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Le Rouge et le Blanc, ou le Fil d'Ariane d'un voyageur naturaliste

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Mircea Eliade: Le sens du labyrinthe

1 Juillet 2021 , Rédigé par Le Rouge et le Blanc Publié dans #France, #Lettres, #Philosophie, #Religion, #Mircea Éliade

- Claude Henri-Rocquet: Vous avez souvent comparé la vie, votre vie, à un labyrinthe. Que diriez-vous aujourd'hui du sens de ce labyrinthe ?

- Mircea Eliade: Un labyrinthe, c'est la défense parfois magique d'un centre, d'une richesse, d'une signification. Y pénétrer peut être un rituel initiatique, comme on le voit dans le mythe de Thésée. Ce symbolisme est le modèle de toute existence qui, à travers nombre d'épreuves, s'avance vers son propre centre, vers soi-même, l'Atman, pour employer un terme indien... Plusieurs fois, j'ai eu conscience de sortir d'un labyrinthe, ou de trouver le fil. Je m'étais senti désespéré, oppressé, égaré... Je ne m'étais pas dit, bien sûr: "Je suis perdu dans le labyrinthe", mais, à la fin, j'ai bien eu le sentiment d'être sorti victorieux d'un labyrinthe. Cette expérience, chacun l'a connue. Mais il faut dire encore que la vie n'est pas faite  d'un seul labyrinthe: l'épreuve se renouvelle.

Mircea Eliade, L'épreuve du labyrinthe, Entretiens avec Claude-Henri Rocquet. Editions du Rocher, 2006.

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Victor Hugo: Lettre au capitaine Butler sur le sac du Palais d'Été, en Chine (1860)

26 Juin 2021 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles Publié dans #Victor Hugo, #Angleterre, #Chine, #France, #Guerre, #Histoire

Victor Hugo: Lettre au capitaine Butler sur le sac du Palais d'Été, en Chine (1860)

Hauteville House, 25 novembre 1861

 

 

Vous me demandez mon avis, monsieur, sur l’expédition de Chine. Vous trouvez cette expédition honorable et belle, et vous êtes assez bon pour attacher quelque prix à mon sentiment ; selon vous, l’expédition de Chine, faite sous le double pavillon de la reine Victoria et de l’empereur Napoléon, est une gloire à partager entre la France et l’Angleterre, et vous désirez savoir quelle est la quantité d’approbation que je crois pouvoir donner à cette victoire anglaise et française.

 

Puisque vous voulez connaître mon avis, le voici :

 

ll y avait, dans un coin du monde, une merveille du monde ; cette merveille s’appelait le Palais d’été. L’art a deux principes, l’Idée qui produit l’art européen, et la Chimère qui produit l’art oriental. Le Palais d’été était à l’art chimérique ce que le Parthénon est à l’art idéal. Tout ce que peut enfanter l’imagination d’un peuple presque extra-humain était là. Ce n’était pas, comme le Parthénon, une œuvre rare et unique ; c’était une sorte d’énorme modèle de la chimère, si la chimère peut avoir un modèle.

 

Imaginez on ne sait quelle construction inexprimable, quelque chose comme un édifice lunaire, et vous aurez le Palais d’été. Bâtissez un songe avec du marbre, du jade, du bronze, de la porcelaine, charpentez-le en bois de cèdre, couvrez-le de pierreries, drapez-le de soie, faites-le ici sanctuaire, là harem, là citadelle, mettez-y des dieux, mettez-y des monstres, vernissez-le, émaillez-le, dorez-le, fardez-le, faites construire par des architectes qui soient des poètes les mille et un rêves des mille et une nuits, ajoutez des jardins, des bassins, des jaillissements d’eau et d’écume, des cygnes, des ibis, des paons, supposez en un mot une sorte d’éblouissante caverne de la fantaisie humaine ayant une figure de temple et de palais, c’était là ce monument. Il avait fallu, pour le créer, le lent travail de deux générations. Cet édifice, qui avait l’énormité d’une ville, avait été bâti par les siècles, pour qui ? pour les peuples. Car ce que fait le temps appartient à l’homme. Les artistes, les poètes, les philosophes, connaissaient le Palais d’été ; Voltaire en parle. On disait : le Parthénon en Grèce, les Pyramides en Egypte, le Colisée à Rome, Notre-Dame à Paris, le Palais d’été en Orient. Si on ne le voyait pas, on le rêvait. C’était une sorte d’effrayant chef-d’œuvre inconnu entrevu au loin dans on ne sait quel crépuscule, comme une silhouette de la civilisation d’Asie sur l’horizon de la civilisation d’Europe.

