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Le Rouge et le Blanc, ou le Fil d'Ariane d'un voyageur naturaliste

histoire

Tipu Sultan, le Tigre de Mysore

14 Mai 2022 , Rédigé par लाल और सफेद Publié dans #Guerre, #Histoire, #Inde, #Islam, #Lettres, #Tipu Sultan, #Nemo

टीपू सुल्तान

 

"Il vaut mieux vivre un jour comme un tigre que mille ans comme un chacal".

Tipu Sultan

Portrait de Tipu Sultan, le Tigre de Mysore. Sultan de Mysore (10 décembre 1782 – 4 mai 1799). Couronné le 29 décembre 1782. Né le 1 Décembre 1751 à  Devanahalli, aujourd'hui Bangalore, Karnataka.  Mort le 4 Mai 1799 (à 47 ans) à Srirangapatna, aujourd'hui Mandya, Karnataka

Portrait de Tipu Sultan, le Tigre de Mysore. Sultan de Mysore (10 décembre 1782 – 4 mai 1799). Couronné le 29 décembre 1782. Né le 1 Décembre 1751 à Devanahalli, aujourd'hui Bangalore, Karnataka. Mort le 4 Mai 1799 (à 47 ans) à Srirangapatna, aujourd'hui Mandya, Karnataka

Tipu Sultan assis sur son trône, par Anna Tonelli (1800). Clive Museum, Powis.

Tipu Sultan assis sur son trône, par Anna Tonelli (1800). Clive Museum, Powis.

Tipu Sultan (टीपू सुल्तान) a été l'ennemi implacable de la domination anglaise en Inde. Il a servi de modèle à Jules Verne pour le personnage du capitaine Nemo, neveu de Tipu Sultan, dans Vingt mille lieues sous les mers et L'île mystérieuse.

Les Indiens ont défendu leur liberté par l'épée (Tipu Sultan) comme par la non-violence (Gandhi).

Consulter:

https://en.wikipedia.org/wiki/Tipu_Sultan

Tipu Sultan, le Tigre de Mysore

Pour affirmer son pouvoir, Tipu utilisait des images de tigre sur son trône en or, ses textiles, ses pièces de monnaie, ses épées et ses uniformes de soldat. Et c'est ainsi que le tigre a fini par être associé à lui. Il existe une autre légende selon laquelle un jour, alors qu'il chassait dans une forêt, Tipu Sultan s'est retrouvé face à un tigre. Il voulait tirer sur l'animal mais son arme ne fonctionna pas et au même moment, alors que le tigre l'attaquait, la dague de Tipu Sultan tomba également sur le sol. Mais l'esprit vif et courageux du sultan lui a rapidement fait ramasser la dague et tuer le tigre. À partir de ce moment-là, on l'a surnommé "le Tigre de Mysore".

Le tigre de Tipu Sultan

Le tigre de Tipu Sultan

Le tombeau de Tipu Sultan. 	Srirangapatna, aujourd'hui Mandya, Karnataka

Le tombeau de Tipu Sultan. Srirangapatna, aujourd'hui Mandya, Karnataka

Le capitaine Nemo sur le pont du Nautilus, faisant le point.

Le capitaine Nemo sur le pont du Nautilus, faisant le point.

Tipu Sultan, le Tigre de Mysore
Tipu Sultan, le Tigre de Mysore
Tipu Sultan, le Tigre de Mysore
Dans "l'île mystérieuse" de Jules Verne, le capitaine Nemo, sur son lit de mort, raconte l'histoire de sa vie.

Dans "l'île mystérieuse" de Jules Verne, le capitaine Nemo, sur son lit de mort, raconte l'histoire de sa vie.

A leader of people believing in all religions

 

Dans le film indien "The Sword of Tipu Sultan", les parents de Tipu Sultan, Hyder Ali et Fatima Fakhr-un-Nisa, parlent de l'éducation de leur fils, encore enfant.

