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Le Rouge et le Blanc, ou le Fil d'Ariane d'un voyageur naturaliste

sciences

Le Dr Russell Blaylock explique la prise de contrôle de la médecine par Big Pharma et les bureaucrates et le massacre des innocents par les protocoles Covid

3 Mai 2022 , Rédigé par Le Rouge et le Blanc Publié dans #Opération Coronavirus, #Santé, #Sciences

La pandémie de COVID et le vaccin à ARNm : Quelle est la vérité ?

Dr Russell L. Blaylock

La pandémie de COVID-19 est l'un des événements liés aux maladies infectieuses les plus manipulés de l'histoire, caractérisé par des mensonges officiels dans un flot incessant mené par les bureaucraties gouvernementales, les associations médicales, les commissions médicales, les médias et les agences internationales[3, 6, 57].

Nous avons été témoins d'une longue liste d'intrusions sans précédent dans la pratique médicale, y compris des attaques contre des experts médicaux, la destruction de carrières médicales parmi les médecins refusant de participer au meurtre de leurs patients et une régimentation massive des soins de santé, dirigée par des individus non qualifiés disposant d'une énorme richesse, de pouvoir et d'influence.

Pour la première fois dans l'histoire américaine, un président, des gouverneurs, des maires, des administrateurs d'hôpitaux et des bureaucrates fédéraux déterminent les traitements médicaux non pas sur la base d'informations précises fondées sur la science ou même sur l'expérience, mais plutôt pour forcer l'acceptation de formes spéciales de soins et de "prévention" - y compris le Remdesivir, l'utilisation de respirateurs et, finalement, une série de vaccins à ARN messager essentiellement non testés.

Pour la première fois dans l'histoire des traitements médicaux, les protocoles ne sont pas formulés sur la base de l'expérience des médecins qui traitent avec succès le plus grand nombre de patients, mais plutôt sur celle d'individus et de bureaucraties qui n'ont jamais traité un seul patient - notamment Anthony Fauci, Bill Gates, EcoHealth Alliance, le CDC, l'OMS, les responsables de la santé publique des États et les administrateurs d'hôpitaux[23, 38].

Les médias (télévision, journaux, magazines, etc.), les sociétés médicales, les commissions médicales d'État et les propriétaires de médias sociaux se sont désignés comme la seule source d'information concernant cette soi-disant "pandémie".

Des sites Web ont été supprimés, des médecins cliniciens et des experts scientifiques hautement qualifiés et expérimentés dans le domaine des maladies infectieuses ont été diabolisés, des carrières ont été détruites et toutes les informations divergentes ont été qualifiées de "désinformation" et de "mensonges dangereux", même lorsqu'elles provenaient des meilleurs experts dans les domaines de la virologie, des maladies infectieuses, des soins intensifs pulmonaires et de l'épidémiologie.

Ces occultations de la vérité se produisent même lorsque ces informations sont étayées par de nombreuses citations scientifiques émanant de certains des spécialistes médicaux les plus qualifiés au monde[23]. Incroyablement, même des personnes telles que le Dr Michael Yeadon, ancien scientifique en chef à la retraite et vice-président de la division scientifique de la société pharmaceutique Pfizer au Royaume-Uni, qui a accusé la société de fabriquer un vaccin extrêmement dangereux, sont ignorées et diabolisées. En outre, lui et d'autres scientifiques hautement qualifiés ont déclaré que personne ne devrait prendre ce vaccin.

Le Dr Peter McCullough, l'un des experts les plus cités dans son domaine, qui a traité avec succès plus de 2000 patients atteints du COVID en utilisant un protocole de traitement précoce (que les soi-disant experts ont complètement ignoré), a été victime d'une attaque particulièrement vicieuse de la part de ceux qui bénéficient financièrement des vaccins. Il a publié ses résultats dans des revues à comité de lecture, faisant état d'une réduction de 80 % des hospitalisations et de 75 % des décès grâce à un traitement précoce[44]. Malgré cela, il fait l'objet d'une série d'attaques incessantes de la part des contrôleurs de l'information, dont aucun n'a traité un seul patient.

Ni Anthony Fauci, ni le CDC, ni l'OMS, ni aucun établissement médical gouvernemental n'ont jamais proposé de traitement précoce autre que le Tylenol, l'hydratation et l'appel d'une ambulance dès que vous avez des difficultés à respirer. C'est sans précédent dans toute l'histoire des soins médicaux, car le traitement précoce des infections est essentiel pour sauver des vies et prévenir les complications graves. Non seulement ces organisations médicales et les chiens de poche du gouvernement fédéral n'ont même pas suggéré un traitement précoce, mais ils ont attaqué quiconque tentait d'initier un tel traitement avec toutes les armes à leur disposition - perte de licence, retrait des privilèges hospitaliers, honte, destruction des réputations et même arrestation [2].

Un bon exemple de cet outrage à la liberté d'expression et à la fourniture d'informations sur le consentement éclairé est la récente suspension par le conseil médical du Maine de l'autorisation d'exercer du Dr Meryl Nass et l'ordre de lui faire subir une évaluation psychiatrique pour avoir prescrit de l'Ivermectine et partagé son expertise dans ce domaine[9, 65] Je connais personnellement le Dr Nass et je peux me porter garant de son intégrité, de son intelligence et de son dévouement à la vérité. Ses références scientifiques sont impeccables. Ce comportement d'un conseil de l'ordre des médecins rappelle la méthodologie du KGB soviétique à l'époque où les dissidents étaient incarcérés dans des goulags psychiatriques pour faire taire leur dissidence.

(...)

Traduit de l'anglais par Le Rouge et le Blanc avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

Lisez la suite ici, sur le site Globalresearch.ca: https://www.globalresearch.ca/covid-update-what-truth/5779037

Le groupe pharmaceutique américain Pfizer a enregistré un chiffre d'affaires d'environ 24 milliards d'euros au premier trimestre, en hausse de 77% sur un an, en grande partie grâce aux ventes de son vaccin contre le Covid-19.

En savoir plus sur RT France : https://francais.rt.com/economie/98299-24-milliards-deuros-chiffre-daffaires-pfizer-bondit-77-vaccin-covid

 

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Vers une famine mondiale organisée

2 Mai 2022 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles Publié dans #Agriculture, #Economie, #Environnement, #Nature, #Politique, #Santé, #Sciences, #Société

Article du quotidien péruvien "Expreso".

Article du quotidien péruvien "Expreso".

Le "changement climatique anthropique" est une escroquerie, une opération psychologique servant de prétexte pour réaliser d'immenses changements économiques, culturels et socio-politiques à l'échelle mondiale. C'est une instrumentalisation, inventée par Al Gore le bien-nommé, des constantes et multiples variations du climat depuis que la Terre existe ("La seule chose qui ne change jamais, c'est que tout change toujours".- Proverbe taoïste chinois). Comme avec l'Opération Covid, et avec d'énormes profits financiers pour les intéressés, elle a aussi servi à asservir la science, par la corruption comme par la punition. Les programmes scientifiques doivent répondre à des critères idéologiques et les scientifiques qui n'acceptent pas sont écartés, suspendus, censurés, diffamés.

Dans les années 1990/2000, vivant et faisant de la recherche en botanique et en ethnobiologie de manière indépendante en Amérique du sud (Pérou et Bolivie), je m'étais rendu compte par exemple que les programmes de l'IRD (Institut pour la Recherche en Développement), autrefois ORSTOM (Office de la Recherche Scientifique dans les Territoires d'Outre-Mer) étaient directement déterminés par le Sommet de Rio de 1992 et par la politique de l'ONU, notamment celle du réchauffement/changement climatique, et par les intérêts privés de l'industrie (breveter par exemple les plantes alimentaires ou médicinales autochtones). Ces "recherches" étaient déconnectées de l'histoire et de la réflexion philosophique, et d'ailleurs les chercheurs titulaires, bénéficiant de salaires et d'indemnités d'expatriés mirobolants (ils étaient là, dans ces pays très pauvres "pour se faire des couilles en or", selon leurs propres termes) étaient généralement incultes et sans scrupules: des "mercenaires de la science", comme je les avais appelés à l'époque.

Dans idéologie du réchauffement/changement climatique anthropique, aucune réflexion critique, aucun débat, aucune contestation ne sont autorisés.

Le "changement climatique", boosté par la guerre contre la Russie qui a des conséquences mondiales sur l'approvisionnement en céréales, surtout de blé (dont l'importance dans l'alimentation moderne a pris une importance aberrante) va justifier le passage à une alimentation artificielle, la plus artificielle possible, utilisant les découvertes de la bio-technologie. Celle qui rapporte le plus au secteur financier et par ses conséquences désastreuses sur la santé humaine (ne parlons pas de l'impact sur la nature, considérée comme une poubelle), contribue à réaliser le programme malthusien de dépopulation de la planète.

Le véganisme, né sur la côte ouest des États-Unis, est un des moteurs de cette "transition écologique" (qui n'a rien d'écologique), ce passage au "capitalisme vert et inclusif" prôné par la Haute Finance avec la bénédiction du Vatican.

https://www.forbes.com/sites/jackkelly/2020/12/09/pope-francis-partners-with-corporate-titans-to-make-capitalism-more-inclusive-and-fair-is-this-for-real-or-just-corporate-virtue-signaling/?sh=5dac7be4c7b1

Tout cela suppose l'uniformisation et l'urbanisation générale des humains, afin de les parquer, de les modifier et les contrôler comme du bétail. Pire que du bétail même: comme une fourmilière qu'il faut détruire. Urbanisation (dans des métropoles ou des mégapoles qui n'ont plus rien à voir avec les villes traditionnelles) qui a été accélérée par la virtualisation des échanges provoquée par la "crise" du Covid.

Avec la "pandémie" (terme mensonger de l'O.M.S, financée en grande partie par Bill Gates), les élèves des écoles, collèges et universités du Pérou, par exemple, ont été obligés se suivre l'enseignement à distance. Pour cela, il faut des appareils compliqués et coûteux: smartphones, tablettes, ordinateurs, un abonnement téléphonique et à internet, l'acquisition de techniques en général totalement étrangères aux parents et aux grands-parents, et une connexion inexistante dans les "campagnes". Le résultat est catastrophique. les professeurs avouent que les élèves ne travaillent plus, constamment distraits par leurs portables.

Bilan au Pérou: les villages et hameaux ruraux se sont vidés, les enfants étant obligés d'aller vivre en ville pour suivre les cours ... virtuellement ! Dans ce  pays d'agriculteurs qui, dans le passé préhispanique, ont domestiqué tant de plantes comme la pomme de terre, la oca, l'ulluco, la mashwa, la maca, l'achira, l'arracacha, le cedrón, la cacahuète (mani), des Passiflores (tumbo, granadilla, maracuya), et tant d'autres, la main d’œuvre rurale est devenue encore plus rare. Et bien entendu, les jeunes qui vivent en ville ne reviendront plus travailler aux champs. Ils deviendront, non pas des producteurs, mais des consommateurs, directement dépendants du "libre-échange", des modes véhiculées par les réseaux sociaux et les vedettes du sport et du show-business, des importations et des exportations, elles-mêmes soumises aux lois et aux vicissitudes du Marché et de la politique internationale.

