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Le Rouge et le Blanc, ou le Fil d'Ariane d'un voyageur naturaliste
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A propos du livre d'Andreas von Bülow "Les catastrophes allemandes. De 1914 à 1918 et de 1933 à 1945 dans le grand jeu des puissances", par Dieter Sprok

7 Janvier 2020 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

A propos du livre d'Andreas von Bülow "Les catastrophes allemandes. De 1914 à 1918 et de 1933 à 1945 dans le grand jeu des puissances", par Dieter Sprok

Il faut des éclaircissements sur le "Grand jeu des puissances". La simple consternation ne suffit pas.

 

L’humanité a peu appris des deux grandes catastrophes humanitaires du dernier siècle. Les expériences amères de la Première et de la Seconde Guerre mondiale n’ont pas pu empêcher de nouvelles guerres, utilisées «pour poursuivre la politique par d’autres moyens». A ce jour, le nombre de personnes victimes de ces guerres, dépasse celui des deux guerres mondiales. 
Après la Première Guerre mondiale, les puissances victorieuses ont imposé avec le Traité de Versailles toute la culpabilité à l’Allemagne et ont ainsi préparé le terrain pour la Seconde Guerre mondiale. Ce traité ne laissait aucune possibilité à l’Allemagne de se rétablir économiquement et d’offrir à sa population des conditions de vie suffisantes; voilà une des raisons ayant favorisé l’ascension de Hitler. Après la Seconde Guerre mondiale, le monde entier est resté consterné devant l’ampleur de la destruction et de la souffrance humaine, également dans les camps de concentration. Ces images de l’horreur provoquent jusqu’à aujourd’hui encore chez tout être humain, consternation, honte et indignation. 
Toutefois, l’histoire nous enseigne que la consternation ne suffit pas pour empêcher la guerre et les génocides. De plus en plus souvent, on abuse de la capacité profondément humaine de ressentir de l’empathie et de la consternation pour préparer les gens à de nouvelles guerres et des génocides. 

«De plus en plus souvent, on abuse de la capacité profondément humaine de ressentir de l’empathie et de la consternation pour préparer les gens à de nouvelles guerres et des génocides.»

Les méthodes de manipulation sont significativement plus «raffinées» comparées à la propagande primitive d’un Goebbels. Aujourd’hui, les meneurs de guerre n’appellent plus à la «guerre totale», mais à des «interventions humanitaires». Ils font «leur publicité pour la guerre et la mort» au moyen d’images profondément émouvantes, parfois réelles parfois falsifiées, à l’emprise desquelles les citoyens lambda ne peuvent guère se soustraire. 

Les peuples ne veulent jamais la guerre

Il est généralement connu que l’histoire des guerres est écrite par les vainqueurs, c’est la raison pour laquelle les véritables raisons ayant menées aux deux guerres mondiales sont restés enfouies pendant de longues décennies pour une grande partie de l’opinion publique malgré les innombrables publications éditées. L’ouvrage écrit par Andreas von Bülow intitulé «Die deutschen Kata­strophen. 1914 bis 1918 und 1933 bis 1945 im Grossen Spiel der Mächte» [Les catastrophes allemandes. De 1914 à 1918 et de 1933 à 1945 dans le grand jeu des puissances] n’en fait cependant pas partie. 
L’auteur est né en 1937 au cours de la cinquième année de la dictature nazie. Avec la rédaction de son livre paru en 2015, il a voulu éclaircir l’origine des deux guerres mondiales, pour «exclure de telles catastrophes à l’avenir». «Quiconque veut apprendre de l’histoire», écrit-il, doit essayer de déceler «le maquis des mensonges de la propagande de guerre».
Andreas von Bülow part du principe que les peuples ne voulaient et ne veulent pas la guerre. Si cependant, pendant la Première Guerre mondiale, des recrues se hâtèrent à prendre les armes «joyeusement motivés», c’est parce qu’ils «étaient persuadés de la cause, conjurée par tous les Chefs d’Etat, de l’urgence de défendre le pays contre une agression de l’extérieur». «Le réel esprit humain des peuples», écrit-il, «s’est exprimé, lors de la Première Guerre mondiale pendant les jours de Noël de 1914, par un cessez-le-feu spontané des soldats des deux côtés, qui ont entonné des chants de Noël au-delà des tranchées, parfois accompagné d’un jeu de foot» (p. 379). Sans une massive propagande et «une couverture médiatique toujours négative, on aurait jamais pu stimuler les masses des deux côtés à la conduite de la guerre.» (p. 95). 
Son engagement politique en tant que député du Bundestag allemand et les années suivantes lui ont permis de mener «des milliers de dialogues» avec la population et il se demande comment «un peuple aussi courageux, sincère et sage, formé non seulement de poètes et de penseurs, mais également d’artisans, d’ouvriers, d’entrepreneurs, de paysans, de syndicalistes et de soldats tous très appliqués» a pu être manœuvré dans un tel abîme. Sa recherche du pourquoi l’a accompagnée toute sa vie. 