Tipu Sultan, le Tigre de Mysore
Tipu Sultan, le Tigre de Mysore
Tipu Sultan, le Tigre de Mysore
Tipu Sultan, le Tigre de Mysore
Tipu Sultan, le Tigre de Mysore
Tipu Sultan, le Tigre de Mysore
Tipu Sultan, le Tigre de Mysore
Tipu Sultan, le Tigre de Mysore
Tipu Sultan, le Tigre de Mysore
Tipu Sultan, le Tigre de Mysore
Tipu Sultan, le Tigre de Mysore
Tipu Sultan, le Tigre de Mysore
Tipu Sultan, le Tigre de Mysore
Tipu Sultan, le Tigre de Mysore
Tipu Sultan, le Tigre de Mysore

 

Images: captures d'écran du film indien " The Sword of Tipu Sultan".

https://www.youtube.com/watch?v=t-JKxwbBG70

A propos du film: https://en.wikipedia.org/wiki/The_Sword_of_Tipu_Sultan

Tipu Sultan, le Tigre de Mysore
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Général Leonid Ivashov: "L'humanité. Guerres mondiales et pandémies", "L'Esprit perdu".

30 Avril 2022 , Rédigé par Le Rouge et le Blanc Publié dans #Club d'Izborsk (Russie), #Général Leonid Ivashov, #Opération Coronavirus, #Guerre, #Histoire, #Philosophie, #Politique, #Russie

Leonid Ivashov. L'humanité. Guerres mondiales et pandémies

19 janvier 2022

Leonid Ivashov. L'humanité. Guerres mondiales et pandémies. - Moscou : Book World, 2020. - 544 с.

Plus l'ère de la bipolarité mondiale avance dans l'histoire, plus la tragédie de la destruction de la puissance soviétique et du système socialiste mondial est ressentie de manière aiguë et profonde. Ce n'est pas seulement un État puissant, l'un des centres de la construction mondiale du XXe siècle, qui a disparu de la carte politique du monde, mais aussi l'ancienne humanité avec son sens de la vie, son but et ses priorités de développement, les piliers de soutien de l'ordre mondial. L'essence et le rôle des sujets du processus politique mondial et les forces motrices du développement de la communauté humaine ont changé, la diversité des formes de développement et la compétitivité des systèmes sociaux des projets géopolitiques eurasien et atlantique ont fortement diminué. Le grand capital de nature transnationale est devenu le principal sujet du processus mondial. La notion même de "développement" a également changé de sens essentiel ; on peut plutôt parler de la dégradation de l'ancien modèle du monde et de l'humanité en général. Le principe de justice dans les relations internationales a été démantelé ; le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures des États, qui a été lancé et établi dans la Charte des Nations unies, a été détruit ; l'utilisation du pouvoir militaire et du "soft power" est devenue omniprésente. Pourquoi l'humanité en est-elle arrivée à une telle conclusion et qu'est-ce qui attend le monde ? Le colonel général Ivashov, président de l'Académie des problèmes géopolitiques, docteur en histoire, en parle dans son nouveau livre.

Traduit du russe par Le Rouge et le Blanc avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

Source: https://izborsk-club.ru/22192

 

Général Leonid Ivashov: "L'humanité. Guerres mondiales et pandémies", "L'Esprit perdu".

19 janvier 2022

Leonid Ivashov. "L'esprit perdu". - Moscou : Argumenty Nedeli, 2021. - 512 с.

L'homme n'a jamais pris la peine de comprendre le sens et les lois de l'univers, n'a jamais appris à vivre en harmonie avec la nature. Au contraire, il a tué, ruiné et volé. Dégradation rapide, confiance dans le "progrès technologique" (les nanotechnologies et l'intelligence artificielle sont un semblant pathétique des réalisations des civilisations précédentes).

Le livre montre toute l'impasse du cours consumériste actuel avec ses fausses théories du "milliard d'or", de la "croissance zéro (organique)" et des idées de surenrichissement. L'auteur pense que l'homme, la nature, l'univers créé par le Créateur, et au cœur de toutes choses se trouve l'énergie, mais pas la matière. L'auteur assène au lecteur une affirmation raisonnable : l'homme fait partie du domaine de l'information, et il n'est pas matériel ...

Le livre fournit de nombreuses données jusqu'alors classées secrètes, réfutant les croyances courantes, notamment la théorie du Big Bang et la doctrine darwinienne, et révèle les causes de l'état catastrophique de notre civilisation.