Les gouvernements qui se sont suivis ont tous pratiqué la même politique néfaste d'assistance qui consiste d'une part à freiner la production nationale au profit des importations et d'autre part à distribuer à la population appauvrie voire misérable des aides (sous condition de vaccination aujourd'hui!): "bonos" de quelques centaines de soles, approvisionnement en aliments de base de très médiocre qualité (pâtes) par des organisations comme les Restaurants populaires, Vaso de Leche, etc. Et cela dans les zones rurales où les habitants devraient vivre de la production agricole !

Au Pérou, pays tropical où l'on peut cultiver toute l'année et jusqu'à plus de 4000 mètres d'altitude (4350 m exactement pour la maca, Lepidium meyenii), tous les prix augmentent en raison de la pénurie de carburant et aussi de farine de blé qui était en grande partie importée d'Ukraine et de Russie avant la guerre. Sur les 2 millions de tonnes consommées chaque année au Pérou, 800.000 tonnes étaient importées et seulement 200.000 tonnes produites nationalement. Alors que partout dans les Andes on peut cultiver le blé, en plus de l'orge, du maïs, de la pomme de terre et quantité d'autres plantes alimentaires, avec en plus toutes les ressources infinies de la Côte et de l'Amazonie!

Aujourd'hui, nous assistons aussi à une pénurie de fertilisants, d'engrais chimiques, qui aggrave la crise alimentaire. C'est la rançon du passage à l'agriculture industrielle. Les petits agriculteurs péruviens, depuis des temps immémoriaux, n'utilisent que des engrais naturels: "guano" de poules, de cochons d'Inde, des îles ("guano de las islas"), guano de molle (humus de l'arbre Schinus molle), etc. Ils sont donc autonomes. C'est insupportable pour le Marché, le Libre-échange et le néo-libéralisme.

En Inde, 70% de la population sont des petits agriculteurs. Aujourd'hui, ils manifestent massivement contre le passage à l'agriculture industrielle que cherche à imposer le premier ministre Narendra Modi, un néo-libéral, actuellement en visite officielle en France, après celle de la Commission européenne.

https://mu.ambafrance.org/Visite-du-Premier-Ministre-Narendra-Modi-en-France

https://french.almanar.com.lb/2317229

La situation au Pérou est une aberration totale, qui s'explique par le manque de culture générale de la population (qu'on ne peut pas lui reprocher : "Le peuple étant toujours enfant, le Souverain doit toujours être père" - Rivarol), mais surtout par la bêtise, l'arrogance, la corruption et la méchanceté des milieux politiques, médiatiques et d'affaires péruviens et leur soumission totale à l'idéologie internationale et du Marché ainsi qu' au règne absolu de l'Argent et du profit.

C'est cela le "Progrès", selon certains. Le Progrès... vers quoi ?...

Le président Pedro Castillo, cible des milieux d'argent au Pérou, mais élu par la majorité des Péruviens, devrait profiter de la crise actuelle pour susciter un retour à la terre et redévelopper la petite agriculture, en donnant lui-même l'exemple.

https://www.hispantv.com/noticias/peru/542673/castillo-racismo-derecha-referendum

Pierre-Olivier Combelles

(Naturaliste, ethnobiologiste, ancien membre du Laboratoire d'Ethnobiologie-Géographie du Muséum  national d'Histoire naturelle)

 

Sur les mêmes sujets et sur le même blog:

https://pocombelles.over-blog.com/article-le-perou-pays-emergent-qui-pratique-l-inclusion-sociale-111485954.html

https://pocombelles.over-blog.com/2016/08/ernesto-cardenal-economia-de-tahuantinsuyu.html

https://pocombelles.over-blog.com/2015/10/vivre-c-est-penser.html

et ailleurs:

Vers une catastrophe alimentaire mondiale, provoquée par des actes de sabotage. politiqueBiden utilise cyniquement l’Ukraine pour couvrir le sabotage alimentaire
Par F. William Engdahl

Mondialisation.ca, 28 avril 2022

https://www.mondialisation.ca/vers-une-catastrophe-alimentaire-mondiale-provoquee-par-des-actes-de-sabotage-politique/5667739

Pénuries alimentaires dans six mois – Les mondialistes nous disent ce qui va se passer ensuite

par Brandon Smith

https://strategika.fr/2022/05/02/penuries-alimentaires-dans-six-mois-les-mondialistes-nous-disent-ce-qui-va-se-passer-ensuite/

https://alt-market.us/food-shortages-in-six-months-the-globalists-are-telling-us-what-happens-next/

Vers une famine mondiale organisée
Vers une famine mondiale organisée
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Claude Bourguignon: Gestion de la pathologie végétale et gestion de la pathologie humaine

30 Avril 2022 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles Publié dans #Agriculture, #Environnement, #France, #Nature, #Opération Coronavirus, #Politique, #Santé, #Sciences

Capture d'écran. "Discussion avec Claude Bourguignon" (vidéos ci-dessus)

Capture d'écran. "Discussion avec Claude Bourguignon" (vidéos ci-dessus)

Claude Bourguignon est un microbiologiste des sols. Il a travaillé à l'INRA (France) avant de quitter cet organisme, en désaccord avec sa politique.

Cette citation date de quelques années, d'avant la "plandémie" du Covid. On ne peut que faire le parallèle entre l'agriculture industrielle actuelle qui est, selon son expression "la gestion de la pathologie végétale" et la "Santé", devenue la "gestion de la pathologie humaine". Toutes deux témoignent de la même perversion. Perversion fondée sur le mensonge et la torsion du sens des mots selon la méthode orwellienne (Orwell ayant été un initié et 1984 étant un programme, comme Le Meilleur des Mondes d'Huxley), conséquences du pouvoir absolu de l'argent et de la religion du profit et de l'usure imposés par quelques-uns à l'ensemble de l'humanité.

Conversation avec Claude Bourguignon (2011). À visionner absolument:

https://www.youtube.com/watch?v=bCfPYKrESPI

https://www.youtube.com/watch?v=Ec_efHkkpFM

Claude Bourguignon, c'est l'intelligence, la vraie intelligence, l'intelligence profonde, élevée, vaste, cosmique, holistique. C'est l'intelligence de la vie. Née du contact intime avec la terre. C'est la sagesse.

P.O.C.

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F. William Engdahl: Après le COVID, Davos passe à la Grande Réinitialisation

31 Mai 2021 , Rédigé par Le Rouge et le Blanc Publié dans #F. William Engdahl, #Agriculture, #Bill Gates, #Economie, #Environnement, #Guerre, #Opération Coronavirus, #Politique, #Sciences, #Société

Après le COVID, Davos passe à la Grande Réinitialisation

 

Par F. William Engdahl

 

25 janvier 2021

 

http://www.williamengdahl.com/englishNEO25Jan2021.php

 

 

 

Avec la présidence américaine de Biden, Washington a rejoint l'agenda du réchauffement climatique des Accords de Paris. La Chine s'est engagée à respecter des normes strictes en matière d'émissions de CO2 d'ici 2060, et le Forum économique mondial est sur le point de dévoiler ce qui transformera notre mode de vie dans ce que Klaus Schwab, directeur du WEF, appelle la grande réinitialisation. Ne vous y trompez pas. Tout ceci s'inscrit dans un programme planifié depuis des décennies par les vieilles familles riches comme Rockefeller et Rothschild. Brzezinski l'a appelé la fin de l'État-nation souverain. David Rockefeller l'a appelé "un gouvernement mondial". George H.W. Bush en 1990 l'a appelé le Nouvel Ordre Mondial. Maintenant, nous pouvons mieux voir ce qu'ils prévoient d'imposer si nous le permettons.

 

La grande réinitialisation du Forum économique mondial est un déploiement du XXIe siècle pour une nouvelle forme de contrôle total mondial. "Nous n'avons qu'une seule planète et nous savons que le changement climatique pourrait être la prochaine catastrophe mondiale avec des conséquences encore plus dramatiques pour l'humanité. Nous devons dé-carboniser l'économie dans le court laps de temps qui nous reste et remettre notre pensée et notre comportement en harmonie avec la nature", a déclaré M. Schwab, fondateur du WEF, à propos de l'agenda de janvier 2021. La dernière fois que ces acteurs ont fait quelque chose d'une ampleur similaire, c'était en 1939, à la veille de la Seconde Guerre mondiale.

 

Études sur la guerre et la paix

 

À cette époque, la Fondation Rockefeller finançait un groupe stratégique top secret travaillant au sein du New York Council on Foreign Relations. Il était connu sous le nom de War and Peace Studies et dirigé par le "Haushofer de l'Amérique", le géographe Isaiah Bowman de l'université Johns Hopkins. Avant même que les chars Panzer allemands n'aient pénétré en Pologne, ils planifiaient un monde d'après-guerre dans lequel les États-Unis émergeraient comme l'unique vainqueur et remplaceraient les Britanniques en tant que puissance hégémonique mondiale.

 

La formulation d'une Organisation des Nations Unies dominée par les États-Unis et d'un ordre monétaire de Bretton Woods basé sur le dollar faisait partie de leur projet. En 1941, alors que l'Amérique entrait officiellement en guerre, le groupe CFR a envoyé un mémo au département d'État américain : "Si l'on énonce des buts de guerre qui semblent ne concerner que l'impérialisme anglo-américain, ils n'offriront pas grand-chose aux peuples du reste du monde. Les intérêts des autres peuples devraient être soulignés. Cela aurait un meilleur effet de propagande."

 

Ce projet réussi a été le cadre de ce que Henry Luce a appelé en 1941 « Le Siècle américain », et a duré jusqu'à tout récemment.

 

Aujourd'hui, ces mêmes familles, dont la Fondation Rockefeller et les Rothschild en la personne du "Conseil pour un capitalisme inclusif avec le Vatican" de Lynn de Rothschild, s'apprêtent à créer la prochaine génération dans leur quête de domination mondiale. C'est ce qu'on appelle « La Grande Réinitialisation ». Il nécessite un gouvernement mondial, un plan approuvé de manière significative par le pape jésuite François. Son responsable des relations publiques, Klaus Schwab, est un protégé avoué de l'initié des Rockefeller, Henry Kissinger, depuis l'époque où ils étaient à Harvard, il y a 50 ans.

 

Mieux reconstruire

 

En mai 2020, alors que le coronavirus avait provoqué une panique mondiale bien au-delà de l'épidémie initiale à Wuhan, le prince héritier britannique Charles, ainsi que le fondateur du Forum économique mondial, Klaus Schwab, ont dévoilé ce qu'ils ont joyeusement appelé « La Grande Réinitialisation ». De plus en plus, les dirigeants politiques et économiques du monde entier utilisent des termes tels que "la grande réinitialisation", ou "la quatrième révolution industrielle" et l'appel à "reconstruire en mieux" que l'administration Biden préfère. Tous ces termes s'appuient sur le même ensemble de changements mondiaux spectaculaires. Le Green New Deal américain et le Green Deal européen en font tous partie.

 

Le fait le plus frappant concernant l'agenda de la Grande Réinitialisation est qu'il est mis en avant par les mêmes familles de ploutocrates giga-riches responsables des défauts du modèle économique mondial actuel. Ce sont elles, et non nous, qui ont créé la ruine des champs biologiques et de la nature avec leur glyphosate Roundup et leurs pesticides toxiques. Ils ont ruiné la qualité de l'air dans nos villes par les modèles de transport qu'ils nous imposent. Ils ont créé le modèle de "libre marché" de la mondialisation qui a ruiné la base industrielle des États-Unis et des nations industrielles de l'UE. Aujourd'hui, alors qu'ils nous rendent responsables d'une prétendue émission catastrophique de CO2, nous sommes conditionnés pour accepter la culpabilité et être punis afin de "sauver la prochaine génération" pour Greta et ses amis.

