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Rouge et Blanc, ou le Fil d'Ariane d'un voyageur naturaliste
Articles récents

Jeanne de Béthune, dame de Beaurevoir, et la Demoiselle de Luxembourg, protectrices de Jeanne d'Arc lors de sa détention

26 Février 2009 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles Publié dans #Béthune




"A Beaurevoir résidait la femme de Jean de Luxembourg, Jeanne de Béthune, et sa tante, la vieille Demoiselle de Luxembourg, qui devait mourir avant Jeanne elle même, le 13 novembre 1430. Les deux femmes paraissent avoir manifesté quelque bonté à Jeanne qui gardait d'elles un souvenir sympathique.

 

"Aviez-vous été requise à Beaurevoir (de prendre l'habit de femme) ?

Jeanne: Oui, vraiment, et je répondis que je ne changerais point d'habit sans le congé [la permission] de Notre Seigneur. La demoiselle de Luxembourg et la dame de Beaurevoir m'offrirent un habit de femme ou de l'étoffe pour en faire, en me demandant de prendre cet habit, et je répondis que je n'en avsis pas permission de Dieu et qu'il n'en était pas encore temps... Si j'avais dû prendre l'habit de femme, je l'aurais fait plus volontiers à la requête de ces femmes que d'aucune femme qui soit en France, excepté ma reine... La dame de Luxembourg avais requis à monseigneur de Luxembourg que je ne fusse point livrée aus Anglais."


Régine Pernoud: Jeanne d'Arc par elle-même et par ses témoins. Seuil (1962).

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Histoire de l'Abbé de Cluny rapportée par Saint Louis (Joinville)

21 Février 2009 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

" Et le Roi me conta qu’il y eut une grande dispute de clercs et de Juifs au moutier de Cluny. Là, il y avait un chevalier à qui l’Abbé avait donné le pain bénit pour Dieu. Le chevalier requit à l’Abbé qu’on lui laissât dire la première parole et on le lui octroya avec peine. Lors il se leva, s’appuya sur la croix de son épée et dit que l’on fit venir le plus grand clerc et le plus grand maître des Juifs. Ainsi firent-ils. Il fit une demande qui fut telle :
" - Maître, fit le chevalier, je vous demande si vous croyez que la Vierge Marie qui porta Dieu en ses flancs et en ses bras, enfanta vierge et qu’elle est mère de Dieu ?
" Et le Juif répondit que de tout cela il ne croyait rien. Le chevalier lui répondit que moult avait été fou, quand il ne croyait pas en elle, ni ne l’aimait, d’être entré dans son moutier et dans sa maison :
" - Et vraiment, fit le chevalier, vous me le paierez !
" Lors, il haussa sa potence, frappa le Juif à l’oreille et le jeta à terre. Les Juifs tournèrent en fuite et emportèrent leur maître tout blessé. Ainsi demeura la dispute.
" Lors vint l’Abbé au chevalier et lui dit qu’il avait fait grande folie. Le chevalier dit que lui, Abbé, avait fait plus grande folie encore d’assembler telle dispute. Car, à l’homme laïc, quand il entend médire de la foi chrétienne, il ne doit défendre la foi chrétienne si ce n’est par l’épée, de laquelle il doit donner parmi le ventre dedans, tant comme elle y peut entrer. "
Cette histoire du chevalier de Cluny est donc racontée par le roi Saint Louis lui-même. Elle est même montée par lui en épingle et il lui donne une conclusion tout à fait universelle. Elle est très importante et Saint Louis la veut exemplaire. Nous pouvons y aller. Saint Louis est canonisé en bonne et due forme.
Trois siècles plus tard, la même histoire advint à un jeune Espagnol, Ignace de Loyola. Sur la route, il rencontra un Maure qui lui dit grand mal de la Sainte Vierge. Ignace hésita à tirer l’épée et finalement le laissa aller. On peut dire que ce jour-là le bouillant hidalgo était peut-être en route pour devenir saint Ignace de Loyola. Mais il avait absolument cessé d’être un chevalier. Il n’y a plus de chevaliers. Cela manque. Et s’il s’en devait lever un jour parmi de jeunes chrétiens, c’est plutôt auprès de Saint Louis que de Saint Ignace qu’ils devraient chercher leur règle de vivre et d’agir.
Ainsi donc, d’après Saint Louis, aux clercs appartiennent le dialogue et le débat pour définir et établir les raisons. Ces fonctions de dialogue et de débat pourraient même limiter et définir l’état de cléricature, et, débordant le sens purement sacral du moyen-âge, recouvrir l’état de philosophe et de tous ceux qui ont mission de parler et d’enseigner les vérités les plus humaines. Dispensés sont-ils d’utiliser d’autres armes que celles de leur sagesse.
Aux laïcs, -et dans la pensée de Saint Louis il s’agit évidemment des seuls chevaliers- appartiennent la force et l’efficacité justicières, qui affirment à leur manière les mêmes raisons. L’équilibre social de la chrétienté était composé de ces deux fonctions indispensables, nécessaires l’une à l’autre et complémentaires : le dialogue et l’efficacité justicière.
La disparition des chevaliers a nécessairement entraîné celle de la chrétienté, aussi sûrement que l’eût fait la disparition des théologiens qui ont pour mission d’assurer la mission du christianisme dans la culture. On peut retourner la chose comme on voudra. Tant qu’il n’y aura pas de nouveau des chevaliers à la main de fer et selon le cœur de Saint Louis toute construction de chrétienté ne sera que château en Espagne.
 