Le «Grand jeu des puissances» 

Pour ce juriste de profession avec ses 25 années d’expérience au Bundestag allemand – entre autre au sein de la Commission parlementaire de surveillance des services secrets, en tant que Secrétaire d’Etat parlementaire auprès du ministre fédéral de la Défense et en tant que ministre fédéral pour la Recherche et la Technologie dans le gouvernement de Helmut Schmidt –, les deux guerres mondiales ne peuvent être comprises que «dans le sillage de la lutte mondiale pour la nouvelle répartition des pouvoirs» (p. 379). «Des tensions internationales, écrit-il, mènent seulement à la guerre, quand le calcul à long terme des grandes puissances agissant dans l’ombre indique que c’est le moment propice.» En général, c’est le numéro 1 des puissances qui joue le rôle décisif. (p. 27). 
Hitler est venu au pouvoir à l’aide de soutiens financiers de l’intérieur et de l’extérieur du pays, de l’incendie du Reichstag, de la loi sur les pleins pouvoirs, de meurtres et des premiers camps de concentration. Ses objectifs et la terreur de son régime étaient mondialement connus. Malgré cela, l’Occident n’est pas intervenu pendant longtemps, car il voulait qu’Hitler attaque la Russie. «Pendant trois ans, la Russie et l’Allemagne se firent la guerre et s’affaiblirent dans l’intérêt du jeu géopolitique raffinement manigancé», écrit Andreas von Bülow (p. 383).
L’Angleterre et les Etats-Unis poursuivirent tant lors de la Première que lors la Seconde Guerre mondiale leurs propres intérêts: en obéissant à une tradition longue de 400 ans, la Grande-Bretagne s’attaqua à toujours à la plus grande puissance sur le continent européen en impliquant dans son combat les puissances du second et troisième rang (p. 378). Les Etats-Unis devinrent, grâce aux énormes profits engrangés au cours des deux guerres mondiales, la grande puissance dominante tant au niveau économique que financier et militaire et purent ainsi évincer la Grande-Bretagne du premier rang (p. 384).
Le «grand jeu des puissances» suit ses propres règles: la priorité absolue est d’empêcher absolument qu’une structure concurrente puisse se développer. Si l’on ne peut pas battre son concurrent, on en fait son allié ou alors on lui nuit économiquement. 
En 1941, le président américain Truman résuma la philosophie cynique du «grand jeu» à l’essentiel en déclarant: «Si l’Allemagne gagne, nous devons aider la Russie, si toutefois la Russie est vainqueur, nous devons aider l’Allemagne, laissez-les s’exterminer mutuellement autant que possible.» (p. 384) Et afin qu’ils s’exterminent autant que possible mutuellement, les grandes banques anglaises et américaines financèrent les deux parties. Les vies humaines n’ont aucune valeur dans ce «grand jeu».

Une importante contribution à la transparence

Andreas von Bülow décrit dans son livre les antécédents historiques des deux Guerres mondiales de manière détaillée et bien compréhensible. Il apporte ainsi une importante contribution à la transparence d’un sombre chapitre de l’histoire de l’humanité. Lors de la lecture de ce passionnant ouvrage apparaissent de nombreuses questions sur les dessous et les buts des crises et des guerres actuelles, risquant de dégénérer en un nouvel incendie mondial. 
Actuellement, on continue, par tous les moyens, à diaboliser la Russie. Toutefois, les lecteurs de cet ouvrage ne se laisseront plus manipuler par l’infâme propagande, visant à créer une consternation personnelle, pour se faire enrôler dans les objectifs de guerre secrets des grandes puissances. Il aura compris que dans le «grand jeu des pouvoirs», il a tout à perdre.  