 

Cette merveille a disparu.

 

Un jour, deux bandits sont entrés dans le Palais d’été. L’un a pillé, l’autre a incendié. La victoire peut être une voleuse, à ce qu’il paraît. Une dévastation en grand du Palais d’été s’est faite de compte à demi entre les deux vainqueurs. On voit mêlé à tout cela le nom d’Elgin, qui a la propriété fatale de rappeler le Parthénon. Ce qu’on avait fait au Parthénon, on l’a fait au Palais d’été, plus complètement et mieux, de manière à ne rien laisser. Tous les trésors de toutes nos cathédrales réunies n’égaleraient pas ce splendide et formidable musée de l’orient. Il n’y avait pas seulement là des chefs-d’œuvre d’art, il y avait un entassement d’orfèvreries. Grand exploit, bonne aubaine. L’un des deux vainqueurs a empli ses poches, ce que voyant, l’autre a empli ses coffres ; et l’on est revenu en Europe, bras dessus, bras dessous, en riant. Telle est l’histoire des deux bandits.

 

Nous, Européens, nous sommes les civilisés, et pour nous, les Chinois sont les barbares. Voila ce que la civilisation a fait à la barbarie.

 

Devant l’histoire, l’un des deux bandits s’appellera la France, l’autre s’appellera l’Angleterre. Mais je proteste, et je vous remercie de m’en donner l’occasion ; les crimes de ceux qui mènent ne sont pas la faute de ceux qui sont menés ; les gouvernements sont quelquefois des bandits, les peuples jamais.

 

L’empire français a empoché la moitié de cette victoire et il étale aujourd’hui avec une sorte de naïveté de propriétaire, le splendide bric-à-brac du Palais d’été.

 

J’espère qu’un jour viendra où la France, délivrée et nettoyée, renverra ce butin à la Chine spoliée.

 

En attendant, il y a un vol et deux voleurs, je le constate.

 

Telle est, monsieur, la quantité d’approbation que je donne à l’expédition de Chine.

 

Victor Hugo

Victor Hugo: Lettre au capitaine Butler sur le sac du Palais d'Été, en Chine (1860)
Victor Hugo: Lettre au capitaine Butler sur le sac du Palais d'Été, en Chine (1860)

Sur le même sujet et sur le même blog:

Henry de Mesquen et la Chine
https://pocombelles.over-blog.com/henry-de-mesquen-et-la-chine

Henry de Lesquen, Énarque, incarne pour moi ce qu'il y a de plus stupide, borné, arrogant, autoritaire et méchant en France et chez les Français, où se côtoient le pire et le meilleur. Il incarne aussi le colonialisme issu de la Révolution, qui a formé un amalgame avec celui des Anglais puis des Israéliens et aujourd'hui celui de l'oligarchie mondialiste. Colonialisme matérialiste qui n'a rien à voir avec les relations que les Français avaient avec les peuples lointains sous la Monarchie et qui les faisaient apprécier en général.

A propos de l'annexion peu glorieuse de l'archipel des Marquises par la France (1842)
https://pocombelles.over-blog.com/2019/10/l-annexion-peu-glorieuse-de-l-archipel-des-marquises-en-1842-par-la-france-herman-melville-taipi.html

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Youri Tavrovsky : le « Grand jeu » continue (Club d'Izborsk, 25 juin 2021)

26 Juin 2021 , Rédigé par Le Rouge et le Blanc Publié dans #Angleterre, #Chine, #France, #Guerre, #Histoire, #Politique, #Russie, #USA

Youri Tavrovsky : le « Grand jeu » continue  (Club d'Izborsk, 25 juin 2021)

Youri Tavrovsky : le « Grand jeu » continue

 

25 juin 2021

 

https://izborsk-club.ru/21267

 

 

La provocation de l'Angleterre au Cap Fiolent rappelle les attaques de l'ancienne "maîtresse des mers" sur nos terres balnéaires au XIXe siècle. Pendant la guerre de Crimée (1853-56), les Anglais ont attaqué non seulement Sébastopol sur la mer Noire, mais aussi Petropavlovsk-Kamchatsky sur le Pacifique. De manière caractéristique, la guerre de Crimée a eu lieu entre la première guerre de l'opium (1840-42) et la deuxième guerre de l'opium (1856-60). À l'époque déjà, la Russie avait proposé à la Chine un "partenariat stratégique", mais elle n'a pas été comprise...