Traduit du russe par Le Rouge et le Blanc avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

Source: https://izborsk-club.ru/22234

 

Général Leonid Ivashov: "L'humanité. Guerres mondiales et pandémies", "L'Esprit perdu".
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L'entraide: Akira Miyawaki, Pierre Kropotkine

22 Avril 2022 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles Publié dans #Histoire, #Philosophie, #Russie, #Kropotkine, #Miyawaki

Akira Miyawaki, Elgene O. Box: The Healing Power of Forests: The Philosophy Behind Restoring Earth's Balance with Native Trees

Akira Miyawaki, Elgene O. Box: The Healing Power of Forests: The Philosophy Behind Restoring Earth's Balance with Native Trees

L'entraide: Akira Miyawaki, Pierre Kropotkine
Le prince Pierre Kropotkine (1842-1921)

Le prince Pierre Kropotkine (1842-1921)

L'entraide: Akira Miyawaki, Pierre Kropotkine
Pierre Kropotkine: "L'entraide, un facteur de l'évolution"

Pierre Kropotkine: "L'entraide, un facteur de l'évolution"

L'entraide: Akira Miyawaki, Pierre Kropotkine
L'entraide: Akira Miyawaki, Pierre Kropotkine
L'entraide: Akira Miyawaki, Pierre Kropotkine
L'entraide: Akira Miyawaki, Pierre Kropotkine
L'entraide: Akira Miyawaki, Pierre Kropotkine

PDF: https://www.levilainpetitcanard.be/wp-content/uploads/2018/11/Kropotkine-Pierre-Lentraide.pdf

Consulter aussi:

Jean-Marie Pelt, avec la collaboration de Franck Steffan: La solidarité chez les plantes, les animaux, les humains. Fayard, 2004.

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Gandhi: L'Europe

16 Avril 2022 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles Publié dans #Europe, #Histoire, #Philosophie, #Politique, #Gandhi

Gandhi: L'Europe
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UNE TRAGIQUE MÉPRISE

25 Février 2022 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles Publié dans #Amérique du sud, #Exploration, #Histoire, #Pérou, #Mexique

Moctezuma. Codex Mendoza.

Moctezuma. Codex Mendoza.

"Le peintre russe, Louis Choris, embarqua le 17 juillet 1815 à bord du Rurick en compagnie du botaniste Aldebert von Chamisso pour un voyage dans le Pacifique, initié en Russie par le comte de Romanzov. Au cours d’une expédition à but scientifique qui passa par le Chili, les îles Sandwich, Radak et Aléoutiennes, le Kamtchatka, la Californie et Sainte-Hélène où était alors emprisonné Napoléon Bonaparte, il ne cessa de peindre les paysages tropicaux ou enneigés de ces contrées, la faune et la flore et « les traits caractéristiques, la couleur, en un mot, la physionomie de ces peuples » alors encore méconnus". https://booknode.com/voyage_dans_le_pacifique_03387389

"Le peintre russe, Louis Choris, embarqua le 17 juillet 1815 à bord du Rurick en compagnie du botaniste Aldebert von Chamisso pour un voyage dans le Pacifique, initié en Russie par le comte de Romanzov. Au cours d’une expédition à but scientifique qui passa par le Chili, les îles Sandwich, Radak et Aléoutiennes, le Kamtchatka, la Californie et Sainte-Hélène où était alors emprisonné Napoléon Bonaparte, il ne cessa de peindre les paysages tropicaux ou enneigés de ces contrées, la faune et la flore et « les traits caractéristiques, la couleur, en un mot, la physionomie de ces peuples » alors encore méconnus". https://booknode.com/voyage_dans_le_pacifique_03387389

Ariki maori. Les ariki etaient les Anciens et les chefs des Maori et des peuples du Pacifique. https://teara.govt.nz/en/tribal-organisation/page-5

Ariki maori. Les ariki etaient les Anciens et les chefs des Maori et des peuples du Pacifique. https://teara.govt.nz/en/tribal-organisation/page-5

« Il faut se souvenir de la proclamation au peuple toltèque de Quetzalcoatl, dieu et roi, en l’an mille de l’ère chrétienne: « Lorsque les temps seront accomplis, je reviendrai au milieu de vous par la mer orientale, accompagné d’homme blancs et barbus… » C’est la raison pour laquelle l’arrivée des Espagnols fut tenue pour miraculeuse, et Hernan Cortes salué comme le dieu en personne. »