Dieter Sprok

Source: https://www.zeit-fragen.ch/fr/archives/2018/n-10-14-mai-2018/il-faut-des-eclaircissements-sur-le-grand-jeu-des-puissances.html

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L'écologie d'un point de vue politique, par Jacques Perrin (La Nation-Ligue vaudoise, n° 2138 20 décembre 2019

3 Janvier 2020 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

(...)

L’écologie séduit la Ligue vaudoise par son côté conservateur hostile aux mythes modernes, à l’individualisme, au progrès indéfini et à la concurrence sans freins. Nous voulons que le Pays survive, que ses eaux ne soient pas empoisonnées, que son sol reste fertile, son air pur, que la beauté de ses paysages demeure, qu’il se protège des effets délétères de la mondialisation, de la surabondance de voies de communication, de trafic et de bâtiments laids, voire de touristes ou d’étrangers si nombreux qu’ils en deviennent inassimilables. L’écologie nous convient quand elle place le bien commun au premier plan, réfléchit à la primauté des fins sur les moyens et vante les limites. Or les frontières sont aussi des limites; l’espace est indissociable de l’histoire, du temps durant lequel un peuple s’est constitué. La nature humaine nous importe autant que la nature physique. La diversité des peuples compte autant que la biodiversité. Nous désirons que la gamme des métiers exercés dans le canton reste étendue.  Nous refusons de former un secteur minuscule de la division internationale du travail, d’où l’agriculture, par exemple, serait bannie. L’ascétisme ne nous dit rien, de même que les interdits quasi religieux prononcés par les anti-spécistes véganes. Nous disons oui à la sobriété, non à la décroissance.

Plus que les bouleversements climatiques, nous craignons la malignité humaine. L’état d’urgence proclamé par le volontarisme vert et la panique ordonnée par Greta exacerbent les conflits déjà vifs entre souverainistes et mondialistes, hommes et femmes, jeunes et vieux, «manants» et migrants. C’est pourquoi nous subordonnons l’écologie à la prudence politique, par laquelle s’exerce notre responsabilité sur les dons reçus de la nature et de nos ancêtres."

Jacques Perrin

Source et article complet:

La Nation n° 213820 décembre 2019

https://www.ligue-vaudoise.ch/?nation_id=4348

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Valérie Bugault: Les raisons cachées du désordre mondial

30 Décembre 2019 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

(Rébellion): "Quelle est l’origine historique de ce « désordre mondial » que votre dernier livre analyse en détail ?"

Valérie Bugault: "La question du désordre mondial doit effectivement être posée dans ces termes. L’histoire nous renseigne mieux que quoi que ce soit et que quiconque sur l’origine des événements géopolitiques actuels. Le tournant politique qui annonce les événements que nous connaissons se trouve au XVIIème siècle et plus particulièrement dans le mouvement de bascule politique initié par les Révolutions que nous qualifierions aujourd’hui de « colorées ». En France, les mécontentements populaires avaient eux-mêmes été créés, dans une très large mesure, par la libéralisation des prix du grain initiée par les banquiers-commerçants présents au sein du gouvernement royal. La fabrication, largement volontaire, de la paupérisation populaire ajoutée à des mécontentements structurels et conjoncturels inhérents à tout type de société ont été le terreau sur lequel se sont développées les émeutes bientôt transformées en Révolution.

Ces mouvements de masse ont par ailleurs été largement manipulés, encadrés et armés par des personnes répondant à une feuille de route, précise, qui avait pour objectif de renverser l’ordre politique en vigueur fondé sur l’organisation de la Société en trois Ordres. De ces trois Ordres, chacun sait que seuls les deux premiers, à savoir la Noblesse et le Clergé, occupaient alors le pouvoir. Même s’il existait une porosité entre les Ordres de la Noblesse et du Clergé – dont les fonctions étaient souvent occupées par les enfants d’une même famille – il n’en restait pas moins que ces deux Ordres obéissaient à une hiérarchie distincte. Les deux Ordres fonctionnaient en conséquence, l’un vis-à-vis de l’autre, comme des contre-pouvoirs effectifs. C’est précisément en raison de l’existence de ce contrepouvoir que la bourgeoisie commerçante a pu se développer puis prospérer jusqu’à acquérir dans la Société une place quantitative – sinon prééminente (qu’elle détient actuellement) – de plus en plus importante.
C’est sur cette bourgeoisie commerçante en plein essor que les banquiers-commerçants, c’est-à-dire les changeurs et orfèvres du Moyen-Âge, se sont appuyés pour initier leurs grandes manœuvres politiques.