 

C'est ainsi que les choses se sont passées à Petropavlovsk, ma petite patrie. Là-bas, non loin de chez moi, dans la rue Morskaya, se trouve un monument au général Vasily Zavoyko, qui a dirigé la défense de Petropavlovsk-Kamchatsky. À l'époque, c'était notre principale base d'approvisionnement pour l'Amérique russe.

 

En août 1854, l'escadre anglo-française, qui vient encore de tirer sur les ports chinois, attaque la ville. L'objectif est d'établir un contrôle sur l'ensemble de la côte ouest du Pacifique, et pas seulement sur la côte chinoise. La tactique était bien pratiquée sur les Chinois. Les Alliés ont d'abord bombardé Petropavlovsk avec des canons de bord à longue portée, puis ils ont lancé un assaut amphibie. L'ennemi avait 7 navires de guerre, 212 canons, 2,6 mille baïonnettes. Dans la garnison russe - 920 hommes, 40 petits canons de l'ancien style, 27 canons de marine sur la frégate "Aurora" et le transport "Dvina".

 

Les forces sont clairement inégales. Cependant, la garnison et les résidents locaux ont repoussé la première attaque. Le deuxième assaut de la ville a été mené par un régiment sélectionné de Gibraltar. Les 926 "Gibraltariens" ont été détruits ainsi que le commandant du régiment, le capitaine Parker. Le commandant anglais, l’amiral Price s'est suicidé à cause d'une telle perte. Petropavlovsk est resté russe.

 

Peu après, en 1856, les Britanniques ont entamé la deuxième guerre de l'opium. Ils ont fait valoir que les Chinois n'avaient pas suffisamment ouvert le pays au commerce. Une fois de plus, il y a eu des bombardements de ports et des pillages de villes. Pékin est envahi, le palais d'été impérial brûlé. Le Fils du Ciel lui-même a fui la capitale.

 

Le souvenir du double viol collectif de la Chine par les Britanniques et les Français pendant les guerres de l'opium n'a même pas pu atténuer les atrocités commises par les samouraïs japonais en 1931-1945. La tragédie était profondément ancrée dans l'inconscient collectif de la nation. À Pékin, j'ai vu les ruines du palais d'été impérial. Maintenant c'est un centre d'éducation patriotique. Les enfants sont amenés ici en bus. "Regardez, les enfants, les gens qui nous apportent la 'civilisation' !

 

Nous aussi, en Crimée, nous devrions nous rappeler plus souvent l'agression de l'"OTAN du XIXe siècle" contre la Russie !

 

 

Youri Tavrovsky

 

Youri Vadimovich Tavrovsky (né en 1949) est un orientaliste, professeur à l'Université de l'amitié des peuples de Russie, membre du présidium de l'Académie eurasienne de télévision et de radio. Il est un membre permanent du Club d’Izborsk.

 

Traduit du russe par Le Rouge et le Blanc avec DeepL.

Le Panorama du Siège de Sébastopol réalisé en 1904 par Franz Roubaud. La peinture de 114 mètres de long sur 14 de haut est exposée dans un pavillon dédié à Sébastopol. Source: Wikipedia

Le Panorama du Siège de Sébastopol réalisé en 1904 par Franz Roubaud. La peinture de 114 mètres de long sur 14 de haut est exposée dans un pavillon dédié à Sébastopol. Source: Wikipedia

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À la mémoire de nos souverains légitimes, toujours vivants dans nos cœurs

21 Juin 2021 , Rédigé par D'argent à la fasce de gueules Publié dans #France, #Louis XVII, #Monarchie

À la mémoire de nos souverains légitimes, toujours vivants dans nos cœurs

Cyr Belcroix: Louis XVII, le louveteau du Temple

https://excerpts.numilog.com/books/9782307490630.pdf

À la mémoire de nos souverains légitimes, toujours vivants dans nos cœurs
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Jean Rostand: La civilisation