Jacques Soustelle, Album de la vie quotidienne des Aztèques. Hachette, Paris, 1959, p. 6.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Soustelle

 

On raconte la même chose à propos des Incas du Pérou (appelé en quechua Tawantinsuyu: l’Empire des quatre côtés): une prophétie annonçait que le dieu Viracocha arriverait un jour sous la forme d’un homme blanc et barbu, marquant la fin d’un cycle et le commencement d’une nouvelle ère.

Comme au Mexique, « on » a expliqué la conquête espagnole comme la réalisation de ces prophéties. C’est ce que nous disent les chroniqueurs et les historiens, qui étaient des Blancs ou des métis (comme l’Inca Garcilaso de la Vega, auteur des Commentaires royaux sur le Pérou des Incas). De même que le dieu Viracocha a été présenté comme le messager du Christ chez les peuples précolombiens.

Cette interprétation justifiait à merveille la domination politique espagnole et le messianisme religieux de l’Église catholique. Aujourd’hui encore, elle sert les intérêts de la suprématie occidentale sur l’Amérique autochtone, c’est pourquoi elle est véhiculée par la recherche officielle. La vérité me semble être toute autre.

D’abord, comment les Européens pourraient-ils incarner Quetzalcoatl ou Viracocha et « revenir » alors qu’avant la Conquête, ils n’étaient jamais venus? Comme il s’agissait de temps anciens, fabuleux, les Mexicains et les Incas, tout à leur surprise devant l’apparition de ces hommes et animaux (les chevaux de guerre) extraordinaires, n’ont certainement pas eu le temps d’y réfléchir.

L’utilisation de cette prophétie par l’idéologie européenne a masqué la réalité: les « hommes blancs et barbus » dont parlaient les prophéties n’étaient pas les Européens, mais d’autres peuples qui, eux, étaient déjà venus en Amérique centrale et du sud, par la mer: les habitants des îles du Pacifique, qui avaient colonisé ces régions d’Amérique il y a très longtemps. Comme les Européens, ils avaient le teint clair, comme les Maori et leurs chefs portaient la barbe.

Ce retour aux origines, comme l’atterrissage de pirogues océaniennes sur les côtes du Pérou, avait sans doute motivé l’expédition aux Îles de l’Ouest de l’Inca Tupac Yupanki au XVe siècle, qui quitta le nord du Pérou à la tête d’une armada d’un millier de radeaux à destination de l’île de Pâques, où il laissa une garnison et un temple, et de l’île Mangareva. De retour dans son pays, il fit agrandir et embellir le temple de Pachacamac, au bord du Pacifique, au sud de Lima, et se lança à la conquête du Collasuyu (Bolivie actuelle).

La surprise et la radicalisation de la conquête, le caractère totalitaire de la domination occidentale, autant sur le plan politique que religieux, si contraire à la mentalité indigène, peuvent expliquer cette interprétation, devenue dogmatique. Elle a été renforcée, de plus, par un autre dogme: celui du peuplement de l’Amérique par des peuples venus du Nord et d’Eurasie, par le détroit de Béring. Celui-ci n’a pu être que marginal en comparaison du peuplement en provenance d’Asie et des îles du Pacifique, comme le prouve la multiplicité des similitudes culturelles, religieuses, linguistiques et techniques des deux côtés du Pacifique (1). Multiplicité tellement générale, que par son ampleur et sa profondeur, elle échappe au regard myope des « intellectuels » occidentaux spécialisés, qu’ils soient d’Europe ou d’Amérique, à l’exception de rares esprits indépendants comme le savant Paul Rivet (2) ou le marin et historien naval Éric de Bisschop (3). Un proverbe japonais dit: « Il ne faut pas parler de la mer à un crapaud ».

La méprise des peuples américains a été tragique et fatale. Ils ont confondu les Européens destructeurs avec les ancêtres civilisateurs. Des civilisations américaines, ils ne reste plus rien ou presque rien.