Car il faut se souvenir que les banquiers changeurs détenaient, de longue date, sur l’institution royale, un pouvoir très important en raison du fait qu’ils fournissaient du crédit au Roi et aux différents grands seigneurs ; crédits nécessaires à l’armement et à l’entretien des armées, à la tenue et au maintien des différentes obligations politiques et sociales du Roi et de la noblesse en général. Seul le Clergé échappait alors, dans une très large mesure, au pouvoir des banquiers changeurs. Il faut se souvenir que l’Église du Moyen-Âge a historiquement, durant très longtemps, joué un rôle de modération sur le pouvoir des financiers. C’est précisément pour cette raison que la caste des banquiers-commerçants a, dès le XVIIIème siècle, estimé que l’Ordre clérical était son véritable ennemi. Les financiers n’ont eu de cesse, depuis le XVIIIème siècle, de développer toute une panoplie d’armes civiles conventionnelles (en finançant le développement, sur tous les fronts – économique et sociétaux – de théories réellement anti-cléricales) et non-conventionnelles (infiltration…) pour abattre, sur la durée, le Clergé. La Révolution Française a été, au niveau politique, le point de départ de ces manœuvres, de type militaire, visant à la disparition du clergé dans un contexte où le pouvoir temporel (pouvoir Royal et noblesse), très affaibli par ses incessants besoins financiers, était déjà tombé aux mains des banquiers-changeurs.

D’un point de vue technique, l’Ordre politique d’Ancien Régime était techniquement fondé sur deux groupes : un pouvoir temporel (la Noblesse, c’est-à-dire l’aristocratie organisée autour d’un Roi considéré comme le premier d’entre ses pairs) et un pouvoir spirituel (le Clergé). Ces deux ensembles se faisaient face et s’équilibraient. Juridiquement, le lien entre ces deux Ordres reposait sur la prééminence du spirituel sur le temporel, traduit par le fil conducteur de la suprématie de l’Ordre naturel, bientôt traduit en « droit naturel ».

Ici se trouve la source de la volonté, développée par les banquiers-commerçants, de disparition de tout « ordre naturel ». Dans leur quête du pouvoir, les orfèvres-changeurs devaient abattre tous les fondamentaux sur lesquels reposaient le pouvoir ancien. Au fil du temps a donc émergé, sur la discrète direction des banquiers-commerçants, un concept juridique nouveau, celui de « droit positif », dont la vocation était de s’opposer au « droit naturel ». Cette notion nouvelle de « droit positif » a été la porte ouverte à l’avènement d’un ordre juridique nouveau, dérogatoire au droit commun qu’était alors le droit civil, appelé « droit commercial ». De fil en aiguille, sur le continent européen et en France en particulier (à partir de 1807, date de l’avènement, sous Napoléon, du Code de Commerce), le droit commercial est passé du statut dérogatoire, qu’il avait au XIXème siècle, au statut de droit commun qu’il prend actuellement. Ainsi, historiquement, le positivisme a été le moyen, utilisé par les banquiers-commerçants, pour obtenir le remplacement du droit civil par le droit commercial dans sa fonction de droit commun. Rappelons que qui dit « droit commun », dit règle de gestion et de régulation de la Société dans son intégralité.

Nous sommes aujourd’hui, en France, en Europe, et dans le monde, au point culminant de la domination, artificielle et encore relativement officieuse, de la caste des banquiers-commerçants, qui sont les héritiers directs des orfèvres changeurs du Moyen-Âge. Cette domination doit donc nécessairement se traduire par l’avènement politique de cette caste, ce qui sera réalisé par l’instauration d’un gouvernement mondial, de type autoritaire car dépourvu de tout contre-pouvoir politique et social effectif. La constitution de ce gouvernement repose sur deux outils, l’avènement d’une monnaie mondiale efficiente contrôlée par les banquiers-commerçants, et la constitution de relais de pouvoir locaux formalisés sur le modèle de l’Union Européenne. Le contrôle du commerce maritime mondial a été la porte d’entrée à la prétendue impérieuse nécessité de doter le monde d’une monnaie mondiale unifiée… et dûment contrôlée."