20 Juin 2021 , Rédigé par Le Rouge et le Blanc Publié dans #France, #Nature, #Philosophie, #Jean Rostand

"Outre que la civilisation ne constitue point par elle-même un facteur de progrès biologique, elle peut, indirectement, devenir un facteur de régression. Nous avons dit maintes fois que les éléments héréditaires, ou gènes, des individus humains sont de qualité fort inégale, pour les caractères intellectuels comme pour les caractères physiques. Partant, le niveau moyen de l’espèce, à tout moment, dépend de la proportion existant entre les bons et les mauvais gènes. D’une part, le nombre des mauvais gènes tend à s’accroître sans cesse par le seul effet de la mutation, qui se fait beaucoup plus souvent vers le pire que vers le meilleur ; d’autre part la sélection naturelle tend à éliminer les mauvais gènes, lesquels, d’ordinaire, réduisent plus ou moins la capacité reproductrice des individus qui les portent, soit en restreignant leur fécondité, soit en diminuant leur vigueur globale ou leur faculté d’adaptation. Au début de l’histoire humaine, dans les conditions de la vie sauvage, la sélection naturelle jouait avec assez peu de rigueur pour que, malgré l’abondance des mutations délétères, l’espèce maintint son niveau, ou même peut-être marquât quelque amélioration génétique. Les individus chétifs, mal venus, n’arrivaient pas à l’âge reproducteur, et leurs mauvais gènes s’éteignaient avec eux. Henri Vallois a constaté que, parmi les squelettes préhistoriques, on n’en trouve presque pas de vieillards. Si les conditions de l’existence étaient jadis trop rudes pour la vieillesse, à plus forte raison l’étaient-elles sans doute pour la débilité. Le débile, comme le vieillard, est un produit de la civilisation.

De surcroît, la sélection s’exerçait non seulement à l’intérieur de chaque groupe humain, mais aussi de groupe à groupe ; et, dans ce cas, elle favorisait souvent le progrès des caractères intellectuels et sociaux : les tribus courageuses, animées de sentiments collectifs, commandées par des chefs héroïques et astucieux, l’emportaient sur les autres.

La situation changea du tout au tout à mesure que se formèrent les vastes collectivités organisées qui caractérisent la civilisation moderne.

D’abord, la sélection de groupe à groupe se fit inopérante, les guerres entre nations n’ayant d’autre résultat que d’évincer, de part et d’autre, les plus braves et les plus robustes*. Et, surtout, la médecine, la chirurgie, l’hygiène, l’assistance, le développement des idées philanthropiques devaient concourir à gêner toujours davantage la fonction épuratrice de la sélection naturelle.

Nos sociétés actuelles donnent la possibilité de survivre et de reproduire à des milliers d’êtres qui eussent été autrefois implacablement éliminés dès le jeune âge. La diminution de la mortalité infantile, les vaccinations généralisées entraînent un affaiblissement de la résistance moyenne de l’espèce. Grâce à l’obstétrique, des femmes deviennent mères en dépit d’un bassin trop étroit, et, grâce au lait stérilisé, nourrices, en dépit de glandes mammaires insuffisantes. Il n’y a plus de sanction naturelle pour les petites tares physiologiques, comme la mauvaise denture ou la myopie.

Il n’est pas jusqu’à la sélection sexuelle, fondée sur le choix réciproque des procréateurs, qui n’ait perdu de son efficace dans nos sociétés inégalitaires. Les avantages sociaux ou financiers priment les naturels, et la situation ou les « espérances » font plus pour unir les humains que la beauté des corps ou que la finesse des esprits.

En bref, défaut général de sélection, et même, en certain cas, contre-sélection ou sélection à rebours : voilà le lot de nos sociétés actuelles. Aucun frein n’y contrariant la multiplication des mauvais gènes qui se produisent constamment par mutation, il s’ensuit un avilissement progressif de l’espèce.