R.P. Bruckberger. Joinville. In : Tableau de la littérature française, tome 1. Gallimard, 1962.
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Le déclin du courage, par A. Soljénitysne (1978)

10 Février 2009 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

" Le déclin du courage est peut-être ce qui frappe le plus un regard étranger dans l’Occident d’aujourd’hui. Le courage civique a déserté non seulement le monde occidental dans son ensemble, mais même chacun des pays qui le composent, chacun de ses gouvernements, chacun de ses partis, ainsi que, bien entendu, l’Organisation des Nations Unies. Ce déclin du courage est particulièrement sensible dans la couche dirigeante et dans la couche intellectuelle dominante, d’où l’impression que le courage a déserté la société tout entière. Bien sûr, il y a encore beaucoup de courage individuel, mais ce ne sont pas ces gens-là qui donnent sa direction à la vie de la société. Les fonctionnaires politiques et intellectuels manifestent ce déclin, cette faiblesse, cette irrésolution dans leurs actes, dans leurs discours, et plus encore dans les considérations théoriques qu’ils fournissent complaisamment pour prouver que cette manière d’agir, qui fonde la politique d’un État sur la lâcheté et la servilité, est pragmatique, rationnelle et justifiée, à quelque hauteur intellectuelle et même morale qu’on se place. Ce déclin du courage, qui semble aller ici ou là jusqu’à la perte de toute trace de virilité, se trouve souligné avec une ironie particulière dans les cas où les mêmes fonctionnaires sont pris d’un accès subit de vaillance et d’intransigeance – à l’égard de gouvernements sans force, de pays faibles que personne ne soutient ou de courants condamnés par tous et manifestement hors d’état de rendre un seul coup. Alors que leur langue sèche et que leurs mains se paralysent face aux gouvernements puissants et aux forces menaçantes, face aux agresseurs et à l’Internationale de la terreur.

Faut-il rappeler que le déclin du courage a toujours été considéré comme le signe avant-coureur de la fin? "


Alexandre Soljénitsyne, Le Déclin du Courage. Discours de Harvard, 1978
.