Suite et source de l'article: 

https://lesakerfrancophone.fr/valerie-bugault-interview-chez-rebellion

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The External Costs of Human Activity Are Killing the Planet, by Paul Craig Roberts

30 Décembre 2019 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

"Humans are exterminating themselves by exterminating other life forms. As a person committed to free thought, I sometimes catch myself wondering if what is really needed is a form of Borg Star Trek mind control to stop us from destroying the planet for the sake of profits for the few.

External costs are neglected by economists, and the unintended consequences of laws and political decisions—indeed, any decision, even those that seem highly rational—can be surprising. I am convinced that the external costs of capitalist production exceed the profits and in instances exceed the value of the output. The most carefully considered law and the most carefully planned corporate undertaking can result in disastrous consequences. Essentially, when humans make decisions, they seldom have any idea of what they are doing.

The situation worsens when a financialized, jobs offshored economy multiplied by other economies doing the same thing finds that it is more profitable for public corporations to buy back their own stock, even indebting the corporations for the purpose of decapitalizing the corporations, than to invest in new plant, equipment, and labor. Buy-backs are the main use of corporate investment today in the US. In recent years, the entirety of corporate profits and borrowing has been used for stock buy-backs, which reward executives and shareholders. Central banks in Japan and the European Union now support equity prices by stock purchases. The Japanese central bank is the largest holder of Exchange Traded Funds (ETF). I am convinced that the Federal Reserve prevents crashes of the US stock market by purchasing S&P futures.

The loss of jobs destroys the ladders of upward mobility, thus increasing social and political instability, and the concentration of all wealth and income gains in corporate executives and shareholders skews the income distribution to that of the aristocracy and serfs in pre-modern times. The elevation of stock and bond prices from central banks injecting liquidity creates asset bubbles that are accidents waiting to happen.

As little attention as the external costs of production receives from economists, the external costs of human activity on the planet gets even less.

I was reminded of this when I received as a Christmas gift a copy of Joel Sartore’s magnificent photographs of Earth’s vanishing species.

https://www.nationalgeographic.com/animals/2019/09/editor-joel-sartore-portraits-capture-animals-that-might-be-extinct-in-the-wild/

It is heartbreaking, and it makes one wonder why God gave dominion to humans who have no regard for the disastrous consequences of their actions. Consider the extinct and vanishing species of animals, insects, reptiles, birds. Why did we do this? For no other reason than a few rich people could be a bit richer. They didn’t need the money that erased animals, plants, forests, clean water, fish and marine life, birds, butterflies, bees and large numbers of insects.

Ever since Dick Cheney was US Vice President, effectively President, the Environmental Protection Agency has been an agent for mining, timber, and energy interests. Most other environmental and wildlife protections have also been set aside. National forests are being cut down, national monuments are being defaced, wolves are being slaughtered, and rare species are being poached and trophy hunted. It seems humans won’t be happy until every species is exterminated."

(...)

Paul Craig Roberts

Suite et source de l'article:

https://www.unz.com/proberts/the-external-costs-of-human-activity-are-killing-the-planet/

The External Costs of Human Activity Are Killing the Planet, by Paul Craig Roberts
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Over half of Europe’s endemic trees face extinction (UICN)

26 Décembre 2019 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

Fri, 27 Sep 2019

 

Gland, Switzerland, 27 September 2019 (IUCN) – Over half (58%) of Europe’s endemic trees are threatened with extinction, according to assessments of the state of the continent’s biodiversity published today by the International Union for Conservation of Nature (IUCN). The introduction of invasive species, unsustainable logging and urban development are key threats causing the decline of tree species such as the horse-chestnut across Europe.

The newly published European Red List of Trees evaluated the conservation status of all 454 tree species native to the continent, and found that two fifths (42%) are regionally threatened with extinction. Among Europe’s endemic trees – those that don’t exist anywhere else on earth – 58% were found to be threatened, and 15% (66 species) assessed as Critically Endangered, or one step away from going extinct. Invasive and problematic native species are the largest threat to European trees. These include pests and diseases but also invasive plants introduced by humans which compete with native tree saplings.

“It is alarming that over half of Europe’s endemic tree species are now threatened with extinction. Trees are essential for life on earth, and European trees in all their diversity are a source of food and shelter for countless animal species such as birds and squirrels, and play a key economic role. From the EU to regional assemblies and the conservation community, we all need to work together to ensure their survival,” said Craig Hilton-Taylor, Head of the IUCN Red List Unit. “Perhaps most importantly, measures for conserving these threatened species, and many other overlooked species highlighted in today’s European Red List assessments, need to be integrated into regular conservation planning and land management.”