 

La 4e révolution industrielle

 

Derrière la rhétorique séduisante des puissances en place sur la création d'un monde "durable", se cache un programme d'eugénisme brut, de dépopulation à une échelle jamais tentée auparavant. Ce n'est pas humain, en fait, certains l'appellent « trans-humain".

 

En 2016, le chef du WEF, Schwab, a écrit un livre intitulé Shaping the Future of The Fourth Industrial Revolution. Il y décrit les changements technologiques à venir avec la 4e révolution industrielle des smartphones 5G, de l'Internet des objets et de l'intelligence artificielle qui relient tout à tout pour prendre les décisions les plus banales pour nous, comme acheter plus de lait ou baisser la température de la cuisinière. Dans le même temps, les données sont centralisées dans des sociétés privées telles que Google ou Facebook pour surveiller chacune de nos respirations.

 

Schwab décrit comment les technologies de nouvelle génération, déjà déployées par Google, Huawei, Facebook et d'innombrables autres, permettront aux gouvernements de "s'immiscer dans l'espace jusqu'ici privé de nos esprits, de lire nos pensées et d'influencer notre comportement... Les technologies de la quatrième révolution industrielle ne s'arrêteront pas à faire partie du monde physique qui nous entoure - elles feront partie de nous", a déclaré Schwab. "Les dispositifs externes d'aujourd'hui - des ordinateurs portables aux casques de réalité virtuelle - deviendront presque certainement implantables dans nos corps et nos cerveaux."

 

Schwab ajoute : "Ce à quoi conduira la quatrième révolution industrielle, c'est à une fusion de notre identité physique, numérique et biologique." Parmi ces technologies de fusion, on trouve "des micro-puces implantables actives qui brisent la barrière cutanée de notre corps", explique Schwab. Ces "dispositifs implantables aideront probablement aussi à communiquer des pensées normalement exprimées verbalement, par le biais d'un smartphone 'intégré', et des pensées ou humeurs potentiellement inexprimées en lisant les ondes cérébrales et d'autres signaux". "Je ne sais pas pour vous, mais je n'ai pas envie que l'État ou Google lise mes ondes cérébrales.

 

Contrôler notre alimentation

 

Ce qui est déroutant pour beaucoup, c'est la pléthore de groupes de façade, d'ONG et de programmes qui tendent tous vers le même objectif : le contrôle drastique de chaque membre de la société au nom de la durabilité - Agenda 2030 des Nations unies. Nulle part ailleurs cela n'est plus inquiétant que dans leurs plans pour l'avenir de notre alimentation. Après avoir créé le système actuel d'agriculture industrielle mondialisée, l’agro-business, un projet lancé dans les années 1950 par la Fondation Rockefeller, ces mêmes cercles prônent aujourd'hui une agriculture "durable", ce qui signifie un passage à de faux aliments génétiquement modifiés, à des viandes synthétiques fabriquées en laboratoire et autres, voire même à des vers et des mauvaises herbes comme nouvelles sources de nourriture.

 

Le Schwab du WEF s'est associé à quelque chose appelé EAT Forum, qui se décrit comme un "Davos de l'alimentation" qui prévoit de "définir l'agenda politique." EAT a été créé en Suède en 2016 avec le soutien du Wellcome Trust britannique (établi avec des fonds de GlaxoSmithKline), et de l'Institut allemand de Potsdam pour la recherche sur l'impact climatique. Les viandes synthétiques génétiquement modifiées cultivées en laboratoire sont soutenues entre autres par Bill Gates, le même qui soutient Moderna et d'autres vaccins génétiquement modifiés. L'EAT travaille notamment avec Impossible Foods et d'autres entreprises de biotechnologie. Impossible Foods a été initialement cofinancé par Google, Jeff Bezos et Bill Gates. Des résultats de laboratoire récents ont montré que l'imitation de viande de l'entreprise contenait des niveaux de glyphosate toxique 11 fois plus élevés que son concurrent le plus proche.

 

En 2017, EAT a lancé FReSH (Food Reform for Sustainability and Health) avec le soutien de Bayer AG, l'un des producteurs de pesticides et d'OGM les plus toxiques au monde, qui possède désormais Monsanto ; le géant des OGM et des pesticides Syngenta, détenu par la Chine, Cargill, Unilever, DuPont et même Google. Voilà l'avenir alimentaire prévu dans le cadre de la Grande Réinitialisation. Oubliez l'agriculteur familial traditionnel.

 

Dans son livre de 2020 sur la Grande Réinitialisation, Schwab soutient que la biotechnologie et les aliments génétiquement modifiés devraient devenir un pilier central des problèmes de pénurie alimentaire mondiale, problèmes que le COVID a exacerbés. Il fait la promotion des OGM et surtout de la controversée édition de gènes. Il écrit que "la sécurité alimentaire mondiale ne sera atteinte que si les réglementations sur les aliments génétiquement modifiés sont adaptées pour refléter la réalité que l'édition de gènes offre une méthode précise, efficace et sûre pour améliorer les cultures." Gates, partenaire de projet avec Schwab depuis des années, soutient la même chose.

 

L'EAT a développé ce qu'il appelle "le régime de santé planétaire", que le WEF présente comme la "solution alimentaire durable de l'avenir". Mais selon Federic Leroy, professeur de science alimentaire et de biotechnologie à l'Université de Bruxelles, "ce régime vise à réduire la consommation de viande et de produits laitiers de la population mondiale de 90 % dans certains cas et à la remplacer par des aliments, des céréales et de l'huile fabriqués en laboratoire."

 

Ce n'est qu'un aperçu de ce qui se prépare sous le couvert des verrouillages COVID-19 et de l'effondrement économique, et 2021 sera une année décisive pour ce programme anti-humain. L'introduction de l'IA, des robots et d'autres technologies numériques permettra aux puissances en place de se débarrasser de centaines de millions de postes de travail. Contrairement à leur propagande, les nouveaux emplois ne seront pas suffisants. Nous deviendrons de plus en plus "superflus". Tout cela semble trop surréaliste jusqu'à ce que vous lisiez leurs propres descriptions. Le fait que la cabale des sociétés et des milliardaires les plus influents du monde siège au conseil d'administration du WEF avec l'élève de Kissinger, Klaus Schwab, ainsi que le chef de l'ONU et du FMI, avec les PDG des plus grands géants financiers du monde, y compris Blackrock, BlackStone, Christine Lagarde de la Banque centrale européenne, David Rubenstein du groupe Carlyle, Jack Ma, le milliardaire le plus riche de Chine, est une preuve suffisante que cette Grande Réinitialisation n'est pas faite avec nos véritables intérêts à cœur, malgré leurs mots soyeux. Ce programme dystopique, c'est 1984 sous stéroïdes. COVID-19 n'en était que le prélude.

 

F. William Engdahl est consultant en risques stratégiques et conférencier, il est diplômé en politique de l'Université de Princeton et est un auteur à succès sur le pétrole et la géopolitique, exclusivement pour le magazine en ligne "New Eastern Outlook".

 

Traduit de l’américain par Le Rouge et le Blanc avec DeepL.

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"Bill Gates continue le travail de Monsanto", dit Vandana Shiva à France 24

29 Mai 2021 , Rédigé par Le Rouge et le Blanc Publié dans #Agriculture, #Inde, #Nature, #Sciences, #Bill Gates, #Forêt

OGM: Semences de destruction: l'arme de la faim

Par Luc Reynaert

F. W. Engdahl examine ici un deuxième instrument (après le pétrole) extrêmement important de la tentative de contrôler le monde: l'alimentation. Il cadre cette tentative dans un plus grand projet concocté par une oligarchie mondiale: contrôler la démographie mondiale et même implémenter des politiques franchement eugéniques.

L'élite mondiale avait créé une industrie agroalimentaire transnationale afin d'ouvrir de nouveaux marchés pour les produits énergétiques (engrais pétrochimiques). A son tour, cette agro-industrie a mis au point une arme plus efficace pour contrôler l'alimentation dans le monde: des organismes génétiquement modifiés (OGM), créant ainsi avec leurs brevets un oligopole mondial constitué de 4 sociétés.

L'évaluation des risques

Les données sur le risque des OGM restent la plupart du temps cachées derrière le voile de «renseignements commerciaux confidentiels». Cependant, certaines expériences sur des rats ont montré que les OGM pourraient être responsables d'une taille inférieure du foie, du caeur, et aussi du cerveau. Un autre risque est la réduction de la diversité génétique végétale (monocultures). Un mensonge flagrant a été leur affirmation que l'utilisation d'OGM conduirait à une moindre utilisation d'herbicides ; alors qu'en fait, plus d'herbicides sont nécessaires pour combattre des mauvaises herbes plus résistantes aux herbicides utilisés.

 Esclaves des semences

Certains agriculteurs sont devenus totalement dépendants de l'oligopole. Chaque année, ils doivent payer une redevance pour l'utilisation des OGM, car il est interdit de réutiliser les semences de l'année précédente. Comme il est devenu extrêmement difficile, même avec une armée importante d'inspecteurs, de contrôler cette `réutilisation', des technologies plus efficaces ont été développés: des plantes `Terminateur', qui `se suicident' après une saison de récolte ou du `maïs contraceptif' basé sur des gènes d'anticorps féminins.

Actuellement, des recherches ont ete entamées pour breveter des semences de porcs et de taureaux.

 Objectif

Un des objectifs de l'élite mondiale est la réduction drastique de la population mondiale (l'auteur utilise le terme de `génocide') par le contrôle du processus reproductif humain. Les OGM font partie de cette stratégie. Comme un membre de l'armée a déclaré: à base d'OGM, les armes biologiques sont `des armes de destruction massive' pas chères et efficaces.

F. William Engdahl a écrit un livre qui donne froid dans le dos: une lecture incontournable pour tous ceux qui s'intéressent à l'avenir de l'humanité.

https://pocombelles.over-blog.com/article-ogm-semences-de-destruction-l-arme-de-la-faim-107653698.html

"Bill Gates continue le travail de Monsanto", dit Vandana Shiva à France 24

Editeur: Jean-Cyrille Godefroy (2008).

4e de couverture:

Ce livre montre comment une puissante élite américaine est en passe de contrôler les bases même de la survie de l'humanité : le pain quotidien." Contrôlez l'alimentation, et vous contrôlerez les peuples " déclarait Kissinger au milieu des années soixante-dix. C'est ce qui est en train d'être accompli. Au-delà des controverses scientifiques sur les bienfaits ou les dangers des OGM, William Engdahl retrace la saga du projet malthusien défendu par de puissants intérêts privés qui, dès les années trente, visaient au contrôle des populations, et qui se trouvent à l'origine de la diffusion et de la prolifération des OGM. A coups de pressions politiques, de fraudes et de mensonges, ces intérêts sont maintenant à une ou deux décennies d'atteindre une complète hégémonie sur les capacités nourricières de la planète. " Semences de destruction " mène le lecteur au cœur du pouvoir américain, dans les laboratoires où sont expérimentées les semences génétiquement modifiées et brevetées, derrière les portes soigneusement verrouillées des conseils d'administration de Monsanto et d'autres multinationales qui contrôlent le monde à l'égal des compagnies pétrolières. La crise alimentaire qui ravage le tiers-monde sera-t-elle pour ces géants aux ambitions sans limite l'occasion d'imposer partout les semences OGM brevetées? Si ce livre se lit comme un roman noir, c'est qu'il en est un.

https://www.payot.ch/Detail/ogm__semences_de_destruction-f_william_engdahl-9782865532049?cId=0

"Bill Gates continue le travail de Monsanto", dit Vandana Shiva à France 24

"This skillfully researched book focuses on how a small socio-political American elite seeks to establish its control over the very basis of human survival, the provision of our daily bread. Control the food and you control the people. This is no ordinary book about the perils of GMO. Engdahl takes the reader inside the corridors of power, into the backrooms of the science labs, behind closed doors in the corporate boardrooms. The author reveals a World of profit-driven political intrigue, government corruption and coercion, where genetic manipulation and the patenting of life forms are used to gain worldwide control over food production. The book is an eye-opener, a must-read for all those committed to the causes of social justice and World peace."

https://www.amazon.com/Seeds-Destruction-Hidden-Genetic-Manipulation/dp/0973714727

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Les femmes nues rendent-elles les hommes handicapés ? Entretien avec le chercheur russe Leonid Aleksandrovich Kitaev-Smyk.