 

 

 

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Le général Louis Gallois critique deux ouvrages d'Alain Minc

30 Janvier 2009 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

Sur le très bon site "Les Manants du Roi":

http://www.lesmanantsduroi.com/articles2/article71544.php
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"Anges et Démons" par Israël Shamir

29 Janvier 2009 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

Anges et Démons


par Israël Shamir


4 février 2007


Traduit de l’anglais par Marcel Charbonnier

 

http://www.israelshamir.net/French/Fr20.htm

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La France et la Russie: deux destins parallèles

29 Janvier 2009 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles







La Russie, fille de saint Wladimir, condamne la révolution bolchevique de 1917, réhabilite l'écrivain dissident Soljenitsyne, dénonce à la télévision l'imposture des attentats du 11 septembre, dénonce les guerres de Vendée comme modèle de tous les génocides modernes, réhabilite les Romanov, cultive le souvenir de ses héros, des Tsars et de ses grands hommes d'Etat (Amiral Kolchak, Staline), lutte contre la dénatalité et contre l'immigration, défend l'économie nationale, protège l'Eglise orthodoxe. Le gouvernement russe est constitué de personnes dignes et capables. La Russie est un pays indépendant et souverain, qui possède ses propres frontières, sa propre armée, sa propre monnaie, ses propres lois, sa langue officielle; le russe, sa religion officielle; le christianisme orthodoxe. Il va de l'Europe à l'Asie: son ambition est à la mesure de sa géographie.

Quand la France, fille de Clovis et de saint Louis,  va -t-elle enfin l'imiter ?
Quand  allons-nous chasser les tyrans qui l'oppriment et qui l'ont asservie, et faire justice à son histoire pour relever notre patrie et lui rendre son rang et sa grandeur parmi les peuples, qui venaient plus de sa charité que de son intelligence, de son art et de sa puissance ? POC


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Catherine Sayn-Wittgenstein: témoignage sur la Révolution de 1917

29 Janvier 2009 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

(...) "Tel est le cas du Journal de Catherine Sayn-Wittgenstein. Lorsque cette frêle jeune fille de vingt-trois ans, appartenant à cette famille prestigieuse qui servait la Russie depuis 1762, s'enfuit, elle tint un journal. Elle rend fort bien l'atmosphère de l'époque au jour le jour comme elle relate les humeurs de sa classe.

Petrograd, le 14 mars 1917 : « En ce moment, toute la Russie, son bonheur, son avenir, son honneur se trouvent entre les mains d'une bande de bandits incultes et brutaux qui n'ont rien d'autre en tête que d'exciter une couche de la population contre une autre, l'autonomie des juifs (sic), la partition de la propriété foncière, la journée ouvrable de huit heures et d'autres choses du même genre. Le soviet des ouvriers et des soldats a dans ses mains tout le pouvoir. Il contrôle le comité exécutif et les ministres ». Ses opinions parfois naïves peuvent être aussi lucides. « L'histoire nous condamnera-t-elle autant qu'elle l'a fait pour les nobles au moment de la révolution française ? » se demande-t-elle le 31 décembre 1917, et elle ajoute plus loin : « Oui, nous avons tort pour beaucoup de choses. Même nous, notre génération. Mais avons-nous réellement mérité une punition pareille ? »

Son témoignage apparaît des plus précieux et je ne crois pas que l'hommage que lui a rendu Alexandre Soljenitsyne dans la lettre qu'il lui a envoyée le 6 mai 1982 ait été de pure courtoisie : « Vous étiez vraiment une jeune fille perspicace, dès la mi-mai 1917, à Petrograd, vous avez exprimé l'essentiel de ce qui m'est apparu après les huit volumes de mon récit ».

Eugène Berg: La Russie, une traversée du siècle. Révolution et géopolitique. Le Banquet N°25 (2008-1)

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Admiral

26 Janvier 2009 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles


Admiral Kolchak (2008) - Official teaser

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21 janvier 2009: anniversaire de l'exécution de Louis XVI

22 Janvier 2009 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles Publié dans #France




21 janvier1793:

Exécution du roi Louis XVI



Français,

Priez Dieu pour lui et pour la délivrance de la France !




http://www.associationlouisxvi.org/menu.php?page=messes3

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Chants royalistes

22 Janvier 2009 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles Publié dans #France

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