Cette destruction en trois temps, d’abord par la Conquête, puis par la Révolution et l’instauration de républiques franc-maçonnes, et aujourd’hui par le globalisme, semble obéir à une loi de la physique: dans l’Univers, la destruction est sans commune mesure plus rapide que la création. Un exemple: il ne faut que quelques dizaines de minutes à un employé ignorant et irresponsable équipé d’une tronçonneuse pour abattre un arbre géant de la forêt primaire amazonienne âgé de 700 ans et dont la canopée, à 70 m du sol, abrite une faune et une flore d’une extrême richesse, totalement inconnues de la science et même des peuples aborigènes qui vivent en bas depuis des siècles (4).

Si les peuples américains avaient compris que ces arrivants n’étaient pas les Anciens dont parlaient leurs prophéties, mais des imposteurs, ils auraient chassés et sans doute combattus à mort, et le résultat n’aurait pas été le même. Il semble en effet que la victoire des Conquistadores a été moins due à leur supériorité militaire ou autre qu’à cette ancienne croyance et à la confiance avec laquelle les Amérindiens les avaient accueillis à leur arrivée, ne se doutant pas que ces étrangers ne respecteraient rien, en particulier la protection traditionnelle pour les vassaux ou les vaincus, ne laissant derrière eux que mensonge, mort, destruction et corruption.

 

Pierre-Olivier Combelles

Hacienda Pitunilla (Parinacochas, Ayacucho, Pérou)

24 février 2022

 

1 « Na wai taua ? » Conférence de Pierre-Olivier Combelles au Muséum d’histoire naturelle de Lima pour le 461e anniversaire de l’Université Nationale Majeure de San Marcos, le 15 mai 2012.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Rivet

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ric_de_Bisschop

4 Voir les travaux du botaniste Francis Hallé et du « Radeau des cimes ».

 

Note. Un ami lecteur, Alain Sennepin https://europe-tigre.over-blog.com/ me signale avec raison l'adjectif "orientale" au sujet de la mer dans la prophétie de Quetzalcoatl et qui semble être en contradiction avec mon analyse. Je ne connais pas le texte espagnol original de cette prophétie rapportée par Soustelle, sans doute un chroniqueur espagnol. Il peut s'agir, de la part de ce chroniqueur ou historien, d'une erreur de compréhension et d'interprétation, involontaire ou volontaire. Les prophéties incaïques, elles, parlent simplement de "la mer" sans préciser laquelle. La question ne se posait guère d'ailleurs pour les habitants de la côte Pacifique de l'Amérique du sud. En revanche, ce que l'on peut à juste titre se demander, c'est si les peuples du Pacifique qui ont atterri sur les côtes d'Amérique (en pirogues de haute mer d'exploration et en radeaux de colonisation comme Tahiti Nui I et II, ceux qu'a construit Eric de Bisschop) avant la conquête espagnole avaient découvert et exploré les côtes atlantiques de l'Amérique et en particulier celles du Mexique. Tout cela est très intéressant mais ne doit pas nous faire perdre de vue l'essentiel qui est ceci: le peuplement ancien des Amériques et surtout de l'Amérique du sud et de l'Amérique centrale s'est fait principalement par le Pacifique, par la mer. D'Ouest en Est. Et ce que les peuples autochtones riverains du Pacifique ont en commun compte beaucoup plus que ce qui les sépare. L'Européisme est un puissant projecteur électrique qui voudrait nous faire oublier la lumière du Soleil. Avant la Conquête, les origines des habitants de l'Amérique étaient à l'ouest et c'est ce savait à mon avis l'Inca Tupac Yupanki.

UNE TRAGIQUE MÉPRISE
Diego Rivera: La conquête du Mexique (fresque, détail).

Diego Rivera: La conquête du Mexique (fresque, détail).