18 Avril 2021 , Rédigé par Le Rouge et le Blanc Publié dans #Sciences, #Société, #Russie

Ilya Glazounov: Рынок нашей демократии   (commercialiser notre démocratie)

Ilya Glazounov: Рынок нашей демократии (commercialiser notre démocratie)

Les femmes nues rendent-elles les hommes handicapés ? À première vue, cela peut sembler étrange et incroyable. L'invité de l'émission "Pour et contre" est un chercheur principal de l'Institut russe de recherche culturelle, le scientifique de renom Leonid Aleksandrovich Kitaev-Smyk.

 

https://alif.tv/golye-zhenshhiny-delayut-muzhchin-invalidami-za-i-protiv/

 

 

Ces dernières années, la partie de l'humanité qui défend les valeurs traditionnelles a tiré la sonnette d'alarme sur les menaces croissantes qui pèsent sur la santé et l'avenir des hommes. Il se trouve que nous avons été les seuls à aborder ce sujet à plusieurs reprises dans le cadre de notre programme. Nous avons également parlé du caractère pernicieux des méthodes d'enseignement mixtes, nous avons parlé du fait que, selon les conclusions de certains scientifiques éminents, l'espèce masculine pourrait bientôt être en voie d'extinction. Et aujourd'hui, nous aborderons un autre problème, non moins important, que j'ai voulu discuter à la suite de la vague de publications dans le segment islamique d'Internet. Il s'avère que l'exposition du corps féminin à moitié nu, imposée par la mode moderne et la culture de masse, conduit l'humanité à la dégénérescence, puis à l'extinction. Cette conclusion a été tirée par Leonid Alexandrovich Kitaev-Smyk, un médecin, qui se trouvait à l'origine de la préparation des vols spatiaux habités, le plus célèbre expert en psychologie du stress. Les personnes éloignées de la religion pourraient bien être sceptiques face à cette théorie, si les théologiens en parlaient, mais dans ce cas particulier, c'est un homme de science qui s'exprime  et le scepticisme n'est pas a priori de mise.

 

Et en effet, la théorie de Leonid Alexandrovich est confirmée par les statistiques des maladies masculines qui sont le résultat du "stress sexuel".

 

Au cours des dernières décennies, l'adénome et le cancer de la prostate ont frappé les hommes des pays de la civilisation occidentale comme une épidémie.

 

Au début du XXIe siècle, 40 % des hommes ont reçu un diagnostic d'adénome. Aujourd'hui, la moitié des hommes européens de plus de quarante ans souffrent de cette maladie. Les pathologistes américains ont détecté un cancer de la prostate chez 80 % des hommes décédés après 60 ans. En d'autres termes, beaucoup d'entre eux n'ont tout simplement pas été à la hauteur des manifestations tragiques de cette maladie.

 

- Dans le cadre de notre programme, pendant une très courte période, nous avons parlé des inconvénients du système éducatif mixte, qui est le plus préjudiciable à l'état psycho-émotionnel des garçons, qui se sentent mal à l'aise par rapport aux filles, qui par nature se développent un peu plus tôt. Ils ont même affirmé que l'espèce masculine est en voie d'extinction - seuls 45 des 1435 gènes du chromosome Y ont survécu. Et le sujet d'aujourd'hui y fait aussi directement écho. La position des hommes est-elle vraiment si catastrophique ?

 

- La civilisation européenne a en effet mis les hommes dans une position peu enviable. En même temps, le fait que les femmes ne se sentent pas très bien dans leur forme féminine est un facteur contributif. Par conséquent, les femmes sont obligées de se transformer en hommes, au moins sous la forme de vêtements, de porter des pantalons et des vêtements d'homme, ici, d'occuper encore une position d'homme. Ce n'est pas parce qu'elles y sont plus adaptése, mais parce qu'il y a une pression psychologique sur elles, notamment la civilisation moderne, globale, numérique, et que les femmes commencent à faire pression sur les hommes. Les deux souffrent. Cela se remarque peut-être plus chez les hommes, car les femmes qui gagnent du pouvoir, qui dominent la société, cela semble être une bonne chose. C'est très mauvais. Tant pour l'humanité que pour les femmes. Si vous dites, par exemple, que les chefs d'État sont des femmes, que les chefs d'entreprise sont des femmes, le fait est que les femmes gèrent mieux dans une structure stable, lorsqu'il n'y a pas d'extrêmes, lorsque tout est en place. Dans les cas extrêmes, quand quelque chose s'écroule, quand il faut construire quelque chose de nouveau, les femmes ne sont pas faites pour cela et c'est pour cela que les hommes existent.

 

- Comment se fait-il que vous ayez été impliqué dans cette question particulière, pourquoi avez-vous commencé à travailler sur ce sujet très étrange (un peu) ? Pour autant que je sache, vous avez traité les problèmes de l'homme dans la guerre et dans des conditions de stress.

 

- Je m'occupe de l'étude du stress, en particulier de l'étude de la psychologie du stress. J'ai participé à deux guerres de Tchétchénie, au Moyen-Orient, mais avant cela, j'ai passé 25 ans à étudier le stress cosmique. J'ai plus de 10 monographies sur ce sujet. On y trouve notamment deux monographies récentes ("Le corps et le stress" et "Space Infiltration") sur le stress. En étudiant le stress, nous avons constaté que nous pouvons identifier une sorte de stress sexuel, qui peut être dû à diverses raisons chez les hommes et les femmes. Le stress sexuel, qui, dans certaines manifestations, peut provoquer un cancer. Mais nous devons nous rappeler que le stress n'est pas seulement quelque chose de mauvais. Le stress peut être celui de l'amour, de l'inspiration, du comportement héroïque, de la peur, de l'horreur, ou celui qui provoque une maladie. Il peut y avoir un stress à long terme, un stress de la vie, il peut y avoir un stress à court terme.

 

- Médicalement parlant, qu'arrive-t-il à un homme lorsqu'il regarde constamment une femme à moitié nue ? Pourquoi est-ce si nuisible ?

 

- Le stress sexuel chez les hommes provient des androgènes, les hormones sexuelles mâles, lorsqu'elles ne sont ni trop faibles ni trop fortes. Lorsqu'il n'y a pas assez de ces hormones, en particulier de testostérone, dans la vie courante ou au travail, leur sécrétion excessive se produit lors des rapports sexuels. Le stress sexuel dans la vie de tous les jours est causé par la mode moderne des jeans, en particulier lorsque les jeans "stretch", lorsque les organes génitaux secondaires des femmes sont les cuisses et ainsi de suite, ou en été l'affichage excessif des seins, stimule la sécrétion d'hormones sexuelles chez les hommes, mais en petite quantité. C'est très dangereux !

 

Dans la journée, un homme voit cette femme deux ou trois cents fois et, bien sûr, il ne ressent pas cette convoitise, il n'y pense pas, ne la ressent pas, mais dans les profondeurs de ses structures psychiques, de ses structures intégratives, cette convoitise est provoquée. Par conséquent, elle ne se termine pas par un rapport sexuel, c'est-à-dire qu'à chaque fois, ce qui devrait être ne se produit pas. Par exemple, dans le monde animal, le mâle dirige la meute. Il féconde les femelles, et tous les autres mâles, qui sont moins dignes et moins capables de continuer la race sont écartés. Cependant, il arrive qu'un tel mâle écarté puisse encore féconder une femelle, et la progéniture ne sera pas la meilleure. C'est donc pour éviter que cela ne se produise dans le monde animal et chez les êtres humains que le mécanisme de sélection a été créé, c'est-à-dire la sélection des mâles les plus méritants capables de donner une progéniture plus méritante. Ainsi, chez les animaux, ces mâles sélectionnés, afin de ne pas féconder les femelles par accident, ont une prostate élargie et deviennent impuissants à cause de cela. Le cancer est souvent pire que cela.

 

Lorsqu'un animal est non seulement éliminé de la vie sexuelle de la meute, il est même aussi écarté de la vie. La même chose se produit aujourd'hui chez les hommes aussi. L'émergence de l'adénome de la prostate. Le fait est que 40 % des hommes ont des problèmes de prostate. Jusqu'à 80 % des hommes âgés de plus de 60 ans ont une prédisposition au cancer de la prostate. C'est donc un problème très sérieux. Tout ça parce que quelqu'un, quelque part, a un jour inventé les jeans à partir de voiles, inventé la fabrication de pantalons pour les femmes. Dans Jack London, nous lisons : "Un homme est entré dans la pièce portant un pantalon bleu marine." Maintenant, ça dirait : "En jeans". Et c'est ce qui a provoqué cette situation de stress sexuel masculin, qui les conduit à l'impuissance massive.

 

- Nous connaissons ici avec vous, en fait, l'histoire de la Grèce antique et le culte de l'homme nu qui y régnait. Maintenant, il y a des peuples en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud qui ne se promènent pas seulement à moitié nus, mais complètement nus. Comment est la situation de la santé des hommes là-bas maintenant ?

 

- Le culte du corps nu en Grèce a pris fin avec l'extinction des Grecs. Aujourd'hui, ce ne sont pas les Grecs anciens qui vivent en Grèce, mais toutes sortes de peuples qui y ont migré. Par conséquent, la langue grecque moderne est très éloignée de la langue grecque classique. C'était la même chose à Rome. La langue latine, qui était parlée avec le culte du corps nu par les Romains, a disparu comme ces Romains ont disparu, et les peuples nus qui mènent une vie primitive, ne vivent le plus souvent pas jusqu'à l'âge où ils peuvent avoir à la fois un cancer de la prostate et un cancer de l'appareil génital. Les personnes qui vivent sur l'île et qui vivent comme des sauvages avec leur propre culture ne vivent pas souvent assez longtemps pour atteindre l'âge où ils ont un adénome ou un cancer de la prostate*.

 

- Si je comprends bien, vous dites que la nudité féminine rend les hommes invalides ?

 

- Oui, je ne peux qu'être d'accord avec cela. Mais je ne dirais pas que les handicapés, car alors un tel homme peut travailler; impuissant il s'occupe au travail. Qu'il ne fasse pas d'inventions, qui sont toujours associées à la "libido sexualis", comme le disait notre grand Freud. Mais après tout, sa vie sera déjà défigurée. Pourquoi ? Parce que la sexualité n'est pas seulement une base de la vie humaine, pour un homme ou une femme, c'est un facteur très important dans le développement de la civilisation, dans le développement de la société.