Cet avilissement doit dater de loin ; il ne fera que s’accentuer toujours davantage". (…)

 

Jean Rostand, L’Homme (Gallimard, 1940/1961)

 

*NDLR: En 1914-18, ce sont les plus braves qui sont allés combattre au front et qui sont morts, en masse. Les lâches, les malins qui faisaient des affaires sont restés à l'arrière, en sécurité. Ce sont eux qui se sont reproduits, répandant leur vilenie à travers leur descendance et dans les institutions. Comme Jean Rostand en explique très bien les raisons, nous sommes aujourd'hui dans une inversion totale de la sélection naturelle puisque le pouvoir n'appartient plus aux meilleurs, comme dans la nature et comme dans l'Âge d'Or, mais aux pires. On le constate bien aujourd'hui dans cette nouvelle guerre mondiale CONTRE L'HUMANITĖ qu'est la psycho-pandémie du COVID-19, lancée par la part la plus vile, la plus corrompue et la plus malfaisante de l'espèce humaine.

Une troupe de bandits menace un village de paysans. Incapables de se défendre, les paysans font appel aux samouraï. Ils leur inspirent la pitié, mais en les trompant sur l'état de leurs réserves. Les samouraï sauvent le village et meurent presque tous au combat, répandant leur sang comme le cerisier répand ses fleurs à terre, dans le vent. Les paysans oublient les samouraï et font la fête.

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Le Mauvais Larron, symbole du Monde inversé

20 Juin 2021 , Rédigé par D'argent à la fasce de gueules Publié dans #France, #Religion

Le mauvais larron. Peinture de Hans von Tübingen (détail).

Le mauvais larron. Peinture de Hans von Tübingen (détail).

Délinquant, drogué, mort des conséquences d'une overdose et non pas assassiné comme les "Démocrates", Black Lives Matter et les "Presstitutes" cherchent massivement à le faire croire, le Mauvais Larron est avec George Floyd, le nouveau symbole du Monde inversé, celui où le mensonge devient la vérité, où l'apparence devient la réalité, où le mal devient le bien; où le vice devient la vertu, où la maladie devient la santé, où la laideur devient la beauté, où l'infamie devient l'honneur; un monde en proie à Shaitan, Satan, le Menteur, le Grand Diviseur.

A la place du Christ, la Bête fait adorer le Mauvais Larron.

Le Vatican mondialiste, "inclusif", qui a vendu son âme au Diable,  applaudit.

Crucifixion, par Hans von Tübingen (1430)

Crucifixion, par Hans von Tübingen (1430)

"Dans une société en révolution, le défaut, ou, pour parler plus exactement, l'absence de pouvoir légitime, constitue tout homme qui en reconnaît l'autorité Ministre du pouvoir pour combattre l'erreur par ses écrits, et même la tyrannie par ses armes, dès qu'il peut le faire avec probabilité de succès. C'était à tous de conserver la société, c'est à chacun à la rétablir. D'ailleurs, l'homme qui combat pour la vérité est défendu par elle, et il a pour lui ce qu'il y a de plus fort au monde. Les partisans des bonnes et vieilles maximes remplissent donc le plus saint des devoirs en restant en insurrection permanente, au moins de pensées et d'actions privées, contre ce que les tyrans et leurs esclaves appellent la loi, et qui n'est autre chose que des opinions absurdes, ou atroces, qu'un petit nombre d'hommes pervers a imposées à un grand nombre d'hommes faibles."

Louis-Gabriel-Ambroise, vicomte de Bonald (1754-1840), Du pouvoir et du devoir dans la société.

 

 

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Louis de Bonald: Considérations sur la noblesse

17 Juin 2021 , Rédigé par D'argent à la fasce de gueules Publié dans #Bonald, #France, #Philosophie, #Politique

" On a exagéré les vices ou les défauts dont les nobles ne sont pas plus exempts que les autres hommes ; jamais, que je sache, on n’a donné la véritable raison de la noblesse.

Les uns ont fait de la noblesse un meuble de la couronne, comme le sceptre ou le manteau royal ; les autres en ont fait une illusion de la vanité, ou une usurpation des temps féodaux. La noblesse n’est ni un ornement, ni une décoration, ni un préjugé, ni une usurpation : elle est une institution naturelle et nécessaire de la société publique, aussi nécessaire, aussi ancienne que le pouvoir lui-même ; et c’est par cette raison qu’elle existe, comme le pouvoir, sous une forme ou sous une autre, dans tout état de la société, et sous toutes les formes de gouvernement. " (...)