 

Source et suite de l'article: 

https://www.iucn.org/news/species/201909/over-half-europes-endemic-trees-face-extinction

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Christ est né, Alleluia !

25 Décembre 2019 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

Les Pléiades vues dans l'Hémisphère nord. Depuis les temps les les plus reculés, pour ainsi dire partout dans le monde, la réapparition des Pléiades dans le ciel après un peu plus d'un mois d'absence a signifié l'année nouvelle. Nos soeurs les Pléiades brillent toujours au-dessus de nos têtes, "précieuses et belles", pour nous rappeler le changement des saisons et notre lien avec le Cosmos. Photo: Gilles Chapdelaine (Québec) ornithologue professionnel et astronome amateur au Québec (CAAQ)

Les Pléiades vues dans l'Hémisphère nord. Depuis les temps les les plus reculés, pour ainsi dire partout dans le monde, la réapparition des Pléiades dans le ciel après un peu plus d'un mois d'absence a signifié l'année nouvelle. Nos soeurs les Pléiades brillent toujours au-dessus de nos têtes, "précieuses et belles", pour nous rappeler le changement des saisons et notre lien avec le Cosmos. Photo: Gilles Chapdelaine (Québec) ornithologue professionnel et astronome amateur au Québec (CAAQ)

Sol Invictus. C'est le 25 janvier que l'allongement du jour devient perceptible dans l'Hémisphère nord. C'est le jour symbolique de la naissance du Christ. Photo: Pierre-Olivier Combelles

Sol Invictus. C'est le 25 janvier que l'allongement du jour devient perceptible dans l'Hémisphère nord. C'est le jour symbolique de la naissance du Christ. Photo: Pierre-Olivier Combelles

Mise en place de la crèche à Greccio (1452) par Benozzo Gozzoli (1420-1497, Italie). C'est Saint François d'Assise qui a inventé la première crèche pour représenter la naissance du Christ.

Mise en place de la crèche à Greccio (1452) par Benozzo Gozzoli (1420-1497, Italie). C'est Saint François d'Assise qui a inventé la première crèche pour représenter la naissance du Christ.

Libérés des djihadistes, les chrétiens de Syrie fêtent Noël dans plusieurs villes du pays

 

https://francais.rt.com/international/69485-liberes-djihadistes-chretiens-syrie-fetent-noel-dans-plusieurs-villes-pays

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De la forêt qui donnait tout et où ils étaient tout à la ville qui ne donne rien et où l'on n'est rien: Les Penan de Bornéo

24 Décembre 2019 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

Evidemment c'est un problème, l'argent, c'est le problème de tous ceux qui sont venus après le Sakodo*. Ca ne sert plus à rien de savoir attraper les phoques, il faut apprendre à attraper l'argent. Mais ce n'est pas le plus facile, car il faut changer quelque chose dans son coeur et renier tout ce que pensaient les vieux. Pour entrer dans le cycle de l'argent et espérer posséder un jour les nouvelles techniques, il faut mourir à soi-même et à ce que furent les siens. (p. 103)
* C'est dans le monde dangereux dont les Inuit par leurs techniques, pendant des siècles, ont triomphé, et qu'ils avaient conçu comme un ordre stable et équilibré que fit irruption le premier Européen en 1884. le Sakodo (comme on nomme Gustave Holm à Amassalik, d'un mot signifiant: celui qui a beaucoup d'armes et d'outils), messager de cette richesse occidentale qui s'accroît de la course accélérée et triomphale où l'entraîne le déséquilibre permanent de son système. (p. 65)
 
Robert Gessain, Ammassalik ou la civilisation obligatoire, Flammarion, Paris, 1969.
De la forêt qui donnait tout et où ils étaient tout à la ville qui ne donne rien et où l'on n'est rien: Les Penan de Bornéo
De la forêt qui donnait tout et où ils étaient tout à la ville qui ne donne rien et où l'on n'est rien: Les Penan de Bornéo
De la forêt qui donnait tout et où ils étaient tout à la ville qui ne donne rien et où l'on n'est rien: Les Penan de Bornéo
De la forêt qui donnait tout et où ils étaient tout à la ville qui ne donne rien et où l'on n'est rien: Les Penan de Bornéo
De la forêt qui donnait tout et où ils étaient tout à la ville qui ne donne rien et où l'on n'est rien: Les Penan de Bornéo
De la forêt qui donnait tout et où ils étaient tout à la ville qui ne donne rien et où l'on n'est rien: Les Penan de Bornéo
Cela nous rendait heureux

Cela nous rendait heureux

De la forêt qui donnait tout et où ils étaient tout à la ville qui ne donne rien et où l'on n'est rien: Les Penan de Bornéo

Illustrations ci-dessus: captures d'écran du film Borneo Death Blow.