 

- Vous avez une connaissance de première main du monde musulman, vous vous êtes souvent rendu dans le Caucase. Votre père était un homme célèbre qui est devenu le prototype du héros du film "La mission à Kaboul". Dans quelle mesure ces problèmes dont nous discutons aujourd'hui concernent le monde musulman, car la nudité y pénètre progressivement aussi.

 

- Oui, ce film est un peu ennuyeux, mais c'est quand même un bon film. Mon père y est joué par deux acteurs, Demyanenko, un homme si droit, et Glusky, cet homme secret qui était là. Le monde musulman est largement exempt de ces maladies qui sont associées à l'oncologie des organes de stress, de l'adénome de la prostate au cancer de la prostate. C'est beaucoup moins fréquent là-bas. Elle se produit précisément parce que le monde musulman prêche la chasteté. Les caractéristiques sexuelles secondaires des femmes qui causent les maladies susmentionnées sont fermées chez elles. D'autant plus les primaires. Les perspectives du monde islamique sont donc, je pense, très grandes pour la proclamation de la vertu en Europe également.

 

- Pour poursuivre notre dernière question sur l'islam et les musulmans, je vous propose de regarder un reportage : https://alif.tv/vsemirnyj-den-hidzhaba-v-kieve

 

- Pourquoi les musulmans font-ils preuve d'une plus grande résistance à la corruption et à la dégradation ? Il semble que la sexualité naturelle ne soit pas supprimée dans la culture islamique, mais qu'au contraire, elle ne soit accueillie que dans le cadre de la relation mari-femme. Que pensez-vous de ça ?

 

- Je dirais qu'il y a deux facteurs. Le premier facteur est la culture islamique, l'Islam est une religion plus jeune que toutes les autres religions et donc elle a émergé et se développe maintenant en vue de ces transformations des civilisations, du monde qui ont eu lieu pour ce temps. La deuxième raison, bien qu'elle puisse être liée à la première, est que les femmes "européanisées" sont captives des formes les plus lourdes du féminisme vicieux. Rappelons que les femmes russes, jusqu'au milieu du siècle dernier (20e siècle), tout comme les femmes islamiques aujourd'hui, cachaient leurs caractéristiques sexuelles secondaires. Elles avaient des robes d'été qui partaient des épaules, il n'y avait pas de mise en valeur des seins, il n'y avait pas de mise en valeur de la taille. Il y avait invariablement un foulard ou un kerchief sur sa tête. Chez les Ukrainiens, on l'appelait "khustynka". Si soudainement, une femme perdait son foulard, c'était la pire des choses - elle était embarrassée, c'était une honte. Je pense donc qu'il est opportun et nécessaire d'y revenir, surtout pour exposer et prouver socialement le caractère vicieux du féminisme moderne et agressif.

 

- Nous savons tous que l'islam autorise la polygamie. Cela permet, dans une certaine mesure, de diversifier la vie sexuelle. En même temps, il exclut l'adultère et les relations sexuelles extraconjugales. Pourquoi ne pas adopter cet exemple dans notre pays ? Après tout, la santé de la nation est fondamentalement en jeu. Et ceci est plus important, à mon avis.

 

- Je suis d'accord avec cela. Et je pense que de nombreux dogmes de la religion chrétienne, sont arrivés à une sorte d'impasse. En particulier, la méchanceté de nombreux ecclésiastiques en Occident est connue maintenant, lorsque la pédophilie s'y produit. Il y avait un passage souterrain d'un monastère masculin à un monastère féminin. Je pense donc que dans notre développement, nous arriverons tôt ou tard aux normes de la vertu, et cette vertu sera certainement fondée sur la possibilité de la polygamie, non pas sur l'obligation, mais sur la possibilité. C'est ainsi que l'organisme masculin et féminin est constitué.

 

- Leonid Alexandrovich, merci beaucoup pour cette conversation si instructive. J'espère que nous nous retrouverons dans notre studio dans un avenir proche.

 

- J'en serai honoré. Merci. Merci.

 

Alors que les pays occidentaux confrontent la nature à leur version de ce à quoi l'humanité du futur devrait ressembler, nous avons une grande opportunité d'assumer le rôle de protecteur des valeurs traditionnelles et, en fin de compte, de la santé de la race humaine. Bien sûr, nous pouvons changer la mode par des moyens administratifs, introduire la censure, nous avons déjà fait une telle expérience en URSS avec peu de succès car elle ignorait la composante spirituelle de l'être humain. Enfin, pourquoi ne pas reprendre l'expérience réussie séculaire des pays musulmans, qui se trouve à la surface. Peut-être que lorsque l'esprit et l'imagination des hommes ne seront plus occupés à regarder et à imaginer le corps féminin à moitié nu, nous pourrons non seulement résoudre le problème de la mortalité masculine, mais aussi rediriger leur énergie vers un canal plus utile et constructif.

 

Voir l'interview complète de Leonid Kitaev-Smyk dans cette vidéo.

 

Traduit du russe par Le Rouge et le Blanc.

 

* Ndt: Cette assertion à propos des peuples "primitifs" et tropicaux qui vivent ou ont vécu plus ou moins nus est contestable. En effet, la nudité est un concept relatif et culturel. En Amazonie par exemple, les peuples qui vivent "nus" sont pudiques. Il existe des codes comportementaux de décence  invisibles aux yeux des Occidentaux. Par ailleurs, les peintures corporelles, les tatouages, les coiffures, des éléments comme l'étui pénien, etc, sont autant de "vêtements" sans lesquels l'autochtone se sentirait dénudé, honteux. Tout cela peut être justifié ét développé amplement pour quantité de peuples et à quantité d'époques, mais on peut s'en faire une idée en lisant l'irremplaçable pièce de théâtre de Jean Giraudoux: "Supplément au voyage de Cook", qui se moque du puritanisme avec beaucoup d'esprit et une grande profondeur philosophique. Le meilleur vêtement, c'est la pudeur.

 

https://pocombelles.over-blog.com/article-supplement-au-voyage-de-cook-jean-giraudoux-117778458.html

 

https://pocombelles.over-blog.com/2013/11/pour-henry-de-lesquen-président-de-radio-courtoisie-les-amérindiens-n-existent-pas.html

Les femmes nues rendent-elles les hommes handicapés ? Entretien avec le chercheur russe Leonid Aleksandrovich Kitaev-Smyk.

Pour suivre cet entretien en français, regarder sur youtube, cliquer sur le dessin d'engrenage en bas à droite de la fenêtre, activer le sous-titrage puis la traduction dans la langue choisie.

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Raffaele K. Salinari: Le vol de Gagarine il y a 60 ans

15 Avril 2021 , Rédigé par Rosso e Bianco Publié dans #Italie, #Exploration, #Histoire, #Russie, #Sciences, #Voyage

Raffaele K. Salinari: Le vol de Gagarine il y a 60 ans

Raffaele K. Salinari: Le vol de Gagarine il y a 60 ans (extrait de Il Manifesto 11-4-2021)

 

par Raffaele K. Salinari

 

https://www.raffaelesalinari.it/2021/60-anni-fa-il-volo-di-gagarin-da-il-manifesto-11-4-2021/

 

 

Soixante années se sont écoulées depuis ce 12 avril 1961 où le cosmonaute Youri Gagarine s'est mis en orbite, au-delà de l'atmosphère, dans l'espace autour de la terre. Un exploit épique qui, outre les composantes technologiques et géopolitiques - en fait, c'était en pleine guerre froide - rappelle les exploits des anciens héros mythologiques. Tout d'abord, l'appellation de "cosmonaute", donnée par les Soviétiques à leurs explorateurs de l'espace, faisait directement référence au Cosmos, image de l'immensité dont la sensibilité antique a tiré, non par hasard, également le mot "cosmesis", c'est-à-dire la fabrication continue d'une beauté qui se recrée elle-même. Le cosmonaute ne cherche donc pas à conquérir le Cosmos, mais il en explore les merveilles, l'ordre universel qu'il exprime, en s'y sentant intégré. À cette époque, l'élan propulseur de la Révolution d'Octobre était encore en cours, avec son besoin de promouvoir une Weltanschauung opposée à celle des États-Unis. En effet, le mot "astronaute", utilisé à la même époque par les USA, était d'une toute autre matrice, lançant, il faut le dire, un sens différent de l'approche stellaire, le sens d'un espace vide dans lequel naviguer pour atteindre ce qui compte : la matière, l'étoile, destination finale et lieu d'atterrissage du voyage. Mais, par-dessus tout et au-delà de tout, ce qui fait de Gagarine un personnage unique et insurpassable dans toute l'histoire de l'humanité, c'est son regard : pourquoi ? Eh bien, réfléchissons simplement à l'évidence qu'au siècle dernier, dans la modernité montante, ou plutôt peut-être au tout début de celle-ci, il y a eu un homme qui a vu de ses propres yeux ce que personne n'avait jamais regardé auparavant, qui a pu faire une expérience unique, non répétable : la Terre observée depuis l'espace, enfin toute entière, sans frontières ni divisions entre les peuples. Cet homme, c'est Youri Gagarine, le premier à avoir saisi Gaia dans son ensemble, sous sa forme réelle, en direct, d'en haut, dans tout son enchantement comme seuls les dieux de l'Antiquité avaient pu le faire jusqu'à ce moment. Ainsi, si le vol de Vostok, qui signifie "Est", où le soleil se lève et où la lumière de la connaissance, du moins pour ceux qui regardent dans cette direction symbolique, nous parle toujours en termes scientifiques et politiques, il y a, plus symbolique et donc plus profond, un aspect imaginaire et psychique de ce premier voyage orbital. Et en fait, la question la plus incertaine qui serpentait parmi les scientifiques soviétiques était précisément : Gagarine pourra-t-il supporter la vision de la Terre vue de l'espace ? Son esprit sera-t-il capable de supporter une image qu'aucun homme n'a jamais vue, qui n'a de place que dans le Mundus Imaginalis de l'humanité mais pas dans son expérience sensorielle ? C'est, entre autres, la raison pour laquelle le vol a été dirigé depuis la Terre au moyen d'un système complexe télécommandé et informatisé, mais laissant Gagarine libre de voir et d'être vu depuis sa planète natale. Il a été choisi avec un grand critère parmi les aspirants à cette place, et finalement il a été choisi parce qu'il avait vécu son enfance dans les grands espaces de la terre, où se cache l'esprit des choses, semblable à celui que, peut-être, il aurait trouvé là-haut. Et le cosmonaute soviétique ne trahira pas les attentes : en véritable héros, il fondera un nouveau mythe, celui de l'homme qui parvient à comprendre en lui-même l'immensité du Monde, sa beauté sans frontières, sa splendeur sans maîtres. C'est ainsi qu'il la décrit, en la regardant depuis le hublot de la capsule, à travers une véritable perspective parce que son regard n'était pas seulement canalisé depuis un seul point d'observation, mais surtout parce qu'il était comme attiré par l'essence lumineuse de Gaïa, focalisé vers son centre symbolique invisible. Dans la vision de Gagarine, Gaïa reprend ses pouvoirs sur le regard des hommes, le monde des Puissances qui l'a engendrée revient se manifester dans toute son éminence. La force de ces suggestions mythologiques est telle que dans les vols spatiaux, plus que dans toute autre activité humaine, on retrouve les noms d'anciennes divinités : des vecteurs comme Atlas-Agena aux programmes comme Mercure et Apollo. La vision de Gagarine, cosmonaute et non astronaute, non pas conquérant des étoiles mais vagabond des étoiles, a brillé peut-être pour une seule orbite, mais aussi grande que cette immensité cosmique que nous devrions encore, si nous étions sages, être capables de saisir même depuis la Terre.

