoit toutes les opinions des autres ; l’autre, qui est plus excusable, vient de la fin des choses que l’on aimait.

Le mal que nous faisons aux autres ne nous attire point tant la persécution et leur haine que les bonnes qualités que nous avons.

La félicité est dans le goût, et non pas dans les choses et c’est pour avoir ce qu’on aime qu’on est heureux, et non pas pour avoir ce que les autres trouvent aimable.

Il est malaisé de définir l’amour, et tout ce qu’on peut dire, c’est que, dans l’âme, c’est une passion de régner ; dans les esprits, c’est une sympathie ; et dans les corps, ce n’est qu’une envie cachée de posséder ce que l’on aime avec beaucoup de mystères.

François, duc de La Rochefoucauld

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L'Amazonie péruvienne contaminée par le mercure des mines d'or (David Hill/Andes to Amazon/The Guardian)

22 Novembre 2016 , Rédigé par POC

Ask about the fish in restaurants in the centre of Puerto Maldonado, the biggest town in Peru’s south-east Amazon, and you’ll hear all kinds of things. Some people will shake their heads and say there isn’t any fish on the menu “because of the contamination” or “out of protocol”. Others might say there is fish available, before sometimes hastily clarifying that it comes from farms along the Inter-Oceanica Highway running to Brazil, or from the Pacific coast, or even, according to one chef, all the way from Vietnam.

Why such problems with the fish in this part of the Amazon? Answer: alluvial gold and the mercury required to extract it. The gold-rush in the 8.5m hectare Madre de Dios region began in the 1980s and, by 2012, miners had destroyed more than 50,000 hectares of forest, effectively dumping 100s of tons of mercury into the rivers while doing so. In May this year Peru’s outgoing government announced a pathetic 60-day “declaration of emergency”.

(...)

Peru is one of the world’s biggest gold producers, with the main importers being Canada, India, Switzerland, the UK and the US. A report published in April by the Global Initiative Against Transnational Organized Crime argued that 28% of all gold in Peru is illegal, with illegal gold-mining across Latin America increasingly controlled by drugs traffickers and “organized crime” groups.

In January Peru ratified the Minamata Convention on Mercury, a legally-binding global treaty which commits parties to regulate artisanal and small-scale mining, among other things, and states that “parties may cooperate with each other” to stop altogether the use of mercury or mercury compounds in such mining. Switzerland and the US have ratified the Convention too, but Canada, India and the UK haven’t.

Peru’s Health Ministry did not respond to questions.

David Hill

Lisez ici l'article complet de David Hill, le jeune, brillant et courageux correspondant du Guardian, auteur de la chronique "Andes to Amazon": https://www.theguardian.com/environment/andes-to-the-amazon/2016/nov/19/leaked-map-reveals-chronic-mercury-epidemic-in-perus-amazon

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"Tuer le poulet pour effrayer le singe": la répression en Chine aujourd'hui

21 Novembre 2016 , Rédigé par POC

(...) "Le régime reste légitime aux yeux de nombreux Chinois tant qu’ils leur assurent le vivre et le couvert, et quand bien même il empiète sur une partie de leurs libertés. Cependant, on ne peut nier un début de perte de légitimité. Il y a Hong Kong, où le pouvoir de Pékin n’a toujours pas marqué de son empreinte cet appendice. Il a aussi la fracture sociale profonde au sein du pays, avec des révoltes de paysans que la Chine ne connaissait pas il y a vingt ans. Et que le pouvoir ne résout pas. Il y a enfin les pollutions intenses que les villes subissent. Elles sont mortelles, et les Chinois ont vu que le pouvoir ne réussit pas à agir. Le pouvoir est fort, mais aussi fragile sur plusieurs points. " (...)

Lisez l'article complet ici: http://www.20minutes.fr/monde/1770735-20160121-vague-repression-chine-pouvoir-chinois-prend-beaucoup-risques

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