Diego Rivera, La conquête du Mexique (fresque, détail)

Diego Rivera, La conquête du Mexique (fresque, détail)

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Zum Gedenken an Graf Klaus von Stauffenberg (1907-1944)

28 Juin 2021 , Rédigé par Rot und Weiß Publié dans #Allemagne, #Guerre, #Histoire

Zum Gedenken an Graf Klaus von Stauffenberg (1907-1944)
(capture d'écran du film ci-dessus). Cérémonie d'inauguration à Berlin de la statue commémorative de Klaus von Stauffenberg , par Richard Scheibe. https://de.wikipedia.org/wiki/Gedenkstätte_Deutscher_Widerstand

(capture d'écran du film ci-dessus). Cérémonie d'inauguration à Berlin de la statue commémorative de Klaus von Stauffenberg , par Richard Scheibe. https://de.wikipedia.org/wiki/Gedenkstätte_Deutscher_Widerstand

Zum Gedenken an Graf Klaus von Stauffenberg (1907-1944)

Comme Thésée qui tua le Minotaure, ce sont les Héros, qui, aidés par les Dieux, délivrent les hommes de leurs maux et de leurs oppresseurs. 
Si le comte Klaus von Stauffenberg n'a pas réussi son complot contre Hitler, sa noblesse, sa bravoure et son sacrifice, qui honorent sa famille et le peuple allemand, resteront un exemple pour toujours. Même si derrière Hitler se cachaient d'autres Minotaures, encore plus dangereux...

 

Site internet de la famille de Stauffenberg et du château de Greifenstein où il est né, en Bavière:

http://schloss-greifenstein.de

Zum Gedenken an Graf Klaus von Stauffenberg (1907-1944)
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Victor Hugo: Lettre au capitaine Butler sur le sac du Palais d'Été, en Chine (1860)

26 Juin 2021 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles Publié dans #Victor Hugo, #Angleterre, #Chine, #France, #Guerre, #Histoire

Victor Hugo: Lettre au capitaine Butler sur le sac du Palais d'Été, en Chine (1860)

Hauteville House, 25 novembre 1861

 

 

Vous me demandez mon avis, monsieur, sur l’expédition de Chine. Vous trouvez cette expédition honorable et belle, et vous êtes assez bon pour attacher quelque prix à mon sentiment ; selon vous, l’expédition de Chine, faite sous le double pavillon de la reine Victoria et de l’empereur Napoléon, est une gloire à partager entre la France et l’Angleterre, et vous désirez savoir quelle est la quantité d’approbation que je crois pouvoir donner à cette victoire anglaise et française.

 

Puisque vous voulez connaître mon avis, le voici :

 

ll y avait, dans un coin du monde, une merveille du monde ; cette merveille s’appelait le Palais d’été. L’art a deux principes, l’Idée qui produit l’art européen, et la Chimère qui produit l’art oriental. Le Palais d’été était à l’art chimérique ce que le Parthénon est à l’art idéal. Tout ce que peut enfanter l’imagination d’un peuple presque extra-humain était là. Ce n’était pas, comme le Parthénon, une œuvre rare et unique ; c’était une sorte d’énorme modèle de la chimère, si la chimère peut avoir un modèle.

 

Imaginez on ne sait quelle construction inexprimable, quelque chose comme un édifice lunaire, et vous aurez le Palais d’été. Bâtissez un songe avec du marbre, du jade, du bronze, de la porcelaine, charpentez-le en bois de cèdre, couvrez-le de pierreries, drapez-le de soie, faites-le ici sanctuaire, là harem, là citadelle, mettez-y des dieux, mettez-y des monstres, vernissez-le, émaillez-le, dorez-le, fardez-le, faites construire par des architectes qui soient des poètes les mille et un rêves des mille et une nuits, ajoutez des jardins, des bassins, des jaillissements d’eau et d’écume, des cygnes, des ibis, des paons, supposez en un mot une sorte d’éblouissante caverne de la fantaisie humaine ayant une figure de temple et de palais, c’était là ce monument. Il avait fallu, pour le créer, le lent travail de deux générations. Cet édifice, qui avait l’énormité d’une ville, avait été bâti par les siècles, pour qui ? pour les peuples. Car ce que fait le temps appartient à l’homme. Les artistes, les poètes, les philosophes, connaissaient le Palais d’été ; Voltaire en parle. On disait : le Parthénon en Grèce, les Pyramides en Egypte, le Colisée à Rome, Notre-Dame à Paris, le Palais d’été en Orient. Si on ne le voyait pas, on le rêvait. C’était une sorte d’effrayant chef-d’œuvre inconnu entrevu au loin dans on ne sait quel crépuscule, comme une silhouette de la civilisation d’Asie sur l’horizon de la civilisation d’Europe.