 

Traduit de l’italien par Le Rouge et le Blanc.

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Vardan Baghdasaryan : L'espace et l'homme (Club d'Izborsk, 11 avril 2021)

12 Avril 2021 , Rédigé par Le Rouge et le Blanc Publié dans #Club d'Izborsk (Russie), #Nature, #Philosophie, #Société, #Sciences, #Russie

Vardan Baghdasaryan : L'espace et l'homme  (Club d'Izborsk, 11 avril 2021)

Vardan Baghdasaryan : L'espace et l'homme

 

11 avril 2021

 

https://izborsk-club.ru/20925

 

 

La dévalorisation de l'exploration spatiale en tant que défi

 

Aujourd'hui, l'exploration spatiale a perdu cette sémantique héroïque, cette accumulation de rêves qu'elle avait à l'époque soviétique. Les programmes spatiaux sont désormais perçus comme quelque chose d'utilitaire et de banal, comme un projet commercial. Il existe des rapports sur la corruption dans l'industrie spatiale. Il y a une commercialisation active de l'espace. Les personnes fortunées paient pour le tourisme spatial : les frais de voyage sont de 20 à 35 millions de dollars. Tous les voyages commerciaux de tourisme spatial ont été effectués exclusivement par des vaisseaux spatiaux habités russes, et Roskosmos est la seule organisation à fournir de tels services. L'expansion capitaliste se déplace au-delà de la Terre. Et comment ne pas rappeler ici les paroles euphémiques d'Hugo Chavez, de moins en moins prises pour une blague : "Il ne semblerait pas étrange que la civilisation ait existé sur Mars, mais apparemment elle a atteint le stade du capitalisme, l'impérialisme est apparu et a achevé cette planète".

 

La perspective du transfert du capitalisme dans l'espace, qui ne peut manquer de se produire avec la poursuite de l'exploration de l'espace extra-atmosphérique, comporte des menaces véritablement colossales. L'absence de restrictions sociales permettra aux entreprises d'agir de manière prédatrice maximale sur les objets spatiaux maîtrisés, comme cela s'est toujours produit lors des premières phases de colonisation, pour forcer le développement des ressources afin de devancer les concurrents. En même temps, avec l'apparition de bases dans l'espace, la valeur de la Terre aux yeux des bénéficiaires diminuera et, à l'avenir, la logique capitaliste incitera à la "débarrasser de son lest".

 

On peut objecter qu'il existe une orientation du droit international de l'espace. Mais, tout d'abord, le droit ne peut être fonctionnel que s'il est soutenu par un contrôle approprié, ce qui est difficile dans le cas de l'exploration spatiale. Deuxièmement, en imposant une interdiction de la prolifération nucléaire et de la propriété étatique, elle ignore de fait la question de la propriété des entreprises et des particuliers ainsi que la capacité d'exploiter les matières premières. Dans sa forme actuelle, le droit international de l'espace donne le feu vert à l'expansion capitaliste dans l'espace.

 

C'est ainsi qu'en 2016 est proclamée la création du premier État spatial Asgardia, dirigé par un monarque constitutionnel - l'entrepreneur russo-azerbaïdjanais Igor Raufovich Ashurbeyli. Un gouvernement composé de 12 ministères, un parlement et une cour suprême ont été formés. Malgré la nature apparemment fausse du projet, plus d'un million de personnes ont déjà reçu la citoyenneté asgardienne. Qu'est-ce que c'est ? Rien de plus qu'un amusement d'homme riche ou le début d'une véritable course capitaliste à l'espace ?

 

L'exploration spatiale n'est en réalité pas seulement un sujet technique, mais aussi un sujet humanitaire. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, il est imbriqué dans des questions spirituelles et anthropologiques. L'examen historique et de la genèse du problème "Homme et Cosmos" permet de révéler la stabilité des nouvelles idées de construction de l'homme dans celui-ci.

 

Cosmos contre Chaos. Cosmogenèse et anthropogenèse dans les traditions religieuses-mythologiques

 

Le cosmos, selon l'étymologie du concept introduit, croit-on, par Pythagore, est une harmonie qui présuppose des dimensions spirituelle, rationnelle et esthétique. Le cosmos s'oppose catégoriquement au chaos associé à la spiritualité (voire à l'infernalité), à l'irrationalité et à la laideur. Les Hellènes se considéraient comme les détenteurs des idées du cosmos, estimant que les barbares étaient les interprètes de l'ontologie du chaos. Dans la théorie de la cosmogonie, le cosmos est né du chaos, étant sa négation. Ce n'est pas une émanation - un déversement de l'un par l'autre - mais précisément une négation qui a produit le conflit naturel et culturel mondial qui s'en est suivi. La Titanomachie et la Gigantomachie représentaient le déroulement de l'intrigue de la lutte du cosmos, personnifié par les dieux de l'Olympe, avec les personnifications archaïques de la disharmonie et des éléments - titans, géants, Typhon. Et il est important que dans cette lutte les Olympiens ne pouvaient gagner qu'à condition d'attirer un être humain (dans la description de la gigantomachie - Héraclès) à leur côté. L'homme apporte ainsi sa contribution fondamentale au déroulement global de la cosmogonie, prenant le parti du cosmos contre le chaos.

 

La doctrine de la corrélation entre le macrocosme et le microcosme a été présentée sous différentes expressions catégorielles dans les traditions philosophiques des anciennes civilisations du monde. Dans la tradition védique, cela s'exprimait, par exemple, par les concepts de brahman (macrocosme) et d'atman (microcosme). Selon cet enseignement, l'être humain est un modèle du cosmos en miniature. Mais son image face à l'injustice de la vie a été endommagée et l'harmonie cosmique a été perturbée. L'homme, en suivant la voie du développement spirituel, s'harmonise lui-même, et cette découverte de l'harmonie interne est le triomphe final du cosmos sur le chaos.

 

Seule une personne ayant atteint le niveau de perfection approprié peut également pénétrer dans les sphères du cosmos. Il ne s'agit pas d'un homme ordinaire imparfait, mais d'un homme transformé. La perspective de maîtriser le cosmos, d'atteindre le ciel, était donc associée à une transformation spirituelle. Lorsque des êtres humains imparfaits ont essayé d'atteindre le ciel, cela a été suivi d'un désastre (comme ce fut le cas avec la tour de Babel).

 

Comment le ciel correspond-il au cosmos ? Dans la perception moderne, le cosmos s'oppose au ciel, tout comme l'image scientifique du monde s'oppose à l'image mythologique du monde. Mais dans la philosophie de la tradition, le cosmos et le ciel agissaient comme des composantes d'une seule et même cosmogenèse. À la suite du premier acte de la cosmogenèse, le cosmos a été séparé du chaos, le monde de l'être a été séparé du monde du néant. Le Chaos était associé au monde souterrain, la sphère de l'infernal. Dans la mythologie scandinave, c'est la demeure des démons, Utgard. Un autre brasier dans le temps historique a apporté la chaotisation, la laideur et la mort au monde de l'être. Selon la mythologie hindoue, ce moment surviendra dans l'ère du Kali Yuga.

 

Le deuxième acte de la cosmogenèse est la division, au sein du cosmos lui-même, en ciel et terre. Le ciel, en règle générale, était corrélé au masculin et au spirituel, la terre au féminin et au matériel. Le lien de la terre avec le monde souterrain a donné naissance à des monstres chthoniens. De la connexion avec le ciel est né un homme reliant l'esprit (aspect céleste) et la chair (aspect terrestre). Le ciel était divisé en sphères, le plus souvent sept ou neuf (neuf sphères ont été mentionnées, par exemple, par les théologiens juifs). L'ascension d'une personne sur le chemin de la perfection spirituelle correspondait à chacune de ces sphères et constituait une sorte d'échelle vers l'Absolu. Une image populaire de cette ascension était présentée dans la littérature apocryphe sous la forme de l'échelle de Jacob. Il s'agissait précisément de l'échelle menant au ciel, chaque échelon impliquant de surmonter l'une ou l'autre tentation du péché.

 

Les anciens Sumériens montaient au ciel sur le dos d'un aigle géant, le maître du monde - le mythique roi Etana - qui y extrayait la "plante de la naissance". Selon la reconstitution du grand orientaliste soviétique Vsevolod Avdiev, Etana n'a jamais atteint le ciel et l'échec de son entreprise était de montrer les limites du pouvoir humain. Le roi mythique perse Kei-Kavus, dont le vol spatial est décrit dans l'Avesta et le Shahnama, qui n'était pas étranger au vice, n'a pas non plus réussi à atteindre le ciel.

 

Dans la mythologie samoyède, le chaman Urer pouvait monter sur la Lune grâce à sept jours de kamlanie ininterrompue. Entrant en transe, il pouvait, après avoir modifié sa conscience, changer son essence, ce qui lui permettait d'atteindre l'ascension cosmique. Le mythologème du "chaman lunaire" est également enregistré chez d'autres peuples du nord de l'Eurasie, ce qui indique l'universalité du motif du lien entre le voyage spatial et la sortie de la conscience humaine vers un niveau supérieur.

 

Après la mort, les anciens héros - fils de dieux et de mortels - Héraclès, Énée, Romulus, sont montés au ciel. Sur le plan anthropologique, les héros étaient une synthèse de deux natures - divine et humaine. À la mort, leur nature humaine a péri, mais leur nature divine a été préservée grâce à l'intervention d'une puissance supérieure, ce qui a rendu l'ascension possible.

 

La légende rapporte comment Alexandre de Macédoine est monté au ciel sur le trône. Outre son aspiration à maximiser l'oikumene hellénique, cette légende reflète également la notion des qualités particulières du surhomme.

 

Selon la tradition juive, le patriarche Enoch et le prophète Elijah ont été emmenés au ciel. Avant la venue du Messie (dans le christianisme - avant la seconde venue du Christ), ils reviendront du ciel sur la terre afin de lui rendre témoignage. De toute évidence, toutes les indications d'ascension dans les religions abrahamiques impliquent un esprit élevé spécial des ascendants. Selon le troisième livre apocryphe d'Hénoch, le patriarche, en montant au ciel, est devenu un ange. Pendant son séjour au ciel, Hénoch, selon les textes apocryphes, a reçu, entre autres, des informations sur le mouvement des corps célestes.

 

Les premiers apocryphes chrétiens sur l'ascension d'Isaïe parlent de sept cieux que le Messie traverserait lors de sa descente sur terre. Il contient également des représentations sur les différentes vitesses du passage du temps. Il semble au prophète qu'il n'a passé que deux heures au ciel, alors qu'en réalité 32 ans se sont écoulés.

 

Un certain nombre de personnages bibliques ont reçu la révélation directement au ciel. Dans le Talmud, ils sont rejoints par les quatre sages qui sont entrés dans l'Eden dans un sens physique, et non dans un sens allégorique. Mahomet, sur l'animal mythique Burak, a d'abord effectué un vol de nuit vers Jérusalem et de là, il est monté au ciel, le mirage. Au ciel, il s'est fait ouvrir la poitrine et laver le cœur, ce qui symbolise la nouvelle naissance. La tradition islamique souligne l'existence de sept cieux, dont le premier est interprété par les interprètes modernes du Coran comme l'enveloppe atmosphérique de la Terre, et les six autres comme les différentes dimensions de l'espace, de l'orbite lunaire à l'infini cosmique.