Sur le même sujet et sur le même blog:

La forêt magique

http://pocombelles.over-blog.com/2015/06/la-foret-magique.html

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Publié depuis Overblog

24 Décembre 2019 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

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Mannerheim as Photographer, by Eric Enno Tamm

19 Décembre 2019 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

Gustaf Mannerheim practicing photography in Finland just before departing on his secret military mission to China.

Gustaf Mannerheim practicing photography in Finland just before departing on his secret military mission to China.

"One of the riches treasures that Gustaf Mannerheim brought back from his journey along the Silk Road from 1906 to 1908 is his very considerable collection of photographs. The pictures contain a huge quantity of information, and the collection amounts to a colourful reportage of a bygone world and of peoples known to few Westerners at the time.
As a military intelligence officer, Mannerheim saw the camera simply as a tool. He would use a camera when appropriate, but photography was not one of his enduring hobbies. He likely first became acquainted with photography as an intelligence gathering technique at military academy in St. Petersburg, and he later photographed horses that he procured for the Imperial Stable. In the 1890’s, photography was also a novelty in vogue among the aristocracy and bourgeoisie of St. Petersburg, a fad that Mannerheim would have been familiar with. 
For his secret mission to China, Mannerheim bought a state-of-the-art Ernemann Klapp and a spare camera, which used the same plate-glass system. Ten days before departing for China, he visited his family at Björnholmen, a villa just outside Helsinki, where he practiced his technique. “Gustaf photographed everything and everyone, he is so eager to learn enough,” his sister Sophie wrote about the visit."

Lisez ici la suite de cet article:

http://horsethatleaps.com/photographer/

Sur le Maréchal Mannerheim et sur le même blog:

http://pocombelles.over-blog.com/2018/12/chaque-homme-dans-le-rang-monte-la-garde-de-la-patrie-marechal-mannerheim.html

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L'homme-arbre

17 Décembre 2019 , Rédigé par Pierre-Olivier Combelles

Le quartier Saint-Louis à Versailles, vu du Plateau Saint-Martin. Au loin, en direction du nord, on aperçoit la cathédrale Saint-Louis, le château et le parc de Versailles. Photo: Pierre-Olivier Combelles, 2019.

Le quartier Saint-Louis à Versailles, vu du Plateau Saint-Martin. Au loin, en direction du nord, on aperçoit la cathédrale Saint-Louis, le château et le parc de Versailles. Photo: Pierre-Olivier Combelles, 2019.

Dans le haut de la rue Borgnis-Desbordes, à côté de ma rue natale Saint-Louis, à Versailles, j'ai retrouvé l'homme-arbre de mon enfance. Il n'a pas changé. Moi si, et le bois Saint-Martin qui surplombe toujours le quartier Saint-Louis, avec sa couronne de grands pins sombres, aussi. Je l'ai à peine reconnu. Une partie a été mise en coupe, l'autre est un taillis. La vaste futaie de grands chênes où je me promenais, courais, jouais et faisais du vélo a disparu.

C'est un pilier sculpté en bas-relief dans une pierre calcaire crème à l'entrée d'un petit immeuble moderne des années 1960.

Sa tête est couronnée de feuillages, des branches ont poussé sur son corps, des oiseaux s'y posent et font leur nid.

Son  visage ressemble à celui d'un Bouddha, ou plus encore, à celui des divinités des temples khmers perdus dans la forêt tropicale. Ses yeux sont fermés et ses lèvres esquissent un impalpable sourire, un sourire d'enfant. Il dort et il rêve.

Je ne vois pas de meilleur portrait du poète-naturaliste que je suis depuis ma naissance et que serai toujours, jusqu'à ma mort.

Pierre-Olivier Combelles

L'homme-arbre
L'homme-arbre
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