" Ainsi, le nobles sont les serviteurs de l’Etat, et ne sont pas autre chose : ils n’exercent pas un droit, ils remplissent un devoir ; ils ne jouissent pas d’une prérogative, ils s’acquittent d’un service. Le mot service, employé à désigner les fonctions publiques, a passé de l’Evangile dans toutes les langues des peuples chrétiens, où l’on dit le servicefaire son serviceservir, pour exprimer que l’on est occupé dans la magistrature ou dans l’armée. Quand Jésus-Christ dit à ses disciples : " Que le plus grand d’entre vous ne soit que le serviteur des autres ; - quel est le plus grand de celui qui sert ou de celui qui est servi ? " Il ne fait que révéler le principe de toute société, ou plutôt de toute sociabilité, et nous apprendre que tout dans le gouvernement de l’Etat, pouvoir et ministère, se rapporte à l’utilité des sujets, comme tout dans la famille, se rapporte au soin des enfants ; que les grands ne sont réellement que les serviteurs des petits, soit qu’ils les servent en jugeant leurs différends, en réprimant leurs passions, en défendant, les armes à la main, leurs propriétés, ou qu’ils les servent encore en instruisant leur ignorance, en redressant leurs erreurs, en aidant leur faiblesse : le pouvoir le plus éminent de la société chrétienne ne prend d’autre titre que serviteur des serviteurs ; et si la vanité s’offense des distinctions, la raison ne saurait méconnaître les services. " (...)

"Sans doute les talents naturels se trouvent en plus grand nombre dans la classe la plus nombreuse, je le crois; et néanmoins on peut remarquer que ce sont, en général, les nobles qui ont le mieux écrit sur la politique et l'art militaire, comme les magistrats sur la jurisprudence, et les évêques sur les matières religieuses. Aux Etats-Généraux, où tant de forts esprits se trouvèrent en présence, la noblesse ne parut pas inférieure en talent aux autres ordres, et, s'il faut en juger par l'expérience, elle se montra supérieure à tous en connaissances politiques. Tous les autres arts, toutes les autres sciences, appartiennent à l'homme privé plus qu'à l'homme public, et meublent plutôt les académies qu'elles ne défendent la société; elles peuvent être pour la noblesse un délassement, mais elles sont hors du cercle de ses devoirs.

Excudent alii spirantia mollius era,
Credo equidem
, etc, etc.
(Enéide, I, IV)

Je le répète: la noblesse héréditaire n'est que le dévouement de la famille exclusivement au service de l'Etat. Ce qu'on appelle la naissanceune haute naissance, n'est que l'ancienneté de ce dévouement; et si la noblesse n'était que cela, elle ne serait rien, et le nom même n'en serait pas dans notre langue. Toutes les familles pouvaient, devaient même parvenir, avec le temps, à cet honorable engagement. La société  les y invitait, et aucune loi n'excluait aucune famille française même du trône, en cas d'extinction de la famille régnante."

Louis-Gabriel-Ambroise, vicomte de Bonald (1754-1840), Considérations sur la noblesse.

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Qui dirige l'Amérique ... et la France ?

10 Juin 2021 , Rédigé par Le Rouge et le Blanc Publié dans #France, #Paul Craig Roberts, #Politique, #USA

Source: Sheikh Imran Hosein

Source: Sheikh Imran Hosein

Qui dirige l'Amérique ?

Comme l'a dit Gore Vidal :

"En fait, cela ne fait aucune différence que le président soit républicain ou démocrate. Le génie de la classe dirigeante américaine est d'avoir réussi à faire croire au peuple qu'il avait quelque chose à voir avec l'élection des présidents depuis 200 ans, alors qu'il n'a absolument rien à dire sur les candidats, les politiques ou la façon dont le pays est dirigé. Un tout petit groupe contrôle à peu près tout."

"Ce petit groupe est la classe ploutocratique dont la corruption légalisée et la machine de propagande ont une immense influence sur la politique américaine, ainsi que sur la machine de guerre impériale et les groupes d'intérêts spéciaux avec lesquels la classe ploutocratique est alliée. Il est nécessaire de former des coalitions de soutien au sein de ce groupe de pouvoir si l'on veut devenir président dans la démocratie dirigée que sont les États-Unis, et aucune partie de ce groupe de pouvoir ne soutiendra un président qui ne fera pas avancer de manière fiable les intérêts de l'empire oligarchique."

Caitlin Johnstone

Traduit de l'américain par Le Rouge et le Blanc avec DeepL.

Source: https://www.paulcraigroberts.org/2021/06/10/who-rules-america-3/

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