 

Inversions cosmologiques et anthropologiques de la Renaissance

 

Le fait qu'il y ait eu, à la Renaissance, une transition du modèle théocentrique au modèle anthropocentrique de vision du monde a été largement débattu en son temps. En fait, la fixation de cette transition est correcte, mais dans le déroulement du processus, elle nécessite une clarification. Au départ, la transition s'est faite du modèle théocentrique au modèle cosmocentrique. Dans diverses associations se réclamant de l'ésotérisme, l'intérêt pour la philosophie antique et sa doctrine fondamentale du cosmos est restauré. Les penseurs de la Renaissance s'intéressent de plus en plus non pas à Dieu lui-même, mais à la cosmogonie qu'il a créée conformément à son plan.

 

De là est née une étape vers la restauration, par une réinterprétation de l'héritage de l'Antiquité, de la doctrine du microcosme de l'homme. L'un des principaux ésotéristes de son temps - le moine alchimiste Basile Valentin - écrit les traités "Sur le macrocosme" et "Sur le microcosme". Le thème de la désintégration du corps cosmique primordial d'Adam Kadmon est soulevé par un appel à la kabbalistique. La restauration des particules désintégrées et submergées de la lumière adamique était considérée comme une grande mission historique. Seul un nouvel homme harmonieux pourrait restaurer le cosmos. L'alchimie a travaillé à sa création en premier lieu (et à l'obtention d'or en second lieu). La transformation de la Renaissance s'est ainsi exprimée à travers la chaîne suivante : théocentrisme - cosmocentrisme - anthropocentrisme.

 

L'ère des grandes découvertes géographiques, qui a débuté au 15e siècle, a ouvert la voie à l'expansion des frontières du monde. Le nouvel homme s'est empressé de découvrir de nouvelles terres. Mais en plus d'étendre les frontières du monde horizontalement, il y a naturellement une demande pour les étendre verticalement. Elle a trouvé une expression directe dans la popularité inattendue, au XVIIe siècle, du thème du vol de l'homme vers la lune.

 

L'histoire du voyage vers la lune est présente dans le poème chevaleresque du XVIe siècle "Roland le Furieux" de Ludovico Ariosto, basé sur les cycles arthurien et carolingien. Là, accompagné de l'apôtre Jean l'Évangéliste, le chevalier Astolphe part sur un hippogriffe (mi-cône, mi-griffon) de la montagne du paradis terrestre à la recherche de l'esprit perdu du fou Roland. Sur la lune se trouve la vallée de tout ce que les humains ont perdu. Parmi ces pertes, outre l'esprit de Roland, le chevalier voit se perdre la beauté féminine, la grâce royale, le don de Constantin (et ce après le dévoilement de Lorenzo Valla).

 

L'homme dans un modèle de mondes multiples

 

Un facteur supplémentaire motivant l'appel au thème du cosmos était le débat sur la possibilité de mondes multiples. Elle s'est d'abord développée chez les philosophes arabes, d'où elle a été transférée dans le discours européen. Déjà au début du XIIIe siècle, Fakhruddin al-Razi soutenait que l'affirmation de l'unicité du monde revenait à déprécier la puissance d'Allah.

 

À l'époque de la Réforme, le thème des mondes multiples avait apparemment fait son chemin dans la pensée européenne. On le voit notamment dans la critique de Martin Luther à l'égard du concept de multiplicité de Philippe Melanchthon, associé de Martin Luther : "Il est impossible d'imaginer qu'il y a plusieurs mondes, car il est impossible d'imaginer que le Christ est mort et ressuscité plusieurs fois, et il n'est pas non plus possible de considérer que dans un autre monde, sans la connaissance du Fils de Dieu, les gens obtiendront la vie éternelle."

 

Les idées du pluralisme cosmique ont été persécutées pendant assez longtemps, comme en témoigne, entre autres, la résonnante brûlure par sentence de l'Inquisition en 1600 de Giordano Bruno. Le fait que Bruno était - comme l'a soutenu Frances Yates, éminente chercheuse sur la culture de la Renaissance - un adepte de l'hermétisme indique l'importance du lien entre cette nouvelle cosmologie et l'anthropologie. Les partisans de l'idée de mondes multiples ne remettaient pas seulement en cause le géocentrisme et l'héliocentrisme, mais s'attendaient également à rencontrer des êtres vivants habitant le cosmos. L'attitude rébarbative de l'église a fait naître le soupçon qu'elle cachait au troupeau la réalité de la vie surnaturelle.

 

L'un des grands encyclopédistes du XVIIe siècle, directeur d'Oxford et de Cambridge College, époux de la jeune sœur d'Oliver Cromwell, John Wilkins, dans son livre de 1638, The Opening of the World on the Moon, or Discourse Concerning the Possibility of an Inhabited World on Other Planets, et dans des ouvrages ultérieurs, a affirmé que le monde lunaire était habité par des Sélénites. Le scientifique était obsédé par l'idée de construire un vaisseau spatial spécial qui pourrait atteindre la lune. Il a cité les écrits secrets des moines bénédictins, qui prétendaient contenir le secret du voyage lunaire. Wilkins croyait sincèrement qu'il était possible d'organiser un échange commercial entre les Anglais et les Sélénites. Cependant, l'idée même d'êtres lunaires aurait été empruntée par lui aux réimpressions d'auteurs antiques, notamment Plutarque, au XVIIe siècle.

 

Pratiquement en même temps que le travail de Wilkins, le livre Man on the Moon de Francis Godwin, un évêque de l'église anglicane, a été publié, ce qui témoigne en soi de l'excitation entourant le sujet des voyages spatiaux. Les habitants de la lune sont présentés par Godwin comme des personnes morales et des chrétiens de foi. La lune est dépeinte comme une version particulière d'un paradis cosmique, qui n'est toutefois pas identique au paradis divin.

 

Il est donc possible d'enregistrer qu'au début de l'ère moderne, le voyage dans l'espace prend l'aspect social de la recherche d'une civilisation plus avancée, surtout en termes moraux. Entrer en contact avec cette civilisation impliquait un approfondissement et une amélioration à un niveau correspondant au niveau cosmique de l'homme. L'image des menaces cosmiques et du mal cosmique apparaîtra bien plus tard. L'utopie spatiale avait sa place parmi les autres utopies sociales de son temps.

 

Le genre du voyage dans l'espace est devenu si populaire que des satires basées sur des aventures spatiales sont apparues. Parmi ces œuvres satiriques, citons notamment la dilogie "L'autre lumière" du dramaturge français Cyrano de Bergerac, dont la première partie s'intitulait "Les États et empires de la lune" et la seconde "Les États et empires du soleil". L'auteur s'est clairement moqué des idées de voyage dans l'espace qui circulaient, en indiquant, entre autres, les moyens d'y parvenir, tels que l'utilisation d'une cervelle de taureau, d'un pot de rosée, d'un aimant, de la volonté ou de monter un diable. Les critiques trouvent cependant dans la diologie de Bergerac des preuves de ses appels à l'alchimie, à la théosophie et au gnosticisme médiéval. Si ces appels n'étaient que des satires, cela signifiait que l'association de l'idée de voyage dans l'espace avec la transformation de la conscience humaine était largement répandue.

 

L'idée d'une pluralité de mondes était déjà légale au XVIIIe siècle et constituait la base de la vision scientifique naturelle de l'univers. Les philosophes se sont penchés sur la question de savoir comment Dieu gouvernait cette multiplicité cosmique. L'idée qu'il est le centre du cosmos autour duquel tournent les différentes sphères s'est formée. Il s'agissait déjà d'une vision différente de celle d'avant, lorsque Dieu était sorti du cosmos. La cosmologie hiérarchique avait été remplacée par une cosmologie du centrique, puis par une cosmologie de l'infini. Dans le premier modèle, Dieu était au sommet de la hiérarchie, dans le deuxième - au centre du système, dans le troisième - il est devenu une construction facultative, et son existence pouvait être niée.

 

Si aux auteurs du XVIIe siècle des bienfaits des habitants des mondes cosmiques témoignaient des terriens voyageant dans l'espace, au XVIIIe siècle déjà des créatures de l'espace pouvaient donner des estimations à la vie terrestre. C'est notamment le cas des êtres de Saturne et de Sirius sur Terre dans les "Micromégas" de Voltaire. Il en découle la conclusion du sous-développement de la civilisation terrestre et, par conséquent, de la possibilité et de la nécessité d'un changement sur la voie du progrès.

 

Espace et capitalisme

 

Dès le début, le capitalisme a tenté de faire passer le thème de l'espace dans la circulation commerciale. En 1835, aux États-Unis, dans le journal New York Sun, six articles annoncent la découverte de l'existence de populations d'êtres vivants sur la Lune à l'aide d'un télescope à réflecteur. Cette publication a fait sensation dans le monde entier et est entrée dans l'histoire du journalisme comme le "grand canular de la lune" ou le "canard lunaire". Le canular, que l'on croit avoir été écrit par le journaliste Richard Adams Locke, a généré des revenus considérables. Son succès a donné lieu à des tentatives similaires. Le célèbre écrivain américain Edgar Poe, lui-même pas étranger aux canulars, qui a écrit l'histoire L'aventure extraordinaire d'un Hans Pfaal avec le sujet du voyage sur la lune, a accusé les auteurs de la publication dans le Sun de plagiat.

 

Locke et Poe représentaient déjà les créatures spatiales - contrairement à la tradition antérieure - comme moins évoluées que les terriens. Les Locke sont des micromensuels - ressemblant à des orangs-outans avec des ailes semblables à celles des chauves-souris. À l'époque, les mictions étaient divisées en races, dont le degré de développement était corrélé à la clarté de leur peau (plus la peau est claire, plus le type racial est parfait). En fait, les notions typiques des racistes du XIXe siècle ont été transférées dans l'espace, ce qui a suggéré de nouvelles perspectives pour de nouvelles colonisations. Si, dans l'ancienne tradition, seul un homme aux qualités spirituelles particulières pouvait accéder au paradis, dans le cas d'Edgar Allan Poe, c'est le criminel qui a tué trois personnes et a tenté de s'échapper qui y parvient. Il offre son retour sur Terre sans être persécuté pour des meurtres en échange d'informations sur la Lune.

 

Au même moment, cependant, une tendance romantique dans l'interprétation des voyages spatiaux se développait. Le thème des vols vers la lune, tel qu'il est connu, a été présenté dans une série de romans d'aventure de Jules Verne. Sur cette base, on parlera plus tard de la brillante clairvoyance du romancier en ce qui concerne les voyages dans l'espace au XXe siècle. Jules Verne a en fait établi la tradition de l'héroïsme spatial. Pour aller dans l'espace, conformément à celui-ci, seules des personnes d'un grand courage pourraient le faire. C'est ainsi que, lorsque le vol spatial deviendra une réalité, les astronautes resteront longtemps présents. L'héroïsation a été alimentée émotionnellement par les précédents de décès d'astronautes.