 

Cette merveille a disparu.

 

Un jour, deux bandits sont entrés dans le Palais d’été. L’un a pillé, l’autre a incendié. La victoire peut être une voleuse, à ce qu’il paraît. Une dévastation en grand du Palais d’été s’est faite de compte à demi entre les deux vainqueurs. On voit mêlé à tout cela le nom d’Elgin, qui a la propriété fatale de rappeler le Parthénon. Ce qu’on avait fait au Parthénon, on l’a fait au Palais d’été, plus complètement et mieux, de manière à ne rien laisser. Tous les trésors de toutes nos cathédrales réunies n’égaleraient pas ce splendide et formidable musée de l’orient. Il n’y avait pas seulement là des chefs-d’œuvre d’art, il y avait un entassement d’orfèvreries. Grand exploit, bonne aubaine. L’un des deux vainqueurs a empli ses poches, ce que voyant, l’autre a empli ses coffres ; et l’on est revenu en Europe, bras dessus, bras dessous, en riant. Telle est l’histoire des deux bandits.

 

Nous, Européens, nous sommes les civilisés, et pour nous, les Chinois sont les barbares. Voila ce que la civilisation a fait à la barbarie.

 

Devant l’histoire, l’un des deux bandits s’appellera la France, l’autre s’appellera l’Angleterre. Mais je proteste, et je vous remercie de m’en donner l’occasion ; les crimes de ceux qui mènent ne sont pas la faute de ceux qui sont menés ; les gouvernements sont quelquefois des bandits, les peuples jamais.

 

L’empire français a empoché la moitié de cette victoire et il étale aujourd’hui avec une sorte de naïveté de propriétaire, le splendide bric-à-brac du Palais d’été.

 

J’espère qu’un jour viendra où la France, délivrée et nettoyée, renverra ce butin à la Chine spoliée.

 

En attendant, il y a un vol et deux voleurs, je le constate.

 

Telle est, monsieur, la quantité d’approbation que je donne à l’expédition de Chine.

 

Victor Hugo

Victor Hugo: Lettre au capitaine Butler sur le sac du Palais d'Été, en Chine (1860)
Victor Hugo: Lettre au capitaine Butler sur le sac du Palais d'Été, en Chine (1860)

Sur le même sujet et sur le même blog:

Henry de Mesquen et la Chine
https://pocombelles.over-blog.com/henry-de-mesquen-et-la-chine

Henry de Lesquen, Énarque, incarne pour moi ce qu'il y a de plus stupide, borné, arrogant, autoritaire et méchant en France et chez les Français, où se côtoient le pire et le meilleur. Il incarne aussi le colonialisme issu de la Révolution, qui a formé un amalgame avec celui des Anglais puis des Israéliens et aujourd'hui celui de l'oligarchie mondialiste. Colonialisme matérialiste qui n'a rien à voir avec les relations que les Français avaient avec les peuples lointains sous la Monarchie et qui les faisaient apprécier en général.

A propos de l'annexion peu glorieuse de l'archipel des Marquises par la France (1842)
https://pocombelles.over-blog.com/2019/10/l-annexion-peu-glorieuse-de-l-archipel-des-marquises-en-1842-par-la-france-herman-melville-taipi.html

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Youri Tavrovsky : le « Grand jeu » continue (Club d'Izborsk, 25 juin 2021)

26 Juin 2021 , Rédigé par Le Rouge et le Blanc Publié dans #Angleterre, #Chine, #France, #Guerre, #Histoire, #Politique, #Russie, #USA

Youri Tavrovsky : le « Grand jeu » continue  (Club d'Izborsk, 25 juin 2021)

Youri Tavrovsky : le « Grand jeu » continue

 

25 juin 2021

 

https://izborsk-club.ru/21267

 

 

La provocation de l'Angleterre au Cap Fiolent rappelle les attaques de l'ancienne "maîtresse des mers" sur nos terres balnéaires au XIXe siècle. Pendant la guerre de Crimée (1853-56), les Anglais ont attaqué non seulement Sébastopol sur la mer Noire, mais aussi Petropavlovsk-Kamchatsky sur le Pacifique. De manière caractéristique, la guerre de Crimée a eu lieu entre la première guerre de l'opium (1840-42) et la deuxième guerre de l'opium (1856-60). À l'époque déjà, la Russie avait proposé à la Chine un "partenariat stratégique", mais elle n'a pas été comprise...