 

Mais progressivement, le thème des cosmonautes héroïques quitte la conscience collective. Les réactions à la catastrophe de Challenger en 1986 et à celle de la navette spatiale Columbia en 2003 ont été, malgré la nature similaire de la tragédie, même en termes de nombre de victimes, d'une ampleur différente. Selon les études, la catastrophe de Challenger a eu une résonance dans la société américaine comparable à deux événements seulement : la mort de Franklin Roosevelt et l'assassinat de Kennedy. La réaction à la mort de la Colombie a été beaucoup plus faible dans le monde, et aux États-Unis même. Alors qu'en Union soviétique, les noms des cosmonautes étaient connus de tous les écoliers, dans la Russie post-soviétique, ils sont pratiquement inconnus de tous.

 

Dans le roman The First Men on the Moon (Les premiers hommes sur la lune), écrit en 1901 par Herbert Wells, le thème de la course au sélénite est à nouveau évoqué. Les Sélénites dans la version de Wells sont moins évolués que les humains. Mais lorsque leur souverain, le Grand Lunarius, apprend les ordres et les guerres de la Terre (notamment les guerres anglo-boers), il décide de couper le contact avec les Terriens, qui représentent une menace potentielle pour sa civilisation.

 

L'alternative du cosmisme russe

 

La réponse à la tendance à adapter l'espace à l'avancée du capitalisme était le cosmisme russe. Dans son essence, il représentait l'idée d'une spiritualisation de l'espace, réalisée par la transformation de l'homme et sa maîtrise de l'espace dans un état nouveau et transformé. La base philosophique du cosmisme russe était déjà résumée dans le discours des sophiologues. Les sophologues associaient la perfection spirituelle de l'homme à l'unicité cosmique.

 

Contrairement aux sophologues, les cosmistes posaient des questions pratiques : sur l'exploration du cosmos, le changement de la nature humaine, l'atteinte de l'immortalité et même, comme Nikolaï Fedorov, sur la résurrection des morts. Les images religieuses de l'immaculée conception ou de la résurrection étaient considérées par eux comme des tâches concrètes de développement nécessitant une mobilisation générale. Les cosmistes partent de l'idée que l'exploration spatiale humaine est nécessaire en raison de l'épuisement des ressources de la Terre, de la croissance démographique et des menaces écologiques. Mais cela nécessite une organisation appropriée des efforts conjoints de l'humanité. Une telle logique de raisonnement conduit inévitablement les cosmonautes dans les rangs des partisans du projet soviétique. En effet, à cette époque, beaucoup voyaient dans le communisme une doctrine et une pratique visant à créer un nouvel être humain, qui deviendrait un dieu, soumettant l'univers à sa volonté et à sa raison, et atteignant l'immortalité.

 

Cependant, les idées du cosmisme pourraient également résonner dans le cadre d'une refonte néo-religieuse de l'existence. On peut, par exemple, se référer à l'enseignement du théologien catholique Teilhard de Chardin.

 

Cosmos et eugénisme

 

Le développement des sciences naturelles au début du vingtième siècle a conduit à la question de la possibilité d'un changement volontaire de la nature humaine. On pensait que la transformation des êtres humains était technologiquement possible. L'orientation de l'eugénisme est née, qui va de pair avec l'ingénierie sociale. L'eugénisme s'est avéré être lié aux projets spatiaux. L'idée que le dépassement par l'homme de l'oikoumène de la Terre implique une transformation de l'homme (dans la tradition religieuse, une transformation) a pris de l'ampleur. Le discours eugénique a couvert la quasi-totalité du monde occidental dans les années 1920 et 1930, et seul l'effondrement du fascisme lui a ajouté des connotations négatives supplémentaires.

 

La synthèse des idées eugéniques et de la cosmonautique a également eu lieu dans les enseignements de K.E. Tsiolkovsky. Dans ses idées, la maîtrise de l'espace était fermement liée au changement de la nature humaine. Et si Tsiolkovsky est considéré comme le fondateur de la cosmonautique moderne, il faut reconnaître que la problématique anthropologique y a eu une importance fondamentale initiale.

 

Tsiolkovsky a parlé de la nécessité de surmonter l'approche subjective et corporelle de l'homme. Ce n'est pas le "moi" égoïste mais les atomes-esprits, qui existaient avant l'être subjectif de l'homme et existeront dans la perspective post-mortem, se dispersant dans le cosmos, qui constituent la véritable personnalité. L'important est l'harmonisation de ces atomes-esprits, qui conduit au développement du cosmos et de l'homme. L'existence humaine doit donc être harmonisée avec l'existence cosmique.

 

Tsiolkovsky pense qu'à l'avenir, les humains perdront complètement leur physique. Il deviendra autotrophe et se nourrira d'énergie rayonnante. La transfiguration humaine sera fondamentalement possible, en cohérence avec l'environnement de l'existence. La reproduction naturelle, que Tsiolkovsky considérait comme honteuse pour l'humanité, sera remplacée par une sélection artificielle ciblée et la parthénogenèse. "Plus l'homme progresse, déclarait l'un des précurseurs de la création de l'astronautique, plus le naturel est remplacé par l'artificiel. Tous ces changements conduiront finalement à l'obtention de l'immortalité. Le résultat du développement sera un état dans lequel la raison remplira l'univers, le cosmos entier apparaîtra comme un seul être intelligent.

 

Grande course à l'espace

 

La supériorité de l'URSS dans l'exploration spatiale n'était pas seulement déterminée par son avance dans la course technologique. Outre la victoire technologique, la percée réalisée a été une victoire du système et une victoire de l'esprit. La transformation spirituelle pour atteindre les étoiles, dont il a été question plus haut, a en fait eu lieu dans l'histoire du XXe siècle. L'homme soviétique, qui a passé le creuset des épreuves, est devenu, en termes historiques, un homme nouveau. Sur le plan anthropologique, elle combinait un haut niveau de développement intellectuel, assuré par le meilleur système pédagogique du monde, avec un centrage spirituel obtenu grâce à la répudiation par la culture soviétique de la moralité bourgeoise (y compris petite-bourgeoise - consumériste). Les drames sanglants de la guerre civile et de la grande guerre patriotique étaient une sorte de rituel d'initiation d'un homme nouveau. Exactement douze ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale (la période de douze ans est sacrée et symbolique), l'URSS lance le premier satellite artificiel du monde dans l'espace.

 

Les Américains - les adversaires dans la course à l'espace - ne pensaient pas non plus uniquement en termes de technologie. Pour eux, la lutte pour l'espace était une modification du rêve américain. Le premier atterrissage sur la Lune en 1969 a été pour eux un stimulant émotionnel et psychologique au même titre que les victoires de 1957 et 1961 pour l'URSS. En fait, c'est après que les rôles dans la course idéologique se sont inversés et que l'Union soviétique a commencé à perdre peu à peu du terrain dans la bataille pour les cœurs et les esprits. La proclamation de l'Initiative de défense stratégique, également connue sous le nom de programme "Guerre des étoiles", par Ronald Reagan en 1983 constituait déjà en réalité une pression psychologique sur l'ennemi pour le pousser à se rendre.

 

De manière caractéristique, du côté américain, l'exploration spatiale a été présentée dans les premières décennies en corrélation avec des thèmes religieux, comme le mouvement de l'homme vers Dieu. La religiosité des astronautes américains a été soulignée. Des rumeurs ont circulé sur certains précédents mystiques survenus lors de sorties spatiales humaines. En URSS, sous N.S. Khrouchtchev, au contraire, le thème de l'espace était mis en avant dans le cadre de la propagande antireligieuse. C'est à Nikita Sergueïevitch lui-même que l'on doit cette phrase : "Gagarine a volé dans l'espace sans voir Dieu. Selon l'un des récits, transmis par ouï-dire, lorsque Yuri Alekseyevich, à qui l'on demandait s'il avait vu Dieu dans l'espace, a donné une réponse négative, l'une des vieilles dames a fait le commentaire suivant : "Comment pouvez-vous le voir dans l'espace, si vous ne l'avez pas vu sur Terre". Il est possible que le thème religieux ait été délibérément donné en relation avec l'espace dans la propagande américaine pour s'opposer à la cosmonautique soviétique anti-religieuse. Cependant, cette anti-religiosité était aussi apparemment une exagération.

 

Projections idéologiques du futur dans la science-fiction

 

Au vingtième siècle, à l'ère des idéologies, le thème de l'espace dans le discours humanitaire était associé à la question du modèle de l'ordre social du futur. La science-fiction est devenue le ristalicenter de ce type de discussion idéologique. En URSS, la science-fiction est devenue presque l'axe principal du thème de l'avenir communiste. Dans le discours officiel, le communisme était déclaré mais peu exploré. Quelle sorte d'être humain serait sous le communisme, quelle sorte de personne deviendrait-il ou elle ? Il n'existait ni la volonté d'aborder ces questions, ni une méthodologie pour de tels développements. En ce sens, la science-fiction était beaucoup plus libre, tandis que la méthode artistique supprimait (bien que pas entièrement) le poids de la responsabilité idéologique.

 

La variante classique de la présentation de la société communiste au moyen de la science-fiction est le roman "La nébuleuse d'Andromède" d'Ivan Efremov en 1957. Selon la chronologie du roman, l'époque du communisme est décrite comme l'époque du Grand Ring. Le Grand Anneau réunit toutes les civilisations hautement développées de l'univers en un seul système d'information.

Dans le roman de 1970 "L'heure du taureau", Efremov oppose au contraire l'humanisme communiste terrestre à l'état totalitaire de la planète Tormans. La société de la planète Tormance est hiérarchisée, délimitée par la longévité sociale. Au sommet se trouvent les dirigeants de l'État - des serpents - et à la tête de l'État lui-même se trouve le Conseil des Quatre, qui combine la terreur et les méthodes d'influence psychique dans sa gestion. La base de la politique culturelle de la planète Tormans est une stupéfaction systématique de la population. Les chercheurs pensent qu'Efremov, en plus d'une critique générale des idées d'un État totalitaire, a critiqué dans "Bull Hour" la Chine maoïste.

 

La question de l'homme dans la perspective d'une nouvelle percée cosmique

 

Comment agir pour atteindre un objectif, si vos capacités semblent insuffisantes pour y parvenir ? Il existe deux formules possibles. La première recette consiste à attirer des ressources supplémentaires (attirer de l'argent supplémentaire, faire travailler les autres pour vous). Cette recette est bonne tant que les occasions de le faire existent et que le but à atteindre est en corrélation avec le paradigme dans lequel les ressources sont attirées. Mais elle échoue à la fois lorsque les ressources sont rares et lorsque l'objectif implique un changement de paradigme. Il existe une deuxième prescription pour ce cas - le changement de conscience. Le sujet qui atteint le but, en changeant sa conscience, devient différent, et étant devenu différent, il est capable de quelque chose dont il n'était pas capable auparavant. En fait, c'est une recette pour la transformation. C'est ce dont il est question dans la perspective du passage de l'homme de la vie terrestre à la vie cosmique. Une nouvelle percée cosmique doit être associée à une transformation spirituelle, car sinon la tentative de transition correspondante s'avérera être la fin de l'histoire humaine.

 

 

Vardan Baghdasaryan

 

Vardan Bagdasaryan (né en 1971) est un historien et politologue russe, docteur en sciences historiques, doyen du département d'histoire, de sciences politiques et de droit de l'université d'État de Moscou (MSU), professeur du département de politique d'État de la MSU Lomonosov, président de la branche régionale de la société russe "Znanie" de la région de Moscou, chef de l'école scientifique "Bases de valeur des processus sociaux" (axiologie). Membre régulier du Club d’Izborsk

 

Traduit du russe par Le Rouge et le Blanc.

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