 

C'est ainsi que les choses se sont passées à Petropavlovsk, ma petite patrie. Là-bas, non loin de chez moi, dans la rue Morskaya, se trouve un monument au général Vasily Zavoyko, qui a dirigé la défense de Petropavlovsk-Kamchatsky. À l'époque, c'était notre principale base d'approvisionnement pour l'Amérique russe.

 

En août 1854, l'escadre anglo-française, qui vient encore de tirer sur les ports chinois, attaque la ville. L'objectif est d'établir un contrôle sur l'ensemble de la côte ouest du Pacifique, et pas seulement sur la côte chinoise. La tactique était bien pratiquée sur les Chinois. Les Alliés ont d'abord bombardé Petropavlovsk avec des canons de bord à longue portée, puis ils ont lancé un assaut amphibie. L'ennemi avait 7 navires de guerre, 212 canons, 2,6 mille baïonnettes. Dans la garnison russe - 920 hommes, 40 petits canons de l'ancien style, 27 canons de marine sur la frégate "Aurora" et le transport "Dvina".

 

Les forces sont clairement inégales. Cependant, la garnison et les résidents locaux ont repoussé la première attaque. Le deuxième assaut de la ville a été mené par un régiment sélectionné de Gibraltar. Les 926 "Gibraltariens" ont été détruits ainsi que le commandant du régiment, le capitaine Parker. Le commandant anglais, l’amiral Price s'est suicidé à cause d'une telle perte. Petropavlovsk est resté russe.

 

Peu après, en 1856, les Britanniques ont entamé la deuxième guerre de l'opium. Ils ont fait valoir que les Chinois n'avaient pas suffisamment ouvert le pays au commerce. Une fois de plus, il y a eu des bombardements de ports et des pillages de villes. Pékin est envahi, le palais d'été impérial brûlé. Le Fils du Ciel lui-même a fui la capitale.

 

Le souvenir du double viol collectif de la Chine par les Britanniques et les Français pendant les guerres de l'opium n'a même pas pu atténuer les atrocités commises par les samouraïs japonais en 1931-1945. La tragédie était profondément ancrée dans l'inconscient collectif de la nation. À Pékin, j'ai vu les ruines du palais d'été impérial. Maintenant c'est un centre d'éducation patriotique. Les enfants sont amenés ici en bus. "Regardez, les enfants, les gens qui nous apportent la 'civilisation' !

 

Nous aussi, en Crimée, nous devrions nous rappeler plus souvent l'agression de l'"OTAN du XIXe siècle" contre la Russie !

 

 

Youri Tavrovsky

 

Youri Vadimovich Tavrovsky (né en 1949) est un orientaliste, professeur à l'Université de l'amitié des peuples de Russie, membre du présidium de l'Académie eurasienne de télévision et de radio. Il est un membre permanent du Club d’Izborsk.

 

Traduit du russe par Le Rouge et le Blanc avec DeepL.

Le Panorama du Siège de Sébastopol réalisé en 1904 par Franz Roubaud. La peinture de 114 mètres de long sur 14 de haut est exposée dans un pavillon dédié à Sébastopol. Source: Wikipedia

Le Panorama du Siège de Sébastopol réalisé en 1904 par Franz Roubaud. La peinture de 114 mètres de long sur 14 de haut est exposée dans un pavillon dédié à Sébastopol. Source: Wikipedia

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Pierre Dortiguier: Le roi et l'Ancien Régime

6 Juin 2021 , Rédigé par Le Rouge et le Blanc Publié dans #France, #Histoire, #Philosophie, #Politique, #Pierre Dortiguier

De la monarchie absolutiste de Louis XIV à l'absolutisme de la Révolution: l'exemple de l'Alsace, par Pierre Dortiguier:

https://www.lelibrepenseur.org/la-decadence-de-la-france-nest-pas-recente-par-pierre-dortiguier/

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